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15/06/2009

Grenelle de la mer : les rapports

Les quatre groupes du Grenelle de la mer, réunissant chacun l'Etat, les collectivités locales, le patronat, les syndicats et les ONG, ont remis leurs rapports au ministre de l'écologie.
Ces rapports contiennent 500 propositions environ, consensuelles ou non.
Parmi ces propositions :

- le classement de 10% de la ZEE (zone économique exclusive) en aire marine protégée d'ici 2012 (contre 0.19% aujourd'hui)
- la création de 6 zones pilotes pour la gestion concertée des pêches

- la protection d'un tiers du littoral d'ici à 2020 (contre 14% aujourd'hui)
- le renforcement du contrôle de la pêche de loisir
- le développement de la labélisation des produits de la mer
- l'idée d'un "port du futur" offshore pour limiter l'impact sur le littoral
- l'idée de "bateaux de pêche du futur" peu consommateurs d'énergie et capables de mieux sélectionner leurs prises.

 

Jean-Louis Borloo arbitrera parmi ces mesures lors d'une table ronde finale début juillet après des débats en région.

Les rapports

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07/05/2009

Grenelle de la mer : les proposition de la fondation Hulot

A l'occasion du lancement du Grenelle de la mer, la Fondation Nicolas Hulot publie un « pacte marin pour une pêche durable ». Ce document propose plusieurs pistes de réforme pour mieux protéger les écosystèmes marins :

- Protéger 30% du domaine maritime français d'ici 2020

Les pays de l'Union européenne doivent établir des aires marines protégées (AMP) sur au moins 10% de leur espace maritime d'ici à 2012. Pourtant, à ce jour, moins de 0,1% de l'espace maritime français est protégé. Une politique de conservation passe également par une meilleure planification des territoires de pêche. Cela doit se traduire par la création d'Unités d'Exploitation et de Gestion Concertée (UEGC) qui permettront de créer une feuille de route pour valoriser au mieux les espèces marines, maintenir la productivité biologique et créer des emplois dans le secteur de la pêche.

- Améliorer la commercialisation des produits de la pêche

La Fondation Nicolas Hulot est favorable à la certification des produits issus d'une pêche "durable". Elle prend comme exemple le label MSC, créé par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la société Unilever, qui suit le cahier des charges de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et garantit une gestion durable des pêches.

- Créer un ministère qui "concentre les politiques en lien avec la mer". Cet organe aurait notamment pour fonction de faire respecter les recommandations des scientifiques lors de l'attribution des quotas de pêche.

- Encadrer les prix pour compenser la baisse des captures, indispensable à la préservation des stocks de poissons, et assurer aux pêcheurs un salaire minimal.

- Renforcer l'interdiction des aides à la modernisation des navires pour réduire la surcapacité des techniques de pêche.

- Généraliser les quotas de pêche individuels transférables (QIT) pour mettre un terme à la "course aux poissons". Ce système d'échanges de quotas permet notamment d'allonger la période de pêche de certaines espèces et implique directement les pêcheurs dans le processus de contrôle.

- Renforcer la connaissance des écosystèmes marins, notamment en intégrant l'approche écosystémique dans les programmes des grandes écoles et des universités.

Dans son "pacte marin", la Fondation Nicolas Hulot dresse également la liste des produits de la mer (poissons, coquillages, crustacés) qu'il faut privilégier pour une consommation responsable.

Le document

 

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30/04/2009

La pêche européenne en 2020

Extrait de la Vision de la pêche européenne en 2020, livre vert "Réforme de la politique commune de la pêche":

"Principale source de protéines animales de haute qualité et de graisses favorables à la santé pour l'homme, le poisson représente de nouveau un marché en croissance et a fait son retour parmi les aliments figurant régulièrement au menu de plus d'un demi-milliard de consommateurs en Europe. Les captures effectuées par la flotte européenne ont cessé de diminuer continuellement autour de 2015. Bien que l'Europe reste fortement tributaire des importations de poissons, la tendance commence à s'inverser. Le poisson issu de la pêche ou de l'élevage en Europe est apprécié et reconnu par les consommateurs comme un produit de haute qualité.

La surexploitation généralisée, avec son lot de conséquences sur les économies côtières, n'est plus qu'un souvenir. Presque tous les stocks halieutiques européens ont été reconstitués au niveau de leur production maximale équilibrée, ce qui signifie, pour nombre d'entre eux, un accroissement considérable des effectifs par rapport à ceux de 2010. Les pêcheurs tirent un meilleur revenu de ces populations de poissons plus nombreuses, composées d'individus matures et de plus grande taille. Dans les communautés côtières, les jeunes voient de nouveau la pêche comme un moyen stable et attrayant de gagner leur vie.

Le secteur européen de la pêche est bien plus solide financièrement. Le segment industriel de la flotte est performant et ne dépend pas des aides financières publiques. Il déploie des navires respectueux de l'environnement et a une taille proportionnée aux quantités de poissons qu'il est autorisé à capturer. À l'autre bout de la chaîne, la pêche artisanale continue de produire du poisson frais de haute qualité, consommé au niveau local et commercialisé dans le cadre de labels de qualité et d'origine qui apportent aux pêcheurs une valeur ajoutée....."

Lire la suite en p. 3 du Livre vert

 

 

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