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05/07/2019

La mutation des ports de pêche bretons dans un contexte de mondialisation

Dans un article publié sur Géoconfluences, J.-R. Coliou dresse un panorama des transformations des ports de pêche bretons depuis 1950. Il montre que la mondialisation a rendu obsolète la pêche reposant sur une ressource peu éloignée du port, exploitée par une main-d’œuvre familiale et transformée localement. L'auteur met en évidence la recomposition des flux de produits, la raréfaction de la ressource proche ayant conduit à exploiter des pêcheries plus distantes. Dans le même temps, mareyeurs et transformateurs ont diversifié et internationalisé leurs approvisionnements. Il évoque ensuite la diminution de la main-d’œuvre familiale et le recours croissant à des salariés, souvent étrangers. Cette internationalisation s'observe aussi du côté des capitaux, nombre d'entreprises portuaires ayant aujourd'hui un actionnariat étranger. Au total, le port n'est plus l'interface entre la pêcherie d'avant-pays et l’arrière-pays, mais une plate-forme insérée dans une économie globalisée.

Source : Géoconfluences

13:23 Publié dans Mondialisation et international, Pêche et aquaculture, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : bretagne, ports, pêche |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/03/2019

Paradoxe de la modernisation : le productivisme agricole et ses critiques en Bretagne (1990-2010)

Dans la revue Politix, C. Lemieux (EHESS) s'intéresse aux conflits sociaux autour de l'élevage porcin. Il s'appuie sur des observations ethnographiques et des entretiens réalisés entre 2006 et 2009, dans trois départements de Bretagne, avec des éleveurs, des syndicalistes agricoles, des habitants, des militants écologistes, des agents de l’État et des élus locaux.

En premier lieu, l'article décortique les transformations de la morphologie sociale de la région, la rurbanisation enclenchant une lutte entre agriculteurs et néo-habitants pour la maîtrise foncière et politique du territoire. Il montre comment, à l'occasion des procédures d'enquête publique sur les installations d'élevage, les différenciations entre groupes s’effacent au profit d’une simplification extrême de l’espace social, réduit à l’opposition entre urbains et ruraux. Ce clivage « en vient à résumer à lui seul, mais en apparence seulement, toute la conflictualité locale ».

Chacun de ces camps produit des idées et s’efforce de prescrire « ce que la société doit devenir » – élaborant ainsi leurs conceptions de la « modernité ». Celle que portent les agriculteurs s’est formée dans les années 1950 et met « une foi indéfectible dans la science et l'industrie » au service de la compétition sur les marchés internationaux. Elle rentre en conflit avec la modernité environnementale dont se réclament les néo-habitants, élaborée plus tardivement, et que le droit communautaire et les dispositifs de la PAC intègrent dans les années 1990, exerçant une pression inédite.

Les producteurs porcins en viennent progressivement à réinterpréter ces critiques et ces injonctions et à les considérer comme une attente des marchés. Ils réorganisent alors leurs exploitations en contrôlant mieux les rejets dans la nature. Mais, ce faisant, ils approfondissent aussi la logique d’intensification productiviste. Le monde agricole connaît donc un véritable processus de « modernisation », concept que l’auteur entend réhabiliter en sciences sociales. Sans céder à la téléologie, ni réifier les deux camps, Lemieux souligne ainsi la nécessité de prendre en compte des « évolutions de longue durée dont la dynamique génère dans le présent contradictions et paradoxes ».

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Politix

13:23 Publié dans Agriculteurs, Société, Territoires | Lien permanent | Tags : bretagne, modernisation, productivisme |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/04/2016

Transmettre son exploitation, un passage de témoin pas si simple

En agriculture, l'acte de transmission de l'exploitation dépasse largement l'enjeu de la cession d'un appareil de production. Les difficultés rencontrées tant par les cédants que par les repreneurs restent toutefois difficiles à cerner et surtout à catégoriser.

C'est ce qu'ont tenté de faire R. Gaté et L. Latruffe, en menant des enquêtes auprès de 15 agriculteurs récemment installés et de 25 exploitants ayant exprimé leur intention de prendre leur retraite dans les années suivantes, en Bretagne. Le numéro de janvier-février d’Économie rurale publie les résultats de ce travail. De fait, si la revue de littérature permet d'identifier des difficultés d'ordres foncier, économique, financier et administratif, on constate que celles perçues par les cédants ou repreneurs sont plus diffuses et complexes à appréhender, beaucoup d'enquêtés ne se retrouvant pas dans la liste de difficultés proposée.

Malgré la faible taille de l'échantillon et les biais liés à la sélection des participants (proposés par les organismes territoriaux impliqués dans la transmission agricole et volontaires pour participer), les enseignements tirés de l'étude ont le mérite d'ouvrir le débat. Il apparaît que la difficulté majeure, pour un exploitant sans repreneur familial, est de trouver le candidat à la reprise. En revanche, tant les repreneurs que les cédants s'accordent à désigner les aspects administratifs comme principaux obstacles au processus de transmission.

Le foncier est également une préoccupation forte qui dépasse la seule question de son coût : soit parce que le cédant souhaite conserver une partie de ses droits de propriété, accroissant de fait la part en fermage de l'exploitation pour son repreneur, soit parce que la propriété foncière de l'exploitation est déjà morcelée et nécessite plusieurs négociations afin d'obtenir un transfert du bail. C'est d'ailleurs l'un des critères de recherche pour les candidats à la reprise qui apparaît mal dans les échanges avec ces agriculteurs nouvellement installés.

Il ressort ainsi de l'enquête l'importance de sensibiliser les agriculteurs à la préparation de la transmission de leur exploitation, afin de tenir compte des délais inhérents à la mise en place d'un projet d'installation, mais également pour réfléchir sereinement à ses modalités.

Muriel Mahé, Centre d’études et de prospective

Source : Économie rurale

10:45 Publié dans Agriculteurs, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : transmission, bretagne |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/01/2014

Création d'une usine chinoise Synutra de lait en poudre dans le Finistère

L'entreprise chinoise Synutra, spécialiste du lait infantile, vient de poser la première pierre de son usine de fabrication de lait en poudre à Carhaix, dans le Finistère. Cette usine devrait ouvrir en 2015 et être approvisionnée par le lait d'environ 1 000 producteurs laitiers bretons adhérents de Sodiaal. La poudre de lait sera destinée au marché chinois, en pleine expansion et de plus en plus soucieux de la qualité depuis de récents scandales sanitaires. Ce projet a nécessité un investissement de 90 millions d'euros de la part de l'industriel chinois. L'usine devrait employer 250 salariés, pour partie issus de l'actuelle usine de Sodiaal qui doit fermer en 2015.

Source : Les Échos

15:29 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, IAA, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : bretagne, chine, lait |  Imprimer | | | | |  Facebook