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03/12/2014

L'approche génomique à haut débit offre de nouvelles pistes aux produits biosourcés

Une seule bactérie, Clostidium phytofermentans, est au cœur des récents travaux publiés par les chercheurs du Génoscope associés à l'université d'Evry et au CNRS. L'intérêt pour ce micro-organisme tient à sa capacité de dégrader une grande diversité de polysacharides en éthanol et hydrogène, grâce à une batterie d'enzymes. Le recours à la génomique à haut débit a permis d'identifier 171 enzymes et de mieux comprendre les mélanges enzymatiques nécessaires à cette dégradation. Cette découverte représente de nouvelles pistes d'applications pour la transformation de la biomasse végétale par voie enzymatique en vue de créer des produits biosourcés.

Source : PLOS Genetics

 

14:40 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : bioéconomie |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/11/2014

La sélection génomique se développe pour les races allaitantes

Depuis la fin des années 2000, la sélection génomique est largement utilisée en France pour l'amélioration génétique des vaches laitières, en particulier de race Prim'Holstein. Pour les filières allaitantes, cette technique est en revanche très peu déployée. Achevé en 2014, le projet de recherche GEMBAL (Génomique Multi-race des Bovins Allaitants et Laitiers), grâce au développement d'outils de prédiction de la valeur génétique de bovins, devrait permettre prochainement le recours à la génomique pour des races à viande.

La sélection génomique consiste à prédire la valeur génétique d'un animal, en utilisant des informations sur le phénotype (ex : caractéristiques morphologiques) et le génotype d'une population de référence. Il s'agit de dégager des relations statistiques entre l'observation de certains caractères et l'identification de certains marqueurs présents dans le génome : ces relations statistiques, et donc in fine la qualité des index génétiques, sont d'autant plus fiables « que le nombre d’animaux de la population de référence est important, que le phénotypage est précis et que la diversité génétique de la population concernée est faible ». Or, les races allaitantes offrent une grande diversité génétique et peu de phénotypages précis, si bien que la sélection génomique ne pouvait pas, jusqu'à présent, être utilisée de façon fiable.

Le projet GEMBAL, qui rassemblait l'Inra, l'UNCEIA, l'Idele et Races de France, visait à développer la sélection génomique pour diverses races de vaches laitières et allaitantes. Pour cela, des génotypages ont été réalisés sur plusieurs milliers d'animaux, « en essayant d’atteindre au moins un effectif de 200 à 300 animaux génotypés en haute densité par race », et en réalisant des génotypages complémentaires à moyenne densité pour accroître les populations de référence. Diverses méthodologies ont été étudiées pour élaborer des index génomiques pour les différentes races. Pour les races Blonde, Charolaise et Limousine, ces derniers ont été testés pour évaluer le gain en précision par rapport aux index génétiques dits « classiques ». Des index génomiques seront donc disponibles dès 2015 pour les trois principales races allaitantes. Pour les autres races étudiées dans le projet mais à effectif plus limité (Aubrac, Salers, Parthenaise, Rouge Des Prés, Gasconne, Bazadaise), les index génomiques seront déployés « au fur et à mesure que des populations de référence de taille suffisante auront été constituées ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

10:47 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : élevage, sélection génomique |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/11/2014

Concevoir des systèmes innovants en élevage

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La revue Inra Productions animales a composé dernièrement un riche dossier sur les démarches de conception en élevage. La notion d’innovation elle-même, souvent un peu mystérieuse, y fait l’objet d’analyses très claires.

Peuvent ainsi être distinguées les démarches de conception réglée (J-M. Meynard et J-Y. Dourmad), où l’objectif est « d’améliorer de manière graduelle, des produits ou technologies existants » (ex : la formulation des aliments du bétail, intégrant de nouvelles connaissances dans le calcul des rations sans en changer le principe) et les démarches de conception innovante, qui désignent « un processus d’exploration de nouveaux possibles visant à satisfaire des attentes tout à fait différentes » de celles qui gouvernent l’existant (ex : questions de bien-être animal ou de meilleure maîtrise des pollutions induites par l’élevage intensif). La conception innovante peut être en rupture, s’appuyant largement sur les modèles scientifiques sans se poser la question de sa mise en œuvre opérationnelle, ou au contraire, se réaliser « pas à pas », en s’attachant à penser en amont les conditions des transitions et de la diffusion des nouveaux systèmes, et en associant davantage les agriculteurs. D’autres cadres d’analyse sont mobilisés pour illustrer « les processus d’innovation en ferme », à l’initiative des éleveurs (S.Ingrand et al.).

Sans épuiser le numéro, on retiendra deux articles sur l’élevage de précision : sur ses impacts sociaux, avec la question des transformations du travail d’éleveur (N.Hostiou et al.), et sur ses développements dans les conduites extensives (F. Bocquier et al.). Mentionnons également un article de synthèse sur les apports de l’écologie aux démarches de (re)conception des systèmes d’élevage (M. Thomas et al.), avec d’un côté l’agroécologie (« ensemble de pratiques dont l’objectif est d’amplifier les processus naturels pour concevoir des systèmes productifs peu artificialisés, respectueux de l’environnement et moins dépendants des intrants »), et de l’autre, l’écologie industrielle, qui « explore quant à elle les possibilités de bouclage des cycles de matière et d’énergie ». Les auteurs fournissent une discussion intéressante des principes de ces deux branches de l’écologie, quand elle s'applique aux questions de production agricole, l’une plutôt orientée vers les conduites à l’air libre, l’autre vers l’élevage en milieu confiné.

Dans son ensemble, le numéro présente des réalisations originales pour différentes productions (ex : cas d’agroforesterie pour la production de foie gras d’oie combiné avec du recyclage par méthanisation - M.Thomas et al.), et des pistes prometteuses (ex : conception d’un système de production de truites en eau recirculée - L. Labbé et al.).

Enfin, sur cette même thématique, signalons que la revue Fourrages a consacré récemment un numéro aux innovations dans les systèmes fourragers.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospectives

Source : Quae

10:32 Publié dans Enseignement et recherche, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : innovation, élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/10/2014

Projet ACQWA : eau, changement climatique et montagne

Alors que le projet ACQWA (Assessing Climate Impacts on the Quantity and quality of Water) a pris fin en 2013 (il avait débuté en 2008), le journal Environmental Science & Policy lui consacrera en novembre un numéro spécial. La montagne, ses ressources en eau et la vulnérabilité des territoires au changement climatique étaient au cœur du projet ACQWA. L'objectif était de quantifier, dans différents massifs montagneux (Suisse, Italie, Chili, Kirghizistan, Argentine), l'influence du changement climatique sur la quantité, la saisonnalité et la qualité de l'eau, dans un environnement où la glace et la neige sont des composantes majeures du cycle de cette ressource. De même, les impacts socio-économiques ont été abordés.

Environmental Science & Policy propose ainsi une diversité d'articles portant sur la gouvernance de la ressource en eau dans des contextes politiques différents, ainsi que sur la compétition entre usages tels les écosystèmes, l'agriculture ou encore l’hydroélectricité. Par exemple, l'article de Bozzola et Swanson explore, dans la région de la plaine du Pô, le rôle des acteurs publics et privés dans la gestion du stockage face à une disponibilité de l'eau de surface plus incertaine.

À noter également, sur le même thème, que les 4eÉtats généraux de l'eau en montagne se sont tenus les 8, 9 et 10 octobre.

Élise Delgoulet, Centre d’études et de prospective

Source : Environmental Science & Policy

11:07 Publié dans Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : eau, montagne, changement climatique |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/10/2014

Production et consommation de biomasse à des fins énergétiques à l'horizon 2030

L'agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) a exploré, dans un document de travail, la place de la biomasse dans la production d'énergie à l'horizon 2030. Selon cette étude, cette ressource pourrait représenter 60 % de l'énergie finale issue de ressources renouvelables.

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Alors qu'en 2010 la biomasse est surtout utilisée pour le chauffage et la cuisine, les principaux usages de cette ressource changeraient en 2030 : le chauffage et l'électricité représenteraient presque 30 % des usages, de même pour les biocarburants (9% en 2010). En une vingtaine d'années, la demande pourrait doubler (de 53 à 108 EJ - exajoules), et 56 % de cette dernière seraient concentrésauxÉtats-Unis, en Chine, en Inde, au Brésil et en Indonésie.

L'approvisionnement (97 à 147 EJ par an) se ferait pour 40 % à partir des résidus agricoles et des déchets, le reste étant partagé entre les cultures énergétiques et les produits forestiers. L'étude développe aussi une approche sur les coûts qui seraient compris, selon l'origine de la biomasse utilisée, entre 3 et 17 USD par gigajoules.

Au regard de cette forte croissance de la demande, et, conséquemment, de l'approvisionnement, les auteurs soulignent l'importance d’une mobilisation soutenable de la biomasse, selon les trois piliers habituels du développement durable (économie, environnement, social). Ils insistent aussi sur le rôle croissant que jouera le commerce international pour permettre de répondre à la demande.

Élise Delgoulet, Centre d’études et de prospective

Source : IRENA

 

11:05 Publié dans 3. Prévision, Biomasse/Biocarburants, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : bioéconomie |  Imprimer | | | | |  Facebook

Commerce international et raréfaction de l'eau

Des chercheurs de Purdue University et de l'IFPRI ont estimé, à l'horizon 2030, les impacts d'une moindre disponibilité de la ressource en eau pour l'irrigation sur l'économie et le commerce international, ainsi que sur les modes de production. La particularité de ce travail réside dans le recours à un modèle d'équilibre général GTAP-BIO-W, alors que, selon les auteurs, les travaux précédents étaient principalement menés avec des modèles économiques d'équilibre partiel. La principale différence porte sur la description des impacts macro-économiques, et donc du commerce international. Le choc appliqué au modèle découle des travaux de Rosegrant et al. (2012) : il s'agit d'une réduction du volume d'eau destiné à l'irrigation (-30 à -60% de disponibilité), touchant principalement l'Asie du Sud.

Au chapitre des résultats, les conséquences sont géographiquement hétérogènes en fonction de divers paramètres (importance de la moindre disponibilité d’eau, intensité de l'irrigation dans la production, possibilité d'étendre l'agriculture pluviale). Les pertes se situent principalement en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, impactant la production mondiale en grandes cultures, et donc celles du secteur de l'élevage et des industries de transformation alimentaires. Pour compenser la perte de productivité résultant de la contrainte sur l'irrigation, le modèle simule une extension des zones cultivées sur 7,6 millions d'hectares supplémentaires. De plus, les régions disposant d’une ressource en eau abondante augmentent leurs productions, issues de l'agriculture irriguée ou pluviale, afin de répondre à leur demande domestique, mais aussi pour augmenter les exportations (par exemple depuis le continent américain et l'Europe vers l'Asie). Les auteurs mettent en évidence l'effet tampon du commerce international, même si les volumes échangés augmentent peu. Cet effet limite la perte de bien-être, estimée autour de 3,7 milliards de dollars (USD 2001).

Les modèles d'équilibre général ont leurs limites, soulevées par les auteurs : la compétition pour l'usage des sols entre agriculture et forêt n'est pas prise en compte, ainsi que le détail au niveau des bassins hydrogéographiques. De plus, il serait intéressant de mieux comprendre les hypothèses sous-jacentes aux règles d'allocation entre agricultures pluviale et irriguée, en particulier du point de vue des investissements. À noter enfin que le modèle tient compte des niveaux de production, de consommation et de commerce en 2001.

Élise Delgoulet, Centre d’études et de prospective

Source : Global Environmental Change

11:03 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement, Production et marchés | Lien permanent | Tags : eau, commerce international |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/10/2014

L'épandage des effluents d'élevage pourrait augmenter les risques d'antibiorésistance

Une équipe de chercheurs américains a récemment étudié les liens entre effluents d'élevage et antibiorésistance. Publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, les résultats montrent que l'épandage de fertilisants organiques issus d'élevages n'ayant pas utilisé d'antibiotiques pourrait tout de même favoriser le développement, dans le sol, de bactéries résistantes à certains antibiotiques.

Les scientifiques ont comparé des échantillons de sol sur lesquels ont été appliqués soit de l'azote minéral, soit du fumier provenant d'élevages bovins n'ayant pas utilisé d'antibiotiques. Les bactéries du sol ont été analysées avant et après traitement, et les gènes codant pour les enzymes appelés β-lactamases (responsables de la résistance à certains antibiotiques, dont la pénicilline) ont été recherchés. Il s'est avéré que l'application de fumier favorisait le développement de ces bactéries résistantes, en particulier les Pseudomonas, responsables de nombreuses infections humaines.

Les mécanismes qui facilitent la multiplication de ces bactéries résistantes ne sont pas encore précisément compris, mais les chercheurs font l'hypothèse que l'application de fertilisants organiques peut jouer un rôle soit en facilitant la nutrition des bactéries, soit en éliminant des micro-organismes concurrents. Non seulement les nutriments mais aussi certains métaux présents dans les effluents d'élevage pourraient être en cause, et ces derniers feront donc l'objet de recherches supplémentaires.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : PNAS

Concevoir l’écosystème, un nouveau défi pour l’agriculture. Elsa Berthet

Une relecture stimulante de l’histoire de l’agriculture et de la « crise environnementale » actuelle, d’une part, et des travaux sur les « biens communs » et les services écosystémiques, d’autre part, autorisent Elsa Berthet, ingénieure agronome spécialisée en sciences de gestion, à soutenir « que l’on n’accorde pas suffisamment d’importance aux processus de conception spécifiques aux agro-écosystèmes et que l’on est toujours peu outillé pour le faire ».

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Son ambition est donc « d’élaborer, et de mettre à l’épreuve d’une ''situation réelle'' (un cas empirique), un cadre conceptuel pour la conception d’un agro-écosystème », véritable « point aveugle » de l’agronomie comme de l’écologie. Le cas en question est la mise en place d’une filière courte de luzerne de qualité dans la plaine de Niort, zone de production intensive céréalière.

Pour l’auteure, les objets et régulations biologiques mis en évidence par les sciences écologiques ne sont pas donnés, ils ne sont pas des ressources qu’il faudrait préserver. Voir les choses ainsi amènerait à dresser un objectif ou un acteur contre l’autre (la production contre la biodiversité, les agriculteurs contre les environnementalistes). Au contraire, ces objets restent à concevoir. Ils forment « un inconnu commun » qu’il faut explorer, déterminer, au fil de ce que le philosophe John Dewey appelait une « enquête publique », en confrontant les finalités des différents acteurs, de façon collaborative, dans les dynamiques de changement territorial. L’auteure est ainsi amenée à prendre ses distances avec les dispositifs actuels de soutien aux agriculteurs (notamment les MAE) et aux innovations.

L’ouvrage met en œuvre des concepts nouveaux, sans doute déroutants. La densité de l’argument et les ruptures nombreuses avec les catégories habituelles des politiques publiques, si elles nécessitent un temps d'adaptation intellectuelle, devraient intéresser les acteurs impliqués dans l'agro-écologie.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Lien vers un extrait du livre

 

10:53 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : écosystème |  Imprimer | | | | |  Facebook

Durabilité en agriculture : la nouvelle alliance entre agronomie et économie ?

La revue Agronomie Environnement & Sociétés, éditée par l’Association française d’agronomie, consacre son dernier numéro aux nouvelles convergences disciplinaires autour de « la triple performance économique, environnementale et sociale ». Les articles reprennent des contributions présentées aux Entretiens du Pradel de septembre 2013. Ils sont regroupés en trois parties.

La première dresse un état des travaux. Florence Jacquet retrace ainsi la collaboration entre économistes et agronomes au fil des évolutions de la PAC depuis 1992. Les économistes construisent aujourd’hui des fonctions de production « plus complexes, intégrant mieux les dimensions agronomiques » : rotations et itinéraires techniques ; complémentarité et substitutions entre les inputs en engrais, en pesticides et en travail ; organisation spatiale des systèmes de production, etc. Mais « une des difficultés auxquelles ils sont cependant toujours confrontés est le manque de données statistiques permettant d’associer pratiques techniques et performances économiques ». Marie-Hélène Jeuffroy conclut pour sa part que « les économistes peuvent aider les agronomes à se saisir d’un nouvel objet de recherche pour eux : les politiques publiques ».

La deuxième partie, qui concentre l’essentiel des articles, rend compte de réflexions à « différents niveaux d’intervention (pratiques, systèmes techniques, systèmes de production) » sur différents objectifs environnementaux (maintien de la biodiversité, qualité de l’eau). Parmi d’autres, on citera seulement ici le texte de Elsa Martin et Nicolas Meunier-Jeulin (« Le dispositif  Ecophyto est-il suffisant pour réduire l’usage des pesticides ? »). Ils soulignent que « le réseau DEPHY est un outil probablement unique au monde, à la fois pour la démonstration des systèmes économiques en pesticides, et pour combler ces lacunes des connaissances sur les stratégies agronomiques qui permettent de concilier la faible dépendance aux pesticides avec les différentes composantes de la durabilité ». Mais là encore, les politiques publiques doivent être inventives, car la démonstration de la performance ne suffit pas à provoquer le changement.

En conclusion de la troisième partie, qui ouvre des perspectives, Florence Jacquet et Thierry Doré dégagent quatre voies de collaboration entre agronomie et économie : l’approfondissement de la représentation des décisions de production, l’étude du lien entre territoires et politiques publiques, la construction de données communes croisant les références agronomiques et économiques et, enfin, les scénarios d’évolution des agricultures (prospective).

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Sources : Association Française d’Agronomie, Vidéos des Entretiens du Pradel

 

10:49 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : agronomie, économie |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/10/2014

JRC et observatoire de la bioéconomie : nouvelles publications

À l'occasion de la troisième rencontre des parties prenantes de la bioéconomie à Turin, le Joint Research Center (JRC) a publié sur le site de l'observatoire de la bioéconomie des données et cartes interactives autour de trois thématiques : la recherche (ex : investissements) ; les politiques nationales ou européennes ; les marchés (ex : biomasse disponible). L’objectif est de mieux comprendre ce que représente la bioéconomie.

Dans le même temps, le JRC a aussi rendu publics deux documents :

  • une analyse de la part de différents secteurs impliqués dans la bioéconomie (production et exploitation durable de la biomasse), travail pour lequel les auteurs soulignent la difficulté représentée par la disponibilité de données désagrégées sur ce sujet émergent ;
  • une évaluation des impacts macroéconomiques des quatre produits biosourcés (biocarburants de deuxième génération, biogaz, électricité et produits chimiques biosourcés), à partir du modèle économique d'équilibre général MAGNET.

Source : Joint Research Center

10:47 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : jrc, bioéconomie |  Imprimer | | | | |  Facebook

Première conférence annuelle de la FAERE

Les 11 et 12 septembre 2014 s'est tenue à Montpellier la première conférence annuelle de l'association française des économistes de l'environnement et des ressources (FAERE), créée en 2013. Le programme scientifique mêlait divers thèmes : changement climatique, biodiversité, agriculture, ressources marines et côtières, forêt, etc. La première journée a été marquée par l'intervention d'Hervé Le Treut sur le changement climatique et ses enjeux, et la seconde par l'intervention de Jason Shrogren (université du Wyoming), ainsi que par une table ronde réunissant cinq chercheurs reconnus autour de la question « Les grands défis de l'économie de l'environnement : passés, présents, futurs » (compte-rendu).

Source : FAERE

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Régimes alimentaires, productions animales et eau

Dans son article « Water for animal: a blind spot in water policy », publié en septembre dans Environmental Research Letters, Arjen Y. Hoekstra, professeur à l'université de Twente (Pays-Bas), apporte un éclairage sur la relation entre la ressource en eau et notre alimentation. De son point de vue, l'approche qui optimiserait, pour les productions animales, la valeur nutritionnelle par volume d'eau utilisé (« more nutritional value per drop »), à l'image de ce qui est fait pour les cultures (« more crop per drop »), reste un sujet encore peu traité. Par son analyse reposant sur le concept « d'empreinte eau », il souhaite montrer que les politiques actuelles sur l'eau se focalisent plus sur une production soutenable (ex : efficience de l'utilisation d'eau, des intrants), que sur une consommation soutenable, ce qui reviendrait à avoir une approche plus holistique des systèmes alimentaires.

Source : Environmental Research Letters

10:43 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : empreinte eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/10/2014

Quels instruments économiques et quelle évaluation pour la gestion de la biodiversité ?

L'AFD a publié en septembre 2014, le n°25 de sa collection « À savoir », un ouvrage dressant un état des lieux de l'utilisation de différents outils économiques dans le domaine de la préservation de la biodiversité. Ce livre, intitulé Tools for what trade? Analysing the Utilisation of Economic Instruments and Valuations in Biodiversity Management a été co-écrit par Laurent Mermet (AgroParisTech), Yann Laurans (IDDRI) et Tiphaine Leménager (AFD). Constatant que l’emploi des instruments de valorisation économique et des politiques économiques est progressivement devenue un sujet majeur de discussion sur les politiques en faveur de la biodiversité, les auteurs observent toutefois un décalage important entre ce discours et l'usage de ces outils, encore limité dans la pratique. Le même écart existe également entre les justifications théoriques relatives à ces instruments et leur utilisation sur le terrain. Les auteurs prennent donc le parti de concentrer les réflexions sur leur usage réel, plutôt que sur les principes de ces outils.

Source : AFD

10/09/2014

Quelle contribution des médias sociaux à l'information sur les risques alimentaires ?

Dans le cadre du projet européen de recherche FoodRisC, un sondage en ligne a été administré auprès de 1 264 consommateurs (de 18 à 75 ans et issus de huit États membres), afin d'étudier leur propension à utiliser différentes sources pour trouver des informations sur les risques sanitaires liés aux bactéries dans les légumes frais. Ce focus thématique fait suite à la crise liée à la présence d'E. coli dans des graines germées, survenue en 2011.

Quatre catégories de consommateurs ont été identifiées en fonction de leur appétence à utiliser l'ensemble ou certains des médias existants (« traditionnels » ou sociaux) et à rechercher de l'information supplémentaire. Les consommateurs utilisant les médias sociaux ont une moyenne d'âge plus basse que les autres catégories. Les représentants, dans l'échantillon, des pays du Sud (Italie, Portugal, Espagne) ont une plus forte propension à chercher de l'information sur les risques alimentaires via tous les médias, alors que la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont sous-représentés dans cette catégorie. Enfin, il apparaît que les médias sociaux ne peuvent pas être utilisés pour toucher, sur cette thématique, des personnes difficiles à atteindre par d'autres moyens de communication.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : EUFIC, Food Quality and Preference

08/09/2014

Un choix stratégique des terres pour l'expansion de la production agricole pourrait contribuer à limiter le déstockage de carbone par les sols

Dans une publication de juillet 2014, des chercheurs américains de l'université du Minnesota se sont interrogés sur la manière de combiner le maintien d'un service écosystémique, à savoir le stockage du carbone, avec l'expansion des terres agricoles, qui elle répondrait à la hausse de la demande alimentaire.

L'idée est de mettre en regard, via une approche spatialisée, le nombre de calories produites et la quantité de carbone stocké pour chaque région. Une donnée supplémentaire est alors ajoutée : le coût social du carbone, soit les dommages qui résulteraient des émissions de carbone (37 $ par tonne de carbone).

Leur conclusion est la suivante : à l'horizon 2050 et à l'échelle mondiale, un choix stratégique des terres mobilisées pourrait préserver environ six milliards de tonnes de carbone pour une valeur approximative d'un milliard de dollars, en comparaison avec un scénario au fil de l'eau. Les zones concernées (US Corn Belt, Europe de l'Ouest, vallée du Nil, plaine de la rivière Gange et Est de la Chine) sont des régions actuellement agricoles dont la mobilisation ne se ferait qu'à la marge, limitant les pertes de carbone liées à la destruction de forêts.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : PNAS

09:50 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : carbone, sols |  Imprimer | | | | |  Facebook