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14/11/2019

Des propositions de France Stratégie pour rendre la prochaine Politique agricole commune plus agro-écologique

France Stratégie, organisme d'expertise placé auprès du Premier ministre, a publié en octobre un ensemble de propositions pour faire de la prochaine Politique agricole commune (PAC) un levier de la transition agro-écologique. Ce rapport s'appuie sur les analyses d'un groupe d'experts, notamment de l'Inra et d'AgroParisTech. Après un rappel des objectifs et impacts de cette politique depuis 1962, les auteurs présentent les propositions de la Commission européenne pour la prochaine PAC. Pour eux, la structure envisagée, basée sur l'élaboration d'un Plan stratégique national (PSN) par chaque État membre, constitue une opportunité pour définir une politique plus efficace et en phase avec les aspirations sociétales : systèmes agricoles durables, niveau de vie décent des agriculteurs, attentes en matière d'alimentation et de santé, valeur ajoutée des filières agroalimentaires, etc.

Dans ce but, les auteurs proposent de rapprocher la PAC des principes de l'économie publique, en s'appuyant sur divers instruments parmi lesquels : un paiement de base à l'actif plutôt qu'à l'hectare ; des systèmes de bonus-malus i) pour les prairies permanentes (bonus croissant avec leur âge, malus en cas de retournement), ii) pour les surfaces d'intérêt écologique, restant à définir (malus en cas de destruction), iii) pour la diversification des cultures ; des taxes sur les pesticides et les médicaments vétérinaires, ainsi que sur les émissions de gaz à effet de serre ; etc. Ces différents instruments seraient déployés de manière progressive, pour ne pas mettre en difficulté certaines exploitations. Le budget national de la PAC proposée serait donc composé du budget actuel (7,4 milliards d') auquel s'ajouteraient les montants récoltés grâce aux taxes et malus (estimés à 3,9 milliards d', voir figure ci-dessous). Il permettrait notamment de financer les trois systèmes de bonus (entre 4 et 9 milliards d', estimations variant selon les taux choisis).

Répartition proposée du budget PAC pour la France

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Source : France Stratégie

Lecture : les chiffres représentent les montants en milliards d’euros estimés à pratiques constantes en début de réforme (première année de mise en œuvre).

Les auteurs ont ensuite analysé les effets pressentis de ces propositions sur différents types d'exploitations (figure ci-dessous). Ils montrent que les systèmes biologiques et herbagers pourraient conserver leurs pratiques actuelles tout en recevant plus d'aides. En revanche, les exploitations de grandes cultures conventionnelles devraient se diversifier pour maintenir leur niveau actuel de subventions. Des adaptations seraient également nécessaires pour certains élevages intensifs.

Effets pressentis, en termes d’aides versées, des réformes proposées pour différents types d’exploitations agricoles

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Source : France Stratégie

Lecture : Ae : agroécologique ; Arbo : arboriculture ; AV : aviculture ; Bvl : bovins lait ; Bvv : bovins viande ; COP : céréales et oléoprotéagineux ; ext : élevage extensif ; GC : autres grandes cultures ; Mar : maraîchage ; O-C : ovins et caprins ; PC : porcs ; PolyCE : polycultures-élevages ; Viti : viticulture.

Effet de la proposition de réforme sur les aides versées, au regard de la situation actuelle : 0 = effet a priori neutre ; + / 0 à +++ : effet légèrement à très positif ; - / 0 à --- : effet légèrement à très négatif.

Estelle Midler, Centre d'études et de prospective

Source : France Stratégie

10:22 Publié dans 4. Politiques publiques, PAC | Lien permanent | Tags : agro-écologie, france stratégie |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/01/2019

Où en est l'évaluation de l'impact des politiques publiques en France ?

C'est la question que s'est posée France Stratégie dans un document publié en décembre. Les auteurs y réalisent une étude bibliométrique (base de données EconLit) pour quantifier la production d’évaluations d’impacts de politiques publiques dans le monde, et en particulier en France et dans six autres pays (Allemagne, Canada, États-Unis, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède). Ils trouvent que le nombre total d'évaluations de ce type n'a cessé d'augmenter depuis les années 1980, culminant à 7 500 articles scientifiques en 2016. Les États-Unis dominent largement le classement avec plus de 16 articles par million d'habitants, contre moins de 3 pour la France. Cependant, celle-ci a récemment rattrapé des pays plus avancés comme le Royaume-Uni. Les évaluations européennes sont le plus souvent menées dans les domaines de l'emploi, de l'éducation et de la santé. Par ailleurs, l'agriculture figure au 18e rang des thèmes étudiés avec 376 publications. Enfin, les auteurs identifient les institutions les plus productrices d'évaluations d'impacts. Contrairement aux six autres pays étudiés, dans lesquels seules les universités sont représentées, les acteurs administratifs (Insee par exemple) et les instituts de recherche (Inra, CNRS) jouent un rôle important en France.

Source : France Stratégie

09:54 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques | Lien permanent | Tags : france stratégie, évaluation d'impact |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/03/2018

Identifier et valoriser les compétences transversales pour faciliter les mobilités professionnelles

Les compétences transversales, mises en œuvre dans des métiers très différents, peuvent faciliter la mobilité professionnelle. C'est l'un des résultats d'un récent document de travail de France Stratégie qui poursuit, par là, son analyse approfondie de l'évolution des métiers et des compétences.

Ce travail original s'appuie d'abord sur l'enquête « Conditions de travail » de la Dares pour identifier, pour 75 familles professionnelles, des situations de travail types mettant en œuvre des compétences transversales : celles-ci sont génériques, non spécifiques, telles que les compétences « socles » (lecture, écriture, calcul, numérique) et les compétences comportementales. Puis, dans un second temps, le panel annuel de l'enquête « Emploi » de l'Insee est utilisé pour déterminer les facteurs expliquant les mobilités professionnelles entre métiers. L'analyse porte essentiellement sur les salariés, pour lesquels l'enquête « Conditions de travail » est plus détaillée. On peut notamment citer les salariés de l'agriculture et du maraîchage-viticulture, les techniciens et cadres de l'agriculture, les ouvriers et techniciens des industries de process (dont font partie les industries agroalimentaires, IAA), les métiers des services à la personne (SAP).

Au total, 16 situations de travail ont été associées à des compétences transversales spécifiques : par exemple, le travail en environnement physique contraint requiert une capacité à adopter des gestes et postures adaptés. Les métiers sont ensuite classés en fonction de l'importance de la mobilisation de chacune des compétences transversales, rapprochant des familles professionnelles a priori éloignées : ainsi, la prise en charge des risques et l'application de normes de qualité sont partagées par les jardiniers, les bouchers-charcutiers, les ouvriers des IAA ou du BTP, les médecins et les militaires.

Des compétences transversales communes à des familles de métiers très diverses

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Source : France Stratégie

Cette proximité de situations de travail et de compétences transversales associées explique, en partie, les mobilités professionnelles constatées. Toutefois, certains facteurs peuvent venir réduire les flux entre secteurs, lorsque les métiers sont fortement genrés (ex : services à la personne), géographiquement concentrés (ex : viticulteur) ou reposent sur une technicité spécifique (ex : boucher-charcutier ou boulanger).

En réalisant une cartographie des compétences transversales par métiers, cette étude met en évidence leur importance et la nécessité de les valoriser, surtout pour les salariés les moins qualifiés, afin de favoriser des mobilités professionnelles choisies, mais également pour répondre à la demande des secteurs en tension, parmi lesquels les IAA, l'agriculture et les SAP.

Muriel Mahé, Centre d'études et de prospective

Source : France Stratégie

10:49 Publié dans Travail et emploi | Lien permanent | Tags : compétences, compétences transversales, france stratégie, mobilités |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/03/2018

Prospective des métiers et des qualifications : différentes approches pour un même objectif

À l'occasion du lancement d'un nouvel exercice de prospective des métiers et des qualifications, France Stratégie et la Dares publient un bilan des exercices précédents et une synthèse des méthodes retenues par les principaux pays occidentaux.

Cette synthèse prend appui à la fois sur un questionnaire envoyé à leurs organismes homologues et sur un séminaire international, tenu le 28 mars 2017, qui visait à croiser les approches. La plupart des États ont en effet mis en place une analyse à plus ou moins long terme des besoins en main-d’œuvre, de façon à interagir avec le système de formation et les politiques de l'emploi. Néanmoins, les méthodes utilisées varient sensiblement, tout comme l'horizon de projection et le degré de détail des métiers pris en considération : plus les travaux sont diffusés en dehors des sphères administratives, plus ils sont détaillés, favorisant alors leur appropriation par le grand public.

Enfin, certains pays (notamment Suède, Pays-Bas, États-Unis et Canada) vont au-delà de l'étude des besoins en main-d’œuvre (demande de travail) pour les croiser avec l'offre de travail (sortants des systèmes de formation et mobilités professionnelles), de façon à analyser les tensions potentielles sur le marché du travail.

Source : France Stratégie

09:51 Publié dans 1. Prospective, Société, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : dares, france stratégie, pmq, métiers, qualifications |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/10/2017

La baisse du nombre d'agriculteurs explique la diminution du nombre d'indépendants depuis 1984

En dépit des évolutions observées avec l'apparition de nouvelles formes d'emploi, les statuts d'emploi restent fortement liés aux métiers exercés et au niveau de qualification. Ce sont les conclusions d'une analyse publiée en septembre par France Stratégie, exploitant les enquêtes « Emploi » de la Dares sur la période 1982-2014.

Ainsi, si le métier d'agriculteur s'exerce toujours majoritairement en indépendant (73 %), la part du salariat y a doublé en trente ans, une évolution similaire à celle observée dans la plupart des professions pratiquées traditionnellement sous ce statut (y compris les professions libérales). Les salariés y sont de plus en plus souvent recrutés sur la base des contrats à durée limitée (CDD, contrats d'usage, etc.).

Positionnement des différents métiers selon le taux de croissance annuel moyen des effectifs salariés et non-salariés entre 1984 et 2014

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Source : France Stratégie

À l'inverse, la relation d'emploi dans les industries de process, parmi lesquelles les IAA, reste majoritairement sous CDI, malgré la progression de l’intérim auquel elles ont recours en variable d'ajustement.

Source : France Stratégie

09:33 Publié dans Agriculteurs, Société, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : france stratégie, indépendant, salariat, iaa |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/06/2017

Du fordisme à l'ubérisation : penser l'organisation du travail pour imaginer le travail en 2030

Parce que l'organisation des entreprises a joué un rôle central dans l'évolution du travail lui-même, France Stratégie a publié récemment les résultats d'un exercice de prospective à l'horizon 2030, dessinant les formes d'organisation du travail du futur.

Dans un premier temps, les principales formes d'organisation actuelles sont rappelées. Elles sont identifiées au niveau européen à partir de l'European Working Conditions Survey (EWCS), enquête menée tous les 5 ans sur les conditions de travail et la qualité de l'emploi en Europe, auprès des structures du secteur marchand de plus de 10 salariés, hors agriculture. S'appuyant sur un ensemble de quinze variables parmi lesquelles l'autonomie dans le travail, les rythmes de travail ou les formes de supervision, quatre types d'organisations sont ainsi identifiés : l'organisation simple (16 % des salariés européens, majoritaire en particulier dans les services à la personne), l'organisation taylorienne (18 % des salariés, forme majoritaire notamment dans les IAA et l'industrie du bois), l'organisation apprenante (37 % des salariés, très représentée en secteur tertiaire) et l'organisation en lean production (29 % des salariés, dans l'industrie automobile ou pharmaceutique par exemple).

Selon l'étude prospective, le développement rapide des technologies de l'information et celui de la robotique, dans un contexte d'élévation générale du niveau d'éducation (projection de 90 % de la population mondiale sachant lire et écrire en 2030), devraient faire évoluer l'organisation du travail, les tendances étant déjà à l’œuvre aujourd'hui dans certains secteurs. En particulier, à la faveur du vieillissement de la population et de la progression du maintien à domicile, le secteur des services à la personne pourrait opérer une mutation vers une organisation apprenante, s'appuyant sur un coordinateur de toutes les interventions (médicales et sociales), et sur les aides à domicile comme source première d'informations permettant d'organiser ces interventions. Une plus grande intégration des différents secteurs d'appui aux personnes, phénomène observé dans plusieurs pays, permettrait d'améliorer la qualité des emplois et d'offrir des perspectives de carrière aux personnels.

Enfin, cette étude identifie quatre formes d'organisation du travail en 2030 (« organisation apprenante », « plateforme apprenante virtuelle », « super-intérim », « taylorisme new-age »), avec leurs conséquences en matière de travail et de capital humain.

Les quatre types d'organisation du travail en 2030, leurs avantages et risques pour les travailleurs

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Source : France Stratégie

Muriel Mahé, Centre d'études et de prospective

Source : France Stratégie

09:50 Publié dans 1. Prospective, Société, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : travail, 2030, fordisme, uberisation, france stratégie |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/03/2017

La désindustrialisation et la désagricolisation de la société française amplifient la métropolisation

La métropolisation de la société française, dans un contexte de désindustrialisation, modifie les dynamiques territoriales d'emploi. Les évolutions constatées au cours de la décennie écoulée, et leurs impacts sur les métiers, devraient s'amplifier d'ici 2022, selon l'analyse que vient de publier France Stratégie. Croisant les évolutions démographiques, les dynamiques sectorielles et la prospective des métiers et des qualifications à 2022, l'étude met en évidence les défis auxquels seront confrontées les zones rurales dans la décennie à venir.

Alors que la concentration des emplois en zones urbaines bénéficiait, jusqu'en 2000, à l'ensemble des villes (notamment aux petites et moyennes), on assiste depuis à une évolution divergente, aggravée depuis la crise de 2008 : les aires urbaines de moins de 100 000 habitants perdent régulièrement des emplois, alors que les créations se concentrent dans la douzaine de pôles urbains de plus de 500 000 habitants.

Taux de croissance annuel moyen de l'emploi en fonction du taux d'urbanisation

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Source : France Stratégie

Par ailleurs, ces évolutions globales masquent des dynamiques à l’œuvre en termes de types d'emplois et de métiers, qui pourraient encore amplifier les contrastes territoriaux : les métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire, concentrés dans les zones peu urbanisées (voir sur ce thème une note de l'Insee), sont attendus en recul dans les prochaines années. À l'inverse, les postes de cadres, les métiers du numérique, des soins aux personnes, de l'hôtellerie sont en fort développement et particulièrement représentés dans les grands pôles urbains. Dans ce contexte, les zones rurales perdent en attractivité et l'accès aux services devient plus difficile, comme l'illustre le choix de certains agriculteurs d'habiter en ville et non plus sur leur exploitation.

L'analyse pointe également le fait que les métropoles les plus attractives et dynamiques sont celles du grand quart sud-ouest, combinant les activités cognitives (technologies, recherche, industries de pointe) et présentielles (liées aux populations et au tourisme). L'effet d'entraînement des métropoles sur leur périphérie doit toutefois être mieux étudié.

Évolution de l'emploi des 25-54 ans entre 2006 et 2013, par aire urbaine

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Source : France Stratégie

Enfin, l'auteur s'interroge sur les dynamiques à plus long terme et notamment sur l'impact du numérique sur l'organisation spatiale du travail, permettant d'entrevoir des pistes d'action publique en faveur des zones actuellement à l'écart des dynamiques métropolitaines.

Muriel Mahé, Centre d'études et de prospective

Source : France Stratégie

10:05 Publié dans Société, Territoires, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : métropolidation, france stratégie, emploi |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/10/2016

Comment évaluer l'impact des politiques publiques : un guide publié par France Stratégie

France Stratégie, organisme d'expertise placé auprès du Premier ministre, vient de publier un guide à l'usage des décideurs et des praticiens, sur l'évaluation de l'impact des politiques publiques. En se focalisant sur les impacts, ce document se distingue de nombreuses autres publications, qui portent plutôt sur d'autres critères d'évaluation : pertinence, cohérence, efficacité, efficience (cf. schéma ci-dessous). Pour les auteurs, une évaluation d'impact « vise à établir la situation qu’aurait connue la société en l'absence de la politique évaluée ». Ils traitent le sujet sous l'angle de l'évaluation ex post, pour laquelle les données sont disponibles, contrairement à l'évaluation ex ante, qui va chercher à mesurer les impacts potentiels d'une politique non encore mise en œuvre sur la base de simulations.

Les critères d'évaluation d'une politique publique selon le SG-MAP

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Source : SG-MAP (2015)

Cet ouvrage décrit, exemples à l'appui, l'ensemble des méthodes pour apprécier les impacts d'une politique publique. La présentation sous forme d'encadrés, avec mention des avantages, limites et références bibliographiques, pour chacune d'elles, confère à ce document un caractère très pédagogique. Est ensuite abordée, dans un deuxième chapitre, la question des effets indirects. Dans un troisième chapitre, les auteurs exposent l'approche qualitative, puis l'approche structurelle, toutes deux permettant d'expliquer les échecs ou succès d'une politique. Cette dernière approche consiste à utiliser un modèle pour réaliser des exercices contrefactuels correspondant à des simulations que l’on aurait pu observer en l’absence de politique publique. L'avant-dernier chapitre est consacré à la comparaison des effets de différents dispositifs concourant à un même objectif. L'un des exemples exposés par les auteurs est l'étude d'impact de plusieurs dispositifs d’emploi : contrat d’apprentissage, contrat de qualification, contrat d’adaptation, etc.

Le document se termine par un rappel des fondamentaux de l'évaluation, parmi lesquels nous retiendrons la nécessité d'anticiper les procédures d'accès aux données. Sur ce point, les auteurs préconisent que la mise en œuvre d'une nouvelle politique soit accompagnée d'un dispositif d'évaluation, mais aussi des moyens nécessaires à sa bonne réalisation, dont cet accès aux données.

Céline Fabre, Centre d'études et de prospective

Source : France Stratégie

11:28 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques | Lien permanent | Tags : france stratégie |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/05/2015

L’agriculture dans la Prospective sur les métiers et les qualifications (PMQ 2022)

Publié en avril dernier, le nouvel exercice de prospective nationale des métiers et des qualifications, Les Métiers en 2022, met en perspective « les grandes évolutions qui contribueront à façonner l’emploi et le marché du travail dans les années à venir ». Les projections de France Stratégie et de la DARES prolongent des tendances démographiques lourdes sur la période 2012-2022. Le vieillissement de la population sera « massif »avec un flux de départs à la retraite des générations du baby-boom avoisinant 620 000 personnes par an –, mais il s’accompagnera d’une croissance de la population active et du travail des « seniors » suite aux réformes des retraites. Trois scénarios macro-économiques sont élaborés pour moduler ces tendances de fond. Ils se traduisent par 115 000 postes à pourvoir par an dans l’hypothèse basse, dite « de crise », contre 177 000 dans le scénario central et 212 000 dans le scénario le plus favorable « de croissance tirée par l’innovation », caractérisé par l’essor de nouvelles activités liées à la transition écologique.

Quelles sont les évolutions du monde agricole dans ces différentes hypothèses ? « Les agriculteurs, éleveurs et sylviculteurs devraient connaître comme par le passé d’importants flux de départs en fin de carrière qui ne seraient pas compensés à l’identique par l’installation de jeunes exploitants ou l’embauche de nouveaux salariés. Le rythme des pertes d’emplois serait inférieur à la tendance passée, mais ce métier serait celui qui perdrait le plus d’emplois à l’horizon 2022 » (p.100).

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Source : projections France Stratégie-Dares

Par ailleurs, la tertiarisation des emplois se poursuivra sans doute « au cours des prochaines années, suivant une tendance à l’œuvre depuis plus de 25 ans ». Le rapport consacre des développements substantiels aux dynamiques territoriales (pp.146-163), pour souligner l’importance de l’économie résidentielle et du mouvement de métropolisation des emplois. Il comporte enfin des éléments sur les industries agro-alimentaires (partie sur les métiers des industries de process – p.221) et le secteur de l’« hôtellerie, restauration, alimentation » (p.305).

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Source : France Stratégie

 

09:30 Publié dans 1. Prospective, Agriculteurs, Société | Lien permanent | Tags : france stratégie, dares, emplois |  Imprimer | | | | |  Facebook