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28/04/2011

Scénarios sur les grandes cultures en Midi‐Pyrénées en 2030

La filière "Grande Culture" en Midi‐Pyrénées est confrontée à de fortes évolutions du contexte global économique et sociétal (forte variabilité des prix, modifications profondes du système de soutien de la PAC, apparition de nouveaux débouchés, enjeux liés à l’environnement et à la multifonctionnalité). A l’échelle de la région, l’urbanisation croissante accentue les pressions sur le foncier dans un contexte de diminution du poids démographique, économique et politique de l’agriculture en milieu rural. Ces évolutions suscitent de nombreuses interrogations pour les différents acteurs régionaux des filières agricoles, notamment de grande culture.

Le projet « PROUESSES » (PRospective et OUtils d’Evaluation de Scénarios d’évolution du SEcteur de grandes cultures en Midi‐PyrénéeS), animé par l'INRA Toulouse, se base sur une combinaison originale de méthodes.

Il a aboutit à trois scénarios contrastés d’évolution de la filière grande culture à horizon 2030 :

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17:37 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles, Territoires | Lien permanent | Tags : grandes cultures |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/04/2011

Potentiel important pour les cultures de plantes à fibres

 Dans le cadre d’un partenariat avec l’Ademe, FRD (Fibres Recherche Développement) publie la première étude nationale portant sur l’évaluation de la disponibilité et de l’accessibilité de fibres végétales à usages matériaux en France.

Partie de 200 000 hectares en 1960, la culture de plantes à fibres (essentiellement lin et chanvre) est tombée à 50 000 au début des années 1920, pour remonter à près de 100 000 ha au début des années 2000.

D'après cette étude, cette surface pourrait attendre 300 000 ha d'ici 2035. Ces cultures pourraient se développer notamment dans les régions du nord de la France, où la présence d’un bon tissu industriel de 1ère transformation dans ces régions permet d’obtenir des fibres végétales de qualité, pouvant approvisionner sans souci majeur les industriels de la 2ème transformation.

L'étude met en avant les besoins futurs en fibres végétales et les leviers mobilisables pour atteindre les niveaux de production correspondants. Ces travaux ont intégré les risques de concurrence avec les usages alimentaires des surfaces agricoles.

 

 

10:46 Publié dans Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/04/2011

Alimentation des vaches et crédit carbone

 La méthode d'alimentation des vaches laitières aux graines de lin de l'association Bleu Blanc Cœur, qui réduit les émissions de méthane entérite, vient d'être référencée par le ministère de l'Ecologie comme méthode ouvrant le droit à bénéficier de crédits de carbone. En effet, les omégas 3 contenus dans les graines de lin détruisent les parois cellulaires des bactéries méthanogènes.

Il reste à quantifier les émissions de méthane évitées grâce à la méthode ainsi qu'à recenser les porteurs de projets. Les éleveurs adhérents à l’association l’association Bleu Blanc Cœur utilisent 10 000 tonnes des 180 000 tonnes de graines de lin extrudé que produit Valorex.

11:11 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage, climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/04/2011

23 recommandations pour l'évolution de la politique laitière américaine

 En janvier 2010, le secrétaire américain à l'agriculture, Tom Vilsack constituait le Dairy Industry Advisory Committee afin de mener une réflexion relative à la politique agricole américaine. Ce comité avait à se pencher sur les questions de volatilité du prix du lait à la production et de rentabilité de l'élevage laitier, dans le but de formuler une série de recommandations en matière de politique laitière.

Après plus d'un an de travaux, experts et professionnels de ce comité ont remis leur rapport final au secrétaire à l'agriculture. Ce rapport contient 23 recommandations en matière de politiques laitière. Le DIAC plaide notamment en faveur de  :

  • la mise en œuvre d'un programme de gestion de la croissance de la production, sans que celui-ci n'entrave l'entrée de nouveaux producteurs dans le secteur ;

  • l'évolution des aides contra-cycliques pour la production de lait, avec la prise en compte, pour leur activation, de seuils en matière de revenus et de coût des aliments. Ces aides étant aujourd'hui plafonnées, le comité préconise le développement de systèmes assurantiels au-delà du plafond permettant de couvrir le risque des grandes exploitations.

  • Des paiements plus incitatifs pour l'adoption de pratiques respectueuses de l'environnement,

  • La fin des soutiens à l'éthanol conduisant au renchérissement du coût de l'alimentation des vaches laitières,

  • La garantie d'obtention du statut de résident permanent pour les salariés immigrés employés dans les exploitations laitières 

Au-delà de ces recommandations, ce rapport est riche d'informations relatives aux nombreux outils de la politique laitière américaine.

Marie-Sophie Dedieu, CEP

18:13 Publié dans 4. Politiques publiques, Filières agricoles, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : etats-unis, lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

Transmission des prix dans les filières grains et viande bovine aux Etats-Unis

La volatilité croissante des prix des produits agricoles et des intrants sur les marchés internationaux fait de la transmission des prix une problématique commune à l'ensemble des filières agroalimentaires, et les questions qui se posent en France et à l'échelle communautaire font aussi l'objet de travaux outre-Atlantique. Le service de recherche de l'USDA, l'ERS, s'est ainsi penché sur la question des transmission des variations de prix depuis la production jusqu'au prix de vente de détail du pain et de la viande bovine.

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18:09 Publié dans Filières agricoles, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/03/2011

L'Inde veut devenir un acteur majeur dans les produits laitiers

La consommation de produits laitiers se développe en Inde, tirée par l'essor des classes moyennes.

Elle pourrait doubler d'ici 2030 par rapport à 2010 pour atteindre 242 millions de tonnes, selon Barclays.

Les exportations indiennes se développent également, celles de beurre s'élèveraient à 10.000 tonnes, en 2011, contre 4.000 en 2010 d'après l'USDA, celles de lait allégé à 15.000 tonnes contre 10.000 tonnes.

L'Inde souhaite accélérer le rythme de croissance de sa production à 10% par an, contre 5% actuellement.

Ceci devra passer par l'amélioration du système de collecte, la modernisation du processus de production, et l'amélioration de la qualité.

Source : Bloomberg

18:02 Publié dans Filières agricoles | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/03/2011

Quel élevage demain ?

Selon les projections de la FAO, la production de viande pourrait doubler pour atteindre 470 millions de tonnes d'ici 2050, et celle de lait passer de 580 actuellement à 1.043 millions de tonnes. Parallèlement, le changement climatique pourrait affecter la production et la sécurité alimentaires (conditions climatiques extrêmes plus fréquentes, prolifération de pathogènes émergents, développement de nouvelles maladies). Etant donné que l’augmentation de la production de viande aura surtout lieu dans des pays en développement (pays africains par exemple) ou à économie de transition (comme le Brésil), il sera nécessaire de mettre en place des stratégies pour réduire les émissions de GES sans provoquer des dommages sur le plan économique, social et environnemental. L’élevage est responsable actuellement de 37% des émissions de méthane, de 65% des émissions de dioxyde d’azote et de 9% des émissions de dioxyde de carbone.

 C’est pourquoi l’Inra, en association avec 25 partenaires, lance le projet européen AnimalChange (AN Integration of Mitigation and Adaptation options for sustainable Livestock production under climate CHANGE).

L’ambition de ce projet est de déterminer, en fonction de paramètres climatiques, économiques, énergétiques et liés à l’agriculture, les caractéristiques des systèmes d’élevage du futur. Concrètement, les partenaires d’AnimalChange développeront une série de scénarios, de modèles biophysiques et socio-économiques, qu’ils associeront à l'expérimentation. Ils pourront ainsi explorer des scénarios futurs pour le secteur de l'élevage ainsi que pour l’évolution du CO2 atmosphérique. Ils proposeront notamment des systèmes de développement durable de l’élevage en Europe, Afrique du nord et sub-saharienne et en Amérique latine.

 Les partenaires d’AnimalChange informeront par la suite les politiques publiques de développement et proposeront des actions de coopération avec les petits éleveurs des pays en voie de développement sélectionnés.

 AnimalChange réunit 25 partenaires publics et privés issus de 12 pays européens, du Sénégal, de Turquie, d’Afrique du Sud, du Brésil, du Kenya et de Nouvelle-Zélande.

Son budget global est de 12,8 millions d’euros dont 9 millions sont financés par la Commission Européenne dans le cadre du 7ème PCRD sur une durée de 4 ans (2011-2015).

 source : INRA

09:45 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/03/2011

McDonald's lance un hamburger 100% viande charolaise

McDonald's France a lancé dans ses 1196 restaurants, un hamburger fait uniquement de viande charolaise d'origine française, "Le Charolais".

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Ce sandwich nécessitera 1500 tonnes de viande par an, dont 30 % issus de Bourgogne. Son prix est de 1,95 euros, soit 15% à 20 % plus cher qu’un hamburger classique.

Sur les 50.377 tonnes de viande de boeuf achetées par McDonald's France chaque année, 52% est d'origine française, le reste provient de l'Union européenne. La viande de charolaise entrait déjà dans la composition de ses steaks hachés, mais elle était mélangée à des viandes d'autres races.

McDonald's souhaite contractualiser avec la filière bovine pour garantir ses approvisionnements.

Pour les éleveurs, cet engagement du géant américain est un signe encourageant, mais pas encore déterminant. À terme, ils espèrent que cette nouvelle commande aura des répercussions positives sur les prix de leur production.

10:55 Publié dans Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Perspectives de la consommation mondiale de viande

La consommation mondiale de viande, toutes productions animales confondues, a atteint 286,2 millions de tonnes en 2010. Elle a progressé au rythme de 2,3% par an au cours de ces dix dernières années.

La consommation de viande par habitant dans le monde atteint désormais 41,8 kg par habitant ,avec des disparités importantes : 81 kg/h pays développés contre 31 kg/h dans les pays en développement. L’Asie consomme, à elle seule, près de la moitié des volumes produits dans le monde, la Chine comptant pour 28% du total mondial (cliquer pour élagir) :

carte conso mondiale viande.jpg

Cette synthèse de FranceAgrimer tente, dans un premier temps, de faire un état des lieux de la consommation de viande dans le monde, ensuite de décrire les évolutions au cours des dernières décennies et, enfin d’envisager les perspectives pour les prochaines années..

La consommation annuelle devrait atteindre 470 millions de tonnes en 2050, soit une moyenne mondiale de 52 kg/habitant. La consommation de viande de volailles et de porc devrait connaître les plus fortes croissances

Afin de répondre à cette demande mondiale plus forte, les principaux pays producteurs et excédentaires seront sollicités. Ce contexte devrait être favorable à une augmentation du commerce international des viandes, estimée entre 10 et 15% sur les 10 prochaines années, quelle que soit la viande considérée.

La croissance des volumes devra, selon FAM, passer par l’amélioration des performances zootechniques des troupeaux, la mobilisation de capitaux (publics et privés) permettant la réalisation d’investissements, et l’augmentation des capacités de production.

10:11 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/02/2011

Prévisions de l'USDA à l'horizon 2020

L'USDA a rendu puliques ses prévisions 2011-2020. Ces prévisions annuelles portent sur les productions, le commerce agricole, les revenus agricoles américains ou encore les prix des aliments. Elles sont basées sur un certain nombre d'hypothèses : absence de chocs climatiques ou autres, retour de la croissance mondiale à 3%-4% par an, poursuite de la production de biocarburants et hausse continue de la demande alimentaire mondiale.

Selon ces projections, le commerce international agricole va connaître une forte croissance dans les années à venir. Les échanges de blé en 2020 seraient ainsi de 24 % supérieurs à ceux de 2010/2011. Les pays d'Afrique et du Moyen-Orient deviendraient notamment des importateurs massifs de viande (ils représenteraient, en 2020, 45% des importations mondiales de poulet et 20% de celles de bœuf).

Leur part dans les importations de céréales serait également croissante :

 

Pages de USDA projections 2001 2020.jpg

Parmi les conclusions, sur le long terme les prix agricoles seraient à un niveau très élevé, et la valeur des exportations américaines, comme le revenu agricole dans ce pays, progresseraient durant la période.

 

17:42 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles, Production et marchés | Lien permanent | Tags : usda, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/02/2011

Panorama sur les systèmes agricoles combinant production d'alimentation et d'énergie

Ce Panorama de la FAO sur les systèmes agricoles combinant production d'alimentation et d'énergie (IFES : Integrated Food Energy Systems) rassemble les retours d'expérience et les résultats des principales recherches menés dans différents pays sur ces systèmes innovants. Les auteurs présentent ces systèmes comme des réponses adaptées aux défis de l' "agriculture intelligente face au climat" récemment prônée par la FAO (voir cette note), tant pour les pays en développement que pour les pays développés.

Deux types de systèmes sont décrits : dans IFES1, la production intégrée est pensée à l'échelle d'une parcelle de cultures végétales (rotations diversifiées, agroforesterie). Les systèmes IFES2 sont plus complexes et fonctionnent davantage à l'échelle agro-industrielle car ils nécessitent des investissements matériels importants ; les complémentarités reposent sur les échanges et le recyclage des co-produits entre élevages, pisciculture et plantes. Dans tous les cas, la production d'énergie renouvelable repose sur des technologies de 2ème génération. Les auteurs insistent sur le fait que ces systèmes sont à adapter aux contextes locaux. Notamment, l'utilisation des résidus de cultures pour la production d'énergie n'est possible que si les résidus sont disponibles en excédents. Dans certains cas, il convient de les réserver pour l'alimentation animale ou pour améliorer la fertilité des sols.

Le déploiement de tels systèmes requière la mise en place de structures adaptées pour partager les coûts et la charge de travail induits. Le rapport préconise des organisations collectives par lesquelles les agriculteurs se concentrent sur les tâches agricoles et les activités de production d'énergie sont prises en charge par d'autres acteurs. De plus, la configuration de ces organisations doit impliquer les agriculteurs dans les systèmes de développement et d'accompagnement technique. En effet, les auteurs soulignent que l'intégration verticale des services d'accompagnement ne convient pas à la complexité des systèmes IFES.

Le déploiement de systèmes IFES nécessite des politiques tant agricoles qu'énergétiques. Le rapport souligne certaines défaillances des politiques agricoles et de R&D actuelles pour soutenir ces systèmes : priorité donnée aux commodités et manque de soutiens aux systèmes bas carbone et gérés de manière écosystémique, subventions aux fertilisants chimiques, etc. En termes de politiques énergétiques, le rapport cite deux principaux outils (tarifs d'achat et subventions) en précisant que leur efficacité dépend des contextes locaux (concentrations des acteurs, accès aux capitaux, etc.) et que leur mise en œuvre doit être définie en fonction de ces contextes. Dans tous les cas, ces soutiens doivent faire l'objet de prise en charge publique et assurer des soutiens stables et de long terme.

Fabienne Portet, CEP (Centre d'études et de prospective)

12:00 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/02/2011

Oenotourisme par smartphone

L'une des premières applications sur l'oenotourisme pour smartphone, consacrée à la Bourgogne , propose des informations sur les différentes appellations de la région et leurs producteurs.

Baptisée « Vins et tourisme en Bourgogne », cette application gratuite permet notamment, grâce à la géolocalisation, de consulter des informations sur les appellations traversées en visitant le vignoble, par exemple sur les producteurs, les hôtels et restaurants à proximité et les fêtes viticoles du moment.

Issues d'un cofinancement entre privé (40 %) et public (60 %), les données présentées par l'application émanent de Bourgogne Tourisme (comité régional du tourisme) et du Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne.

iphone vin.jpg


« Aujourd'hui, c'est de l'information. Demain on pourra développer le paiement ou les réservations sur mobile », estime Didier Martin, président de Bourgogne Tourisme, soulignant également le rôle clé de cet outil pour « établir le profil-type du consommateur ». Une application du même type a récemment été mise en place par l'interprofession des vins de Loire.

11:16 Publié dans Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/01/2011

Scénarios de consommation et terres nécessaires

Les analystes de la Cranfield Business School britannique, à la demande du UK Committee on Climate Change, ont évalué l'impact en termes d'usages des sols et d'émissions de gaz à effet de serre de changements de modes de consommation alimentaire.

Trois alternatives ont été étudiées :

  • une réduction de 50% de la consommation de viande, compensée par une augmentation de celle de produits végétaux;
  • le remplacement de la viande rouge par la viande blanche et une diminution de 75% de la première;
  • une réduction de la consommation de viande blanche de 50%, compensée là encore par les produits végétaux.

Les chercheurs concluent que ces changements de consommation réduiraient, à des degrés variés, la quantité de terres nécessaires à la production, ainsi que les émissions.

 

uk conso terres.jpg

(cliquer pour agrandir)

 

Ils reconnaissent cependant que cette analyse doit être complétée des effets économiques, sociaux et environmentaux d'une réduction de l'élevage.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

L'étude (158 p. et 9 Mo)

10:39 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : royaume-uni, élevage, climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/01/2011

L'Afrique du Nord face à la dépendance céréalière

L’année 2011 s’ouvre dans un contexte de forte hausse des denrées agricoles de base, parmi lesquelles les céréales, produit dont la dimension stratégique au sein des pays méditerranéens du Sud.

Une note du CIHEAM, après avoir constaté l’actuelle flambée des prix alimentaires, entend revenir sur la situation céréalière mondiale pour observer la fragilité structurelle de l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Egypte) sur cette question.

En moyenne depuis 2004, l’Afrique du nord pèse pour 2 à 3% de la production mondiale de blé.

La consommation de blé dans la région augmente année après année, passant ed 32,3 millions de tonnes en 2004/2005 à plus de 40,1 millions de tonnes pour 2010/2011soit une hausse de 24%, contre 9% enregistré à l’échelle mondiale. La région représente 6% de la consommation mondiale en blé, cette part étant à la hausse tendanciellement. L’Afrique du Nord consomme donc deux fois plus de blé qu’elle n’en produit en moyenne au cours des dernières années.

Dans ce contexte, ce sont naturellement les importations qui permettent de répondre à la croissance de la demande en blé. Les pays de l’Afrique du Nord représentent une part moyenne annuelle de 16 à 19% du total mondial des importations en blé.

Il est évident que la dépendance céréalière des pays nord-africains est structurelle et qu’elle devrait continuer à se renforcer à l’avenir, si l’on prend compte des perspectives liées aux impacts du changement climatique sur la production locale de la zone.

14:14 Publié dans Filières agricoles, Production et marchés, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/01/2011

Coproduits des biocarburants en France : perspectives et conséquences

Le développement de la production de biocarburants se traduit par un afflux de coproduits qui sont des matières premières valorisables par la nutrition animale. Ces nouvelles disponibilités vont jouer sur les équilibres de marchés et vont notamment peser sur le prix des matières premières riches en fibres comme les sons, selon une nouvelle étude de FranceAgriMer (ou page des publications).

À partir d'un scénario de référence, des hypothèses ont été ajoutées afin de faire une projection à 2012. Plusieurs contextes de marché ont été testés présentant des niveaux de prix de l’énergie et de la protéine différents avec des rapports prix tourteaux de soja/blé particulièrement différenciés.

Dans le scénario (E-P++) (coût de l’énergie faible et coût de la protéine élevé), la valorisation des coproduits des biocarburants entraîne une réduction des utilisations des céréales (orge et blé) mais une progression du maïs. Par ailleurs, les tourteaux de colza et drêches issus des biocarburants se substituent partiellement aux tourteaux de soja et induisent une réduction des importations. Le déficit chronique de la balance commerciale du tourteau de soja français pourrait s’en trouver réduit considérablement (jusqu’à - 25 % du déficit de la campagne 2009/10).

Selon FAM, le développement des surfaces destinées aux biocarburants ne se traduit pas par une réduction équivalente des surfaces destinées aux productions alimentaires. Les coproduits des biocarburants – drêches et tourteaux – représentent donc des sources énergétiques et protéiques de choix pour l’alimentation animale.

14:02 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook