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11/12/2013

Des projections à haute résolution sur le climat du XXIe siècle en Europe

Une équipe de recherche internationale impliquant le CNRS, Météo-France, le CEA, l'université de Versailles Saint-Quentin et l'INERIS a réalisé un ensemble de projections climatiques d'une précision inégalée (maille de 12 km) sur toute l'Europe, affinant ainsi les simulations globales du 5ème rapport du GIEC.

Ces nouvelles simulations précisent les impacts du changement climatique en Europe au cours du XXIe siècle : une hausse de 1°C à 5°C est attendue d'ici 2100, avec des différences notables entre régions et d'une saison à l'autre. Le réchauffement serait par exemple plus important au Sud de l'Europe qu'au Nord en été, tandis qu'en hiver il serait plus rapide dans le Nord et l'Est. Ces nouveaux travaux représentent également mieux des phénomènes locaux tels que les précipitations intenses, dont la fréquence devrait augmenter, en particulier sur les massifs montagneux. En France, la situation serait contrastée entre une augmentation marquée et généralisée des précipitations en hiver et une recrudescence des périodes sèches, particulièrement dans sa partie méridionale.

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© Augustin Colette, INERIS

Ces travaux ont été réalisées dans le cadre du projet Euro-Cordex, lui-même inscrit dans l'exercice international Cordex (pour Coordinated Regional Climate Downscaling Experiment), visant à produire des simulations régionales à haute résolution. Lancé en 2010, ce travail est coordonné par le Programme mondial de la recherche sur le climat (ou World Climate Research Programme, WCRP) et se concentre sur treize régions du globe, dont l'Europe.

Au total, une centaine de simulations ont été réalisées à partir de trois des quatre scénarios du 5ème rapport du GIEC. L'ensemble de ces données a été rendu public le 1erdécembre 2013 et pourra ainsi être disponible pour de futures études sur l'adaptation au changement climatique en Europe. L'agriculture fait d'ores et déjà partie des secteurs qu'il est envisagé d'étudier. Ces travaux bénéficieront à la communauté scientifique et à des services dont l'objectif est de fournir de l'information climatique aux acteurs économiques, industriels et politiques. Ces informations alimenteront également le portail national DRIAS qui rassemble des données sur les prévisions et l'évolution du climat en France.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : CNRS


11:08 Publié dans 3. Prévision, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/11/2013

Utiliser Google street view pour évaluer la répartition de la chenille processionnaire du pin ?

La cartographie de la répartition des espèces invasives est importante pour suivre leur évolution, en particulier sous l'effet du changement climatique. Le problème est que les données spatiales sont souvent peu disponibles et très coûteuses à acquérir sur le terrain. Une équipe de chercheurs de l'Inra a testé l'utilisation des vues panoramiques de Google street view pour savoir si cet outil permettait de collecter des données de manière fiable sur la localisation de la chenille processionnaire du pin. Les larves de cette dernière construisent en effet des nids en soie de couleur blanche, qui sont facilement repérables dans les arbres.

Dans la région Centre, les chercheurs ont ainsi comparé des données observées sur le terrain aux données tirées de Google street view (photographies prises le long des routes), pour différentes échelles spatiales (maillages de 16 km x 16 km et de 2 km x 2 km respectivement). Pour l'échelle spatiale la plus grossière (16 km), Google street view est un bon indicateur des données observées sur le terrain, avec 96% de données concordantes. À l'inverse, pour l'échelle spatiale la plus fine (2 km), les mesures divergent notablement avec seulement 46% de données concordantes.

Les auteurs de l'étude concluent donc qu'un tel outil ouvre des perspectives importantes pour simplifier et diminuer les coûts d’acquisition de données spatiales utilisées pour cartographier la répartition d'espèces invasives telles que la processionnaire du pin. Toutefois, la fiabilité de ces données dépend fortement de l'échelle spatiale considérée, ainsi que d'autres facteurs tels que le taux de couverture de Google street view et la répartition spatiale des arbres par rapport au réseau routier.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source  : INRA

10:19 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/10/2013

Le développement agricole à un carrefour

Le Rapport 2013 de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) sur le commerce et l'environnement, sous-titré Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard : agir pour une agriculture soutenable afin d'assurer la sécurité alimentaire face au changement climatique, vient d'être publié. Plus de 60 experts internationaux ont contribué à cette analyse.

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Le rapport considère que le développement agricole est à un véritable carrefour, certains indicateurs montrant, selon les auteurs, une crise collective du modèle actuel :

  • les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 80% dans la période de 2011 à mi-2013 par rapport à la période 2003-2008 ;

  • la consommation mondiale d'engrais a été multipliée par 8 au cours des 40 dernières années, et dans le même temps la production mondiale de céréales a seulement doublé ;

  • les taux de croissance de la productivité agricole ont récemment diminué, passant de 2 % à moins de 1% par an ;

  • des limites environnementales ont déjà été atteintes (notamment contamination des sols et des eaux en azote et perte de biodiversité) ;

  • l'ampleur des acquisitions de terres par des investisseurs étrangers éclipse le niveau de l'aide publique au développement, la première étant de 5 à 10 fois plus élevée que la seconde au cours des dernières années.

Ce rapport recommande un changement rapide de paradigme : « l'agriculteur n'est pas seulement un producteur de produits agricoles, mais également un gestionnaire d'un système agroécologique », fournissant un certain nombre de biens publics et de services. Les gouvernements doivent mieux prendre en compte la petite agriculture et la soutenir afin de rémunérer les biens publics qu'elle fournit.

La CNUCED préconise une transition vers une plus grande diversité de cultures, une diminution de l'usage des engrais et plus globalement des intrants, un soutien renforcé aux petites structures agricoles ainsi qu'à une production et une consommation alimentaires axées sur le local, que les règles commerciales internationales doivent, selon elle, encourager.

Céline Fabre, Centre d'études et de prospective

Source : CNUCED

11/10/2013

Baisse de l'impact en GES de la production alimentaire

S’engager dans une perspective de production et de consommation durables nécessite de pouvoir évaluer l’impact environnemental des biens et des services en prenant en compte l’ensemble de leur cycle de vie. C'est pourquoi une étude a été réalisée par le cabinet BIO Intelligence Service pour le compte de l’ADEME, avec pour objectif d’apporter des informations de cadrage pour les politiques publiques de consommation durable. Cette étude estime, pour chaque catégorie de biens ou de services consommés en France, les impacts liés à leur production. Ainsi, pour la catégorie «Alimentation et boissons non-alcoolisées», sont pris en compte les impacts liés à la culture et l’élevage ainsi qu’à la transformation agroalimentaire, en termes notamment d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’acidification.

Les émissions importées, c’est-à-dire les émissions engendrées à l’étranger par la fabrication de produits, finis et intermédiaires, consommés sur le territoire national, sont également comptabilisées (cliquer pour agrandir) :

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L’évolution, entre 1995 et 2007, des émissions de gaz à effet de serre engendrées par la consommation d'aliments et boissons non-alcoolisées, montre une réduction de 10% de l’impact de cette catégorie sur la période. Selon l'étude, cette diminution résulte d’une orientation du secteur vers des produits intermédiaires et des procédés de production moins polluants, compensant ainsi en grande partie l’augmentation des quantités consommées.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : ADEME

16:40 Publié dans Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/10/2013

Élevage et changement climatique : nouvelles estimations de la FAO

Un nouveau rapport de la FAO, Tackling climate change through livestock: A global assessment of emissions and mitigation opportunities, présente de nouvelles estimations du rôle de l'élevage dans le changement climatique et du potentiel que le secteur recèle pour affronter le problème.

Toutes filières de production animale confondues, les émissions de gaz à effet de serre (GES) s'élèvent à 7,1 gigatonnes d'équivalent CO2 par an, soit 14,5% de toutes les émissions d'origine anthropique (une réévaluation à la baisse par rapport aux 18% du rapport publié en 2006). Les bovins, avec la production de viande et de lait, représentent la majorité de ces émissions, avec respectivement 41 % et 19 % du total. Viennent ensuite les porcs (9 %), les volailles et la production d'œufs (8 %) et les bisons (8 %).

Les principales sources d'émissions sont la production et la transformation de fourrage (45% du total), la digestion des bovins (39%) et la décomposition du fumier (10%). Le reste est imputable à la transformation et au transport des produits animaux.

Le rapport estime que le potentiel de réduction au niveau mondial est de l’ordre de 30% si, dans chaque région et zone climatique, les meilleures pratiques existantes étaient adoptées. De plus, ces pratiques entraîneraient des gains économiques et de productivité favorables à la sécurité alimentaire mondiale.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

16:29 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/10/2013

Un nouvel outil pour évaluer les volumes de bois et stocks de carbone en forêt

GlobAllomeTree est la première plateforme internationale dédiée à l'évaluation des ressources forestières, dans le but d'éclairer les stratégies concernant le changement climatique et les bioénergies. Créé en 2013 par la FAO, le Cirad et l'université de Tuscia en Italie, ce nouvel outil fournit des équations allométriques pour 57 pays, leur permettant d'évaluer les volumes de bois, de biomasse et les stocks de carbone en forêt. Cet outil, continuellement mis à jour, est actuellement disponible pour près de 650 essences en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique, et en cours de développement pour l'Asie et l'Amérique du Sud.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : http://www.globallometree.org/

16:31 Publié dans Climat, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Cinquième rapport du GIEC

Le vendredi 27 septembre 2013, le groupe de travail I a rendu public sa contribution au 5e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Ce premier volet, relatif aux connaissances scientifiques, présente le réchauffement climatique comme sans équivoque, et les émissions anthropiques de gaz à effet de serre depuis la moitié du XXe siècle comme force motrice essentielle.

Construit sur la base des précédents rapports et des avancées de la recherche depuis 2007, les travaux du groupe I reposent sur les observations satellitaires et in situ, l'étude théorique des processus qui gouvernent le climat, les informations issues des archives paléoclimatiques, ainsi que les simulations réalisées à l'aide de modèles.

Ce travail, qui a mobilisé 209 auteurs, 600 contributeurs et environ 1000 relecteurs, présente les changements observés du climat :

- des températures atmosphérique et océanique à la hausse, les trois dernières décennies ayant été les plus chaudes depuis 1850 et les océans stockant plus de 90% de l'énergie accumulée entre 1971 et 2012 ;

- une cryosphère impactée, avec réduction du couvert neigeux, des glaciers et banquises (Groenland, Antarctique) ;

- un niveau de la mer montant à un rythme plus rapide que celui observé en moyenne sur les deux derniers millénaires ;

- des cycles biogéochimiques, dont ceux du carbone et de l'azote, impactés par des concentrations atmosphériques en CO2, CH4 et N2O toujours plus élevées et sans précédent depuis 800 000 ans pour le dioxyde de carbone, s'accompagnant d'une acidification des océans.

À l'horizon de la fin du XXIe siècle, les projections des changements du système climatique conduisent les experts aux conclusions suivantes :

- une augmentation de la température atmosphérique entre 0,3 et 4,8°C, selon le scénario choisi, ainsi que celle des océans affectant, entre autres, les circulations océaniques ;

- une cryosphère dont le volume continuerait de diminuer ;

- un niveau de la mer qui continuerait de monter suite à la dilatation thermique de l'eau et la fonte des glaciers et calottes glaciaires. Ces projections reposent sur l'utilisation des modèles en prenant en compte des émissions de gaz à effet de serre supérieures à celles observées actuellement. Les auteurs soulignent aussi l'inertie du système climatique, donc la persistance de ces changements du climat sur plusieurs siècles, même si les émissions de CO2 s'arrêtaient dès à présent.

Cette première publication sera suivie courant 2014 par la contribution du groupe de travail II sur les impacts, l'adaptation et la vulnérabilité, en mars, et celle du groupe de travail III sur l'atténuation du changement climatique en avril. Pour finir, une synthèse de ce cinquième rapport sera publiée en octobre 2014.

Elise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : GIEC

16:28 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/10/2013

La région Aquitaine anticipe le changement climatique

Le Conseil régional d'Aquitaine a confié une mission d’expertise climatique à Hervé Le Treut, membre du GIEC, dans le but d'étudier les impacts du changement climatique en Aquitaine à l'horizon 2030-2050 sur les milieux (littoral, montagne, forêt, etc.) et les activités humaines (agriculture, tourisme, etc.). Cette mission, qui s'est appuyée sur plusieurs dizaines d'experts et de chercheurs pendant deux ans, a donné lieu à l'ouvrage Prévoir pour agir. La région Aquitaine anticipe le changement climatique, édité par les Presses universitaires de Bordeaux, destiné à tous les acteurs du territoire et au grand public.

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L'étude indique que la région Aquitaine risque d'être l'une des plus touchées par le changement climatique, avec d'importantes hausses de température, surtout en été, une baisse de la pluviométrie de 900 à 680 mm par an et une chute du débit annuel de la Garonne de 20% à 30%. Ces effets pourraient provoquer une diminution de la qualité des eaux, une plus grande dépendance de la région aux eaux souterraines et un accroissement des tensions sur le partage de l'eau entre les différents usages.

Concernant l'agriculture, secteur le plus touché par le changement climatique, les auteurs préconisent de rechercher des solutions agronomiques réduisant les besoins en eau d'irrigation. En viticulture, les dates de vendanges seront avancées et la composition des raisins modifiée, ce qui posera problème en termes de terroirs et d'appellations. Pour les fruits et légumes, l'avancée des dates de récolte pourrait améliorer la compétitivité de la région vis-à-vis d'autres. Concernant la forêt, qui représente 40% de la surface régionale, les auteurs préconisent le développement d'une gestion adaptative pour concilier des enjeux écologiques et économiques considérables.

Plusieurs recommandations sont formulées à destination du Conseil régional : mettre en place un comité scientifique permanent et étudier en continu les effets du changement climatique, assurer la dissémination de l'information via des séminaires thématiques avec les acteurs, et renforcer son rôle d'animation entre les acteurs (notamment agricoles) pour favoriser une adaptation collective à ce défi.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Dossier de presse de la région Aquitaine, l'ouvrage

16:25 Publié dans Climat, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/10/2013

Mise au point d'une variété de riz tolérante à la sécheresse grâce à l'élongation du système racinaire

Une équipe de chercheurs japonais a réussi à isoler un gène favorable à la croissance des racines du riz et à mettre au point une nouvelle variété de riz, le DRO1-NIL. Avec un système racinaire plus développé, ce riz est capable de puiser l'eau plus profondément dans le sol. Les résultats des chercheurs, publiés dans la revue Nature Genetics, montrent que ce riz est ainsi moins sensible à la sécheresse : ses rendements ne sont quasiment pas affectés en cas de sécheresse modérée, et en cas de sécheresse sévère, la baisse de rendements est nettement moins significative que pour le riz traditionnel, pour lequel les rendements sont alors proches de zéro.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Nature Genetics

16:23 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'Inra met au point un nouveau complément alimentaire réduisant la production de méthane par les ruminants

Des chercheurs de l'Inra ont montré que l'utilisation d'un complément alimentaire issu de la fermentation d’un substrat par un champignon du genre Monascus pouvait réduire de 30% la production de méthane par les ruminants. Le substrat organique peut être obtenu à partir de céréales telles que le blé, le riz ou le maïs. Ajouté à la ration alimentaire des moutons, ce substrat fermenté réduit la production de méthane sans affecter la fermentation ruminale. Suite à cette découverte, Inra Transfert cherche des partenaires industriels pour développer la technologie, puis commercialiser le produit comme complément alimentaire pour les ruminants d'élevage.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

16:21 Publié dans Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2013

Explore 2070, Prospective eau et changement climatique

Le ministère de l'Écologie a lancé une étude prospective pour construire puis évaluer des stratégies d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau. Pour cela, des bilans massiques ont été élaborés à l'horizon 2070, à l’échelle de chacun des 100 bassins versants français interconnectés (selon des relations amont-aval et en prenant en compte l’existence de transferts d’eau entre bassins), ce qui a permis de confronter la demande en eau des différents usages présents sur chaque bassin à l’offre en eau disponible, qu’elle soit de surface, souterraine ou provenant de ressources alternatives.

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14:50 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement, Territoires | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/09/2013

Étude Inra : potentiel de l'agriculture française pour réduire les émissions de GES

Le 2 juillet 2013 a eu lieu le colloque de restitution de l'étude Inra Quelle contribution de l'agriculture française à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Potentiel d'atténuation et coût de dix actions techniques, commanditée par l'Ademe et les ministères de l'agriculture et de l'écologie. Cette étude a été réalisée par un groupe de 22 experts scientifiques de l'Inra et d'autres organismes de recherche ou de l'enseignement supérieur.

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14:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/09/2013

Changement climatique à l'horizon 2050 au Cameroun : un effet positif pour le coton ?

Les conséquences du changement climatique sur les rendements des cultures en Afrique de l'Ouest sont considérées comme devant être plutôt négatives. Or, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 aura à la fois des effets climatiques (hausse de température, modifications du régime des précipitations) et des effets physiologiques sur les plantes (effet fertilisant via la stimulation de la photosynthèse). En conséquence, l'effet global sur les futurs rendements des cultures peut être incertain.

Des chercheurs du CIRAD ont étudié l'effet du changement climatique à l'horizon 2050 sur le coton au Nord Cameroun, où cette culture représente un tiers des surfaces. La croissance du coton a été simulée par un modèle informatique sous différentes projections climatiques régionales. Trois modes de conduite du coton ont été testés : conventionnel, sans travail du sol et en agriculture de conservation (i.e. avec couverture du sol).

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14:40 Publié dans 3. Prévision, Climat, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2013

Impact du changement climatique en Afrique et en Asie

Intitulé Baissons la chaleur : phénomènes climatiques extrêmes, impacts régionaux et plaidoyer en faveur de l’adaptation, un nouveau rapport de la Banque mondiale détaille les effets du changement climatique sur la production agricole dans trois régions : Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Est et Asie du Sud. Cette étude, qui a mobilisé les compétences scientifiques du Potsdam Institute for Climate Impact Research et de Climate Analytics, s’appuie sur des simulations informatiques afin de dresser un tableau précis des fragilités de chaque région.

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13:44 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent | Tags : afrique, asie |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2013

Vignobles, changement climatique et écosystèmes

Une récente étude, publiée dans la revue américaine PNAS, révèle qu'à l'horizon 2050, le changement climatique pourrait fortement modifier la quantité et la répartition géographique des terres propices à la viticulture, ce qui pourrait poser d'importants problèmes de protection des écosystèmes à la fois terrestres et aquatiques.

Malgré les incertitudes scientifiques, les chercheurs américains et chiliens ont trouvé une très forte concordance dans les résultats des modèles : les régions au climat méditerranéen, aujourd'hui traditionnellement spécialisées en viticulture, risquent de voir leurs surfaces propices à la culture de la vigne diminuer fortement (-68% en moyenne en Europe méditerranéenne pour le scénario climatique RCP 8.5) ; à l'inverse, des régions situées à de plus hautes altitudes ou latitudes, aujourd'hui non propices à la viticulture, pourraient le devenir (Europe du Nord, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande entre autres). Ces changements « d'aptitude » des terres à la viticulture semblent devoir être plus importants dans les scénarios climatiques les plus pessimistes (hausse des températures et diminution des précipitations très marquées).

La modification de la quantité et de la répartition des terres propices à la culture de la vigne pourrait ainsi redistribuer les zones de production viticole dans les grandes régions du monde, et remettre en cause certaines appellations d'origine. Les auteurs estiment que ces modifications pourraient d'une part accroître les besoins en eau dans les bassins de production (Californie, Chili, Europe), et d'autre part accroître l'empreinte écologique de la viticulture à l'horizon 2050 : le développement de vignes sur les terres nouvellement propices pourrait avoir lieu dans des zones aujourd'hui riches en habitats naturels (ex : parc du Yellowstone aux États-Unis), ce qui soulèverait d'importants problèmes de conservation de la biodiversité. Les chercheurs préconisent donc de promouvoir les actions d'adaptation de la viticulture au changement climatique, et ils concluent que la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial reste un levier crucial pour atténuer les effets de ce changement.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : PNAS http://www.pnas.org/content/early/2013/04/03/1210127110.full.pdf+html

 

 

14:41 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook