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10/04/2015

La sécurité sanitaire des aliments face au changement climatique

Food Research International a publié un numéro spécial sur les risques sanitaires alimentaires et les impacts attendus du changement climatique. L’éditorial rédigé à cette occasion propose un tour d’horizon intéressant sur cette problématique, mettant en perspective les articles de ce numéro au regard de la littérature existante.

Dans un premier temps, une recherche bibliographique sur Scopus (base de données d’articles publiés dans des revues à comité de lecture) avec les expressions « climate change » et « food safety » (ou « food chemistry ») met en évidence la relative nouveauté de ce sujet interdisciplinaire (33 publications en juillet 2014, contre 20 en 2010). L’éditorial montre aussi l’évolution des connaissances sur ce sujet via les travaux cités dans les derniers rapports du GIEC, des informations de plus en plus nombreuses mais jugées limitées (peu de résultats de terrain ou d’analyses quantitatives par exemple).

Puis, des impacts attendus du changement climatique sont développés dans l’éditorial : maladies d’origine alimentaire et micro-organismes, mycotoxines, ainsi que nuisibles et usages de pesticides. Sur ce dernier point, une revue de la littérature scientifique est proposée, qui conclut à une utilisation potentiellement accrue de pesticides (doses, fréquences, volumes et diversité des produits appliqués). De plus, le changement climatique augmenterait la volatilité et la vitesse de dégradation de ces pesticides.

Au-delà de ces conclusions essentiellement qualitatives, ce numéro considère aussi des approches quantitatives (analyse statistique et études de terrain). Il est complété par des travaux mobilisant des scénarios climatiques afin d’évaluer les impacts des évolutions du climat sur la distribution des mycotoxines (en Espagne et en Belgique), des toxines paralysantes des algues (PSP) ou encore du Vibrio parahaemolyticus dans les huîtres. Un article présente également les résultats d’une étude Delphi sur les stratégies d’adaptation pour garantir une sécurité sanitaire des aliments dans le temps long.

Nombre d’articles de cette livraison de Food Research International sont issus des travaux réalisés dans le cadre du projet européen Veg-i-Trade, centré sur les produits frais, lancé en 2010 pour une durée de 4 ans et financé par le septième programme-cadre européen (2007-2013) pour la recherche et le développement technologique.

Élise Delgoulet, Centre d’études et de prospective

Source : Food Research International

10/03/2015

Le gouvernement écossais entreprend de moraliser le commerce des animaux exotiques

Richard Lockhead, Cabinet Secretary for Rural Affairs and the Environment du gouvernement écossais, a récemment diligenté un examen des modalités de commerce des animaux exotiques sur son territoire. Il a commissionné à cette fin des organisations vétérinaires, des biologistes et des organismes de protection animale, parmi lesquelles l’association OneKind.

Le marché européen des animaux exotiques concerne actuellement des millions d’animaux sauvages importés chaque année, répartis entre plus de 1 000 espèces (mammifères, oiseaux, invertébrés, reptiles et amphibiens, poissons). Si une grande partie de ce commerce est destinée aux parcs zoologiques, il existe également un marché, parfois illégal, touchant les particuliers. En effet, le choix d’un animal de compagnie d’origine exotique est une tendance constatée dans les pays occidentaux.

L’importation de ce type d’animaux peut constituer une menace à plusieurs niveaux : pour la santé et le bien-être de ces animaux, dont les besoins physiologiques ne sont pas forcement pris en compte par leurs propriétaires, mais aussi pour les animaux domestiques autochtones et la santé humaine.

Il apparaît de ce fait important de renforcer les mesures prévues par la législation actuelle, notamment en ce qui concerne le commerce d’animaux non-domestiques sur Internet, lequel échappe souvent aux contrôles et propose, avec peu de garanties, une gamme d’animaux exotiques très divers (singes, hérissons pygmées, ratons laveurs, iguanes, caméléons, tortues, boas, pythons, etc.). Ainsi, alors que le dispositif actuel repose sur des listes négatives d’espèces interdites, définies notamment par la Convention de Washington, l’association OneKind propose de fixer une liste positive des animaux pouvant être détenus comme animaux de compagnie.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : The Scottish Government

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07/01/2015

Consultation publique de l’EFSA sur le bien-être des vaches laitières dans les exploitations de petite taille

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a lancé mi-décembre dernier une consultation publique dans le cadre de l'examen des conditions de vie des vaches laitières dans les exploitations de petite dimension. Cette consultation à laquelle participent, outre les pays de l'Union européenne, la Norvège, la Suisse, l'Islande et le Monténégro, donnera lieu en 2015 à un avis scientifique.

Cette démarche, justifiée notamment par les préoccupations des consommateurs quant aux conditions de production, s'inscrit dans une série d'enquêtes de l'EFSA sur le bien-être en productions animales.

Répartition de la population de vaches laitières entre les pays concernés par la consultation

enquete-efsa.jpg

Source : EFSA

Source : EFSA

 

15:42 Publié dans Protection des végétaux et des animaux | Lien permanent | Tags : efsa, bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/12/2014

Découverte d’une protéine aux propriétés antibiotiques bactéricides

Des chercheurs de l’Institut de microbiologie de l'École Polytechnique Fédérale de Zurich ont découvert une protéine aux propriétés antibiotiques bactéricides, la copsine, dans le champignon Coprinopsiscinerea.

Le mécanisme d’action de cette protéine, particulièrement stable et capable de se maintenir plusieurs heures à 100 °C, serait lié à sa capacité à se lier aux lipides constitutifs de la paroi bactérienne et à détruire ainsi la bactérie.

Structure tri-dimensionnelle de la copsine

copsine.jpg

Source : Essig A et al. JBC 2014

Pour Markus Aebis, qui a dirigé les travaux, l’intérêt potentiel principal, au-delà d'une éventuelle utilisation en thérapeutique, serait de savoir comment ces antibiotiques naturels ont pu garder une activité pendant des millions d’années alors que certains antibiotiques, utilisés depuis seulement quelques décennies, deviennent inactifs. Les structures végétales de type moisissures semblent avoir un code génétique interne leur permettant d’utiliser ces substances sans induire de résistance. Décoder cette instruction serait un sujet de recherche important.

Les applications potentielles de la copsine sont d'ores et déjà enregistrées et protégées par un brevet. Ainsi, une valorisation serait envisageable en industrie alimentaire. En effet, la copsine se révèle efficace contre la bactérie listeria, à l'origine d’intoxications alimentaires dues à la consommation d'aliments non traités par la chaleur (fromages au lait cru et viandes séchées).

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : École Polytechnique Fédérale de Zurich

 

10/12/2014

La santé des abeilles : la surveillance aujourd’hui, les perspectives pour demain

Un colloque organisé le 9 décembre par l’ANSES a fait un bilan sur la santé des abeilles et ses conséquences environnementales.

Lors de ce colloque, un point d'actualité (cf. dossier du participant) a été présenté sur le programme européen EPILOBEE, programme de surveillance des mortalités d'abeille mis en œuvre dans 17 États membres, et surle programme MUST-B de l'EFSA, chargé de l'évaluation du risque des facteurs de stress multiples vis-à-vis des abeilles, ces deux programmes étant articulés.

Par ailleurs, un temps a été consacré à un nouveau danger qui menace les colonies d'abeilles européennes. Franco Mutinelli, de l'Institut expérimental zooprophylactique de Vénétie, a fait la chronologie de l'infestation de ruchers italiens par Aethina Tumida, le petit coléoptère de la ruche (small heeve beetle), depuis la première détection en Calabre le 5 septembre 2014. La progression du parasite atteint depuis novembre la Sicile. Les territoires touchés ont été mis sous surveillance sanitaire et le commerce d'abeilles, bourdons ou produits de la ruche non transformés est interdit.

 Zones touchées en Italie par Aethina Tumida, au 01/12/2014

italie.jpg

Source : Anses

Le coléoptère Aethina Tumida peut se multiplier abondamment dans les colonies infestées où il se nourrit du couvain, du miel et du pain d'abeille. Dans certains cas, l'infestation peut conduire à la destruction des cadres. Les excréments du coléoptère entraînent la dégradation et la fermentation du miel. Ainsi, des infestations importantes peuvent entraîner la mort de la colonie ou la désertion des abeilles. Aux États-Unis, l'arrivée du petit coléoptère des ruches a occasionné des pertes de production importantes. En Europe, il y avait déjà eu un cas en 2004 au Portugal, rapidement circonscrit.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Lien : Anses

 

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01/12/2014

Une encyclopédie en ligne des ravageurs et auxiliaires de plein champ

Le bureau de développement de l'agriculture et de l'horticulture du Royaume-Uni a publié une encyclopédie de plus de 200 ravageurs et auxiliaires de plein champ. Ces derniers y sont décrits, ainsi que leur nuisibilité ou utilité, et les moyens de les limiter ou de les favoriser (en grandes cultures principalement). L'ouvrage, accessible en ligne, fournit des clés d'identification des stades larvaires, des seuils d'intervention, des descriptions des cycles de reproduction, etc. L'encyclopédie n'est disponible qu'en anglais mais les noms latins des espèces permettent de trouver la traduction française.

Source : AHDB Agriculture & Horticulture Development Board

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12/11/2014

Rapport de l’OCDE sur l’utilisation des antimicrobiens en élevage

Publié en octobre, le rapport sur La résistance aux antimicrobiens : utilisation des antimicrobiens dans l'élevage de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), fait suite à une étude soutenue par la Suède et encouragée par d'autres États membres, dont la France et les Pays-Bas.

Ce rapport présente les caractéristiques des risques liés aux antibiorésistances en médecine humaine ou animale, et distingue les antimicrobiens utilisés en tant que médicaments de ceux utilisés comme promoteurs de croissance. Cette dernière utilisation est interdite depuis le 1er janvier 2006 dans l’Union européenne, mais est encore pratiquée dans les pays tiers (dont les États-Unis). Les incertitudes et inégalités entre pays dans le domaine de la consommation d'antimicrobiens sont également pointées : de fortes disparités persistent dans l'évaluation de cette consommation en tant que médicaments vétérinaires (dispositifs performants en France, au Royaume-Uni, au Danemark et en Suède, procédures de comptage aux États-Unis et au Canada, mais peu de données pour la plupart des pays en développement).

Le rapport aborde également les aspects économiques qui, souvent, sont devancés par les enjeux de santé. Le cabinet conseil Vetnosis, spécialisé en santé animale et médicament vétérinaire, évalue le marché mondial annuel du médicament vétérinaire à 22 milliards de dollars, ce chiffre ne pouvant être garanti compte tenu des divergences de distribution entre régions. Par ailleurs, les impacts économiques mondiaux des antibiorésistances ne sont pas aisés à quantifier. Or, le recours aux antimicrobiens en élevage peut, dans certains cas, donner lieu à un dilemme entre le gain à court terme (résultant d'une croissance pondérale et d'une productivité accrues) et les coûts à long terme résultant des risques d'antibiorésistance. Les modalités d'utilisation doivent donc faire l'objet d'un compromis à l’échelle de l’élevage.

Le travail autour de ce thème majeur se poursuit au sein de l'OCDE et devrait donner lieu, en fin d'année 2015, à une conférence internationale sur le sujet, qui réunira les experts des gouvernements afin de clarifier les positions et intérêts des pays membres de l’organisation sur cette question. La question de l'impact sur les antibiorésistances de l'utilisation des antimicrobiens en élevage est un enjeu de santé publique fort. Ainsi, le présent rapport cite notamment l'OMS en précisant qu'à l'échelle mondiale, on utilise plus d'antimicrobiens pour traiter des animaux en bonne santé que pour traiter des humains malades.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : OCDE

30/10/2014

Analyse de sédiments pour retracer les usages des pesticides

L'édition de novembre de la revue du PNAS rapporte une rétrospective (environ 100 ans) des traitements en herbicides, fongicides et insecticides, réalisée par des laboratoires français et suisse, à l’échelle d’un bassin versant viticole. Pour ce faire, les auteurs ont recouru à l’analyse des sédiments lacustres. Ces recherches ont permis de reconstruire les chroniques d'apparition de nouvelles molécules, leurs usages et aussi leurs interdictions d'application. L’originalité de ce travail, selon ses auteurs, tient dans l’analyse de long terme du stockage des pesticides, retenus dans les sols agricoles par exemple, mais aussi dans l'étude des transferts dynamiques de ces molécules (soit comment les changements de pratiques ou de conditions environnementales peuvent libérer des molécules autrefois stockées dans les sols). Par exemple, le recours au glyphosate, qui est associé à une érosion accrue des sols, a conduit à un relargage dans l’environnement de DDT, molécule rémanente et anciennement stockée dans les sols.

Source : PNAS

04/09/2014

Découverte des bases génétiques de la résistance des insectes au coton Bt

Dans un article de la revue Plos One, des scientifiques ont révélé les mécanismes génétiques à l'origine de la résistance de certains insectes au coton Bt, qui secrète lui-même une ou plusieurs toxines insecticides Bt (Bacillus thurigensis) – voir à ce sujet le billet de mai 2013 de ce blog. L'étude a porté sur le ver rose du cotonnier (Pectinophora gossypiella) en Inde, où les populations de ce ravageur sont devenues résistantes. Les chercheurs ont testé l'hypothèse selon laquelle ces insectes étaient devenus résistants à la toxine Bt selon les mêmes mécanismes génétiques que ceux précédemment observés en laboratoire aux États-Unis.

Les résultats ont finalement montré que la résistance des insectes en Inde était associée au même gène codant pour une protéine cadhérine (protéine transmembranaire), mais que les différentes « versions » de cette protéine étaient étonnamment plus nombreuses que celles repérées en laboratoire aux États-Unis. Les chercheurs ont découvert que la diversité de ces protéines était due à un mécanisme génétique appelé « épissage alternatif ».

Ce mécanisme génétique permet d'obtenir, à partir d'un même brin d'ADN, de très nombreux variants de protéines et de générer l'apparition de résistances à certaines toxines. La compréhension des mécanismes selon lesquels les insectes deviennent résistants au coton Bt devrait ainsi ouvrir la voie à l'élaboration de stratégies pour retarder l'apparition de telles résistances.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : University of Arizona

09:45 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Protection des végétaux et des animaux | Lien permanent | Tags : coton |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/08/2014

La Commission européenne enquête sur les marchés commerciaux des carnivores domestiques

C'est une étude de grande ampleur que la Commission européenne (Direction Générale Santé et protection du consommateur) effectue actuellement sur les pratiques commerciales relatives aux chiens et chats domestiques sur le territoire de l'Union. Douze États membres y sont associés sur la base de l'importance de leurs populations de chats et chiens, et des flux commerciaux : France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Pologne, Hongrie, Roumanie, Suède et Slovaquie.

L'objectif de cette enquête, qui concerne essentiellement les éleveurs, professionnels ou amateurs, et les revendeurs, est de vérifier le respect des conditions de bien-être animal et de prévenir les risques pour la santé publique ou animale. Les conclusions sont attendues en 2015.

Source : Commission européenne

09:10 Publié dans Protection des végétaux et des animaux | Lien permanent | Tags : dgsanco, animaux domestiques, bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/07/2014

Mise au point du contrôle génétique de l'un des principaux insectes parasites chez le mouton

Lucilia caprina, surnommée la « mouche à viande du mouton australien », est l'un des insectes ravageurs les plus redoutés en Australie et en Nouvelle-Zélande. L'insecte se nourrit des chairs de l'animal vivant et peut ainsi entraîner sa mort.

L'équipe de Max Scott, professeur d'entomologie à l'université d'État de Caroline du Nord, travaille sur la modification génétique d'une lignée de Lucilia caprina femelles pour les rendre dépendantes à des antibiotiques de type tétracyclines. Le gène de dépendance antibiotique est en effet lié au sexe et ne concerne que les femelles : celles-ci meurent au stade de larve ou de pupe, avant d'atteindre l'âge adulte et donc sans avoir eu le temps de pondre.

Le caractère vital de la présence d'antibiotique a été démontré par des expériences au cours desquelles 100% des mouches femelles mouraient en cas de carence en tétracycline. Par ailleurs, l'un des effets secondaires inattendus mais positifs de la protéine de marquage du gène modifié est la couleur écarlate qu'elle donne aux larves femelles, permettant de les distinguer des mâles.

Des applications de cette méthode sont également à l'étude chez d'autres insectes ravageurs, comme la drosophile ou la lucilie bouchère (Cochliomyia hominivorax), insecte prédateur redoutable. Cette technique peut compléter la technique du « mâle stérile » fréquemment utilisée depuis presque 40 ans dans la lutte contre les parasites, mais d'un coût économique très important.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Science Daily

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24/06/2014

L’Anses publie son évaluation des risques d’émergence d’antibiorésistances en santé animale

L'Anses, qui s'était auto-saisie en mars 2011 de la question des risques d’émergence d’antibiorésistances liés aux modes d’utilisation des antibiotiques en santé animale, a récemment publié son rapport.

L'Agence recommande un usage plus économe des antibiotiques en santé animale, notamment un abandon progressif de l'usage préventif, et des utilisations strictes pour les antibiotiques de dernière génération, qui devraient être réservés à des situations particulières et, à tout le moins, à des traitements de deuxième intention. Le recours à des outils de diagnostic est cité comme une piste pour cibler un antibiotique précis et optimiser les traitements. Enfin, l'importance de la bonne organisation de l'élevage et de la biosécurité est mise en avant, notamment pour l'alimentation des animaux et l'hygiène des locaux, sans oublier les critères génétiques de robustesse.

Source : Anses

23/06/2014

Évolutions de la population vétérinaire aux États-Unis, de 1990 à 2010

Au cours des vingt dernières années, les modes d'exercice de la profession vétérinaire aux États-Unis ont connu des changements notables. Une étude publiée par le Center for Agricultural and Rural Development (université de l'Iowa) montre que la population des vétérinaires a augmenté proportionnellement plus que la population générale et s'est fortement féminisée. Il est constaté une préférence marquée pour l'exercice urbain, centré sur les animaux de compagnie ou de sport, et un désintérêt (voire une aversion) pour l'exercice rural, et ce principalement pour la filière porcine. Cette tendance est surtout notable chez les vétérinaires femmes.

Source : Center for Agricultural and Rural DevelopmentIowa State University

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Une aide au secteur canadien porcin pour s'adapter aux demandes du consommateur

Le gouvernement canadien a annoncé, fin mai, des mesures pour aider l'industrie du porc à répondre aux attentes des consommateurs, et contribuer à améliorer sa compétitivité économique. Via la grappe porcine canadienne de recherche et développement Swine Innovation Porc,13 millions de dollars sont ainsi destinés à des équipes de recherche qui travailleront sur la résistance aux maladies, le bien-être animal et la valeur nutritionnelle des produits.

Il convient de rappeler que le Canada est touché depuis plusieurs mois par l'épizootie de diarrhée épidémique porcine, maladie dont les conséquences sanitaires et économiques sont très importantes (voir précédent billet sur ce blog d'avril 2014).

Source : Gouvernement du Canada

21/05/2014

Le premier rapport de l'Organisation mondiale de la santé sur l'antibiorésistance

L'OMS a publié le 30 avril 2014 son premier rapport sur l'antibiorésistance, issu de données de 114 pays. À cette occasion, Keiji Fuguda, sous-directeur général pour la sécurité sanitaire, a rappelé l'importance de cet enjeu international : le monde pourrait être confronté à une « ère post-antibiotique », impliquant, comme à l'époque « pré-antibiotique », que des infections bénignes puissent être fatales, faute d'antibiotique efficace.

Si le rapport estime prioritaire le risque direct pour la santé humaine, il ne néglige pas pour autant le risque pour la santé animale : ce risque doit être perçu en tant que tel, mais aussi et surtout en tant que facteur aggravant de la problématique « santé humaine ». Le phénomène d'antibiorésistance de germes animaux entraîne des baisses de production alimentaire consécutives aux maladies animales difficilement traitées, mais il peut surtout donner lieu à des transferts de résistances à l'homme, via la chaîne alimentaire ou le contact homme-animal. Keiji Fuguda signale également les lacunes de connaissance existantes sur les mécanismes de transferts inter-espèces.

Par ailleurs, le rapport souligne l'importance de la surveillance organisée des antibiorésistances chez les principales bactéries en cause. Or, si cette surveillance est bien rodée en Union Européenne et dans la plupart des pays occidentaux, il est préoccupant de constater un manque de données en provenance des régions du monde où les risques liés à l'antibiorésistance sont majeurs.

Enfin, pour pallier l'absence d'antibiotiques nouveaux depuis le début des années 1990, le rapport propose qu'une collaboration entre gouvernements et laboratoires pharmaceutiques soit envisagée pour encourager la recherche.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : OMS