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16/12/2013

Les régimes alimentaires révèlent la place de l'Homme dans la chaîne trophique

Les chaînes alimentaires ont été décrites pour de nombreuses espèces et au sein de divers écosystèmes. Pour la première fois, c'est la place de l'Homme au sein de la chaîne trophique qui a été calculée dans une étude originale de chercheurs français de l'IRD, de l'Ifremer et d'AgroCampus Ouest. Ces derniers ont utilisé des données de la FAO sur la consommation humaine (type et quantité de nourriture) pour la période 1961-2009 et dans 176 pays. Ils ont ensuite calculé un « indice trophique humain », sachant que ce type d'indice est compris entre 1 (celui des plantes ou du plancton) et 5 (celui d'un requin ou d'un ours polaire par exemple). Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, l'étude montre que du point de vue de l'alimentation, l'Homme n'est pas un super-prédateur : son indice trophique global est de 2,21 (soit un chiffre semblable à celui du porc ou de l'anchois).

Indice trophique humain à travers le monde

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Source : Proceedings of the National Academy of Sciences

Lecture : Plus l'indice est élevé, plus la consommation de viande et poisson est élevée.

Les auteurs ont également analysé les différences de régimes alimentaires dans le temps et dans l'espace. Ils ont montré que l'indice trophique humain s'est accru au cours du temps (+3% depuis 1961), en lien avec des régimes alimentaires de plus en plus carnés. Par ailleurs, les indices trophiques humains varient selon les pays, entre 2,04 pour le Burundi et 2,57 pour l'Islande, ce qui reflète d'importantes différences dans les régimes alimentaires, notamment dans la part de viande et de poisson. Malgré cette diversité, les chercheurs ont pu dégager cinq grands groupes de pays ayant des tendances alimentaires similaires. Enfin, ils ont trouvé un lien significatif entre l'indice trophique humain et certains indicateurs de développement de la Banque mondiale.

Les auteurs souhaitent maintenant prolonger cette étude en mesurant l'impact des régimes alimentaires humains sur les écosystèmes, en convertissant la consommation humaine en production primaire nécessaire, et tout en rappelant que l'impact de l'Homme sur les écosystèmes ne se limite pas à la dimension alimentaire (pollutions, destruction d'habitats, etc.).

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : PNAS, Le Monde


11:44 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Plaisir alimentaire : un axe de lutte contre la dénutrition chez les personnes âgées

Le vieillissement entraîne des changements dans les comportements alimentaires. Les apports peuvent alors ne plus être en cohérence avec les besoins de l'organisme, conduisant à une dénutrition. Entre 15 et 40 % des personnes âgées vivant en institution et 50 à 70 % dans les hôpitaux seraient touchés par cette pathologie.

Le CHU de Dijon, en partenariat avec l'INRA de Dijon et l'ESA d'Angers, a donc exploré les leviers pour prévenir et lutter contre la dénutrition via le programme Aupalesens. Manger ne se résume pas à la satisfaction de besoins physiologiques, c'est aussi un moment de plaisir qui fait appel à nos sens : cette distinction entre aspects nutritionnels et sensoriels constitue l'originalité d'Aupalesens.

Le colloque du 26 novembre « Quels leviers sensoriels pour prévenir et lutter contre la dénutrition chez les personnes âgées ? », visait à présenter des résultats issus de ce programme. Il a mis l'accent sur le risque accru de dénutrition lié à la perte d'autonomie alimentaire. Ce résultat est issu d'une enquête menée auprès de 559 personnes de plus de 65 ans, ayant différents degrés de dépendance. Les travaux ont aussi mis en évidence des leviers de lutte contre la dénutrition, à savoir l'amélioration de la qualité sensorielle des aliments proposés et le contexte du repas.

Ces travaux de recherche contribuent à un des neuf objectifs de santé publique du Plan National Nutrition Santé (« diminuer la dénutrition chez les personnes âgées ») et impliquent aussi les industriels via l'élaboration de produits alimentaires adaptés aux seniors.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

 

 

Une alimentation saine engendre un surcoût de 1,1 euro par jour et par personne

Une récente revue de la littérature scientifique évalue la différence de coût entre une alimentation « saine » et une alimentation « moins saine ». Après avoir analysé 27 études réalisées dans 10 pays et ramené les résultats en dollars de 2011, les chercheurs britanniques ont trouvé un surcoût global de 1,48 $ par jour et de 1,54 $ par portion de 2 000 kcal (soit environ 1,10 euro par jour) pour une alimentation saine.

L'étude précise également ces surcoûts par catégories d'aliments. Ce sont la viande et les aliments riches en protéines qui engendrent le surcoût le plus important entre un produit sain et un produit moins bénéfique pour la santé : +0,47 $ par portion de 200 kcal. Le surcoût le plus important est observé pour la volaille. Les différences sont moins marquées pour d'autres catégories d'aliments telles que les sucreries et les snacks (+0,12 $ par portion), les céréales (+0,03 $ par portion), et les huiles et graisses (+0,02 $ par portion). La différence est non significative pour les jus de fruits et les sodas, et elle est même très légèrement négative en ce qui concerne les produits laitiers (-0,004 $ par portion).

Bien que les conduites alimentaires ne soient pas guidées uniquement par des critères économiques (mais aussi par des considérations liées à l'éducation, au milieu social, aux représentations, etc.), cette étude pourrait contribuer à élaborer des recommandations pour faciliter l'accès à une alimentation saine en dépit de certaines barrières économiques.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : British Medical Journal

19/11/2013

Les Français et la confiance alimentaire

Selon une enquête menée par Ipsos et RESPECT'in sur les Français et la confiance alimentaire, 62% des Français estiment manquer d'informations sur les produits qu'ils achètent. Suite aux scandales alimentaires récents, les inquiétudes grandissent : 70% des Français craignent de ne pas disposer d'une alimentation saine, c'est-à-dire sans effets néfastes sur leur santé, dans les prochaines années.

Les critères les plus à même de les rassurer sur la qualité des produits alimentaires sont d’abord la connaissance de l’origine des ingrédients et la mise en place d’une démarche de suivi de la qualité et de traçabilité du produit.

Les consommateurs déclarent rechercher plus souvent ces informations « directement » auprès d’acteurs comme les associations de défense des consommateurs ainsi que les producteurs et les agriculteurs, notamment par Internet. Pour les informer sur la qualité des produits alimentaires, les Français disent faire d'abord confiance aux associations de consommateurs (90%) et aux agriculteurs (80%). Ces résultats, issus d'un sondage d'opinion, relèvent du déclaratif et peuvent donc être en décalage avec les pratiques réelles.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : IPSOS

10:47 Publié dans Agriculteurs, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/11/2013

Les protéines et la chimie du végétal : une voie d'innovation selon le rapport d'Anne Lauvergeon

Le 11 octobre 2013, la commission « Innovations 2030 », présidée par Anne Lauvergeon, remettait son rapport identifiant les domaines-clés de l'innovation, sources potentielles de croissance pour l'économie française dans un avenir proche.

Le rapport identifie « sept ambitions fortes, reposant sur des innovations majeures ». L'ambition n°4 (« les protéines végétales et la chimie du végétal ») concerne directement les secteurs agricoles et agro-alimentaires. Avec une demande alimentaire mondiale en augmentation et « l'occidentalisation » des régimes alimentaires, la demande de protéines pour la consommation humaine devrait fortement augmenter dans les années à venir.

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10:43 Publié dans Agronomie, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/11/2013

Communication sur les risques alimentaires et réseaux sociaux

Les chercheurs du FoodRisC project (http://www.foodrisc.org/), projet financé par la Commission européenne, ont publié un article sur les relations entre les médias sociaux (comme YouTube, Twitter and Facebook) et les instances publiques.

Ils ont choisi de prendre comme étude de cas la Food Standards Agency (FSA) britannique, responsable de la sécurité sanitaire, qui utilise les différents médias sociaux pour répondre aux interrogations de consommateurs, promouvoir l'éducation nutritionnelle et cibler les publics. Ainsi, tout citoyen peut interpeller l'agence sur Twitter et signaler un problème, trouver des informations sur les allergies sur un site Internet dédié, réagir aux billets du Chief scientist de la FSA sur les questions scientifiques sur un blog (Hungry for Science, http://blogs.food.gov.uk/), ou encore trouver des conseils concernant la cuisson des aliments sur Youtube.

Si la stratégie de la FSA est considérée comme un bon exemple de ce qui peut être fait avec ces nouveaux moyens de communication, les auteurs pointent également quelques limites. Notamment, ils soulignent que les personnes les plus connectées ne sont pas forcément celles que la politique de l'alimentation souhaiterait viser en priorité, par exemple en ce qui concerne la promotion de meilleures habitudes alimentaires.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : EUFIC

15:18 Publié dans Alimentation et consommation, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/10/2013

Inde : mise en culture d’un millet perle riche en fer

Plus de 30 000 agriculteurs indiens ont planté cette année une variété de millet particulièrement riche en fer. Développée par l’Institut international de recherche sur les cultures des zones semi-arides (ICRISAT), cette variété, dont le nom commercial est Dhanashatki, permet par ailleurs d’obtenir de meilleurs rendements et possède des caractéristiques de résistance au stress hydrique.

Selon l’IFPRI (International Food Policy Research Institute), 100 grammes de farine issue de cette variété suffisent à couvrir le besoin quotidien en fer pour un enfant. L’anémie en fer est très répandue en Inde : elle concerne 70% des enfants de moins de 5 ans. Cette semence pourrait gagner en popularité du fait d’une meilleure valorisation, ce qui contribuerait à relancer la production déclinante de cette céréale secondaire (8,74 Mt en 2012-2013 contre 12,11 Mt en 2003-2004).

Cédric Prévost, conseiller pour les affaires agricoles à l’ambassade de France en Inde

Source : The Hindu Business Line

16:43 Publié dans Agronomie, Alimentation et consommation, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/10/2013

Baisse de l'impact en GES de la production alimentaire

S’engager dans une perspective de production et de consommation durables nécessite de pouvoir évaluer l’impact environnemental des biens et des services en prenant en compte l’ensemble de leur cycle de vie. C'est pourquoi une étude a été réalisée par le cabinet BIO Intelligence Service pour le compte de l’ADEME, avec pour objectif d’apporter des informations de cadrage pour les politiques publiques de consommation durable. Cette étude estime, pour chaque catégorie de biens ou de services consommés en France, les impacts liés à leur production. Ainsi, pour la catégorie «Alimentation et boissons non-alcoolisées», sont pris en compte les impacts liés à la culture et l’élevage ainsi qu’à la transformation agroalimentaire, en termes notamment d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’acidification.

Les émissions importées, c’est-à-dire les émissions engendrées à l’étranger par la fabrication de produits, finis et intermédiaires, consommés sur le territoire national, sont également comptabilisées (cliquer pour agrandir) :

ademe.jpg

L’évolution, entre 1995 et 2007, des émissions de gaz à effet de serre engendrées par la consommation d'aliments et boissons non-alcoolisées, montre une réduction de 10% de l’impact de cette catégorie sur la période. Selon l'étude, cette diminution résulte d’une orientation du secteur vers des produits intermédiaires et des procédés de production moins polluants, compensant ainsi en grande partie l’augmentation des quantités consommées.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : ADEME

16:40 Publié dans Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Dernières tendances de l'agriculture biologique

Le marché du bio devrait atteindre 4,5 milliards d’euros en 2013, selon l'Agence bio, qui a présenté début octobre les derniers chiffres du secteur. La barre du million d’hectares cultivés en bio a été franchie, ainsi que celle des 25 000 producteurs.

Le mouvement de relocalisation des achats de produits bio, engagé depuis plusieurs années, a eu ses effets : les « importations » (y compris échanges intra-européens) sont passées de 38% en 2009 à 25% en 2012. Plus des trois quarts des produits bio ou matières premières utilisées sont donc à présent d'origine France, et quasiment 100% pour les viandes bovines et ovines, les volailles, les œufs et le vin. Le reste est composé de denrées « exotiques » non disponibles sur le territoire français, et de certaines gammes (traiteurs, surgelés, épicerie salée et sucrée, jus de fruits et de légumes) encore peu disponibles en France (et offrant donc des perspectives de développement).

Dans le même temps, les produits bio français gagnent l’international : leurs ventes (dont une majorité de vins) ont fait un bond de + 62% entre 2011 et 2012, passant de 192 millions d’euros à 309 millions d’euros, soit 8% du chiffre d'affaires du bio au stade de gros en 2012.

Plus d’un producteur bio sur deux déclare pratiquer la vente directe, et un producteur sur quatre transforme, en tout ou partie, sa production à la ferme.

Enfin, l’introduction des produits bio en restauration collective se poursuit, tandis que le marché des produits bio en restauration commerciale, encore restreint, est appelé à se développer en France.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : Agence Bio

16:39 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/10/2013

Diversification des circuits d'achats alimentaires

Le CREDOC a renouvelé en 2012 l'enquête réalisée en 2005 sur la fréquentation des commerces alimentaires. La confrontation des résultats de l’enquête, à sept ans d’intervalle, met en évidence les évolutions intervenues dans ce domaine. Si les hypers et supermarchés restent les circuits privilégiés, les commerces alimentaires spécialisés (boucheries, charcuteries, etc.), les magasins de surgelés et le hard discount sont davantage fréquentés qu’il y a sept ans. Dans le même temps, le recours à Internet, et surtout aux drives, se développe (cliquer pour agrandir) :

credoc.jpg

Les consommateurs tendent aussi à diversifier leur parcours d’achat. Ils se rendent moins souvent dans chaque circuit, mais fréquentent un plus grand nombre de formats de distribution. La proximité géographique est le premier critère de choix d'un magasin, devant le prix (critère en forte progression toutefois).

Le CREDOC a réalisé une typologie des acheteurs selon qu'ils sont « éclectiques » (fréquentant au moins quatre circuits différents) ou « massificateurs », ou encore des conquis du « hard discount ». Les habitudes d'achat sont donc loin d'être uniformes et le paysage des circuits de distribution se diversifie pour s’adapter aux demandes propres à chaque type de clientèle.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : Crédoc

16:37 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

ECOTROPHELIA EUROPE 2013, les trophées étudiants de l’innovation alimentaire

Les trophées ECOTROPHELIA Europe 2013 des « Meilleures innovations alimentaires » mises au point par des étudiants ont été remis ces 6 et 7 octobre 2013 au salon international de l’alimentation (ANUGA) à Cologne. 18 pays européens, représentés par l'équipe universitaire lauréate de chaque compétition nationale, étaient en compétition. L'ECOTROPHELIA Europe d’or a été décerné à la France pour Ici & Là, une gamme éco-innovante de burgers de lentilles françaises AOP congelés, riches en protéines, sans allergène. Le produit Ici & Là a été élaboré par les étudiants de l’ISARA (Institut supérieur de l'agriculture et de l'agro-alimentaire Rhône-Alpes).

L'ECOTROPHELIA Europe d’argent est revenu aux Pays-Bas pour Choco-Quino, une boisson à base de chocolat et quinoa issus de cultures biologiques et du commerce équitable, riche en protéines à teneur réduite en matières grasses, imaginé par l’équipe de l'université de Wageningen.

L'ECOTROPHELIA Europe de bronze a été attribué à l’Italie pour SOcrock, une barre céréalière recouverte de chocolat noir et de poudre de pépin de raisin, inventée par l’équipe de l'Università Cattolica Del Sacro Cuore et de la Facoltà di Agraria (Piacenza).

Une mention spéciale « coup de cœur » a distingué en outre le projet des Pays-Bas : Hai Shen, une soupe instantanée, pour un repas facile et sain à tout moment de la journée, développée par l’équipe de Sigillum Universitatis Islandiae et University of Iceland (Reykjavik).

Les innovations alimentaires qui figurent au palmarès d’ECOTROPHELIA Europe ont été conçues en partenariat avec des entreprises et des centres techniques, et sont actuellement en cours d’industrialisation. En effet, 35 produits alimentaires déjà récompensés par un ECOTROPHELIA sont présents dans les circuits de distribution depuis 2011.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : ECOTROPHELIA

16:35 Publié dans Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/10/2013

L'impact environnemental et économique du gaspillage

Après un premier rapport, en 2011, sur l'ampleur des pertes et du gaspillage à l'échelle mondiale, la FAO publie une nouvelle étude : Food Wastage Footprint: Impacts on Natural ressources, qui analyse les impacts écologiques du phénomène, en se penchant sur ses conséquences pour le climat, les utilisations de sols et d'eau, ainsi que sur la biodiversité.

Les pertes et le gaspillage s'élèveraient à 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an, soit un tiers de la production mondiale. Cela représente 250 km3 d'eau (un volume équivalant au débit annuel du fleuve Volga), et l'émission de3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre. L'analyse par l'empreinte carbone fait apparaître que le gaspillage au stade de la consommation a un impact plus élevé que ce qui est perdu dans les étapes précédentes de la chaîne alimentaire : en effet, alors que ce stade ne représente, au niveau mondial, que 22% des quantités perdues ou gaspillées, en termes d'empreinte carbone cette proportion monte à 37%.

Des analyses croisées, par produits et par régions du monde, font apparaître un certain nombre de hot spots : les pertes de céréales en Asie ont ainsi de lourds impacts en termes d'émissions de carbone et d'utilisation de la ressource en eau. Le secteur de la viande a une empreinte carbone relativement élevée, en particulier dans les pays à forts revenus et en Amérique latine, qui, ensemble, représentent 80% de tous les gaspillages et pertes de viande. Le gaspillage des fruits est quant à lui responsable de gaspillages d'eau en Asie, en Amérique latine, et en Europe.

L'évaluation des impacts économiques du gaspillage est basée sur les statistiques FAO de prix à la production 2009 d'environ 180 produits (sauf poissons et fruits de mer), dans une centaine de pays. Le coût économique total s'élève à 750 milliards de dollars par an, l'équivalent du PIB de la Suisse.

En complément de cette étude, la FAO a également publié un guide contenant des pistes d'action pour toutes les étapes de la filière : producteurs, distributeurs, restaurateurs, consommateurs, etc.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Sources : étude FAOGuide

 

28/09/2013

Lancement d'un blé éthique sur le modèle du commerce équitable en Vendée

Le groupe CAVAC a lancé en Vendée le premier blé éthique, sur le modèle du commerce équitable. Le pacte Agri-Ethique est mis en place entre agriculteurs, coopérative, meunier et boulanger ou industriel. Les prix sont fixés à l'avance pour trois ans dans le but de contrer la volatilité des prix des céréales. Ce pacte ne porte pour l'instant que sur 30% du blé collecté par CAVAC, mais les responsables ont l'intention d'étendre progressivement la démarche à d'autres partenaires et d'autres régions.

Source : Pacte Agriéthique

16:12 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, IAA, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/09/2013

Lait équitable français : FaireFrance

La coopérative Fairecoop a lancé une marque française de lait équitable : FaireFrance. Les 800 agriculteurs adhérents récupèrent 10 centimes de plus sur chaque bouteille de lait vendue par la coopérative à la grande distribution. La coopérative souhaite étendre la marque à d'autres types de produits, comme les fromages.

Source : FaireFrance

16:10 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/09/2013

L'écart de prix entre produits biologiques et conventionnels se réduit

Selon une étude de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) portant sur quatre produits (carotte, pomme golden, concombre et tomate ronde) sur la période 2008-2011, si l'écart de prix entre les fruits et légumes conventionnels et leurs équivalents biologiques reste important (environ le double), il tend à se réduire. L'étude porte sur les prix observés dans les GMS rayon bio, GMS rayon conventionnel et magasins spécialisés.

Ce différentiel s'explique notamment par des rendements des cultures souvent plus faibles en agriculture biologique, un recours à la main-d'œuvre plus important, des réseaux de collecte et de distribution de taille plus modeste et par le coût du contrôle et de la certification (à la charge des opérateurs).

Par ailleurs, l'étude montre une volatilité des prix des produits biologiques plus faible que celle des prix des produits conventionnels, du fait, selon les auteurs, de la fidélisation des consommateurs de bio et de la structure des coûts propre à ces produits.

D'après le Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques de l’Agence Bio, le prix des produits biologiques est encore aujourd’hui le principal obstacle à l’achat : 77% des consommateurs interrogés en 2012 citent cette raison pour expliquer le fait qu’ils n’achètent pas de produits biologiques.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : DGCCRF

15:00 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook