Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/05/2012

Les projections climatiques pour la France en ligne sur le site du MEE

En 2010, le ministère chargé de l'environnement avait confié pour mission au climatologue Jean Jouzel de rassembler l'expertise de la communauté française des sciences du climat afin de fournir une évaluation scientifique des conditions climatiques de la France au XXIe siècle.

Les différents rapports d'expertise sont dorénavant publics. Ils présentent une série de tableaux donnant les valeurs envisagées, selon les deux scénarios d’émissions de gaz à effet de serre et les horizons 2030, 2050 et 2090, pour des paramètres météorologiques simples comme la température ou les précipitations.

Les résultats sont présentés selon un découpage du territoire en cinq grandes zones géographiques, pour chacune des quatre saisons ainsi que pour l’ensemble de l’année. L'un des rapports fournit également des indications sur les débits des rivières, l’élévation du niveau marin et la situation en Outre-mer. Des présentations cartographiques complètent ce rapport.

 Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie


15:47 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/05/2012

Impacts du changement climatique sur cinq essences d'arbres en France

Pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur les forêts, un partenariat entre l'université Paris-Sud, l’INRA, le CNRS, le CEA, AgroParisTech et l’université Joseph Fourier (Grenoble) a permis de comparer les résultats de huit modèles de croissance des arbres sur cinq essences forestières dominantes en France.

Les résultats montrent que les arbres des plaines de l'ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d'ici 2050. Le changement climatique compromettra l'avenir de certaines essences en plaine, comme le pin sylvestre.

L'un des intérêts scientifiques de ce type de travail est de mettre au jour les incertitudes, c'est-à-dire les tendances sur lesquelles les modèles divergent. Ainsi, les projections sur les feuillus sont marquées par de fortes incertitudes, liées à l'incapacité des modèles à tenir compte convenablement de l'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère.

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Ecology Letters

15:48 Publié dans 3. Prévision, Climat, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/05/2012

Bilan environnemental des circuits courts alimentaires de proximité

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe) a publié un avis sur les circuits courts alimentaires de proximité. Ces derniers se caractérisent par de la vente directe ou avec un intermédiaire, et par une distance limitée entre le lieu de production et celui de consommation.

 L'Ademe souligne que si l'on considère l'ensemble du cycle de vie du produit, la diversité des circuits courts de proximité ne permet pas « d'affirmer que les circuits courts présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, notamment en matière de consommation d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre (GES) ». Plusieurs facteurs expliquent ces différences :

  • Saisonnalité des produits

Les aliments importés de régions ou pays où ils sont cultivés en plein air peuvent consommer moins d'énergie et rejeter moins de GES que des produits cultivés localement mais hors-saison et dans des serres chauffées (y compris en incluant le transport).

  • Logistique du transport

Même si les produits commercialisés en circuits courts parcourent moins de distance, l'énergie consommée et les émissions de GES, ramenées à la tonne produite, peuvent être plus importantes pour les circuits courts. En effet, les poids lourds et cargos transocéaniques peuvent transporter les produits sur des distances plus longues que des camionnettes individuelles, pour un impact GES équivalent. Cet effet est amplifié lorsque la logistique n'est pas optimisée (camionnettes peu remplies et revenant à vide), ou lorsque les consommateurs doivent se déplacer davantage en cas de dispersion des points de vente.

 En revanche, les circuits courts permettent de réduire les déchets et de recycler/consigner les emballages des produits. En outre, ils recourent moins aux procédés de conservation (stockage au froid, fortement émetteur de GES).

 Ainsi, il apparaît indispensable d'accompagner les acteurs vers de bonnes pratiques : favoriser la production/consommation de produits de saison, et optimiser la logistique (adéquation moyen de transport/volume transporté, optimisation du circuit de livraison, remplissage du camion, etc.).

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : ADEME

15:07 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2012

Expérimentation de l’affichage environnemental sur les produits agro-alimentaires : premier retour d’expériences

Le principe de la mise à disposition auprès des consommateurs des caractéristiques environnementales des produits de consommation courante a été acté lors du Grenelle de l’Environnement. Cette nouvelle information devrait permettre aux consommateurs d’intégrer une composante environnementale au moment de l’acte d’achat, tout en permettant à l’ensemble de la chaîne de production et de distribution de disposer de nouveaux indicateurs de pilotage spécifiques, et ainsi d’inciter à l’éco-conception des produits.

Depuis le 1er juillet 2011, et pour un an minimum, plus de 160 entreprises de tous secteurs et dont les produits sont vendus en France, participent à une expérimentation nationale d’un tel affichage environnemental. Unique au monde, cette expérimentation vise notamment à évaluer les conditions d’une éventuelle généralisation d’un tel affichage sur une large gamme de produits de grande consommation. Conduite le dernier trimestre 2011 par trois étudiants de l’AgroParisTech, une enquête permet un premier retour d’expériences dans le secteur agro-alimentaire. La synthèse a été publiée par le Commissariat général au développement durable (CGDD).

Les principaux enseignements de cette enquête illustrent la grande variété des indicateurs, supports et formats d’affichage possibles, et témoignent de la forte mobilisation engendrée au sein des entreprises mais également de la relative facilité à obtenir des données environnementales ou à assurer leur traçabilité. Ce premier retour d’expérience indique également de nouvelles collaborations, nées grâce à l’opération, avec des fournisseurs, des distributeurs, voire des entreprises concurrentes. Il rend compte du souhait de la majorité des entreprises participantes de poursuivre dans la voie de l’affichage environnemental, au-delà de la seule période d’expérimentation.

Source : CGDD

Voir aussi : NESE

14:56 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/05/2012

Contenu carbone du panier de la ménagère

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié une synthèse d'une étude co-financée par l'ADEME sur le contenu carbone du panier de consommation courante des Français. Les données proviennent d'un échantillon de 20 000 ménages.

En 2009, chaque Français a acheté en moyenne 700 kg d’aliments, de boissons et de produits de droguerie, parfumerie et hygiène. Ce panier d’achats moyen contenait 1,4 tonne équivalent carbone (eq.CO2). Le contenu eq.CO2 par kg d’achats varie dans un rapport de 1 à 25 environ selon la catégorie de produits. Ainsi, les fruits et légumes constituent 20% du poids du panier et induisent 7% du contenu carbone des achats.

CGDD contenu carbone panier menagere.jpg


Par ailleurs, pour une même catégorie de produits, l'impact carbone peut différer selon le degré de préparation, la provenance ou l'emballage des produits. Ainsi, la moyenne du contenu carbone des légumes frais est inférieure de 35% à celle des légumes en conserves. L'emballage représente 30% du contenu carbone des produits liquides (eaux minérales, boissons gazeuses ou alcoolisées). Des différences existent également entre les catégories socioprofessionnelles.

Source : CGDD

14:52 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/05/2012

Le changement climatique pourrait accroître la volatilité des prix du maïs

Une étude américaine, parue dans la revue Nature Climate Change, tend à démontrer que la variabilité interannuelle des cours du maïs pourrait passer de 43% (pour la période récente 1980-2000) à 200% (dans le pire scenario simulé pour la période 2020-2040). Cette variabilité des prix est calculée en simulant la variation interannuelle des rendements en maïs, elle-même déterminée par les évolutions des conditions météorologiques annuelles (température, précipitations). Pour cela, les chercheurs se sont appuyés sur des données économiques, climatiques et agricoles, et sur des modèles numériques.

La principale originalité de ce travail est l'étude croisée de deux déterminants de la volatilité des prix (toutes choses égales par ailleurs) : (1) le changement climatique et (2) les interactions agro-énergétiques et les politiques énergétiques (en particulier les mandats d'incorportion des biocarburants). L'étude révèle que :

  • le changement climatique pourrait fortement accentuer la volatilité des cours du maïs aux États-Unis (en raison de vagues de chaleur plus nombreuses et plus intenses dans la Corn Belt, première zone de production de maïs dans ce pays);

  • le maintien d'une politique de promotion des biocarburants (mandats d'incorporation) amplifierait encore l'effet du changement climatique sur la volatilité des prix (effet cumulé). À l'inverse, en l'absence de mandats, l'intégration croissante des marchés agricoles et énergétiques pourrait davantage amortir les chocs induits par les aléas (production de biocarburants accrue en cas de rendements élevés, et inversement).

 Les chercheurs soulignent donc la nécessité de considérer les interactions entre politiques énergétiques et marchés agricoles pour s'adapter au changement climatique.

Source : Nature Climate Change

Noémie Schaller et Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

14:52 Publié dans 4. Politiques publiques, Agronomie, Climat, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/04/2012

Regards sur la Terre 2012

Fruit d’une coopération entre l’AFD (Agence française de développement), l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales) et le TERI (The Energy and Resources Institute), Regards sur la Terre décrypte chaque année la complexité des processus qui composent le développement durable. Cette année, l’ouvrage a pour thème Développement, alimentation, environnement : changer l’agriculture ?

regards-terre-2-e4a37.jpg


La première partie dresse le bilan de l’année 2011 : retour sur les dates qui ont marqué l’avancée des connaissances et la construction de l’action dans les domaines du climat, de la biodiversité, des ressources naturelles, de la gouvernance, de l’énergie, de la santé ou du développement ; analyse des événements clés et des tendances émergentes, identification des acteurs majeurs, des enjeux et des perspectives.

Le Dossier 2012 analyse le retour de l'agriculture sur le devant de la scène internationale. Mais si l’évidence d’un besoin d’investissements massifs dans le secteur agricole est aujourd’hui reconnue, d’importantes controverses demeurent. L’agriculture peut-elle être un moteur du développement ? Peut-elle assurer la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui vient de franchir le cap des 7 milliards d’individus ? Comment concilier la production agricole avec les exigences du développement durable ? Un nouveau modèle doit-il être inventé ? Entre intérêt récent des investisseurs, débat sur les modèles de productions inscrits dans des réalités physiques, climatiques, environnementales et sociales, et réflexion sur nos modes de consommation et d’alimentation, l’agriculture, qui cristallise tant les espoirs que les résistances à la mondialisation, est aujourd’hui plus que jamais un enjeu de gouvernance mondiale.

14:53 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/03/2012

Climat et cultures : de nouveaux résultats sur le rôle de la biodiversité et les effets du climat sur les adventices et l'orge

Trois études espagnoles apportent de nouvelles connaissances sur l'effet du changement climatique dans les zones arides. La première, s'intéressant aux effets du changement climatique sur les adventices, démontre que le climat joue un rôle secondaire sur leur présence et leur prolifération dans les cultures céréalières. Les principaux facteurs de développement sont plutôt à rechercher du côté des facteurs endogènes propres à l'espèce.

Une autre étude montre le rôle essentiel de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes en zones arides, notamment en cas d'augmentation des températures. Assurer la biodiversité dans les zones arides est donc un moyen efficace pour maintenir la fertilité des sols et éviter ainsi la désertification.

Enfin, des travaux montrent que l'augmentation de la température n'aura pas forcément d'effet négatif sur la culture de l'orge, car l'augmentation du taux de C02 atmosphérique entraînerait une limitation des pertes en eau de la plante, compensant l'effet des sécheresses.

 Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

Source : ADIT

 

14:50 Publié dans Climat, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/02/2012

Changement climatique : risques pour l'agriculture

Le Defra vient de publier une évaluation des risques liés au changement climatique (Climate Change Risk Assessment, CCRA) déclinée pour 11 secteurs, dont l'objectif est d'informer la politique d'adaptation britannique pour 2012. Cette note résume le volet agricole de l'évaluation.

Les auteurs ont passé en revue une liste de risques potentiels et en ont sélectionné 35, qu'ils ont classé par ordre de priorité. Puis des chiffrages ont été réalisés pour les cultures (évolution des rendements, risque d'inondations, présence de ravageurs, sécheresse, prélèvements d'eau, érosion des sols) et l'élevage (morbidité, production de lait et stress thermique, productivité des prairies), en tenant compte de scénarios médians d'émissions de gaz à effet de serre et démographique, et sans anticiper de nouvelles actions ou politiques d'adaptation. Les résultats sont livrés avec un degré de confiance associé. En termes d'adaptation, le rapport fait apparaître le besoin d'investir dans de nouvelles technologies et techniques pour :

  • améliorer la gestion de l'eau (récupération et stockage de l'eau sur la ferme) et les techniques d'irrigation pendant les périodes sèches ;
  • changer la composition des prairies (variétés à racines profondes ou tolérantes à la sécheresse) ;
  • changer les cycles de production des élevages (introduire des agnelages et vêlages en automne) ;
  • afforester les parcelles agricoles pour fournir de l'ombre aux animaux et des pare-vents pour les cultures.

Le Defra conclut que, même si le changement climatique est davantage un catalyseur qu'un moteur de l'évolution de l'agriculture britannique, il pourrait avoir des effets significatifs à l'avenir. De plus, ses impacts sur l'offre alimentaire globale pourraient avoir des effets indirects sur l'industrie agro-alimentaire. Les agriculteurs, qui ont l'habitude de s'adapter au changement et à l'incertitude, pourraient être davantage perturbés par des effets croissants et en cascade du changement climatique, notamment concernant l'utilisation de l'eau. Certains secteurs comme l'horticulture, très innovants, auront les moyens de s'adapter rapidement aux changements, alors que d'autres auront une moindre capacité d'adaptation. L'information de l'ensemble des acteurs sur les risques potentiels qu'ils encourent est donc cruciale.

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

11:34 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, IAA | Lien permanent | Tags : royaume-uni |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2012

Le sorgho, un substitut au maïs ?

D’après Arvalis, Institut du végétal, le rendement du sorgho grain progresse de 11 % en 2011 par rapport à la moyenne des 5 années précédentes, atteignant les 63 q/ha au niveau national. Ces bons résultats s’observent dans la plupart des régions de production, avec des différences cependant puisque l'Alsace arrive en tête avec 80 q/ha et que le Poitou-Charentes atteint 52 q/ha.

Ainsi, malgré une baisse des surfaces de près de 13 % en 2011 par rapport à 2010, la production française reste quasi stable. De plus, selon les observations d'Arvalis, la faible teneur en tanin (facteur antinutritionnel pour les monogastriques, qui décourageait l'utilisation du sorgho en alimentation animale) se confirme.

Sur 1,5 million de tonnes consommées en Union européenne, seule la moitié a été produite en Europe. Les débouchés sont donc importants, d'autant que les pouvoirs publics français affichent leur volonté de diminuer l’utilisation de l’eau par le secteur agricole : le plan national d’adaptation au changement climatique prévoit de substituer 14000 hectares de maïs par des cultures plus économes en eau. Le sorgho, qui se trouve dans ce cas, pourrait ainsi être un substitut partiel du maïs dans les rotations, ce qui d’ailleurs permettrait de satisfaire les engagements de diversification des assolements, conformément au « verdissement » annoncé du premier pilier de la PAC.

Sources : Lettre des agriculteurs de France n°467

14:13 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Filières agricoles, PAC, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/01/2012

Effets du changement climatique sur l'agriculture européenne

Le changement climatique risque d'avoir des effets très contrastés en Europe, selon une étude du UK Met Office : si le Royaume-Uni pourrait voir 90% de ses terres agricoles gagner en productivité d'ici 2100 et cultiver du blé, du soja et du tournesol, en revanche, 90% de la surface agricole espagnole deviendraient moins propres aux cultures (less suitable for agriculture). L'Italie, quant à elle, deviendrait importatrice nette d'aliments d'ici 2100, les précipitations diminuant jusqu'à 40% dans certaines régions.

Des études détaillées sur les impacts du changement climatique sur les rendements ont été réalisées sur 24 pays : l'Argentine, l'Australie, le Bangladesh, le Brésil, le Canada, la Chine, l'Egypte, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, le Kenya, le Mexique, le Pérou, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud, l'Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Voir aussi la présentation faite lors de la conférence internationale de Durban.

11:01 Publié dans 3. Prévision, Agronomie, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Coûts de l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement

Une étude récente de l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED) a pour objectif d'estimer le coût de l'adaptation au changement climatique (CC) des agricultures des pays en développement (principalement les petits producteurs et l'agriculture de subsistance). Elle s'appuie sur 5 études de cas au Bangladesh, Malawi, Népal, Rwanda et Tanzanie, correspondant à divers systèmes de production et à différentes échelles (village, district, pays).

Ce choix se démarque des méthodes utilisées dans de précédentes études, dans lesquelles les coûts du CC ou de l'adaptation sont chiffrés au niveau global. La limite de cette approche bottom up est qu'elle ne permet pas de comparaison des 5 cas sur la base de critères communs, ni d'extrapolation. L'intérêt est de mettre en évidence la diversité des objectifs de l'adaptation en agriculture : en fonction des systèmes de production, des localités, etc. , les objectifs sont tantôt directement liés à la production agricole, tantôt orientés vers le lien aux marchés. Par conséquent les stratégies varient, ainsi que leurs coûts (voir le tableau, cliquer pour agrandir).

moz-screenshot-1.png


Ces résultats permettent d'observer que les coûts de l'adaptation augmentent d'autant plus que l'échelle d'application des actions est large (du village au pays). D'autre part, ils permettent de faire le lien avec les montants disponibles via les fonds internationaux pour l'adaptation (50 milliards de dollars par an d'ici 2020, que l'agriculture devra partager avec les autres secteurs).

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

10:38 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/01/2012

Première bouteille de vin en papier

La société britannique GreenBottle avait déjà lancé une bouteille de lait fabriquée à partir de papier. Elle vient de mettre au point un conditionnement similaire pour du vin. Elles sont fabriquées à partir de papier, moulées ensuite en forme de bouteille, puis entourées d’une mince couche de plastique. Lorsque la bouteille est vide, le consommateur déchire le film plastique, et la bouteille peut ainsi être recyclée et compostée.

greenbottle.jpg


Elle ne pèse que 55g, soit 10 fois moins qu'une bouteille en verre, ce qui permet de réduire le bilan carbone lors du transport et de diminuer de 10% sur les émissions des gaz à effet de serre par rapport au verre. À l’heure actuelle, ces bouteilles sont produites en Turquie mais une usine devrait très prochainement être créée en Cornouailles. Reste à savoir si les consommateurs sont prêts à accepter cette évolution.

Source : TNS Sofres

10:50 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2012

Des tomates cultivées grâce à l'hydrogène

Au Japon, un partenariat entre l'université de Chiba et la compagnie Tokyo Gaz a donné naissance à un projet de production de tomates à partir du CO2 généré lors de la production d'hydrogène. Le CO2 produit par une station-service à hydrogène est liquéfié, puis transporté dans des cylindres de 160 kg vers les serres du département d'horticulture de l'université de Chiba, à 55 km de là. La récolte issue de ces serres est plus abondante que dans des conditions de culture habituelles : pour une production de 40 kg de tomates par m2 par an dans des conditions normales, l'apport de CO2 permet d'atteindre 50 kg de tomates par m2 par an.

Le projet débutera en décembre 2011, pour une durée d'un an, avec des récoltes trimestrielles.

Tokyo Gaz étudie maintenant la possibilité d'installer des serres à proximité de la station hydrogène.

Source : ADIT BE Japon

10:56 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : japon, f&l |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/01/2012

Commerce agricole et changement climatique

Cette note du Centre du commerce international (CCI, organe hybride entre l'OMC et l'ONU) aborde la question du changement climatique (CC) en agriculture sous un angle original : celui du commerce international des produits agricoles. En réponse aux enjeux posés dans les pays en développement (PED), le CCI prône la libéralisation des échanges : "déployer des efforts concertés pour libéraliser les échanges dans le cadre de règles contribuerait non seulement à réduire les émissions d’origine agricole, mais améliorerait aussi la sécurité alimentaire en lissant les disparités régionales en matière d’accès à l’alimentation".

Lire la suite