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26/01/2011

La Chine investit dans l'agriculture

Selon l'agence de presse Xinhua, le gouvernement chinois devrait investir 15 milliards de dollars dans les cinq prochaines années pour assurer sa sécurité alimentaire. Cette enveloppe sera consacrée à l'achat de machines agricoles, ainsi qu'à la subvention de la production de riz, de maïs et de coton.

Le budget global consacré à l'agriculture devrait augmenter de 10% en 2011.

Le ministère de l’Agriculture chinois annonce que la production de céréales a augmenté de 2,9% en 2010, pour atteindre 546,4 millions de tonnes, dépassant ainsi l'objectif fixé à 500 millions. Les stocks seraient de 200 millions de tonnes. A terme, la Chine souhaite augmenter encore sa capacité de production céréalière annuelle de 10 millions de tonnes.

Cependant, dans le même temps les importations chinoises de céréales ont explosé, ateignant ,selon GTIS, 3,12 millions de tonnes en 2010, soit le double de 2009. Ses fournisseurs principaux sont l'Australie, le Canada, les Etats-Unis et la France. Et d'après une étude de Rabobank, la Chine est en passe de devenir un importateur majeur de maïs, comme il l'est à présent de soja.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)


16:00 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

Scénarios de consommation et terres nécessaires

Les analystes de la Cranfield Business School britannique, à la demande du UK Committee on Climate Change, ont évalué l'impact en termes d'usages des sols et d'émissions de gaz à effet de serre de changements de modes de consommation alimentaire.

Trois alternatives ont été étudiées :

  • une réduction de 50% de la consommation de viande, compensée par une augmentation de celle de produits végétaux;
  • le remplacement de la viande rouge par la viande blanche et une diminution de 75% de la première;
  • une réduction de la consommation de viande blanche de 50%, compensée là encore par les produits végétaux.

Les chercheurs concluent que ces changements de consommation réduiraient, à des degrés variés, la quantité de terres nécessaires à la production, ainsi que les émissions.

 

uk conso terres.jpg

(cliquer pour agrandir)

 

Ils reconnaissent cependant que cette analyse doit être complétée des effets économiques, sociaux et environmentaux d'une réduction de l'élevage.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

L'étude (158 p. et 9 Mo)

10:39 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : royaume-uni, élevage, climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/01/2011

Italie: l'origine des produits alimentaires obligatoire

L'Italie vient de voter une loi rendant obligatoire l'inscription sur l'étiquette du pays d'origine pour les produits non transformés, ou du pays où a eu lieu la dernière transformation importante et dont proviennent les ingrédients pour les produits transformés.

Cette loi devra toutefois encore être validée par la Commission Européenne, mais le ministre de l'Agriculture, Giancarlo Galan, a formé l'espoir qu'elle puisse « servir d'exemple en Europe ».

Les organisations d'agriculteurs et les associations de consommateurs ont salué l'adoption de cette loi qui défend le « made in Italy ».

11:10 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2011

Le petit producteur crée un rayon "responsable"

La société le Petit Producteur lance un « rayon responsable » fruits et légumes dans la grande distribution. L'objectif est de mieux informer le consommateur et rémunérer davantage le producteur. Chaque produit comporte la photo du producteur, son nom et le lieu de culture. 

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Quatre type de produits sont distingués par une couleur spécifique : le rouge pour les produits haut de gamme, le vert pour les produits de l'agriculture biologique, le jaune pour les producteurs en conversion à l'agriculture biologique, et le blanc pour les produits locaux, cultivés à moins de 100 kilomètres des points de vente. Tous ces produits sont rassemblés au sein du rayon « responsable », la société fournissant au magasin l'ensemble des outils de communication inhérents à la mise en place d'une telle démarche. Aux abords directs du rayon, les acheteurs ont en effet accès en libre service à des informations pratiques et des recettes données par les producteurs eux-mêmes afin de  mieux apprécier les qualités et les caractéristiques des produits proposés.

La société travaille actuellement avec 300 producteurs, quatre plateformes Leclerc, Monoprix et Systèmes U, et Carrefour. Elle ne commercialise encore que des fruits et légumes, mais est en train de mette en place une démarche comparable sur le lait.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

10:54 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Territoires | Lien permanent | Tags : bio, distribution |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/01/2011

Les Etats-Unis modifient les menus des cantines

L'USDA, le ministère de l'agriculture américain, propose de nouvelles recommandations alimentaires pour les repas distribués dans les cantines scolaires publiques, réduisant les quantités de sel et de gras, et prévoyant davantage de fruits, de légumes, de pain complet et de lait écrémé. Un déjeuner pour un élève de maternelle qui représentait auparavant 633 calories est ainsi réduit à 550 calories.

C'est la première fois depuis 15 ans que ces recommandations seraient modifées. Il est vrai que 32% des enfants américains âgés de 6 à 19 ans sont en surpoids ou obèses, or, beaucoup d'entre eux consomment près de la moitié de leur ration calorique quotidienne à l'école.

L'USDA met en discussions ces nouvelles recommandations sur le site www.regulations.gov, qui recueillera les commentaires et permettra d'affiner la loi avant son application.

14:26 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

Des innovations pour nourrir la planète

Il est possible de réduire la faim dans le monde, combattre la pauvreté et le changement climatique en se basant sur la petite agriculture durable, d'après une étude du Worldwatch Institute, State of the World 2011: Innovations that Nourish the Planet, publiée avec le soutien de la fondation Bill et Melinda Gates.

stateofworld.jpg


Les auteurs estiment qu'au lieu de produire davantage pour répondre aux besoins croissants de la population mondiale, la sécurité alimentaire serait atteinte de manière plus efficace en encourageant l'auto-suffisance ainsi que la réduction du gaspillage et des pertes, que ce soit dans les pays développés ou dans les pays en développement. L'agriculture biologique est décrite comme plus résiliente face au changement climatique.

Le livre se base sur de nombreuses études de cas et exemples d'innovations en la matière, qu'il s'agisse d'agriculture urbaine, de jardins scolaires ou encore d'irrigation.

On peut retrouver ces exemple sur le blog Nourishing the Planet.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

12:08 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2011

Sécurité alimentaire en Chine demain

 La Chine a accompli des progrès économiques et sociaux remarquables au cours des trois dernières décennies, sortant plusieurs centaines de millions de personnes de la pauvreté et faisant progresser la sécurité alimentaire sur son territoire. Cependant, "la réduction continue des surfaces arables et la dégradation massive des sols menacent la capacité du pays à maintenir les niveaux actuels de production agricole. Et le fossé croissant entre zones rurales et urbaines constitue un défi majeur pour le droit à l’alimentation de la population", a déclaré le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, à l’issue de sa mission en République populaire de Chine.

Au cours de sa mission, le Rapporteur spécial s’est également penché sur la question de l'accaparement des terres, sur la situation des éleveurs nomades dans les provinces occidentales et dans les régions autonomes, sur la dimension nutrition du droit à l'alimentation et sur la gestion transparente des questions de sécurité alimentaire par les autorités. Sur base de cette mission en Chine, il présentera un rapport au Conseil des droits de l'homme en 2011.

Les conclusions préliminaires de la mission (6 p.)

Voir aussi la publication du CEP (Centre d'études et de prospective)

15:51 Publié dans Alimentation et consommation, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

Mesure du gaspillage aux Etats-Unis

Dans le cadre de la revue des consommations alimentaires et donc des besoins de production agricole, un travail d'ajustement des pertes et gaspillages alimentaires vient d'être effectué par l'USDA.
Il apparait que les chiffres de pertes et gaspillages couramment utilisés sont surestimés pour certains produits (produits à base de viande), et sous-estimés pour d'autres (produits laitiers, les graisses et sucres ajoutés). Le résultat est que les Américains ont une ration journalière moyenne "réelle" de 2614Kcal/j

En poids de produits jetés, la différence entre les anciennes estimations et les nouvelles correspond à 7,7kg de produits alimentaires jetés en plus par an (soit l'équivalent de la totalité de ce que les ménages francais jetent par an comme produits emballés non consommés selon l'ADEME).
Toutes les statistiques de consommation sur les séries longues vont être recalculées pour comparaison.

Annie Soyeux, CEP (Centre d'études et de prospective)

13:28 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/01/2011

Une application smart-phone pour réduire le gaspillage alimentaire

Une nouvelle application smart-phone a été développée afin de réduire le gaspillage : « Consume within » (à consommer avant »). Elle a été développée par le Caparo Innovation Centre (CIC) en partenariat avec l'université de Wolvehampton.

Ls utilisateurs peuvent photographier les aliments et indiquer où ils les conservent (frigo, congélateur ou plaquard). Des alertes quotidiennes les préviennent ensuite de l'imminence de l'expiration de tel ou tel produit.

consume within.jpg

Andrew Pollard, du CIC, estime que le gaspillage est un vrai défi au Royaume-Uni où il coûte 830 livres sterling par an à chaque famille et où 8,3 millions de tonnes de nouriture sont jetées tous les ans par les ménages. L'application peut également être utile pour les restaurants.

18:27 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/01/2011

Etiquette carbone pour le vin

Le premier vin certifié par l'agence britannique Carbon Trust, qui certifie les entreprises engagées dans une réduction de leur empreinte carbone, est néo-zélandais. Le Mobius Marlborough, un Sauvignon blanc de ce pays, affiche en effet sur ses bouteilles la quantité de CO2 par verre, selon une estimation qui prend en compte les processus de fabrication, de mise en bouteille, de réfrigération mais aussi de transport.

Ce chiffre varie donc en fonction de l'endroit où la bouteille est vendue : pour les bouteilles commercialisées dans le pays, l'étiquette mentionnera 140 grammes de CO2/verre, mais pour celles vendues en Australie 190 g et pour celles exportées en Europe encore davantage.

 

 

Carbon-Wine.jpg

Les ventes des produits labellisés par le Carbon Trust atteignent désormais près de 2,5 milliards d'euros par an. Outre le vin néo-zélandais, le Carbon Trust vient aussi de calculer l'empreinte carbone d'une huile d'olive australienne.

En France, le ministère de l’Écologie vient de lancer un appel à candidature pour l’expérimentation nationale de l’affichage des caractéristiques environnementales des produits.

11:01 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2011

Obésité : pistes de recherche

Mme Brigitte Bout a fait, au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, un rapport sur l'organisation de la recherche et ses perspectives en matière de prévention et de traitement de l'obésité.

L'un des objectifs de ce rapport est de mieux connaître les déterminants de l'obésité pour mieux l'appréhender. Par ailleurs, il se focalise sur l'organisation et les apports de la recherche en matière de prévention et de traitement de l'obésité. En effet, aujourd'hui, l'obésité est une maladie que l'on ne sait pas guérir par les thérapies traditionnelles. Pourtant, il existe des pistes de recherche prometteuses qui pourraient conduire, à moyen terme, à un traitement efficace.

Ce rapport dresse un inventaire des données scientifiques à prendre en compte pour mener une politique de prévention plus efficace, et propose les orientations stratégiques indispensables pour lutter avec succès contre l'obésité.

14:22 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/12/2010

Sécurité alimentaire mondiale et changement climatique : scénarios à 2050

L'IFPRI (International Food Policy Research Institute) publie de nouveaux scénarios sur la sécurité alimentaire mondiale à l'horizon 2050 face au défi du changement climatique.

IFPRI-foodsecurity.jpg

Dans la lignée de son rapport de 2009 Climate Change: Impact on Agriculture and Costs of Adaptation, cet exercice ne repose plus sur un scénario tendanciel mais sur trois combinaisons d'hypothèses concernant l'évolution des revenus et de la population par grandes régions du monde (un scénario « moyen », un scénario pessimiste et un scénario optimiste).

Chacun de ces trois scénarios peut être soumis à quatre scénarios climatiques plausibles, plus un scénario « d'atténuation » climatique (soit la continuation du climat actuel).

La combinaison des deux sets de scénarios débouche donc sur 15 scénarios d'ensemble, caractérisés par trois grands indicateurs : les prix des principales céréales, le nombre moyen de calories consommées par jour et par habitant, le nombre d'enfants souffrant de malnutrition.

Le rapport indique que d'ici à 2050, les prix du maïs pourraient augmenter de 42 à 131%, ceux du riz de 11 à 78%, ceux du blé de 17 à 67%, selon le scénario considéré.

 Des cartes interactives permettent de visualiser l'évolution de plusieurs indicateurs par pays

 La synthèse (8 p.)

 L'étude (140 p.)

15/12/2010

Perception des risques liés à l'alimentation en Europe

L’enquête Eurobaromètre sur la perception des risques associés à l’alimentation par les consommateurs a été commanditée par l’EFSA. C’est la seconde recherche de ce type réalisée sur une période de 5 ans. Les objectifs de cette enquête étaient de comprendre les inquiétudes des consommateurs à l’égard des aliments et des risques associés à la chaîne alimentaire et de déterminer le niveau de confiance que les consommateurs placent dans les autorités publiques en ce qui concerne les questions liées à la sécurité des aliments.

Il en ressort que la majorité des Européens associent l’alimentation et le fait de manger avec le plaisir. Les consommateurs préoccupés par d’éventuels risques associés aux aliments ont davantage tendance à s’inquiéter de la contamination chimique des aliments que de la contamination bactérienne ou de questions liées à la santé ou à la nutrition.

Rapport

Résumé

Fiche France

 

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Le gouvernement chinois veut lutter contre la hausse des prix agricoles

Le gouvernement chinois a fait savoir son intention de mettre en place une politique de contrôle des prix alimentaires. En effet, l'inflation augmente beaucoup dans ce pays et les denrées alimentaires sont particulièrement touchées : le coût moyen de 18 variétés de légumes de base a augmenté de 62% en un an dans plus de 36 grandes villes.

Pour tenter de remédier à cette augmentation des prix, le gouvernement chinois a décidé différentes mesures :

- Un encadrement rigoureux des prix agricoles et alimentaires pour éviter toute volatilité extrême qui ne correspondrait pas aux fluctuations « naturelles » observées sur les marchés agricoles.

 - Des mesures de déstockage en puisant dans les réserves nationales. Ainsi, depuis la fin du mois de septembre, 62 400 tonnes de porc et 410 000 tonnes de sucre ont déjà été introduits sur les marchés.

 - Des mesures monétaires par une appréciation des taux directeurs pratiqués par la Banque centrale chinoise de manière à freiner l'afflux de liquidités et des investisseurs sur les marchés agricoles.

 - Des mesures financières par une appréciation « modeste » du yuan visant à accroître le pouvoir d'achat des consommateurs chinois pour acheter des produits agricoles et alimentaires renchéris.

 Ceci montre que la volatilité et l'inflation des prix agricoles et alimentaires sont aujourd'hui au cœur des préoccupations des grandes puissances agricoles.

Source et commentaire : Momagri

25/11/2010

100 questions pour l'avenir de l'agriculture

Une équipe de 55 experts de l’agriculture et de l’alimentation du monde entier ont, à la demande du Foresight britannique, élaboré un travail en commun inédit. Ensemble, ils ont dressé le  panorama des questions les plus importantes auxquelles l’agriculture devra répondre. Elles ont été formulées pour obtenir des réponses concrètes, en termes de programme de recherche et de réponses politiques.

Pour l’heure, les questions sont classées en 4 sections : les ressources naturelles, les pratiques agronomiques, le développement agricole, marchés et consommation.

Un rapport sur les enjeux complets de ces questions devrait être diffusé dans le courant de l’année 2011.