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09/09/2013

Explore 2070, Prospective eau et changement climatique

Le ministère de l'Écologie a lancé une étude prospective pour construire puis évaluer des stratégies d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau. Pour cela, des bilans massiques ont été élaborés à l'horizon 2070, à l’échelle de chacun des 100 bassins versants français interconnectés (selon des relations amont-aval et en prenant en compte l’existence de transferts d’eau entre bassins), ce qui a permis de confronter la demande en eau des différents usages présents sur chaque bassin à l’offre en eau disponible, qu’elle soit de surface, souterraine ou provenant de ressources alternatives.

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14:50 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement, Territoires | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/09/2013

Étude Inra : potentiel de l'agriculture française pour réduire les émissions de GES

Le 2 juillet 2013 a eu lieu le colloque de restitution de l'étude Inra Quelle contribution de l'agriculture française à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Potentiel d'atténuation et coût de dix actions techniques, commanditée par l'Ademe et les ministères de l'agriculture et de l'écologie. Cette étude a été réalisée par un groupe de 22 experts scientifiques de l'Inra et d'autres organismes de recherche ou de l'enseignement supérieur.

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14:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/09/2013

Changement climatique à l'horizon 2050 au Cameroun : un effet positif pour le coton ?

Les conséquences du changement climatique sur les rendements des cultures en Afrique de l'Ouest sont considérées comme devant être plutôt négatives. Or, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 aura à la fois des effets climatiques (hausse de température, modifications du régime des précipitations) et des effets physiologiques sur les plantes (effet fertilisant via la stimulation de la photosynthèse). En conséquence, l'effet global sur les futurs rendements des cultures peut être incertain.

Des chercheurs du CIRAD ont étudié l'effet du changement climatique à l'horizon 2050 sur le coton au Nord Cameroun, où cette culture représente un tiers des surfaces. La croissance du coton a été simulée par un modèle informatique sous différentes projections climatiques régionales. Trois modes de conduite du coton ont été testés : conventionnel, sans travail du sol et en agriculture de conservation (i.e. avec couverture du sol).

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14:40 Publié dans 3. Prévision, Climat, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2013

Impact du changement climatique en Afrique et en Asie

Intitulé Baissons la chaleur : phénomènes climatiques extrêmes, impacts régionaux et plaidoyer en faveur de l’adaptation, un nouveau rapport de la Banque mondiale détaille les effets du changement climatique sur la production agricole dans trois régions : Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Est et Asie du Sud. Cette étude, qui a mobilisé les compétences scientifiques du Potsdam Institute for Climate Impact Research et de Climate Analytics, s’appuie sur des simulations informatiques afin de dresser un tableau précis des fragilités de chaque région.

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13:44 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent | Tags : afrique, asie |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2013

Vignobles, changement climatique et écosystèmes

Une récente étude, publiée dans la revue américaine PNAS, révèle qu'à l'horizon 2050, le changement climatique pourrait fortement modifier la quantité et la répartition géographique des terres propices à la viticulture, ce qui pourrait poser d'importants problèmes de protection des écosystèmes à la fois terrestres et aquatiques.

Malgré les incertitudes scientifiques, les chercheurs américains et chiliens ont trouvé une très forte concordance dans les résultats des modèles : les régions au climat méditerranéen, aujourd'hui traditionnellement spécialisées en viticulture, risquent de voir leurs surfaces propices à la culture de la vigne diminuer fortement (-68% en moyenne en Europe méditerranéenne pour le scénario climatique RCP 8.5) ; à l'inverse, des régions situées à de plus hautes altitudes ou latitudes, aujourd'hui non propices à la viticulture, pourraient le devenir (Europe du Nord, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande entre autres). Ces changements « d'aptitude » des terres à la viticulture semblent devoir être plus importants dans les scénarios climatiques les plus pessimistes (hausse des températures et diminution des précipitations très marquées).

La modification de la quantité et de la répartition des terres propices à la culture de la vigne pourrait ainsi redistribuer les zones de production viticole dans les grandes régions du monde, et remettre en cause certaines appellations d'origine. Les auteurs estiment que ces modifications pourraient d'une part accroître les besoins en eau dans les bassins de production (Californie, Chili, Europe), et d'autre part accroître l'empreinte écologique de la viticulture à l'horizon 2050 : le développement de vignes sur les terres nouvellement propices pourrait avoir lieu dans des zones aujourd'hui riches en habitats naturels (ex : parc du Yellowstone aux États-Unis), ce qui soulèverait d'importants problèmes de conservation de la biodiversité. Les chercheurs préconisent donc de promouvoir les actions d'adaptation de la viticulture au changement climatique, et ils concluent que la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial reste un levier crucial pour atténuer les effets de ce changement.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : PNAS http://www.pnas.org/content/early/2013/04/03/1210127110.full.pdf+html

 

 

14:41 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/04/2013

Changement climatique dans l'Ouest : l'ouvrage de synthèse du projet Climaster

L'ouvrage Changement climatique dans l'Ouest : évaluation, impacts, perceptions, publié aux Presses universitaires de Rennes, fait la synthèse des résultats du programme de recherche CLIMASTER, lequel faisait partie des programmes PSDR (Pour et sur le développement régional) du grand Ouest. Il a été coordonné par l'Inra, en partenariat avec plusieurs équipes de recherche, des acteurs du monde agricole et des acteurs de la gestion de l'eau.

climaster.jpg

 

CLIMASTER s'intéressait aux interactions entre le changement climatique et le développement régional, dans le but d'aider les responsables régionaux à anticiper les évolutions à venir en matière de pratiques agricoles et de gestion de l'eau. Il visait plus particulièrement à caractériser l'évolution du climat dans le grand Ouest (tendances, variabilité et répartition spatiale), à analyser les impacts du réchauffement sur les pratiques agricoles et sur les ressources naturelles, et à confronter les perceptions du changement climatique de différents types d'acteurs (chercheurs, agriculteurs, gestionnaires de l'eau), pour contribuer à construire une vision partagée des enjeux qui y sont liés.

Rassemblant les contributions de près de 80 spécialistes, l'ouvrage de plus de 460 pages propose « une vue globale de la connaissance accumulée sur le changement climatique dans le grand Ouest ». Organisé en cinq parties, il traite de l'évolution du climat, des effets du changement climatique sur le littoral et le milieu marin, ainsi que sur le sol, l'eau et les écosystèmes continentaux, puis sur les pratiques agricoles. Il propose enfin une vision prospective à partir des perceptions du changement climatique par les acteurs.

Notons que le responsable scientifique du projet CLIMASTER était membre du groupe de travail AFClim. Portée par le Centre d'études et de prospective, la prospective AFClim sur l'adaptation de l'agriculture et de la forêt au changement climatique, en France métropolitaine, a ainsi pu bénéficier des apports de CLIMASTER.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3096

 

Sites Internet du projet : http://www7.rennes.inra.fr/climaster/ et

http://www.psdrgo.org/psdrgo/Les-projets/CLIMASTER

 

Prospective AFClim http://agriculture.gouv.fr/AFClim-Agriculture-foret-climat

 

13:40 Publié dans Climat, Environnement, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/04/2013

Gestion quantitative de l'eau en France : perspectives d'adaptation à l'horizon 2030

Le Centre d'analyse stratégique (CAS) a récemment publié plusieurs notes sur la gestion durable de l'eau en France à l'horizon 2030, à partir d'une étude menée par la société BRL Ingénierie. L'une de ces notes est focalisée sur le bilan quantitatif en eau (équilibre entre les besoins et les ressources disponibles). Elle formule plusieurs recommandations afin de maintenir cet équilibre.

À l'horizon 2030, l'étude prévoit une stabilité du niveau de prélèvement en eau pour les différents usages (eau potable, agriculture, énergie, industrie), ainsi qu'un bilan globalement positif à l'échelle nationale de la disponibilité de la ressource en eau. Toutefois, d'importantes disparités régionales et saisonnières devraient apparaître et se renforcer. Les territoires les plus à risque en termes de pénurie d'eau à l'horizon 2030 devraient être ceux qui sont d'ores et déjà déficitaires en période estivale : les bassins Adour-Garonne, Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée risquent ainsi d'être les plus touchés par les sécheresses, d'autant que ces régions pourraient connaître une hausse des demandes en eau.

Le changement climatique devrait en outre accentuer ces effets, avec une baisse globale du débit moyen annuel des cours d'eau sur toute la métropole et une modification du régime des précipitations. Le secteur agricole (48% des volumes d'eau consommés et 12,4% des prélèvements bruts) devrait être particulièrement concerné par les pénuries, d'autant qu'il « pourrait servir de variable d'ajustement dans certains régions face aux usages plus prioritaires tels que l'eau potable ».

Pour s'adapter à la double évolution d'une baisse des ressources et de la possible augmentation des demandes, les auteurs de l'étude préconisent une « amélioration du conseil et de l'accompagnement des agriculteurs afin de favoriser le développement de systèmes de culture plus résistants aux sécheresses, s'appuyant sur des techniques agricoles économes en eau ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Note du Centre d'analyse stratégique

Le rapport de BRL Ingénierie

 

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Avantages environnementaux des produits locaux

L’achat de produits agroalimentaires locaux est en partie motivé par la recherche de moindres impacts environnementaux, et en particulier d’un bilan carbone plus favorable. Or, comme le rappelle une nouvelle publication du CGDD du ministère de l'Ecologie, cette association n'a rien d'évident. En effet, c'est la phase de production qui pèse le plus sur les impacts environnementaux des produits agroalimentaires et notamment sur leur bilan carbone : 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire sont liés à la phase de production et seulement 17% aux phases de transport.

Et si les distances parcourues par les produits locaux sont plus courtes, cela ne garantit pas pour autant des émissions de gaz à effet de serre réduites : tout dépend du mode de transport et de l’optimisation logistique. De plus, le choix du moyen de transport utilisé par le consommateur pour aller s'approvisionner est déterminant

Il reste, comme le rappelle l'étude, que la commercialisation « locale » est un facteur de liens sociaux, qu'elle permet souvent une meilleure valorisation des produits par le producteur et qu'elle contribue au rapprochement entre l’agriculteur et le consommateur.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CGDD


11:13 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2013

Impact du changement climatique aux États-Unis

Le Comité consultatif national pour l'évaluation du changement climatique (National Climate Assessment and Development Advisory Committee - NCADAC) a publié une version provisoire de son troisième rapport sur le changement climatique et ses conséquences. Plus de 240 chercheurs et scientifiques ont contribué à la rédaction de ce document, qui recense de nombreux impacts déjà constatés, comme les changements inhabituels du climat apparus sur les côtes allant de la Floride au Maine.

Selon les prévisions, aux États-Unis, les étés seront plus longs et plus chauds (15 jours de chaleurs extrêmes en moyenne par an de plus d'ici le milieu du XXIe siècle par rapport aux années 1970-1980), et les hivers plus courts et plus chauds.

Si les périodes de croissance plus longues pour les cultures et l'élévation du niveau de dioxyde de carbone sont susceptibles d'augmenter les rendements de certaines cultures au cours des prochaines décennies, ces gains risquent d'être contrebalancés par l'apparition plus fréquente de vagues de chaleur, de sécheresses et d'inondations. À long terme, les contraintes combinées liées au changement climatique devraient ainsi diminuer la productivité agricole dans le Midwest.

Ce document est ouvert à un débat public pendant une période de trois mois et sera revu par les Académies nationales des sciences avant que sa version définitive ne soit publiée.

 Sources : ADIT ; NCADAC

 


 

11:55 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/03/2013

À Madagascar, le changement climatique pourrait favoriser la production de riz pluvial

Des chercheurs du Cirad et de l'Institut agronomique malgache (le Fofifa) ont étudié les impacts possibles du changement climatique sur la productivité du riz pluvial des Hautes-Terres de Madagascar. Dans cette région montagneuse, ce sont en effet des variétés de riz adaptées aux basses températures qui sont cultivées, et aucune étude sur les effets du changement climatique n'existait jusqu'alors sur ces variétés.

Des données expérimentales recueillies pendant six ans et le modèle informatique Cerès-Riz ont permis de simuler les rendements du riz sur une période de 90 ans, de 2010 à 2099. Deux types de travail du sol, deux niveaux de fertilisation azotée et deux scénarios climatiques ont été testés. Dans le scénario optimiste, la croissance du riz pourrait être favorisée par une faible hausse des températures tandis que dans le scénario pessimiste, la forte hausse des températures et la réduction des précipitations pourraient engendrent un stress hydrique et pénaliser la production de riz.

Les résultats montrent d'une part qu'il n'y a pas de différence de rendement en fonction du travail du sol (labour manuel ou semis direct), l'efficacité d'utilisation de l'eau ou d'absorption de l'azote n'étant pas améliorée par le semis direct dans cette région à basses températures. D'autre part, la fertilisation azotée permet d'améliorer significativement les rendements car la disponibilité en azote est une contrainte majeure dans les sols des Hautes-Terres. Concernant le changement climatique, l'étude révèle un résultat surprenant : les rendements du riz sont nettement supérieurs dans le scénario climatique pessimiste. Ceci s'explique par une accélération de la floraison et de la maturation des grains due à la hausse des températures.

Malgré les limites de l'étude (non prise en compte des événements météorologiques violents, etc.), les chercheurs concluent que dans cette région froide où le riz est cultivé à la limite inférieure de sa tolérance à la température, une forte hausse des températures pourrait accroître sa production. Le processus inverse (chute des rendements) risque de se produire en Asie du Sud où le riz est cultivé à la limite supérieure de sa tolérance à la température.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : CIRAD 

Article : http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs13593-011-004...

11:45 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/01/2013

Global Trends 2030

Le NIC (National Intelligence Council) américain a publié, comme tous les quatre ans, son rapport de prospective géopolitique. Dans cette nouvelle édition, Global Trends 2030: Alternative Worlds, l'accent est mis sur 4 megatrends (tendances lourdes) : le pouvoir croissant des individus, la diminution concomitante du pouvoir des États, les tendances démographiques (vieillissement, urbanisation, migrations) et les pressions sur les ressources.

La demande alimentaire devrait en effet, selon le rapport, augmenter de 35% d'ici 2035, alors que les gains de productivité agricole ralentissent. Les besoins annuels en eau atteindraient 6900 milliards de mètres cubes en 2030, soit 40 % de plus que les ressources durables actuelles. En outre, les experts américains reconnaissent que le changement climatique risque d'impacter la sécurité alimentaire mondiale. Les prix des produits alimentaires seront probablement plus élevés, fragilisant les plus vulnérables.

Le rapport envisage la croissance des conflits liés à la compétition pour les ressources, et notamment les ressources en eau. Il est plus optimiste concernant les progrès technologiques, prévoyant un essor des OGM, de l'agriculture de précision, de la micro-irrigation, qui entraînerait une nouvelle croissance des rendements et une meilleure utilisation des ressources.

Parmi les surprises envisagées, la diffusion de la rouille du blé pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur la production mondiale.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : NIC (National Intelligence Council) 

16:38 Publié dans Climat, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/01/2013

Lancement d’un Club Climat Agriculture

La CDC Climat recherche (filiale de la Caisse des dépôts et consignations), l’INRA et l'APCA ont annoncé le lancement du Club climat agriculture. Ce Club s’adresse aux acteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie (organismes professionnels du secteur, acteurs financiers, collectivités territoriales, ministères et institutions publiques). Il vise à mutualiser les connaissances et à animer un réseau d’acteurs opérationnels pour exploiter le haut potentiel d’atténuation et d’adaptation au changement climatique du secteur agricole. Il traitera également des impacts attendus du changement climatique et des techniques et outils économiques pour s’y adapter.

Des sujets thématiques en fonction des priorités de ses membres seront détaillés, comme la réforme de la Politique agricole commune (PAC), des études de cas en France et à l’étranger,  ou la séquestration du carbone dans le sol.

 

Source : INRA 

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08/11/2012

Changement climatique et production alimentaire mondiale

Le CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) a mobilisé ses quinze centres de recherche afin d'étudier les impacts du changement climatique sur la production alimentaire mondiale.

Ses travaux indiquent que les rendements des trois principales céréales en termes de production calorique, le maïs, le blé et le riz, risquent d'être confrontés à des baisses significatives dans les pays en développement dans les décennies à venir. La pomme de terre, quatrième aliment le plus cultivé au monde, devrait faire face à une recrudescence du mildiou et la production américaine de soja pourrait diminuer de 80% au cours du siècle, d'après les chercheurs.

En revanche, des hivers plus cléments pourraient permettre de cultiver certaines variétés de bananes à une altitude plus élevée. Le mil, l'igname, les lentilles ou certaines variétés de pois et de haricots sont également susceptibles de compenser le déclin des principales céréales. Le manioc et l'orge, surtout, sont plus adaptés aux nouvelles conditions climatiques.

Le changement climatique devrait contraindre les populations concernées à des modifications de régimes alimentaires qui, culturellement, ne seront pas toujours faciles.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : CGIAR

16:45 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/11/2012

Les émissions liées à l'agriculture

Dans son second rapport, intitulé Changement climatique et systèmes alimentaires, le CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) estime que le système alimentaire mondial dans son ensemble, depuis la production de fertilisants jusqu’au stockage et à l’emballage de la nourriture, serait responsable de 19% à 29% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre causées par l'homme. La production agricole contribue à 80-86% de ces émissions, en prenant en compte les émissions indirectes liées au changement d'affectation des sols. La part de chaque maillon de la chaîne varie selon les pays :

 

CGIAR.jpg

Les impacts du changement climatique seront probablement complexes, variables selon les régions et les périodes, et dépendant des contextes socio-économiques. Des économies d'émissions pourraient être réalisées, par exemple en Chine grâce à une utilisation plus efficace des engrais. Des changements de modes de consommation au profit des végétaux (légumes et des fruits) limiteraient également la hausse prévue. Enfin, des stratégies d'adaptation sont possibles, l'étude en présente quelques exemples, peu coûteuses et basées sur les bonnes pratiques existantes.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CGIAR

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16/10/2012

Vers une meilleure adaptation à la sécheresse du sorgho fourrager ?

Des chercheurs danois et australiens ont découvert une variété de sorgho incapable de produire de la dhurrine (à la base de composés cyanurés toxiques), même en période de sécheresse prolongée. L'étude, publiée dans la revue Plant Biotechnology Journal, a en effet permis de détecter des plants de sorgho portant une mutation inactivant l'enzyme permettant à la plante de synthétiser la dhurrine et donc de produire des composés à base de cyanure.

 Les chercheurs expliquent que cette découverte pourrait être très importante pour les éleveurs des régions arides et semi-arides, dans lesquelles les périodes de sécheresse prolongées accroissent le risque de production de dhurrine et empêchent les éleveurs de nourrir leurs troupeaux avec ce sorgho potentiellement toxique. Cette nouvelle variété de sorgho permettrait d'éviter des pertes de fourrages dans des régions où les éleveurs n'ont souvent pas les moyens d'en acheter à l'extérieur.

 Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Université de Copenhague

 

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