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15/12/2015

Une analyse des emplois générés par l’élevage sur le territoire français

Le GIS Élevages Demain vient de publier une étude identifiant et quantifiant les emplois directs et indirects générés par les activités d’élevage en France. Les emplois directs dans les élevages ont été estimés à partir des données du Recensement Agricole 2010. Au sein de chaque exploitation, les équivalents temps plein (ETP) recensés ont ainsi été répartis entre les différentes activités d’élevage et les filières végétales, faisant ressortir un total de 312 000 ETP (pour un total de 415 000 actifs), liés aux activités d’élevage (hors équins), ainsi que 9 000 ETP supplémentaires dédiés aux ateliers grandes cultures dans ces exploitations.

Les emplois indirects ont, de leur côté, été estimés pour chaque catégorie d’acteurs gravitant autour des filières de l’élevage français (ex : alimentation animale, abattage et découpe de viande) : la "dépendance" à l’élevage a été évaluée par une méthode de scoring, via l’évaluation de la place relative de l’élevage dans l’activité de ces acteurs, de leur capacité d’adaptation, et des contraintes territoriales les liant. Les catégories apparaissant comme les moins liées à l’élevage français n’ont pas été retenues dans la suite du décompte, comme par exemple la production céréalière française pour l’alimentation animale (23 000 ETP). Pour chaque catégorie d’acteurs retenue, ont ensuite été évalués le nombre total d’emplois, ceux liés à l’élevage, et la répartition entre les filières. 391 000 ETP indirects (soit 470 000 personnes) ont ainsi été dénombrés, soit 1,25 emploi indirect pour chaque emploi direct dans les élevages.

Grâce à une ventilation des ETP (par productions et zones géographiques pour les ETP directs, par filière, secteur d’activité et niveau de dépendance pour les indirects), cette analyse très détaillée met en évidence des différences structurelles dans la répartition de l’emploi au sein des filières. Par exemple, la filière bovine laitière rassemble 238 000 ETP, dont 52 % d’emplois indirects, pendant que 86 % des 99 000 ETP de la filière porcine sont recensés hors des élevages. Ces chiffres expriment et quantifient ainsi les différents niveaux d’internalisation et externalisation du travail dans les activités d’élevage.

Ce rapport, particulièrement riche et clairement présenté, fournit un éclairage à la fois détaillé et objectivé sur les filières d’élevage, et devrait notamment constituer une base de référence dans la prise en compte de la question de l’emploi lié aux activités agricoles.

Jean-Noël Depeyrot, Centre d’études et de prospective

Source : GIS Élevages Demain

11:24 Publié dans Production et marchés, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : élevage, emploi |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/12/2014

Les derniers chiffres de l’emploi salarié dans les groupements d’employeurs agricoles

La MSA vient de publier une étude consacrée à la main-d’œuvre salariée dans les groupements d’employeurs agricoles de 2004 à 2013. Ces groupements permettent à de petites exploitations de se regrouper dans une structure tierce, pour embaucher un ou plusieurs salariés, afin de les employer en commun, à temps complet ou partiel.

En 2013, 68 200 salariés, représentant 22 094 équivalents temps plein (ETP), sont employés dans les 3 800 groupements d’employeurs agricoles, ce qui représente 7 % de l’emploi salarié du secteur de la production agricole. Ces établissements comptent en moyenne 5,8 ETP, et sont de taille supérieure à la moyenne de la production agricole nationale, qui est de 2 ETP. De plus, les contrats à durée indéterminée représentent 52 % du volume d’heures de travail.

Sept régions concentrent environ les trois quarts de l’emploi en groupements d’employeurs, les activités exercées par les salariés concernant essentiellement les cultures spécialisées dans le secteur de la production.

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Source : MSA

Enfin, depuis 2004, l’emploi en groupements d’employeurs connaît une hausse de 7 % par an en moyenne. Cette croissance s’explique par un double phénomène : l’augmentation du nombre de groupements d’employeurs et l’agrandissement de la taille des structures existantes.

Céline Fabre, Centre d’études et de prospective

Source : MSA

 

15:09 Publié dans Agriculteurs, Exploitations agricoles, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : msa, groupements d'employeurs |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/10/2014

L’industrie de la restauration, pièce essentielle des réseaux de l’immigration chinoise aux États-Unis

Le New Yorker consacre un reportage aux réseaux d’immigration chinois aux États-Unis, en suivant Rain, un immigré originaire d’un village de la région de Fuzhou, arrivé à New York avec un faux passeport fourni par le réseau de passeurs des Snakeheads. Après des escales en France et au Mexique, Rain rejoint New York pour travailler comme employé dans les restaurants chinois de Chinatown. Des réseaux familiaux, mais surtout des réseaux d’intermédiaires (agences de travail, avocats spécialisés dans le droit d’asile) favorisent son entrée sur un marché du travail souterrain, où il fait l’expérience de formes brutales d’exploitation et d’isolement social.

Les employés de la restauration, immigrés illégaux ou couverts par le statut d’étudiant étranger, sont chargés rapidement de tâches importantes (accueil et prise de commande, souvent pour les femmes ; manutention et préparation des plats). Passant de restaurant en restaurant, ils changent de poste, montent en grade, vont travailler plus loin des centres urbains pour être mieux payés et mieux traités. Ils cherchent bien sûr à obtenir l’asile politique,puis la green card. Ils aspirent dès que possible à trouver un travail dans un secteur moins usant, et changent de logement, avec une montée en gamme au fur et à mesure qu’ils remboursent les prêts qui leur ont permis de payer le passage.

Ils découvrent aussi une cuisine chinoise réinventée aux États-Unis pour complaire au goût américain : mets frits, faciles à manger – les clients sont « trop fainéants » pour décortiquer les morceaux contenant des os, explique Rain.

L’article donne de nombreux chiffres. Ceux, connus, du nombre de restaurants chinois aux États-Unis (40 000, trois fois plus que le nombre de concessions McDonald’s). Mais aussi ceux, plus difficiles à trouver, des frais de passage (70 000 dollars pour Rain, mais moins dans les régions où la pression migratoire est moins forte), divers frais d’avocat, des loyers, confrontés au revenus possibles dans le secteur (2 000 dollars par mois) et à ceux possibles en Chine (4 700 dollars par an dans le secteur privé). Il rend aussi compte de mutations dans l’industrie de la restauration chinoise, par exemple le déclin des Cantonais au profit des restaurateurs originaires de la région de Fujian. Mais loin d’une success story communautaire univoque, l’accès au rêve américain est lourd de contradictions : l’immigration américaine, par les flux financiers vers les familles, enrichit les régions d’origine, mais « avoir un fils aux États-Unis, c’est comme ne pas avoir de fils du tout », explique le père de Rain.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Source : New Yorker

11:20 Publié dans Alimentation et consommation, Société, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : etats-unis, restauration |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/10/2014

L'emploi saisonnier dans le secteur agricole et agroalimentaire

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a publié en septembre 2014 un rapport sur la saisonnalité dans les filières agricoles, halieutiques et agroalimentaires, ainsi que sur les enjeux liés à sa gestion. Si le rapport du CESE rappelle le contexte de saisonnalité de la production ou de la consommation agricole, l’axe de travail principal porte sur l'emploi saisonnier dans ces filières françaises : effectifs, nature des contrats et profils recrutés sont largement étudiés, et le rapport pointe les enjeux de professionnalisation et de fidélisation de cette main-d'œuvre. Il préconise en particulier des pistes pour favoriser la pluri-activité et la pluri-qualification des travailleurs saisonniers, afin d'améliorer leur visibilité en termes d'emploi ainsi que l'accès régulier des entreprises à une main-d'œuvre qualifiée. La formation professionnelle, en particulier, devrait, selon le CESE, mieux s'adapter aux spécificités liées à la saisonnalité.

Source : CESE

10:13 Publié dans Filières agricoles, Production et marchés, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : emploi, saisonnier, cese |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2014

Travailleurs saisonniers : nouveau pas vers l'harmonisation sociale européenne

Le Parlement européen a voté une Directive qui octroie de nouveaux droits aux travailleurs saisonniers issus de pays tiers. Le texte était en négociation depuis trois ans. Les dispositions visent à mettre fin à l'exploitation de certains travailleurs et à empêcher les séjours temporaires de devenir permanents. Selon la Commission, l'UE accueille chaque année plus de 100 000 travailleurs saisonniers de pays tiers.

Source : Parlement européen

17:24 Publié dans 4. Politiques publiques, 5. Fait porteur d'avenir, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : europe |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/03/2013

Plus de la moitié des chômeurs prêts à se reconvertir dans l'agriculture

Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le FAFSEA (Fonds d’assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles), plus de la moitié des demandeurs d’emploi interrogés se déclarent prêts à se reconvertir dans le secteur agricole. Parmi les demandeurs d’emploi urbains ou périurbains estimant qu’il est plus facile d’équilibrer sa vie professionnelle et sa vie personnelle en milieu rural, 79 % se disent prêts à déménager à la campagne si on leur y propose du travail. Enfin, 68% des sondés se déclarent ouverts à la multi-activité (pour occuper plusieurs emplois différents dans la même année dont un au moins comprenant une activité agricole).

Dans les faits, plusieurs dispositifs de formation permettent aux demandeurs d'emploi de se reconvertir dans ce secteur, comme l'ADEMA (Accès des Demandeurs d’Emploi aux Métiers Agricoles) qui a bénéficié à 3 000 demandeurs d’emploi en 2012 (contre 1 578 en 2010).

 

Source : FAFSEA

 

 

13:35 Publié dans Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2013

Externalisation du travail en élevage laitier

Alors que c'est très souvent pour les grandes cultures que l'on parle d'externalisation de travaux agricoles, un récent article de Paysan breton fait le point sur la délégation de travaux en élevage laitier. Il présente en effet les avantages et les contraintes qu'entraînent le choix, pour un éleveur, de déléguer l'alimentation de ses vaches laitières à une CUMA qui peut assurer, quotidiennement, cette tâche avec le passage d'un salarié au volant d'une mélangeuse distributrice.

Parmi les principaux facteurs d'attrait de ce système, les gains de temps, avec une heure de travail en moins par jour, pour un coût estimé à 16 € / 1000 L (amortissements, main-d'œuvre, carburants), avec des possibilités d'adaptation fine des rations au troupeau (pesage des fourrages et concentrés distribués). Mais cela nécessite des aménagements des bâtiments d'élevage afin de permettre l'accès des mélangeuses automotrices, et une certaine densité d'éleveurs adhérents.

Par ailleurs, on peut ajouter que certaines mélangeuses permettent d'augmenter les capacités d'ingestion de luzerne et autres fourrages riches en azote, limitant ainsi le recours à des tourteaux pour une plus grande autonomie des systèmes de production.

À noter, le dernier rapport d'activité de la Fédération des CUMA de l'Ouest, pour l'année 2012, fait état de la présence d'une centaine de désileuses automotrices dans son réseau (53 en Bretagne, 28 en Pays-de-la-Loire et 18 en Basse-Normandie).

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

Sources : Paysan breton

Rapport d'activité de la Fédération des CUMA de l'Ouest

11:18 Publié dans Filières agricoles, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/02/2013

Grandes cultures : quelles compétences pour les chefs d’entreprise en 2020 ?

 Vivéa, fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant, a lancé, avec l'aide de Futuribles, une démarche prospective sur l'évolution des compétences nécessaires des chefs d'exploitations en grandes cultures à l'horizon 2020. Une publication en résume les principaux points.

 Les chefs d’entreprise en grandes cultures estiment que leur environnement a changé, qu’ils ont des difficultés à avoir de la lisibilité sur le devenir de leur exploitation, compte tenu de la forte volatilité des prix et du contexte d’incertitude de plus en plus prégnant. Un travail descriptif de ce métier a d'abord été réalisé sur la base d'entretiens individuels. Il ressort de cette photographie qu'il s'agit d'un métier de réseaux, qui suppose d'accepter un fort degré d'incertitude et qui regroupe une multitude d'activités faisant appel à des savoirs très variés (suivi administratif, management, etc).

 Un groupe de travail a ensuite construit des scénarios exploratoires sur l'évolution des chefs d'exploitation en grandes cultures et de leur environnement à l'horizon 2020. Le premier scénario, « L’agriculture sous forte contrainte » prolonge les tendances actuelles. Le second, « L’agriculture moteur d’une nouvelle croissance » est un scénario optimiste, qui fait de l'agriculture (et notamment des grandes cultures) l'un des principaux secteurs de dynamisme économique pour la France. Le troisième, « Le règne des entreprises » généralise le profil de chef d’entreprise uniquement investisseur. Enfin, le quatrième est un scénario de crise.

 Lors d'une journée de travail réunissant des chefs d'exploitation grandes cultures et des professionnels du monde agricole, les compétences prioritaires (utiles quel que soit le scénario) ont été identifiées : il s'agit notamment de toutes les compétences liées à l’analyse de l’information, à la prise de décision. La nécessité de disposer d’une culture économique générale est également pointée. Par ailleurs, un certain nombre de compétences liées à la commercialisation ont été signalées : savoir détecter les attentes des consommateurs et des transformateurs, savoir identifier les niches et choisir son mode de commercialisation.

 Les compétences liées au management sont aussi de plus en plus nécessaires, avec le développement de l'externalisation : savoir déléguer, savoir gérer les conflits, savoir travailler en équipe, savoir organiser le travail sur l’exploitation, etc.

 Enfin, il semble incontournable de préparer les chefs d’entreprise en grandes cultures à intégrer la notion de biodiversité et le concept « Produisons autrement ». Sur le plan des compétences, cela se traduit par la mise en œuvre d’itinéraires techniques adaptés au milieu de chacun et par la recherche de solutions innovantes locales.

 L'objectif de VIVEA est à présent de disposer, sur les territoires de grandes cultures, d’une offre de formation cohérente au regard des compétences que les chefs d’entreprise en grandes cultures seront amenés à maîtriser pour développer et/ou pérenniser leur exploitation à l’horizon 2020.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Vivéa

11:01 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2013

Farm datings pour trouver un associé

 Les farm datings organisés par des chambres d'agriculture sur le modèle des speed datings de rencontre, se multiplient depuis peu dans l'Ouest de la France, pour permettre aux exploitants ayant un associé sur le point de partir à la retraite de trouver un jeune pour le remplacer.

 Source : Nouvel Observateur, 10/02/2013

 

10:45 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agriculteurs, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/01/2013

L'agriculture au centre du défi de l'emploi mondial

Alors que la Banque mondiale consacre son rapport annuel 2013 sur le développement à l'emploi, une publication du CIRAD vient alerter sur l'enjeu de l'appui aux agricultures familiales pour relever le défi de l'emploi, en particulier dans une région comme l'Afrique subsaharienne. Dans cette région, c'est en effet l'équivalent de la population actuelle des États-Unis (330 millions) qui arrivera sur le marché du travail dans les 15 prochaines années. Et près des deux tiers vivront dans les zones rurales.

Le rapport de la Banque mondiale souligne, pour les pays très agricoles, le besoin d'augmenter la productivité agricole d'un côté, et de créer des emplois non agricoles de l'autre. Mais Bruno Losch, du CIRAD, considère qu'en Afrique subsaharienne, c'est dans le secteur agricole qu'une création massive d'emplois est nécessaire. En effet, le contexte de mondialisation réduit drastiquement les possibilités de diversification économique de ces pays, et il n'est donc pas possible, selon lui, de reproduire dans cette région les modèles de transition qu'ont connus l'Europe, puis l'Amérique Latine et l'Asie.

Pour cela, l'article du CIRAD recommande de privilégier les agricultures familiales, d’appuyer le développement des filières de produits vivriers et d’accélérer la diversification rurale en renforçant les économies locales de façon durable.

 

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

 

Sources : Banque Mondiale , CIRAD 

16:33 Publié dans Mondialisation et international, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2013

L'emploi agricole en Europe

D'après Eurostat, 23 millions de personnes étaient employées dans près de 12 millions d'exploitations agricoles en 2010 dans l'UE-27. En équivalent temps plein, cela correspond à 9,7 millions d'UTA, la main-d'œuvre familiale en représentant 77% et les salariés permanents 15% et non permanents 8%. Ces proportions varient cependant beaucoup d'un pays à l'autre :

 

eurostat graph main doeuvre familiale.jpg

La Pologne a la plus grande population active agricole (1,9 million), suivie par la Roumanie (1,6 million), l'Italie (1 million), l'Espagne (0,9 million), la France (0,8) et l'Allemagne (0,5). Ces pays représentent 70% des emplois agricoles européens. La France et l'Espagne ont les surfaces cultivées les plus importantes.

L'agriculture biologique concerne 1,3% des exploitations européennes et 2,9% de la SAU.

L'Autriche arrive en tête de la part d'exploitations bio avec 13%, suivie par la République tchèque (7%), la Suède (6%), l'Estonie, la Finlande, l'Allemagne et le Danemark (5% chacun).

 

Source : Eurostat


16:07 Publié dans Exploitations agricoles, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/06/2012

Croissance de la formation continue des chefs d'exploitation

Selon le rapport annuel de VIVEA, 168.000 chefs d'exploitation agricole, entrepreneurs du paysage, de travaux agricoles ou forestiers et horticulteurs ont suivi au moins une formation financée par cet organisme en 2011. Les femmes représentent 19% du total (mais 30% des contributrices).

Le taux d'accès à la formation a atteint 21,5 % contre 12 % en 2009. Cette croissance est surtout due aux obligations du plan Ecophyto 2018 : en effet, 130.000 personnes ont été formées au Certiphyto en deux ans, soit 37 % des chefs d'entreprise. Pour la présidente de VIVEA, Christiane Lambert, « ce qui était perçu comme une contrainte est devenu un levier de changement ».

Le nombre de formations liées au volet environnemental du développement durable a continué d’augmenter en 2011, pour atteindre 35,9% des formations financées par VIVEA, soit 1,22 million d’heures/stagiaire. Abstraction faite du Certiphyto, ce sont 12% du total des formations financées qui concernent cette thématique, dont près du quart l’agriculture biologique, la pratique de la lutte intégrée ou d’une agriculture raisonnée.

D'autres formations innovantes sont testées : ainsi, en Rhône-Alpes, VIVEA a conduit depuis 2010, avec le soutien financier du FEADER, un dispositif expérimental d’ingénierie de formation sur le thème des circuits courts. Par ailleurs, VIVEA a lancé une démarche prospective visant à anticiper les compétences des chefs d’exploitation en grandes cultures à l’horizon d'une dizaine d'années.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : VIVEA

 

14:44 Publié dans 1. Prospective, Agriculteurs, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/06/2012

Vieillissement de la population active agricole en Europe

La population active agricole européenne vieillit rapidement, selon une publication récente de la DG Agriculture et développement rural. Pour chaque agriculteur de moins de 35 ans, il y en a 9 de plus de 55 ans, une situation un peu plus prononcée dans les « anciens membres » que chez les nouveaux. En moyenne dans l'UE-27, les jeunes agriculteurs (moins de 35 ans) représentent 6% des exploitants, cette proportion étant la plus élevée en Pologne (12,3%), en République tchèque, en Autriche et en Finlande. D'un autre côté, les agriculteurs de plus de 55 ans représentent 55%des exploitants en moyenne dans l'UE-27 et jusqu'à 73,4% au Portugal et 70% en Bulgarie. En termes de surfaces, les jeunes agriculteurs cultivaient 8,6% des terres de l'UE-27 en 2007 et les plus de 55 ans, 37,3%.

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La publication conclut que les jeunes agriculteurs sont confrontés à la difficulté d'accéder au foncier, mais qu'ils sont plus diplômés et plus performants économiquement que les plus âgés, ce qui renforce la nécessité d'aider les transmissions d'exploitation.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : « Generational Renewal in EU Agriculture: Statistical Background ». EU Agricultural Economic Briefs n° 6, juin 2012

 



14:42 Publié dans Agriculteurs, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Portrait des installations

L’Observatoire national des installations et transmissions a publié pour la première fois une étude sur les installations aidées et non aidées par l’Etat, la situation du renouvellement des générations agricoles en France ainsi que le profil et la trajectoire des nouveaux installés.

 Plusieurs phénomènes sont mis en évidence dans cette étude :

- le taux de réussite particulièrement élevé des projets d’installation en agriculture et plus encore des installations "aidées" ;

- une forte hétérogénéité territoriale en matière d’installation. Les départements des Pays de Loire et de Bretagne, les Pyrénées-Atlantiques, l’Aveyron, la Marne et la région Nord-Pas de-Calais enregistrent le nombre le plus important d’installations. A contrario, certains départements du Bassin parisien, du Sud-est et la Lorraine, la Corse, la Lozère et le Jura présentent un nombre d’installations annuelles plus limité. Ces différences peuvent traduire des difficultés pour maintenir un renouvellement des générations, notamment dans les zones de déprise agricole, mais également être le corollaire d’une forte restructuration des exploitations agricole (agrandissements).

- la proportion de femmes parmi les jeunes installés est stable sur la période 1997-2010, elle oscille entre 27% et 30%. La proportion de femmes bénéficiaires d'aides à l'installation est de 38%, contre 57% pour les hommes.

- le niveau des installations ne compense que partiellement les départs. Entre 2004 en 2008, le nombre de départs de chefs d’exploitation, qu’il s’agisse de départs en retraite ou de départs anticipés pour des raisons économiques ou des choix de vie, s’est situé autour de 35 000. Le nombre total d’installations est resté globalement stable entre 16 000 et 17 000. Il n’a compensé les départs qu’à hauteur de 47% en moyenne.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:49 Publié dans 4. Politiques publiques, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le célibat des agriculteurs, un mythe ?

Le célibat des agriculteurs, malgré la médiatisation que lui apporte une émission télévisée, serait-il un mythe ?

Selon le recensement de la population de 2008 réalisé par l'Insee, en effet, 75% des hommes agriculteurs de 30 à 59 ans vivaient en couple dans leur logement, soit une proportion plus élevée que pour les ouvriers (71%), les employés (69%) et surtout les personnes sans activité (39%).

 

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Par ailleurs, 10% vivaient seuls contre 16% des ouvriers et 18% des employés. La cohabitation avec d'autres membres de la famille reste en effet plus répandue : elle concernait 15% des hommes agriculteurs de 30 à 59 ans.

Les agricultrices du même âge, quant à elles, sont les championnes de la vie en couple, et seules 4% d'entre elles vivent seules.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:18 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : agriculteurs |  Imprimer | | | | |  Facebook