Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/03/2013

À Madagascar, le changement climatique pourrait favoriser la production de riz pluvial

Des chercheurs du Cirad et de l'Institut agronomique malgache (le Fofifa) ont étudié les impacts possibles du changement climatique sur la productivité du riz pluvial des Hautes-Terres de Madagascar. Dans cette région montagneuse, ce sont en effet des variétés de riz adaptées aux basses températures qui sont cultivées, et aucune étude sur les effets du changement climatique n'existait jusqu'alors sur ces variétés.

Des données expérimentales recueillies pendant six ans et le modèle informatique Cerès-Riz ont permis de simuler les rendements du riz sur une période de 90 ans, de 2010 à 2099. Deux types de travail du sol, deux niveaux de fertilisation azotée et deux scénarios climatiques ont été testés. Dans le scénario optimiste, la croissance du riz pourrait être favorisée par une faible hausse des températures tandis que dans le scénario pessimiste, la forte hausse des températures et la réduction des précipitations pourraient engendrent un stress hydrique et pénaliser la production de riz.

Les résultats montrent d'une part qu'il n'y a pas de différence de rendement en fonction du travail du sol (labour manuel ou semis direct), l'efficacité d'utilisation de l'eau ou d'absorption de l'azote n'étant pas améliorée par le semis direct dans cette région à basses températures. D'autre part, la fertilisation azotée permet d'améliorer significativement les rendements car la disponibilité en azote est une contrainte majeure dans les sols des Hautes-Terres. Concernant le changement climatique, l'étude révèle un résultat surprenant : les rendements du riz sont nettement supérieurs dans le scénario climatique pessimiste. Ceci s'explique par une accélération de la floraison et de la maturation des grains due à la hausse des températures.

Malgré les limites de l'étude (non prise en compte des événements météorologiques violents, etc.), les chercheurs concluent que dans cette région froide où le riz est cultivé à la limite inférieure de sa tolérance à la température, une forte hausse des températures pourrait accroître sa production. Le processus inverse (chute des rendements) risque de se produire en Asie du Sud où le riz est cultivé à la limite supérieure de sa tolérance à la température.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : CIRAD 

Article : http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs13593-011-004...

11:45 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/01/2013

Global Trends 2030

Le NIC (National Intelligence Council) américain a publié, comme tous les quatre ans, son rapport de prospective géopolitique. Dans cette nouvelle édition, Global Trends 2030: Alternative Worlds, l'accent est mis sur 4 megatrends (tendances lourdes) : le pouvoir croissant des individus, la diminution concomitante du pouvoir des États, les tendances démographiques (vieillissement, urbanisation, migrations) et les pressions sur les ressources.

La demande alimentaire devrait en effet, selon le rapport, augmenter de 35% d'ici 2035, alors que les gains de productivité agricole ralentissent. Les besoins annuels en eau atteindraient 6900 milliards de mètres cubes en 2030, soit 40 % de plus que les ressources durables actuelles. En outre, les experts américains reconnaissent que le changement climatique risque d'impacter la sécurité alimentaire mondiale. Les prix des produits alimentaires seront probablement plus élevés, fragilisant les plus vulnérables.

Le rapport envisage la croissance des conflits liés à la compétition pour les ressources, et notamment les ressources en eau. Il est plus optimiste concernant les progrès technologiques, prévoyant un essor des OGM, de l'agriculture de précision, de la micro-irrigation, qui entraînerait une nouvelle croissance des rendements et une meilleure utilisation des ressources.

Parmi les surprises envisagées, la diffusion de la rouille du blé pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur la production mondiale.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : NIC (National Intelligence Council) 

16:38 Publié dans Climat, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/01/2013

Lancement d’un Club Climat Agriculture

La CDC Climat recherche (filiale de la Caisse des dépôts et consignations), l’INRA et l'APCA ont annoncé le lancement du Club climat agriculture. Ce Club s’adresse aux acteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie (organismes professionnels du secteur, acteurs financiers, collectivités territoriales, ministères et institutions publiques). Il vise à mutualiser les connaissances et à animer un réseau d’acteurs opérationnels pour exploiter le haut potentiel d’atténuation et d’adaptation au changement climatique du secteur agricole. Il traitera également des impacts attendus du changement climatique et des techniques et outils économiques pour s’y adapter.

Des sujets thématiques en fonction des priorités de ses membres seront détaillés, comme la réforme de la Politique agricole commune (PAC), des études de cas en France et à l’étranger,  ou la séquestration du carbone dans le sol.

 

Source : INRA 

16:10 Publié dans Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/11/2012

Changement climatique et production alimentaire mondiale

Le CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) a mobilisé ses quinze centres de recherche afin d'étudier les impacts du changement climatique sur la production alimentaire mondiale.

Ses travaux indiquent que les rendements des trois principales céréales en termes de production calorique, le maïs, le blé et le riz, risquent d'être confrontés à des baisses significatives dans les pays en développement dans les décennies à venir. La pomme de terre, quatrième aliment le plus cultivé au monde, devrait faire face à une recrudescence du mildiou et la production américaine de soja pourrait diminuer de 80% au cours du siècle, d'après les chercheurs.

En revanche, des hivers plus cléments pourraient permettre de cultiver certaines variétés de bananes à une altitude plus élevée. Le mil, l'igname, les lentilles ou certaines variétés de pois et de haricots sont également susceptibles de compenser le déclin des principales céréales. Le manioc et l'orge, surtout, sont plus adaptés aux nouvelles conditions climatiques.

Le changement climatique devrait contraindre les populations concernées à des modifications de régimes alimentaires qui, culturellement, ne seront pas toujours faciles.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : CGIAR

16:45 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/11/2012

Les émissions liées à l'agriculture

Dans son second rapport, intitulé Changement climatique et systèmes alimentaires, le CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) estime que le système alimentaire mondial dans son ensemble, depuis la production de fertilisants jusqu’au stockage et à l’emballage de la nourriture, serait responsable de 19% à 29% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre causées par l'homme. La production agricole contribue à 80-86% de ces émissions, en prenant en compte les émissions indirectes liées au changement d'affectation des sols. La part de chaque maillon de la chaîne varie selon les pays :

 

CGIAR.jpg

Les impacts du changement climatique seront probablement complexes, variables selon les régions et les périodes, et dépendant des contextes socio-économiques. Des économies d'émissions pourraient être réalisées, par exemple en Chine grâce à une utilisation plus efficace des engrais. Des changements de modes de consommation au profit des végétaux (légumes et des fruits) limiteraient également la hausse prévue. Enfin, des stratégies d'adaptation sont possibles, l'étude en présente quelques exemples, peu coûteuses et basées sur les bonnes pratiques existantes.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CGIAR

16:44 Publié dans Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/10/2012

Vers une meilleure adaptation à la sécheresse du sorgho fourrager ?

Des chercheurs danois et australiens ont découvert une variété de sorgho incapable de produire de la dhurrine (à la base de composés cyanurés toxiques), même en période de sécheresse prolongée. L'étude, publiée dans la revue Plant Biotechnology Journal, a en effet permis de détecter des plants de sorgho portant une mutation inactivant l'enzyme permettant à la plante de synthétiser la dhurrine et donc de produire des composés à base de cyanure.

 Les chercheurs expliquent que cette découverte pourrait être très importante pour les éleveurs des régions arides et semi-arides, dans lesquelles les périodes de sécheresse prolongées accroissent le risque de production de dhurrine et empêchent les éleveurs de nourrir leurs troupeaux avec ce sorgho potentiellement toxique. Cette nouvelle variété de sorgho permettrait d'éviter des pertes de fourrages dans des régions où les éleveurs n'ont souvent pas les moyens d'en acheter à l'extérieur.

 Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Université de Copenhague

 

14:46 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/09/2012

Changement climatique et prix des produits alimentaires

L'ONG Oxfam a publié une étude sur les conséquences du changement climatique, et notamment des « événements extrêmes » (sécheresses, inondations et vagues de chaleur), sur les prix de l'alimentation à l'horizon 2030. En effet, les recherches se sont focalisées jusqu'ici sur l'impact d'un changement climatique graduel, or, comme l'a montré la sécheresse dans l'Ouest américain cette année, un seul événement climatique extrême peut entraîner une envolée des cours très forte et très rapide.

 L'étude, réalisée par l'Institute of Development Studies, se base sur le modèle d'équilibre général GLOBE. L'impact sur les rendements a été modélisé à partir des événements climatiques passés sur la période 1979-2009. Les projections centrales montrent que le prix moyen des produits de base pourrait doubler entre 2010 et 2030, et que les prix à l'export de plusieurs céréales connaîtraient de fortes hausses : + 177% pour le maïs, + 120% pour le blé, + 107% pour le riz raffiné.

 Un scénario plus pessimiste est également envisagé, en cumulant d'autres facteurs de volatilité comme des politiques "inadaptées" (restrictions à l'exportation).

 Selon cette étude, le monde deviendrait encore plus dépendant des exportations américaines de blé et de maïs, et certaines régions, comme l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, risquent d'être encore plus vulnérables aux hausses de prix.

 Pour accroître la résistance du système alimentaire mondial, l'ONG préconise une augmentation de l'investissement public dans l'agriculture, la capitalisation par les pays développés du Fonds vert pour le climat, et plus généralement des efforts d'adaptation mais également d'atténuation du changement climatique.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Oxfam


17:00 Publié dans Climat, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/09/2012

Changement climatique et prairies : le projet VALIDATE

Le 22 juin 2012 a eu lieu le colloque de restitution des résultats du projet VALIDATE à Clermont-Ferrand : Vulnérabilité des prairies et des élevages au changement climatique et aux événements extrêmes. Ce projet financé de 2008 à 2012 par l'Agence Nationale de la Recherche était coordonné par l'INRA et associait onze laboratoires (INRA, CEA et CNRS).  Il avait pour but d'étudier les impacts de la variabilité future du climat sur la production fourragère et les élevages herbagers, en combinant différentes approches : expérimentation, modélisation biotechnique et modélisation socio-économique.

Les chercheurs ont utilisé des scénarios climatiques régionalisés, comportant une augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur et des épisodes de sécheresse, ainsi qu'une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2. Les résultats indiquent une baisse de productivité de 20% à 30% pour les prairies permanentes de moyenne montagne sous climat 2070. En revanche, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 pourrait limiter les impacts négatifs des vagues de chaleur et sécheresse sur les prairies. En plaine, les variétés de prairies d'origine méditerranéenne apparaissent plus résilientes que les variétés d'origine tempérée.

Des pistes d'adaptation à l'échelle de la parcelle et de l'exploitation agricole ont pu être proposées. Ainsi, l'augmentation du potentiel de production herbagère au printemps et à l'automne pourrait être valorisée à l'avenir et permettre de pallier des risques accrus de déficits estivaux.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : INRA 

16:25 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le réchauffement climatique associé à un rétrécissement des feuilles d'arbres ?

Jusqu'à présent, les chercheurs ont surtout étudié l'impact du changement climatique sur la durée des cycles phénologiques (ex : avancée des dates de floraison), mais peu sur les changements morphologiques des végétaux. Une étude australienne, publiée dans Biology Letters, montre pour la première fois que le réchauffement climatique pourrait être associé à un rétrécissement des feuilles d'arbres.

Les auteurs de l'étude ont réalisé deux types de comparaison. Premièrement, ils ont mesuré la taille des feuilles du bois de reinette (arbuste de la famille des érables, Dodonaea viscosa) sur un gradient de 600 km de latitude et 1000 m d'altitude, associé à un climat plus ou moins chaud (274 mesures). Les résultats montrent que plus les climats sont chauds et secs, plus les feuilles sont réduites. Ensuite, ils ont comparé ces mesures actuelles avec la taille de 255 feuilles conservées dans des herbiers des années 1880. Les résultats indiquent un rétrécissement de 2 mm, soit une largeur réduite de 40 % en un peu plus d'un siècle.

Etant donné que dans le sud de l'Australie, la température a augmenté de 1,2°C entre 1950 et 2005, ces résultats suggèrent une bonne capacité adaptative de l'arbuste, sur une période relativement courte (de l'ordre du siècle). Il était connu que les plantes vivant en milieu aride avaient des feuilles réduites limitant l'évapotransipiration, mais une telle adaptation n'avait jamais été mesurée. Les chercheurs s'interrogent maintenant sur les facteurs explicatifs de cette adaptation (génétiques ou autres ?). Ils soulignent qu'il conviendrait de compléter ces travaux en étudiant d'autres caractéristiques anatomiques des feuilles et d'autres espèces d'arbres.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Biology Letters

 

 

16:21 Publié dans Agronomie, Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/09/2012

Etude collective Inra : les cultures intermédiaires et leurs rôles dans les bilans d'eau, d'azote et autres services écosystémiques

Le 28 juin a eu lieu le colloque de restitution de l'étude Réduire les fuites de nitrates au moyen des cultures intermédiaires, commanditée par les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie, et réalisée par l'Inra. Cette étude vise à fournir aux pouvoirs publics un ensemble actualisé de connaissances et références agronomiques sur les conditions d'efficacité des cultures intermédiaires pour la réduction des fuites de nitrates et plus généralement sur le rôle des cultures intermédiaires dans les bilans d'eau, d'azote et autres services écosystémiques, et ce dans différents contextes pédoclimatiques. Elle doit en effet contribuer à préparer le 5e programme d'action de réduction des teneurs en nitrates des eaux (démarrage en 2013).

Après une analyse bibliographique de près de 800 références scientifiques, les chercheurs ont conclu que les cultures intermédiaires étaient efficaces, « dans la plupart des situations testées, pour réduire la lixiviation et la concentration nitrique de l'eau de drainage, avec un taux de réduction généralement supérieur à 50% », les effets étant toutefois variables en fonction du contexte pédoclimatique et du système de culture. L'impact de la culture intermédiaire sur la culture suivante (en termes de rendements) est généralement positif, avec là encore une importante variabilité des résultats, sauf pour les légumineuses qui ont toujours un effet favorable. L'implantation d'une culture intermédiaire représente toutefois un coût pour l'agriculteur (semence, main-d'oeuvre, etc.) estimé entre 54 et 110 euros/ha.

L'étude bibliographique a été complétée par une analyse par simulation dans différents contextes agronomiques et pédoclimatiques (types de sol, successions de cultures, modes de gestion de l'interculture, types de cultures intermédiaires, dates d'implantation de ces couverts, etc.) qui confirment les conclusions de la bibliographie.

Les auteurs précisent qu'il existe toutefois un besoin d'approfondissement de certaines connaissances (impacts des cultures intermédiaires sur les bioagresseurs, optimisation des itinéraires techniques et aide à la décision, etc.).

Les résultats de l'étude ont donné lieu à un résumé, une synthèse, un rapport et des présentations qui sont disponibles sur le site.


Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

11:31 Publié dans Agronomie, Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/09/2012

Valorex souhaite remplacer l'importation de tourteaux de soja par une production française de protéines végétales

Valorex, fabricant d'aliments du bétail et spécialiste de la thermo-extrusion des graines oléo-protéagineuses, souhaite totalement supprimer les importations de soja, et les remplacer par des protéines végétales produites en France. Pour cette entreprise basée en Bretagne, il s'agirait, à l'horizon 2022, de renoncer à 14 600 tonnes de tourteaux de soja importés et de produire l'équivalent des 6 716 tonnes de protéines via des cultures protéagineuses telles que le lupin et la féverole. Pour cela, il sera nécessaire de multiplier par 2,6 le tonnage en protéines issues de ces cultures, ce qui revient à multiplier par 3,3 les surfaces de cultures protéagineuses en 10 ans, d'après le directeur général de Valorex.

Pour inciter les agriculteurs à accroître leurs surfaces en lupin et en féverole, Valorex envisage d'étendre la logique contractuelle qu'elle a déjà mise en place pour la culture de lin riche en omégas 3. Elle souhaite proposer des contrats de 2 ans aux agriculteurs, avec un prix minimum garanti pour le producteur, le prix de vente étant « indexé aux prix du colza et du pois, pour les prémunir de la volatilité des cours et les inciter à s'engager dans ces productions » précise le responsable des achats pour Valorex.

Ce projet correspond à la volonté de l'entreprise de contribuer à l'amélioration de l'autonomie protéique de la France (aujourd'hui la France importe 4,7 millions de tonnes de soja, soit 2,19 millions de tonnes de protéines). Valorex affiche aussi la volonté de promouvoir les légumineuses et les cultures de diversification à bas niveaux d'intrants, et d'améliorer son bilan carbone. L'approvisionnement en protéines produites localement pourrait en effet engendrer une économie estimée par Valorex à 2 352 tonnes d'équivalent carbone.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : Valorex

11:18 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/07/2012

Droits carbone pour reboiser l'Aquitaine

La région Aquitaine a signé, jeudi 7 juin 2012, son premier achat de droits aux crédits carbone à deux sylviculteurs de la région, via l'association Aquitaine Carbon, dont l'ambition est de contribuer au reboisement de 220 000 ha de forêt sinistrée en 2009 par la tempête Klaus.

Partie prenante du programme régional lancé après cette tempête, l’association crée pour l’Aquitaine des crédits carbone, achetés aux sylviculteurs puis revendus aux collectivités, particuliers ou entreprises souhaitant compenser leurs émissions de gaz à effets de serre. Le financement dégagé pour les sylviculteurs leur permettra de mettre en œuvre ou d’accentuer leurs efforts de reboisement.

L’Aquitaine est la première région forestière française et elle possède la plus grande forêt cultivée d’Europe (1,8 million ha). Sa production annuelle est de 8,5 millions de m3, soit le quart de la production française, et la filière forêt-bois-papier représente dans la région 34.000 emplois directs et plus de 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

Source : Communiqué de presse du Conseil régional d'Aquitaine

 


14:52 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/06/2012

Le cacao en voie de disparition ?

L’Alliance des pays producteurs de cacao (COPAL) a tiré la sonnette d’alarme à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette alliance regroupant des pays comme le Ghana, le Nigeria, le Brésil, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Malaisie, craint que la culture de cacao ne soit en danger d'extinction dans le monde. Le vieillissement des cacaoyers, les effets du changement climatique et les attaques des parasites expliquent cette crainte.

« S’il n’y a pas une réaction rigoureuse aux menaces, il va sans dire que (. . . ) dans 50 ans ou un siècle on ne pourra plus avoir du cacao », selon M. Coulibaly, secrétaire général de la COPAL, qui a plaidé en particulier pour une aide financière accrue à la recherche, en vue de renouveler les vergers avec de nouvelles variétés végétales résistantes aux parasites. Selon lui, cette aide devrait venir des chocolatiers et des gouvernements des pays producteurs. Ces questions sont mises à l'ordre du jour de la 17e conférence internationale de la recherche sur le cacao qui se tiendra en octobre 2012.

 Source : COPAL

14:47 Publié dans Climat, Développement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/05/2012

Effets du changement climatique sur les ravageurs

En Suisse, le centre de recherche Agroscope a étudié les effets du changement climatique sur le comportement d'un insecte ravageur des pommiers et poiriers, le carpocapse. En partenariat avec MétéoSuisse, les travaux ont consisté à coupler des projections climatiques régionalisées pour 10 sites en Suisse, avec un modèle permettant de prévoir le développement des ravageurs.

Les résultats montrent que ces insectes seront plus nombreux et présents plus longtemps dans les cultures fruitières : développement plus précoce, apparition de générations supplémentaires, meilleures conditions de reproduction.

D'après les chercheurs, il est crucial de développer des stratégies de lutte durables. En particulier, ils mettent en garde sur l'utilisation accrue de pesticides qui pourrait contribuer à l'émergence de populations résistantes. D'après Jörg Samietz, chef du groupe Zoologie d’Agroscope, «davantage d'exploitations fruitières devront se convertir à la confusion sexuelle et la lutte avec les auxiliaires, les adversaires naturels des ravageurs, va prendre de l’importance.»

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Agroscope

15:50 Publié dans 3. Prévision, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/05/2012

Les projections climatiques pour la France en ligne sur le site du MEE

En 2010, le ministère chargé de l'environnement avait confié pour mission au climatologue Jean Jouzel de rassembler l'expertise de la communauté française des sciences du climat afin de fournir une évaluation scientifique des conditions climatiques de la France au XXIe siècle.

Les différents rapports d'expertise sont dorénavant publics. Ils présentent une série de tableaux donnant les valeurs envisagées, selon les deux scénarios d’émissions de gaz à effet de serre et les horizons 2030, 2050 et 2090, pour des paramètres météorologiques simples comme la température ou les précipitations.

Les résultats sont présentés selon un découpage du territoire en cinq grandes zones géographiques, pour chacune des quatre saisons ainsi que pour l’ensemble de l’année. L'un des rapports fournit également des indications sur les débits des rivières, l’élévation du niveau marin et la situation en Outre-mer. Des présentations cartographiques complètent ce rapport.

 Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie


15:47 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook