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08/10/2013

Élevage et changement climatique : nouvelles estimations de la FAO

Un nouveau rapport de la FAO, Tackling climate change through livestock: A global assessment of emissions and mitigation opportunities, présente de nouvelles estimations du rôle de l'élevage dans le changement climatique et du potentiel que le secteur recèle pour affronter le problème.

Toutes filières de production animale confondues, les émissions de gaz à effet de serre (GES) s'élèvent à 7,1 gigatonnes d'équivalent CO2 par an, soit 14,5% de toutes les émissions d'origine anthropique (une réévaluation à la baisse par rapport aux 18% du rapport publié en 2006). Les bovins, avec la production de viande et de lait, représentent la majorité de ces émissions, avec respectivement 41 % et 19 % du total. Viennent ensuite les porcs (9 %), les volailles et la production d'œufs (8 %) et les bisons (8 %).

Les principales sources d'émissions sont la production et la transformation de fourrage (45% du total), la digestion des bovins (39%) et la décomposition du fumier (10%). Le reste est imputable à la transformation et au transport des produits animaux.

Le rapport estime que le potentiel de réduction au niveau mondial est de l’ordre de 30% si, dans chaque région et zone climatique, les meilleures pratiques existantes étaient adoptées. De plus, ces pratiques entraîneraient des gains économiques et de productivité favorables à la sécurité alimentaire mondiale.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

16:29 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/10/2013

Un nouvel outil pour évaluer les volumes de bois et stocks de carbone en forêt

GlobAllomeTree est la première plateforme internationale dédiée à l'évaluation des ressources forestières, dans le but d'éclairer les stratégies concernant le changement climatique et les bioénergies. Créé en 2013 par la FAO, le Cirad et l'université de Tuscia en Italie, ce nouvel outil fournit des équations allométriques pour 57 pays, leur permettant d'évaluer les volumes de bois, de biomasse et les stocks de carbone en forêt. Cet outil, continuellement mis à jour, est actuellement disponible pour près de 650 essences en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique, et en cours de développement pour l'Asie et l'Amérique du Sud.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : http://www.globallometree.org/

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Cinquième rapport du GIEC

Le vendredi 27 septembre 2013, le groupe de travail I a rendu public sa contribution au 5e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Ce premier volet, relatif aux connaissances scientifiques, présente le réchauffement climatique comme sans équivoque, et les émissions anthropiques de gaz à effet de serre depuis la moitié du XXe siècle comme force motrice essentielle.

Construit sur la base des précédents rapports et des avancées de la recherche depuis 2007, les travaux du groupe I reposent sur les observations satellitaires et in situ, l'étude théorique des processus qui gouvernent le climat, les informations issues des archives paléoclimatiques, ainsi que les simulations réalisées à l'aide de modèles.

Ce travail, qui a mobilisé 209 auteurs, 600 contributeurs et environ 1000 relecteurs, présente les changements observés du climat :

- des températures atmosphérique et océanique à la hausse, les trois dernières décennies ayant été les plus chaudes depuis 1850 et les océans stockant plus de 90% de l'énergie accumulée entre 1971 et 2012 ;

- une cryosphère impactée, avec réduction du couvert neigeux, des glaciers et banquises (Groenland, Antarctique) ;

- un niveau de la mer montant à un rythme plus rapide que celui observé en moyenne sur les deux derniers millénaires ;

- des cycles biogéochimiques, dont ceux du carbone et de l'azote, impactés par des concentrations atmosphériques en CO2, CH4 et N2O toujours plus élevées et sans précédent depuis 800 000 ans pour le dioxyde de carbone, s'accompagnant d'une acidification des océans.

À l'horizon de la fin du XXIe siècle, les projections des changements du système climatique conduisent les experts aux conclusions suivantes :

- une augmentation de la température atmosphérique entre 0,3 et 4,8°C, selon le scénario choisi, ainsi que celle des océans affectant, entre autres, les circulations océaniques ;

- une cryosphère dont le volume continuerait de diminuer ;

- un niveau de la mer qui continuerait de monter suite à la dilatation thermique de l'eau et la fonte des glaciers et calottes glaciaires. Ces projections reposent sur l'utilisation des modèles en prenant en compte des émissions de gaz à effet de serre supérieures à celles observées actuellement. Les auteurs soulignent aussi l'inertie du système climatique, donc la persistance de ces changements du climat sur plusieurs siècles, même si les émissions de CO2 s'arrêtaient dès à présent.

Cette première publication sera suivie courant 2014 par la contribution du groupe de travail II sur les impacts, l'adaptation et la vulnérabilité, en mars, et celle du groupe de travail III sur l'atténuation du changement climatique en avril. Pour finir, une synthèse de ce cinquième rapport sera publiée en octobre 2014.

Elise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : GIEC

16:28 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/10/2013

La région Aquitaine anticipe le changement climatique

Le Conseil régional d'Aquitaine a confié une mission d’expertise climatique à Hervé Le Treut, membre du GIEC, dans le but d'étudier les impacts du changement climatique en Aquitaine à l'horizon 2030-2050 sur les milieux (littoral, montagne, forêt, etc.) et les activités humaines (agriculture, tourisme, etc.). Cette mission, qui s'est appuyée sur plusieurs dizaines d'experts et de chercheurs pendant deux ans, a donné lieu à l'ouvrage Prévoir pour agir. La région Aquitaine anticipe le changement climatique, édité par les Presses universitaires de Bordeaux, destiné à tous les acteurs du territoire et au grand public.

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L'étude indique que la région Aquitaine risque d'être l'une des plus touchées par le changement climatique, avec d'importantes hausses de température, surtout en été, une baisse de la pluviométrie de 900 à 680 mm par an et une chute du débit annuel de la Garonne de 20% à 30%. Ces effets pourraient provoquer une diminution de la qualité des eaux, une plus grande dépendance de la région aux eaux souterraines et un accroissement des tensions sur le partage de l'eau entre les différents usages.

Concernant l'agriculture, secteur le plus touché par le changement climatique, les auteurs préconisent de rechercher des solutions agronomiques réduisant les besoins en eau d'irrigation. En viticulture, les dates de vendanges seront avancées et la composition des raisins modifiée, ce qui posera problème en termes de terroirs et d'appellations. Pour les fruits et légumes, l'avancée des dates de récolte pourrait améliorer la compétitivité de la région vis-à-vis d'autres. Concernant la forêt, qui représente 40% de la surface régionale, les auteurs préconisent le développement d'une gestion adaptative pour concilier des enjeux écologiques et économiques considérables.

Plusieurs recommandations sont formulées à destination du Conseil régional : mettre en place un comité scientifique permanent et étudier en continu les effets du changement climatique, assurer la dissémination de l'information via des séminaires thématiques avec les acteurs, et renforcer son rôle d'animation entre les acteurs (notamment agricoles) pour favoriser une adaptation collective à ce défi.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Dossier de presse de la région Aquitaine, l'ouvrage

16:25 Publié dans Climat, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/10/2013

Mise au point d'une variété de riz tolérante à la sécheresse grâce à l'élongation du système racinaire

Une équipe de chercheurs japonais a réussi à isoler un gène favorable à la croissance des racines du riz et à mettre au point une nouvelle variété de riz, le DRO1-NIL. Avec un système racinaire plus développé, ce riz est capable de puiser l'eau plus profondément dans le sol. Les résultats des chercheurs, publiés dans la revue Nature Genetics, montrent que ce riz est ainsi moins sensible à la sécheresse : ses rendements ne sont quasiment pas affectés en cas de sécheresse modérée, et en cas de sécheresse sévère, la baisse de rendements est nettement moins significative que pour le riz traditionnel, pour lequel les rendements sont alors proches de zéro.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Nature Genetics

16:23 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'Inra met au point un nouveau complément alimentaire réduisant la production de méthane par les ruminants

Des chercheurs de l'Inra ont montré que l'utilisation d'un complément alimentaire issu de la fermentation d’un substrat par un champignon du genre Monascus pouvait réduire de 30% la production de méthane par les ruminants. Le substrat organique peut être obtenu à partir de céréales telles que le blé, le riz ou le maïs. Ajouté à la ration alimentaire des moutons, ce substrat fermenté réduit la production de méthane sans affecter la fermentation ruminale. Suite à cette découverte, Inra Transfert cherche des partenaires industriels pour développer la technologie, puis commercialiser le produit comme complément alimentaire pour les ruminants d'élevage.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

16:21 Publié dans Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2013

Explore 2070, Prospective eau et changement climatique

Le ministère de l'Écologie a lancé une étude prospective pour construire puis évaluer des stratégies d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau. Pour cela, des bilans massiques ont été élaborés à l'horizon 2070, à l’échelle de chacun des 100 bassins versants français interconnectés (selon des relations amont-aval et en prenant en compte l’existence de transferts d’eau entre bassins), ce qui a permis de confronter la demande en eau des différents usages présents sur chaque bassin à l’offre en eau disponible, qu’elle soit de surface, souterraine ou provenant de ressources alternatives.

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14:50 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement, Territoires | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/09/2013

Étude Inra : potentiel de l'agriculture française pour réduire les émissions de GES

Le 2 juillet 2013 a eu lieu le colloque de restitution de l'étude Inra Quelle contribution de l'agriculture française à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Potentiel d'atténuation et coût de dix actions techniques, commanditée par l'Ademe et les ministères de l'agriculture et de l'écologie. Cette étude a été réalisée par un groupe de 22 experts scientifiques de l'Inra et d'autres organismes de recherche ou de l'enseignement supérieur.

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14:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/09/2013

Changement climatique à l'horizon 2050 au Cameroun : un effet positif pour le coton ?

Les conséquences du changement climatique sur les rendements des cultures en Afrique de l'Ouest sont considérées comme devant être plutôt négatives. Or, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 aura à la fois des effets climatiques (hausse de température, modifications du régime des précipitations) et des effets physiologiques sur les plantes (effet fertilisant via la stimulation de la photosynthèse). En conséquence, l'effet global sur les futurs rendements des cultures peut être incertain.

Des chercheurs du CIRAD ont étudié l'effet du changement climatique à l'horizon 2050 sur le coton au Nord Cameroun, où cette culture représente un tiers des surfaces. La croissance du coton a été simulée par un modèle informatique sous différentes projections climatiques régionales. Trois modes de conduite du coton ont été testés : conventionnel, sans travail du sol et en agriculture de conservation (i.e. avec couverture du sol).

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14:40 Publié dans 3. Prévision, Climat, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2013

Impact du changement climatique en Afrique et en Asie

Intitulé Baissons la chaleur : phénomènes climatiques extrêmes, impacts régionaux et plaidoyer en faveur de l’adaptation, un nouveau rapport de la Banque mondiale détaille les effets du changement climatique sur la production agricole dans trois régions : Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Est et Asie du Sud. Cette étude, qui a mobilisé les compétences scientifiques du Potsdam Institute for Climate Impact Research et de Climate Analytics, s’appuie sur des simulations informatiques afin de dresser un tableau précis des fragilités de chaque région.

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13:44 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent | Tags : afrique, asie |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2013

Vignobles, changement climatique et écosystèmes

Une récente étude, publiée dans la revue américaine PNAS, révèle qu'à l'horizon 2050, le changement climatique pourrait fortement modifier la quantité et la répartition géographique des terres propices à la viticulture, ce qui pourrait poser d'importants problèmes de protection des écosystèmes à la fois terrestres et aquatiques.

Malgré les incertitudes scientifiques, les chercheurs américains et chiliens ont trouvé une très forte concordance dans les résultats des modèles : les régions au climat méditerranéen, aujourd'hui traditionnellement spécialisées en viticulture, risquent de voir leurs surfaces propices à la culture de la vigne diminuer fortement (-68% en moyenne en Europe méditerranéenne pour le scénario climatique RCP 8.5) ; à l'inverse, des régions situées à de plus hautes altitudes ou latitudes, aujourd'hui non propices à la viticulture, pourraient le devenir (Europe du Nord, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande entre autres). Ces changements « d'aptitude » des terres à la viticulture semblent devoir être plus importants dans les scénarios climatiques les plus pessimistes (hausse des températures et diminution des précipitations très marquées).

La modification de la quantité et de la répartition des terres propices à la culture de la vigne pourrait ainsi redistribuer les zones de production viticole dans les grandes régions du monde, et remettre en cause certaines appellations d'origine. Les auteurs estiment que ces modifications pourraient d'une part accroître les besoins en eau dans les bassins de production (Californie, Chili, Europe), et d'autre part accroître l'empreinte écologique de la viticulture à l'horizon 2050 : le développement de vignes sur les terres nouvellement propices pourrait avoir lieu dans des zones aujourd'hui riches en habitats naturels (ex : parc du Yellowstone aux États-Unis), ce qui soulèverait d'importants problèmes de conservation de la biodiversité. Les chercheurs préconisent donc de promouvoir les actions d'adaptation de la viticulture au changement climatique, et ils concluent que la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial reste un levier crucial pour atténuer les effets de ce changement.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : PNAS http://www.pnas.org/content/early/2013/04/03/1210127110.full.pdf+html

 

 

14:41 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/04/2013

Changement climatique dans l'Ouest : l'ouvrage de synthèse du projet Climaster

L'ouvrage Changement climatique dans l'Ouest : évaluation, impacts, perceptions, publié aux Presses universitaires de Rennes, fait la synthèse des résultats du programme de recherche CLIMASTER, lequel faisait partie des programmes PSDR (Pour et sur le développement régional) du grand Ouest. Il a été coordonné par l'Inra, en partenariat avec plusieurs équipes de recherche, des acteurs du monde agricole et des acteurs de la gestion de l'eau.

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CLIMASTER s'intéressait aux interactions entre le changement climatique et le développement régional, dans le but d'aider les responsables régionaux à anticiper les évolutions à venir en matière de pratiques agricoles et de gestion de l'eau. Il visait plus particulièrement à caractériser l'évolution du climat dans le grand Ouest (tendances, variabilité et répartition spatiale), à analyser les impacts du réchauffement sur les pratiques agricoles et sur les ressources naturelles, et à confronter les perceptions du changement climatique de différents types d'acteurs (chercheurs, agriculteurs, gestionnaires de l'eau), pour contribuer à construire une vision partagée des enjeux qui y sont liés.

Rassemblant les contributions de près de 80 spécialistes, l'ouvrage de plus de 460 pages propose « une vue globale de la connaissance accumulée sur le changement climatique dans le grand Ouest ». Organisé en cinq parties, il traite de l'évolution du climat, des effets du changement climatique sur le littoral et le milieu marin, ainsi que sur le sol, l'eau et les écosystèmes continentaux, puis sur les pratiques agricoles. Il propose enfin une vision prospective à partir des perceptions du changement climatique par les acteurs.

Notons que le responsable scientifique du projet CLIMASTER était membre du groupe de travail AFClim. Portée par le Centre d'études et de prospective, la prospective AFClim sur l'adaptation de l'agriculture et de la forêt au changement climatique, en France métropolitaine, a ainsi pu bénéficier des apports de CLIMASTER.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3096

 

Sites Internet du projet : http://www7.rennes.inra.fr/climaster/ et

http://www.psdrgo.org/psdrgo/Les-projets/CLIMASTER

 

Prospective AFClim http://agriculture.gouv.fr/AFClim-Agriculture-foret-climat

 

13:40 Publié dans Climat, Environnement, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/04/2013

Gestion quantitative de l'eau en France : perspectives d'adaptation à l'horizon 2030

Le Centre d'analyse stratégique (CAS) a récemment publié plusieurs notes sur la gestion durable de l'eau en France à l'horizon 2030, à partir d'une étude menée par la société BRL Ingénierie. L'une de ces notes est focalisée sur le bilan quantitatif en eau (équilibre entre les besoins et les ressources disponibles). Elle formule plusieurs recommandations afin de maintenir cet équilibre.

À l'horizon 2030, l'étude prévoit une stabilité du niveau de prélèvement en eau pour les différents usages (eau potable, agriculture, énergie, industrie), ainsi qu'un bilan globalement positif à l'échelle nationale de la disponibilité de la ressource en eau. Toutefois, d'importantes disparités régionales et saisonnières devraient apparaître et se renforcer. Les territoires les plus à risque en termes de pénurie d'eau à l'horizon 2030 devraient être ceux qui sont d'ores et déjà déficitaires en période estivale : les bassins Adour-Garonne, Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée risquent ainsi d'être les plus touchés par les sécheresses, d'autant que ces régions pourraient connaître une hausse des demandes en eau.

Le changement climatique devrait en outre accentuer ces effets, avec une baisse globale du débit moyen annuel des cours d'eau sur toute la métropole et une modification du régime des précipitations. Le secteur agricole (48% des volumes d'eau consommés et 12,4% des prélèvements bruts) devrait être particulièrement concerné par les pénuries, d'autant qu'il « pourrait servir de variable d'ajustement dans certains régions face aux usages plus prioritaires tels que l'eau potable ».

Pour s'adapter à la double évolution d'une baisse des ressources et de la possible augmentation des demandes, les auteurs de l'étude préconisent une « amélioration du conseil et de l'accompagnement des agriculteurs afin de favoriser le développement de systèmes de culture plus résistants aux sécheresses, s'appuyant sur des techniques agricoles économes en eau ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Note du Centre d'analyse stratégique

Le rapport de BRL Ingénierie

 

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Avantages environnementaux des produits locaux

L’achat de produits agroalimentaires locaux est en partie motivé par la recherche de moindres impacts environnementaux, et en particulier d’un bilan carbone plus favorable. Or, comme le rappelle une nouvelle publication du CGDD du ministère de l'Ecologie, cette association n'a rien d'évident. En effet, c'est la phase de production qui pèse le plus sur les impacts environnementaux des produits agroalimentaires et notamment sur leur bilan carbone : 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire sont liés à la phase de production et seulement 17% aux phases de transport.

Et si les distances parcourues par les produits locaux sont plus courtes, cela ne garantit pas pour autant des émissions de gaz à effet de serre réduites : tout dépend du mode de transport et de l’optimisation logistique. De plus, le choix du moyen de transport utilisé par le consommateur pour aller s'approvisionner est déterminant

Il reste, comme le rappelle l'étude, que la commercialisation « locale » est un facteur de liens sociaux, qu'elle permet souvent une meilleure valorisation des produits par le producteur et qu'elle contribue au rapprochement entre l’agriculteur et le consommateur.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CGDD


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18/03/2013

Impact du changement climatique aux États-Unis

Le Comité consultatif national pour l'évaluation du changement climatique (National Climate Assessment and Development Advisory Committee - NCADAC) a publié une version provisoire de son troisième rapport sur le changement climatique et ses conséquences. Plus de 240 chercheurs et scientifiques ont contribué à la rédaction de ce document, qui recense de nombreux impacts déjà constatés, comme les changements inhabituels du climat apparus sur les côtes allant de la Floride au Maine.

Selon les prévisions, aux États-Unis, les étés seront plus longs et plus chauds (15 jours de chaleurs extrêmes en moyenne par an de plus d'ici le milieu du XXIe siècle par rapport aux années 1970-1980), et les hivers plus courts et plus chauds.

Si les périodes de croissance plus longues pour les cultures et l'élévation du niveau de dioxyde de carbone sont susceptibles d'augmenter les rendements de certaines cultures au cours des prochaines décennies, ces gains risquent d'être contrebalancés par l'apparition plus fréquente de vagues de chaleur, de sécheresses et d'inondations. À long terme, les contraintes combinées liées au changement climatique devraient ainsi diminuer la productivité agricole dans le Midwest.

Ce document est ouvert à un débat public pendant une période de trois mois et sera revu par les Académies nationales des sciences avant que sa version définitive ne soit publiée.

 Sources : ADIT ; NCADAC

 


 

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