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30/06/2014

Colloque sur la perte de biodiversité et la vulnérabilité sanitaire des systèmes de production – Chaire de développement durable de Sciences Po & Anses

Le 25 juin 2014 s'est tenu un colloque placé sous le double timbre de l'Anses et de la chaire de « développement durable » de Sciences Po. Cette manifestation était axée sur la perte de biodiversité et la vulnérabilité sanitaire des systèmes de production, problématique mondiale qui découle, au moins pour partie, d'interventions humaines. En effet, la recherche d'amélioration de la productivité alimentaire a conduit à la sélection d'espèces de production, animales ou végétales, plus performantes. Le développement des espèces sélectionnées a, en revanche, mené à une raréfaction d'espèces peut-être moins productives mais probablement plus robustes.

Deux exposés ont plus particulièrement retenu notre attention. Muriel Tichit (Inra), a décrit le dispositif d'adaptation du potentiel génétique des espèces animales et végétales, pour accroître leur production, mis en place dans le cadre de la modernisation de l'agriculture. L'homogénéisation qui en a résulté a conduit à une limitation de la diversité des espèces utilisées, ainsi qu'à un mode de production fortement consommateur d'intrants. Le rôle positif de la diversité biologique dans l'adaptabilité au milieu a ainsi été mis en avant, en citant notamment les mécanismes de complémentarité et d'interconnexion entre pôle animal et pôle végétal.

Jean-François Guéguan (IRD) a, quant à lui, montré comment une augmentation de la biodiversité animale, qu'il s'agisse d'animaux sauvages ou domestiques, peut être un facteur limitant de diffusion de maladies. Il a ainsi été constaté, dans le cas de deux zoonoses cycliques vectorielles (maladie de Lyme et fièvre de West Nile), une diminution de l'incidence dès lors qu'il y avait une multiplicité d'espèces animales susceptibles de jouer le rôle d'hôte intermédiaire. Ce fait donne à penser qu'une plus grande biodiversité accroît la probabilité que, parmi les hôtes intermédiaires, figurent des espèces qui ont une fonction de « cul-de-sac épidémiologique », ce qui conduirait alors à une baisse de la virulence.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Lien : Anses

17:10 Publié dans Environnement, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/06/2014

Conférence « L'innovation au secours de la Biodiversité ? » - IDDRI & Fondation Hermès

Le 13 juin dernier, l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI, Sciences-Po) et la Fondation d'entreprise Hermès organisaient une conférence sur le rôle que pourrait avoir l'innovation dans la préservation de la biodiversité. L'une des trois sessions était consacrée aux questions agricoles, avec des débats centrés sur l'innovation variétale.

L'innovation en agriculture est souvent associée au progrès technique et à l'augmentation de la productivité à l'hectare alors qu'elle comporte bien d'autres dimensions (organisationnelle, socio-économique, etc.), rappelle en introduction Sébastien Treyer (IDDRI). Dans le premier cas, la biodiversité est considérée comme préservée par la moindre conversion d'espaces « vierges » en terres cultivées. Dans le deuxième cas, il s'agit de l'intégrer aux pratiques et aux fonctionnements des systèmes agricoles.

Au regard des enjeux liés à l'augmentation de production nécessaire pour nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050, l'innovation variétale pourrait apporter des réponses de façon durable, d'après Macy Merriman (Dupont-Pionneer). Le développement de variétés capables de mieux valoriser la fertilisation azotée dans les pays africains en est une illustration.

Toutefois, les questions posées par la propriété du vivant interviennent ici. Pour François Meienberg (association « Déclaration de Berne »), le régime actuel a un impact négatif sur la biodiversité et sur certaines agricultures, puisque, en permettant l'appropriation de gènes présents dans des variétés autochtones, il en restreint l'accès. Cela se fait en particulier au détriment d'un système informel de création variétale, basé sur l'expérimentation et les échanges entre agriculteurs. La mise en péril de ce système en Afrique, où il est à l'origine de la majorité des semences utilisées, pourrait mettre à mal la sécurité alimentaire de ce continent.

Par ailleurs, selon Frédéric Thomas (IRD et IFRIS), la sélection variétale est en soi réductrice de biodiversité puisqu'elle se focalise sur un nombre restreint de caractéristiques de la plante. Les « variétés populations » (à forte variabilité génétique) sont par exemple exclues du catalogue officiel français. Introduit dès les années 1930 pour orienter la sélection variétale, celui-ci visait à favoriser l'innovation en en protégeant les résultats. Or, les brevets sur le matériel génétique lui-même, apparus plus récemment, pourraient constituer un frein à l'innovation puisqu'ils restreignent l'accès à la connaissance même qui permet la création variétale.

In fine, si l'innovation variétale pourrait représenter une partie de la solution au problème de l'érosion de la biodiversité, pour Émile Frison (ancien directeur de Biodiversity International), il est nécessaire de repenser ce défi de manière plus large. Le système alimentaire dans son ensemble doit ainsi viser une plus grande durabilité.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Lien : IDDRI

17:07 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/05/2014

Politique agricole commune et biodiversité : quelles aides publiques en faveur de l'agriculture à Haute Valeur Naturelle ?

C'est la question à laquelle l'Institute for european environmental policy (IEEP) et le European Forum on Nature Conservation and Pastoralism (EFNCP) ont tenté de répondre dans une étude publiée en mai 2014. Le terme de « Haute Valeur Naturelle » (HVN), concept né dans les années 1990, désigne les formes d'agriculture abritant une riche biodiversité.

Les évolutions du secteur agricole, sous le double mouvement d'intensification et d'abandon de certaines terres, ont entraîné la perte de nombreux habitats et d'espèces d'intérêt communautaire et continuent de les menacer. Alors que l'UE s'est fixée des objectifs pour 2020 en matière de biodiversité, cette étude entend tirer des enseignements des politiques publiques existantes pour l'élaboration de celles à venir.

Les auteurs se livrent en premier lieu à un recensement et à une analyse des politiques environnementales et des mesures de la politique agricole commune (PAC) ayant une influence sur l'agriculture à haute valeur naturelle. Si un nombre important d'habitats d'intérêt liés à des activités agricoles sont concernés par Natura 2000, il apparaît que cette approche « conservatoire » n'est pas suffisante, une large proportion d'habitats menacés se trouvant également hors de ces zones. Concernant les versements liés à la PAC, les auteurs constatent que les exploitations « HVN » sont en général assez dépendantes des soutiens perçus, tout en en bénéficiant moins que la moyenne de l'ensemble des exploitations.

En s'appuyant ensuite sur des études de cas et sur une analyse des coûts de restauration des milieux dégradés, l'étude propose des fourchettes d'estimation de financements supplémentaires pour maintenir, voire restaurer certains milieux dégradés, via les outils de la PAC.

En conclusion, les auteurs rappellent, à destination des États membres, quelques points de vigilance dans la mise en œuvre de la PAC 2014-2020. Ils attirent particulièrement l'attention sur les critères d'éligibilité des soutiens publics qui, selon leur nature et leurs seuils, incluront plus ou moins largement les formes d'agriculture HVN.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : IEEP

15:30 Publié dans Environnement, PAC | Lien permanent | Tags : pac, biodiversité, hvn |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/04/2014

Biodiversité : l'UE encadre l'accès aux ressources génétiques en application du protocole de Nagoya

L'UE a ratifié le protocole de Nagoya et s'est dotée d'un cadre législatif pour sa mise en œuvre sur le territoire européen. Le règlement sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation a en effet été adopté par le Conseil le 14 avril, après avoir eu l'aval du Parlement européen par une très large majorité.

Le Protocole de Nagoya, adopté en 2010, constitue le troisième pilier de la Convention des Nations unies sur la Diversité Biologique, les deux autres étant la conservation et l'utilisation durable de cette diversité. Il a pour but de réguler la manière dont les chercheurs et les entreprises utilisatrices de matériel génétique ont accès à ces ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles qui leur sont associées.

Pour l'UE, l'un des enjeux identifiés dans la proposition de la Commission est de sécuriser l'accès aux ressources génétiques à l'avenir, et d'encourager la R&D et l'innovation dans le domaine des produits et des services axés sur la nature. En effet, un très grand nombre d'acteurs est concerné par l'utilisation de ces ressources, allant de la recherche académique aux entreprises de secteurs tels que la génétique animale et végétale, l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique ou les cosmétiques.

Ces utilisateurs seront désormais tenus de s'assurer que l'accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées aux ressources utilisées est conforme aux dispositions légales applicables et que les avantages qui en découlent sont partagés de manière juste et équitable. Le règlement prévoit par ailleurs des mesures destinées à favoriser les chercheurs poursuivant des fins non commerciales et les PME.

La France présente la spécificité d'être concernée à double titre. D'une part, elle est utilisatrice de ces ressources à travers des acteurs majeurs de la recherche et de l'industrie dans ces domaines. D'autre part, elle est également fournisseur de ressources, en raison de la richesse de sa biodiversité, en particulier dans les régions d'outre-mer. Le dispositif juridique français sera complété par la loi relative à la biodiversité, présentée en Conseil des Ministres le 26 mars 2014.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Conseil européen

15:18 Publié dans Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : biodiversité, protocole de nagoya |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/09/2013

Une prospective sur la biodiversité et les territoires en 2030

Le MEDDE a publié dans la série Etudes et documents une synthèse de l’exercice Biodiversité et territoires 2030. Signalons que seuls les premiers volets du projet sont exposés dans ce document de synthèse, les autres volets (prise en compte de la biodiversité sur le long terme et propositions stratégiques) devraient faire l’objet d’une nouvelle publication.

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14:44 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/04/2012

Lancement officiel de la Plate-forme scientifique et politique intergouvernementale sur la biodiversité

Le secrétariat de l'IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), qui rassemble plus de 90 pays pour étudier les questions scientifiques et politiques concernant la biodiversité et les services écosystémiques sur le modèle du GIEC, sera basé à Bonn.

Le budget (entre 5 et 13 millions de dollars US) reste à déterminer, un fonds doit être créé pour recevoir les contributions des Etats, des organisations internationales et du secteur privé.

Un panel interdisciplinaire de scientifiques doit être formé qui devra être indépendant.

Source : IPBES

15:01 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/08/2011

Objectifs 2020 pour les forêts d’Europe

La sixième Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe (CMPFE-6), qui s'est tenue du 14 au 16 juin 2011, a marqué le lancement des négociations d’un accord juridiquement contraignant sur les forêts européennes.

A l'issue de cette rencontre, les ministres ont adopté à l’unanimité le mandat ministériel d’Oslo fixant les contours des "Cibles de 2020 pour les forêts d’Europe". Le mandat précise que l’accord-cadre pourra aborder plusieurs enjeux, dont  la gestion durable, la préservation des ressources forestières, la résistance des forêts aux menaces naturelles et anthropiques, le recul de la biodiversité, le développement des fonctions culturelles et sociales des forêts, et la contribution des forêts à l’atténuation, à l’économie verte et à la lutte contre la désertification. Le commerce du bois, la recherche et la coopération figurent également parmi les sujets identifiés par le mandat ministériel.
La décision fixe les objectifs suivants, d’ici à 2020, pour tous les pays européens :

  • mettre en œuvre des programmes forestiers nationaux ;
  •  inclure des stratégies d’adaptation et d’atténuation dans leurs programmes forestiers ;
  • mettre en place des mesures pour accroître les avantages socio-économiques et culturels tirés des forêts.

Les objectifs prévoient également que, d’ici à 2020, la valeur totale des services écosystémiques fournis par les forêts européennes ait fait l’objet d’une estimation et soit davantage prise en compte dans les politiques nationales pertinentes. Enfin, les objectifs stipulent que la perte de biodiversité des habitats forestiers doit être réduite au moins de moitié et que le rôle des forêts dans la lutte contre la désertification doit être pleinement reconnu.

Fabienne Portet
Centre d'études et de prospective

26/05/2011

Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020

 

La Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 est la déclinaison française des engagements internationaux actés à Nagoya en 2010 pour enrayer la perte de biodiversité. Elle s’intègre à toutes les politiques publiques et à tous les secteurs d’activités – eau, sols, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures…

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement et du Grenelle de la mer, de nombreux engagements ont déjà été pris et contribuent à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité. En complément, l'Etat s'engage pour la mise en oeuvre de la SNB.

En mai 2011, une sélection d'indicateurs a été opérée pour accompagner la publication de la SNB. Le document d'étape "Stratégie nationale pour la biodiversité, quels indicateurs retenir?" présente la démarche développée pour doter la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité d'indicateurs robustes, élaborés en concertation, compréhensibles par le plus grand nombre et utilisés pour orienter l'action en faveur de la biodiversité. Jusqu'à fin 2011, le jeu d'indicateurs sera mis en débat.

16:02 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/12/2010

Synthèse des projections sur la biodiversité

Afin d’envisager les évolutions de la biodiversité mondiale au cours du XXIe siècle, les auteurs d'une étude du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique ont synthétisé et analysé les projections et les scénarios réalisés récemment dans le cadre de travaux internationaux sur la biodiversité terrestre, d’eau douce et marine.

La majorité de ces projections anticipent des pertes de biodiversité terrestre deux fois plus importantes au cours du XXIe siècle que lors du siècle précédent, qui s’était déjà caractérisé par des taux d’extinction deux fois plus élevés que ceux des ères préhistoriques.

Néanmoins, les experts ne s'accordent pas sur les espèces les plus menacées : alors que certains redoutent de nombreuses pertes dans les zones tropicales à cause de la déforestation, d’autres alertent sur les conséquences du réchauffement climatique dans les régions tempérées. Dans la plupart des travaux, les prairies, les savanes et les forêts tropicales africaines sont considérées comme les zones les plus vulnérables.

Les modèles de projections actuels indiquent également que l’abondance des espèces terrestres pourrait diminuer de 9% à 17% au cours de la première moitié du XXIe siècle.

Les exercices de prospective consacrés à la biodiversité d’eau douce sont beaucoup moins nombreux que ceux liés à la biodiversité terrestre. À l’horizon 2100, selon certaines estimations, elle pourrait diminuer de 15% par rapport à son niveau actuel.

Les prévisions concernant la biodiversité marine ne sont guère plus optimistes : depuis 40 ans, le nombre de « zones mortes » (sans aucune espèce vivante) enregistrées a été multiplié par deux tous les 10 ans, et elles seraient aujourd’hui plus de 400 (représentant environ 250 000 kilomètres carrés). Cependant, les modèles actuels permettent difficilement d’estimer précisément l’évolution des espèces marines.

12:03 Publié dans 1. Prospective, 3. Prévision, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/10/2010

Un prix pour la biodiversité

Publié dans sa version finale à l'occasion de la conférence internationale sur la biodiversité de Nagoya, le rapport Sukhdev ou TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity) se veut l'équivalent du rapport Stern sur le changement climatique.

Il détaille les outils d’évaluation et formule des recommandations pour « rémunérer le capital naturel », et cite plusieurs exemples de bonnes pratiques, notamment aux Etats-Unis, où le système de compensation de la perte de biodiversité est un des plus aboutis.

Il consacre également un chapitre au rôle des entreprises et préconise de comptabiliser leurs impacts et leur dépendance aux services rendus par les écosystèmes directs ou indirects.

Voir aussi : Scénarios pour la biodiversité à l'horizon 2030

12:02 Publié dans 2. Evaluation, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/10/2010

Scénarios pour préserver la biodiversité d’ici à 2030

Jamais, dans toute l’histoire humaine, l’érosion de la biodiversité n’a été en effet aussi rapide qu’au cours des cinquante dernières années, si bien qu’aujourd’hui les deux tiers des écosystèmes sont exploités au-delà de leur capacité.

Ce numéro d'Horizons 2030-2050, la lettre de veille de la Mission prospective du CGDD (Commissariat général au développement durable), constitue l'introduction de l'exercice de prospective lancé sur le sujet par le Ministère du Développement durable.

Il revient sur l'histoire de la notion de biodiversité, qui a à peine 25 ans, puis dégage les tendances lourdes communes aux nombreuses analyses historiques et prospectives faites sur l’évolution de la biodiversité à l’échelle mondiale.

Il dessine un scénario tendanciel de baisse de la biodiversité d’environ 7 à 10 % à l'horizon 2050, avec le risque de disparition d’un million d’espèces supplémentaires en conséquence du réchauffement climatique.

Il identifie ensuite des tendances et bifurcations qui pourraient avoir un impact majeur, positif ou négatif, à l'horizon 2030 (degré et vitesse d'anticipation des conséquences du changement climatique, option en matières de biocarburants, choix en matière de PAC, etc).

Enfin, 6 visions contrastées de l'action future ont été envisagées, selon le niveau d'action (territoriale ou planétaire) et le degré d’intégration sectorielle.

 

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Le programme Biodiversité et territoires durables 2030, lancé début 2010, devrait s’achever fin 2011 avec la publication d’un rapport proposant des recommandations d’actions à long terme.

 

15:44 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/02/2010

Quel avenir pour la biodiversité dans l’UE?

Dans sa communication présentée le 19 janvier dernier, la Commission européenne rappelle qu'en 2001, l'Union européenne s'est fixé comme objectif d'enrayer la perte de biodiversité dans l'UE d'ici à 2010. Mais elle constate également qu'en dépit de ses efforts, "tout indique que cet objectif ne sera pas atteint". Or, les conséquences de la perte de biodiversité vont de microévolutions à l'effondrement d'écosystèmes entiers et la disparition des services qui y sont associés, comme la fourniture d'eau et de nourriture ou la régulation du climat.

C'est pourquoi la Commission européenne souhaite avoir une stratégie à long terme en matière de biodiversité, avec comme objectif 2050.

Après un état des lieux de la biodiversité en Europe et des tendances qui l'affectent, suivi d'un bilan des réalisations et des lacunes des politiques actuelles, elle propose une perspective pour 2050.

Il s'agit de quatre scénarios (ou plutôt options possibles) correspondant à quatre niveaux d'ambition :

- ralentir significativement le rythme de perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020.

- enrayer la perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020.

- enrayer la perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020 et assurer leur rétablissement dans la mesure du possible.

- enrayer la perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020 et assurer leur rétablissement dans la mesure du possible, et renforcer la contribution de l'UE à la prévention de la perte de biodiversité.

Ces options devraient faire l'objet d'échanges et de travaux nombreux entre les institutions européennes, les Etats membres et les organisations intéressées tout au long de l'année 2010.

La communication (12 p.)

 

11:45 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook