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03/07/2020

Des pistes pour améliorer la résilience du système alimentaire britannique

En réponse à une saisine du gouvernement en 2019, et en écho à la pandémie de Covid-19, le Parlement britannique a publié une note qui rappelle la nécessité de garantir la résilience du système alimentaire national et propose quelques pistes pour atteindre cet objectif. Parmi celles-ci, les auteurs mettent en avant la combinaison d'approches variées (ex. : production locale et commerce international), le fait de reposer moins sur les chaînes Just-in-time que sur des produits pouvant être stockés, et l'amélioration des infrastructures locales et régionales (ex. : privilégier de nombreux petits abattoirs locaux plutôt que quelques super-structures). Réduire les émissions de gaz à effet de serre en développant l'économie circulaire et la lutte contre le gaspillage, promouvoir la transparence des chaînes alimentaires, leurs externalités sociales et une alimentation plus saine figurent aussi parmi les préconisations. Selon les auteurs, un organisme public indépendant, capable de développer une vision globale du sujet, pourrait être chargé de les mettre en œuvre.

Source : UK Parliament Post

15:05 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : royaume-uni, résilience, système alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

Bénéfices et obstacles pour l'agriculture familiale au sein d'un programme brésilien d'acquisition d'aliments

Un article du dernier numéro de la revue Mundo Agrario analyse l'insertion de l'agriculture familiale au sein du Programa de Aquisição de Alimentos (PAA) mis en place au Brésil en 2003. Ce plan, en favorisant les agriculteurs familiaux, marque une rupture avec les politiques agricoles qui privilégiaient jusqu’alors l'agriculture intensive d'exportation. Les auteurs soulignent les effets positifs du PAA pour les petits producteurs : de nouveaux marchés, des possibilités de diversification, des revenus prévisibles (par l'achat assuré de la production), le renforcement des organisations locales. Parmi les obstacles, le faible niveau de scolarisation des agriculteurs empêche souvent la compréhension des démarches administratives pour accéder au PAA, difficulté redoublée, selon les auteurs, par une lenteur bureaucratique qui affecte la livraison des produits ainsi que les paiements destinés aux producteurs.

Source : Mundo Agrario

Une taxe carbone sur l'alimentation augmenterait les inégalités nutritionnelles et économiques

Un article de la revue INRAE Sciences sociales résume les travaux récents d'une équipe de chercheuses sur l'impact potentiel d'une taxe carbone alimentaire sur l'environnement, la nutrition et les revenus des ménages français. Les auteures ont travaillé sur quatre scénarios de taxation des émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à l'alimentation à domicile (figure ci-dessous). Toutes les options envisagées permettent une réduction de celles-ci mais la taxe proportionnelle aux émissions est la plus efficace. Tous les régimes de taxes analysés permettent également une amélioration de la qualité nutritionnelle moyenne des régimes alimentaires. Cependant, en augmentant la part du revenu des ménages consacrée à l'alimentation, en particulier pour les plus pauvres, ces régimes accentuent les inégalités nutritionnelles et économiques entre les foyers. Selon les auteures, de telles politiques publiques doivent donc être accompagnées de mesures ciblant les ménages défavorisés (fiscalité du travail, allocation de revenu, coupons, etc.).

Impacts des scénarios de taxation de l'alimentation à domicile sur les émissions de GES, la qualité nutritionnelle des régimes alimentaires et les budgets des ménages

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Source : INRAE Sciences sociales

Lecture : baseline : scénario de référence, sans taxation ; scénario TAX_ALL : taxe chaque groupe alimentaire proportionnellement à son niveau d'émissions ; scénario TAX_ANI : cible les quatre catégories de produits d'origine animale les plus émettrices ; scénario TAX_SUB : redistribue les revenus générés par la taxe sous la forme de subventions aux achats de protéines végétales.

M, D1 et D9 : respectivement moyenne, premiers et derniers déciles de revenu. ΔD : variation en points de pourcentage. MAR (Mean Adequacy Ratio) : mesure de l'adéquation des scénarios aux recommandations nutritionnelles.

Source : INRAE Sciences sociales

Ghana, Tanzanie, Zimbabwe : emploi et représentations de l’avenir des jeunes ruraux

Un article publié en mai 2020 dans le Journal of rural studies étudie l’entrée des jeunes dans la vie professionnelle, dans des régions rurales de l’Afrique subsaharienne qui connaissent toutes un essor des activités de transformation, de transport et de commercialisation des productions agricoles. L’étude qualitative de T. Yeboah et ses collègues auprès de 117 jeunes montre que ces territoires leur offrent un éventail d’opportunités : ils trouvent des emplois rémunérés ou s'installent à leur compte en agriculture, dans la transformation alimentaire ou les services. Le sexe, le diplôme et une parentèle favorisant l’accès aux facteurs de production différencient les trajectoires. De plus, selon les auteurs, l’absence de titre de propriété foncière ne constitue pas un obstacle majeur à l’activité agricole, alors que la protection des individus contre les risques de tous ordres est, elle, un enjeu majeur de la sécurisation des parcours. Questionnés sur leur représentation de l’avenir, les individus mentionnent moins la migration que l’extension de leur activité.

Les types et contenus de l’activité professionnelle selon les pays

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Source : Journal of rural studies

Source : Journal of rural studies

15:03 Publié dans Mondialisation et international, Société, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : ghana, zimbabwe, tanzanie, jeunes, rural |  Imprimer | | | | |  Facebook

Reconnecter production végétale et animale pour la gestion de l'azote en France : les résultats du modèle bioéconomique SYNERGY

La spécialisation agricole a conduit à une déconnexion entre productions végétale et animale, avec des impacts en matière de bilan et de répartition des stocks et flux d'azote, sources de pollution des écosystèmes. À la recherche des possibilités d'une reconnexion et d'un rebouclage des cycles, une équipe de chercheurs d'INRAE a étudié deux solutions : i) l'augmentation des surfaces en légumineuses, pour réduire le besoin en azote minéral et contribuer à la production de protéines pour l'alimentation animale ; ii) les échanges locaux de produits végétaux et d'engrais organique (fumier, lisier) entre exploitations agricoles. Ces deux solutions ont été analysées à l'aide d'un modèle bioéconomique régional (SYNERGY), intégrant les dimensions économique et environnementale, et appliqué à l'Ouest de la France. Les résultats mettent au jour les limites significatives de ces solutions de rebouclage : dans le cas d'une augmentation de 10 % des surfaces en légumineuses, seulement 25 % d’entre elles serviraient à l'alimentation du bétail, car leur écoulement en tant que produits finaux est plus rentable. Les échanges d'engrais organiques tendraient à provoquer un rebond de la production animale, qui ferait plus que compenser l'économie d'engrais minéraux initialement permise.

Échanges d'engrais organique entre exploitations agricoles par département dans l'Ouest de la France dans (a) le scénario de référence et (b) le scénario LEG10 + MaC (superficie initiale de légumineuses de 10 %, échanges locaux de cultures et de fumier)

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Source : Ecological Economics

Lecture : les cercles sont proportionnels à la superficie de chaque type d'exploitation agricole dans chaque département. Les flèches représentant les échanges de cultures sont proportionnelles à la valeur absolue du solde « achats - ventes ».

Source : Ecological Economics

La FAO pointe la responsabilité du secteur agricole dans la déforestation

Cette année, le rapport de la FAO sur l'état des forêts dans le monde se penche sur les liens entre usages, modes de gestion, préservation et utilisation durable de la biodiversité. Les forêts couvrent 31 % des terres, 5 pays (Brésil, Canada, Chine, États-Unis, Russie) concentrant plus de la moitié des surfaces. Depuis 1990, 420 millions d'hectares – équivalant à plus de 10 % des forêts actuelles – ont disparu en raison du changement d'usage des terres, même si le rythme de la déforestation a décru au cours des dernières années : 10 millions d'hectares par an entre 2015 et 2020, contre 16 millions dans les années 1990. L'expansion des terres agricoles demeure le principal moteur de la dégradation des forêts et des pertes de biodiversité associées. L'« agriculture commerciale de grande échelle » (élevage, soja et huile de palme principalement) serait à l'origine de 40 % de la déforestation tropicale entre 2000 et 2010, tandis que l'agriculture de subsistance aurait occasionné 33 % des pertes.

Facteurs de la déforestation et de la dégradation des forêts entre 2000 et 2010 dans 46 pays tropicaux et subtropicaux en Afrique, Amérique latine et Asie

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Source : FAO

Source : FAO

15:02 Publié dans Forêts Bois | Lien permanent | Tags : agriculture, déforestation, fao |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/07/2020

Covid-19 et pêche : soutien à la filière et objectifs de durabilité

Les ventes de produits de la mer frais ont subi un net recul lors de la crise sanitaire, amenant l'Union européenne à mettre en place des dispositifs de soutien à l’activité. Un groupement d'organisations non gouvernementales (ONG) a publié, fin avril 2020, un guide détaillant 10 principes : pris en compte lors de la conception des mesures, ils garantiraient leur cohérence avec les objectifs de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique, évitant ainsi une dérégulation injustifiée. Parmi ces principes figure le « principe de rationalité », selon lequel l’action mise en œuvre doit cibler spécifiquement les problèmes liés à la crise. Ensuite, le guide détaille plusieurs dispositifs à la lumière de ces principes : les politiques de soutien des prix, conduisant les États à payer la différence entre le prix du marché et un prix seuil, inciteraient les acteurs à baisser leurs prix et iraient à l'encontre du principe de lutte contre les abus. Au contraire, selon les auteurs, le soutien aux revenus répond au principe de rationalité, et assorti d’une obligation de rester au port il serait bénéfique pour l'environnement.

Source : Seas at risk

15:01 Publié dans 4. Politiques publiques, Pêche et aquaculture | Lien permanent | Tags : covid-19, pêche, durabilité |  Imprimer | | | | |  Facebook

Culture et transformation de la canne à sucre au Mozambique, entre héritage colonial et modèle agricole inclusif

Un article publié en juin 2020 dans la revue World Development Perspectives analyse les relations contractuelles entre les producteurs et l’unité de transformation de canne à sucre de la province de Maputo (Mozambique). Pour assurer la transition d’un modèle agricole dominé par les grandes plantations à une meilleure intégration des producteurs, ces derniers sont incités à se regrouper en organisations, cédant leur droit d’usage des parcelles en contrepartie d’un achat de leur production et de mesures favorisant l'installation, soutenues par l'acteur industriel. Or, les auteurs montrent que les inégalités d'information entraînent une méconnaissance, par les cultivateurs, des facteurs concourant à la formation de leur revenu et un non-remboursement, par l’usine de transformation, des prêts contractés pour leur installation. Par ailleurs, l'analyse montre que la fin des quotas sucriers européens a entraîné une forte diminution des débouchés à l'exportation pour la production mozambicaine.

Caractéristiques des contrats et des productions

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Source : World Development Perspectives

Source : World Development Perspectives

15:00 Publié dans Développement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : mozambique, canne à sucre |  Imprimer | | | | |  Facebook

Sociologie de la profession vétérinaire

Deux sociologues d'INRAE dressent, dans un article de la Review of Agricultural, Food and Environmental Studies, un portrait de la profession vétérinaire à l’issue d’une méta-analyse de 102 articles. Avec cette étude, également disponible sur le blog Transhumances, les auteurs rendent compte des conditions de travail de plus en plus délicates des professionnels, de leurs difficultés d'installation, de leur épuisement et du sentiment de déclassement. Sont étudiés successivement l’évolution sociodémographique de la profession, la transformation des modes d'exercice et le rôle de l’État dans la santé publique vétérinaire. La féminisation du métier (51,4 % des vétérinaires) est le point focal de cette évolution, et devrait se renforcer demain compte tenu de leur proportion parmi les jeunes professionnels et du départ en retraite de générations très masculines. Souvent salariées, leurs difficultés à s'installer dans une profession encore perçue comme très masculine sont soulignées.

Sur le même thème, on pourra également se reporter à une récente analyse du CEP.

Source : Review of agricultural, food and environmental studies

15:00 Publié dans Travail et emploi | Lien permanent | Tags : vétérinaires, profession vétérinaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

15,9 millions de personnes travaillent à la production, la transformation et la vente de produits alimentaires dans l'Union européenne

La direction de la Commission européenne en charge des statistiques (Eurostat) a publié, en mai 2020, une note sur les 15,9 millions d'employés du secteur de l'approvisionnement alimentaire, représentant 8 % de l'emploi total européen. Elle souligne les variations importantes entre les pays : la Roumanie (23 %), la Grèce (18 %) et la Pologne (14 %) arrivent en tête, tandis que le Luxembourg et la Suède présentent le plus faible pourcentage (3 %). Ces différences existent aussi au sein d'un même pays (carte ci-dessous) : en France, par exemple, ce taux varie de 2 à 14 % suivant les régions considérées. Enfin, près de 50 % des employés du secteur travaillent en « production animale et végétale et chasse », 26 % dans la transformation et 15 % dans la vente en magasin spécialisé.

Part des employés travaillant dans l'approvisionnement alimentaire dans l'Union européenne et les régions limitrophes

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Source : Eurostat

Source : Eurostat

14:59 Publié dans Agriculteurs, Exploitations agricoles, IAA, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : eurostat, production, agroalimentaire, vente |  Imprimer | | | | |  Facebook

Des dispositifs de lutte contre la déforestation importée encore peu efficaces

Un récent avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) revient sur le poids important de l'Union européenne dans la déforestation importée, et sur la relative inefficacité des dispositifs visant à la réduire. En effet, ils sont foisonnants, peu contraignants, manquent de cohérence et la coopération avec les États tiers demeure insuffisante. Le CESE recommande notamment d'accélérer la transformation des filières responsables de la déforestation importée.

Source : CESE

Une application pour aider les forestiers à gérer durablement les sols

La pression en faveur d'une augmentation des prélèvements de bois en forêt s'accentue, entre autres avec le développement du bois énergie. Le risque est alors grand d'aboutir, du fait de l’exploitation des rémanents de coupe, à un appauvrissement des sols forestiers. Pour les préserver tout en optimisant la récolte, l'ONF et INRAE ont mis au point une application de diagnostic à partir d'indicateurs qui peuvent être renseignés sur le terrain et ne nécessitent pas d'analyse en laboratoire.

Source : INRAE

14:58 Publié dans Forêts Bois | Lien permanent | Tags : sols, forêt, application, onf, inrae |  Imprimer | | | | |  Facebook

ROADMAP, un groupement de chercheurs sur les antimicrobiens

En mai 2020, le projet européen ROADMAP (Rethinking Of Antimicrobial Decision-systems in the Management of Animal Production) a diffusé une première newsletter fournissant des données sur ce sujet et un état d’avancement du projet. De 2019 à mai 2023, ce travail sur l'antibiorésistance associera 17 partenaires (universités, instituts de recherche, industriels) provenant de 9 États membres. Pour la France sont mis à contribution INRAE (coordinateur), le CIRAD, INRAE transfert et l'ACTA. Le réseau promeut un usage prudent et raisonné des antimicrobiens en élevage, sur le fondement d'une analyse des déterminants socio-économiques de leur usage, de stratégies de conduite du changement et de scénarios d'impact portant sur diverses productions animales (filières porc, aviaire, lait et viande bovine) de pays européens ou non (Vietnam, Mozambique).

Source : ROADMAP

4e rapport de l'Observatoire national du suicide

Publié en juin 2020, le quatrième rapport de l'Observatoire national du suicide présente un dossier consacré aux liens avec le travail et le chômage. Il propose aussi trois fiches (n°9, 10 et 11) centrées sur l'agriculture et des apports intéressants sur les pensées suicidaires.

Source : Drees

14:56 Publié dans Agriculteurs, Société | Lien permanent | Tags : suicide, drees |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/06/2020

Covid-19 et risques associés aux restrictions aux exportations

Dans un Policy Research Working Paper publié en mai (voir également ce billet de blog), une équipe de la Banque mondiale analyse les impacts potentiels de la crise sanitaire du Covid-19 sur les marchés alimentaires mondiaux, en matière de volumes exportés et de prix. Plusieurs facteurs, tels que la réduction du volume de travail (maladies, mobilité réduite, etc.) et les ruptures de chaînes logistiques, sont susceptibles de causer un choc d'offre négatif. Cependant, cette contraction initiale de l'offre pourrait aussi avoir des effets multiplicateurs si elle conduisait les pays à mettre en place, en cascade, des restrictions aux exportations pour s'isoler du marché mondial dans le but de sécuriser l'approvisionnement de leur marché intérieur. Ce phénomène bien connu des théoriciens des jeux a eu des précédents au cours des années 2008-2011, et a contribué directement à 30 à 40 % de l'accroissement total des prix pour certains produits alimentaires.

Pour estimer le choc d'offre initial au niveau mondial, les auteurs ont tenu compte de la réduction des exportations alimentaires chinoises, en janvier et février 2020, par rapport à leurs valeurs sur la même période en 2019. Ils ont ensuite fait l'hypothèse que le choc d'offre serait proportionnel au contenu en travail peu qualifié des exportations considérées, afin d’en déduire la réduction totale de l'offre de travail de façon différenciée selon les produits agricoles.

Les estimations des auteurs confirment le rôle multiplicateur important, de l'ordre de 3, des cascades de restrictions aux exportations agricoles et agroalimentaires. Un choc d'offre mondial similaire à celui analysé pour la Chine conduirait à une baisse des exportations en volume de - 12,7 %, et à une hausse des prix moyens de 4 %. En cas d'escalade des restrictions aux exportations, leur volume pourrait chuter de - 40 % et la hausse des prix atteindre + 12,9 %, avec des différences notables selon les produits : + 16,1 % pour les céréales, + 7,8 % pour le lait et les œufs, + 24,9 % pour les légumineuses, etc. Les premières victimes seraient les pays les plus dépendants des importations alimentaires (cf. figure), notamment au Maghreb, au Proche-Orient (Yemen, etc.) et en Asie centrale (Tadjikistan, Azerbaïdjan, etc.). Les auteurs soulignent ainsi l'importance de politiques commerciales coopératives et le besoin d'un suivi en continu des marchés alimentaires mondiaux.

Augmentations des prix pondérées par les volumes pour les pays dépendants des importations alimentaires, dans le cas du scénario d'escalade de restrictions aux exportations

BanqueMondiale.jpg

Source : Banque mondiale

Julien Hardelin, Centre d'études et de prospective

Source : Banque mondiale