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09/01/2012

Première bouteille de vin en papier

La société britannique GreenBottle avait déjà lancé une bouteille de lait fabriquée à partir de papier. Elle vient de mettre au point un conditionnement similaire pour du vin. Elles sont fabriquées à partir de papier, moulées ensuite en forme de bouteille, puis entourées d’une mince couche de plastique. Lorsque la bouteille est vide, le consommateur déchire le film plastique, et la bouteille peut ainsi être recyclée et compostée.

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Elle ne pèse que 55g, soit 10 fois moins qu'une bouteille en verre, ce qui permet de réduire le bilan carbone lors du transport et de diminuer de 10% sur les émissions des gaz à effet de serre par rapport au verre. À l’heure actuelle, ces bouteilles sont produites en Turquie mais une usine devrait très prochainement être créée en Cornouailles. Reste à savoir si les consommateurs sont prêts à accepter cette évolution.

Source : TNS Sofres

10:50 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2012

Des tomates cultivées grâce à l'hydrogène

Au Japon, un partenariat entre l'université de Chiba et la compagnie Tokyo Gaz a donné naissance à un projet de production de tomates à partir du CO2 généré lors de la production d'hydrogène. Le CO2 produit par une station-service à hydrogène est liquéfié, puis transporté dans des cylindres de 160 kg vers les serres du département d'horticulture de l'université de Chiba, à 55 km de là. La récolte issue de ces serres est plus abondante que dans des conditions de culture habituelles : pour une production de 40 kg de tomates par m2 par an dans des conditions normales, l'apport de CO2 permet d'atteindre 50 kg de tomates par m2 par an.

Le projet débutera en décembre 2011, pour une durée d'un an, avec des récoltes trimestrielles.

Tokyo Gaz étudie maintenant la possibilité d'installer des serres à proximité de la station hydrogène.

Source : ADIT BE Japon

10:56 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : japon, f&l |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/01/2012

Politique laitière américaine : nouvelles propositions en faveur de la gestion de l'offre

Une nouvelle proposition de loi, le Dairy Security Act, a été déposée en septembre 2011 à la Chambre des représentants par le député Peterson, pour une nouvelle politique laitière aux États-Unis. La proposition s'articule autour de deux programmes phares, avec une adhésion toutefois facultative des producteurs :

  • Soutien des marges des éleveurs laitiers lors de conjonctures défavorables, avec le versement d'aides non plafonnées (contrairement aux aides contra-cycliques actuelles) ;

  • Gestion dynamique des volumes produits avec un mécanisme incitatif en période de baisse des marges pour limiter les volumes produits : diminution des aides versées en cas de dépassement des recommandations d'évolution de la production.

 La gestion dynamique de l'offre fait ainsi son chemin dans le secteur laitier depuis 2009 aux États-Unis. Elle était ressortie cet été comme l'une des recommandations du comité laitier nommé par le gouvernement suite à la crise laitière. Des avancées à suivre pour le prochain Farm Bill...

 

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 

Voir aussi la note de veille du CEP de décembre 2010

 

10:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : etats-unis, lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/11/2011

Le secteur de la volaille à l'horizon 2020

Des coûts de production très compétitifs, l'absence d'interdits culturels ou religieux, une empreinte carbone relativement bonne sont autant de facteurs en faveur de la viande de volaille.

C'est pourquoi, dans une étude récente, Rabobank prévoit une croissance de 30% de la demande durant la prochaine décennie. L'approvisionnement local devrait se développer en lien avec la demande de produits frais, mais, dans le même temps, l'internationalisation et la compétition mondiale devraient se renforcer. L'Ukraine et l'Argentine sont considérées comme ayant un potentiel d'exportation important à moyen et long terme, le Brésil restant un acteur dominant.

La durabilité et le bien-être animal devenant des questions de plus en plus importantes, Rabobank recommande dans ce domaine des démarches proactives.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

11:09 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/11/2011

Déméter 2012

Le club Déméter, association de dirigeants et de chefs d’entreprises du monde agricole, vient de publier son ouvrage annuel.

 

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Le premier chapitre met en perspective le rôle des interprofessions favorisant la régulation des marchés et présente les conditions nécessaires à leur fonctionnement efficace. En s'appuyant sur l'histoire de la contractualisation, il explique pourquoi certains secteurs l'ont adopté depuis longtemps et d'autres, non. Puis il analyse ses apports pour les secteurs qui vont en être dotés.

Le dossier « Aide alimentaire aux États-Unis » présente cet outil-clé de la politique agricole américaine, qui absorbe les deux tiers de son budget. Il le compare à la politique d'aide alimentaire française.

Un chapitre est consacré au riz. Il décrit l'évolution de l'économie rizicole depuis une cinquantaine d'années et révèle le caractère singulier de cette céréale par rapport au blé ou au maïs. Puis il étudie le potentiel d'intensification des systèmes de cultures et met en exergue les capactités limitées de régulation du marché mondial, grâce à une analyse détaillée des facteurs expliquant la flambée des cours de 2008.

Enfin, le dossier Viandes françaises dresse un état des lieux des filières et examine l'avenir des productions animales dans les territoires de l'Ouest de la France à l'horizon 2020.

Comme tous les ans, le Déméter 2012 comporte une annexe statistique des données les plus récentes en matière de production, consommation, d'échanges, de dépenses budgétaires et de projections de marchés à l'horizon 2020.

08/11/2011

Empreinte carbone des viandes : le point sur la question

Une étude de l'Institut de l’Elevage apporte une évaluation des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d'énergie en élevage bovin et ovin, fondée sur le fonctionnement des élevages français. La première partie présente une analyse bibliographique tandis que dans la deuxième, une méthode de calcul des émissions appelée GES'TIM est proposée.

Les évaluations conduites sur les systèmes bovins viande mettent en évidence une empreinte carbone moyenne nette (incluant le stockage de carbone) comprise entre 7,6 kg et 8,5 CO2/kg de viande. En systèmes spécialisés ovins viande, l’empreinte carbone moyenne nette est comprise entre 6,7 et 6,9 kg CO2/kg. La prise en compte du stockage de carbone par les prairies représente un atout considérable pour les filières herbivores. Selon la part de prairie dans le système de production, le stockage de carbone permet de compenser de 15% à 100% des émissions totales de GES de l'élevage.

11:19 Publié dans Climat, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/08/2011

Boom de la consommation de lait et de produits laitiers

La montée du niveau de vie et de l’urbanisation en Asie, Afrique et Amérique latine alimente la croissance de la demande de produits laitiers liquides, selon un nouveau rapport de Tetra Pak, le leader mondial des systèmes de traitement et de conditionnement de produits alimentaires.

Celui-ci prévoit une augmentation d’environ 30% de la consommation mondiale de lait et autres produits laitiers liquides de 2010 à 2020.

Ce boom de consommation sera entraîné par la croissance économique, l’urbanisation et l’augmentation du pouvoir d’achat de la classe moyenne en Asie. L'Inde et la Chine devraient compter pour plus d’un tiers de la consommation totale de ces produits d’ici à la fin de la décennie.

La demande mondiale de lait blanc et autres produits laitiers liquides — incluant le lait aromatisé, le yaourt à boire, le lait condensé sucré, les boissons lactées fermentées et le lait infantile — devrait atteindre environ 350 milliards de litres d’ici 2020, à comparer avec 270 milliards de litres en 2010.

14:30 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/08/2011

L'OMC lance l'initiative « Made in the World »

L'initiative MiWi ou “Fabriqué dans le monde” a été lancée par l'OMC pour encourager le partage d'expériences concernant l'analyse des échanges commerciaux sur la base de la valeur ajoutée. Cette initiative remet en cause les statistiques nationales qui reflètent de manière partielle la distribution de la valeur ajoutée créée dans les filières mondialisées.

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Un exemple agricole : Une huile d'olive commercialisée en France mais conditionnée en Italie peut ainsi provenir d'un assemblage d'huiles marocaines et tunisiennes, avant d'être consommée en France.

Selon l'OMC, « Made in the World » n'a pas la prétention de devenir un label qui remplace la mention du pays d'origine. Il s'agit d'un simple outil d'analyse.

Hiba El Dahr
Centre d'études et de prospective (CEP)


Plus d'informations :

Brochure

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10:35 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/06/2011

3 scénarios pour la filière cunicole en 2025

Le CLIPP (Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits) a présenté, lors de son assemblée générale à Paris, les résultats d'une étude prospective sur l'avenir de la filière en 2025.

Trois scénarios ont été élaborés, qui misent sur le développement de produits transformés, une diversification des systèmes d'élevage ou une compétitivité par les prix.

Quel que soit le scénario, la filière cunicole est amenée à se concentrer, à restructurer certains pans de son activité, conclut le CLIPP, avec une production au mieux maintenue dans le premier scénario et des réductions de 10% et de 27% dans le second et le troisième.

Source : La France agricole

11:16 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/06/2011

Lait français pour bébés chinois

 La coopérative normande Isigny Sainte-Mère, basée en Basse Normandie, a signé un important contrat avec la société chinoise Shanghai Chenguan Dairy portant sur la livraison de 3000 tonnes de lait en poudre infantile par an, d'ici trois ans. Cela représentera 15% de l'activité de l’entreprise et 2% du marché total des laits infantiles importés en Chine (source : Le Moci).

Ce contrat a pu être conclu grâce aux échanges menés par la région Basse-Normandie, jumelée depuis 1990 avec la province chinoise de Fujian.

Le lait français présente des garanties de qualité et de traçabilité répondant aux préoccupations chinoises, très fortes depuis que le secteur laitier chinois a été frappé en 2008 par le scandale du lait à la mélanine, un additif qui a provoqué la mort d'au moins six enfants et des problèmes rénaux et urologiques chez près de 300 000 autres. Tout récemment encore, une nouvelle affaire de contamination par du nitrite a éclaté. Près de la moitié des laiteries chinoises ont reçu l'ordre d'arrêter leur production suite à un audit de l'administration.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)


16:10 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

Une échelle de bien-être animal mise en place par un distributeur américain

 Face aux interrogations croissantes de ses clients sur l'origine de la viande et les conditions d'élevage, la chaîne de distribution américaine Whole Foods Market a introduit une échelle du bien-être animal (5-Step™ Animal Welfare Rating Standards).

En collaboration avec l'association Global Animal Partnership, les produits sont situés sur cette échelle qui va de 1 à 5 : au stade 1, l'animal a de la place autour de lui et peut bouger, au stade 3 il bénéficie du plein air et au stade 5+, il vit toute sa vie dans la même ferme. Les conditions du « cahier des charges » (qui concernent aussi la durée de transport, l'alimentation et les soins) sont détaillées par type d'animal. Les audits sont réalisés par un organisme indépendant.

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La compagnie a enregistré une vidéo expliquant sa démarche, diffusée sur You Tube.

Whole Foods Market est aujourd'hui le 9e distributeur alimentaire aux États-Unis, avec près de 300 magasins. Plus de 1200 exploitations sont engagées dans cette démarche de certification.

L'impact de cette initiative sur les ventes de viande et les réactions des consommateurs seront intéressants à surveiller.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

08/06/2011

Chiffres de l'agriculture biologique

 A l'occasion de la douzième édition du Printemps BIO, du 1er au 15 juin, l'Agence Bio a sorti un dossier sur le développement de ce type de culture en France.

On y apprend que le nombre d’exploitations a augmenté de +55% de 2008 à 2010, que le marché des produits alimentaires bio a progressé de + 32% en 2 ans et que la restauration collective a triplé ses achats bio en 2 ans. Le nombre total d’opérateurs bio a progressé dans les mêmes proportions : +49% en 2 ans. A ce jour, la France compte au total de près de 31 000 opérateurs exerçant des activités en bio (producteurs, transformateurs, distributeurs).

Selon l'Agence Bio, fin 2010, la Bio représentait 3% de la surface agricole utile totale en France, 4% des exploitations et 2% du marché alimentaire, avec des différences fortes selon les secteurs de produits.

Les achats à l’étranger sont passés de 38% à 35% de 2009 à 2010, et parmi ceux-ci, seulement environ un tiers concerne des produits pour lesquels la France a une vocation naturelle mais a manqué conjoncturellement de volume (le reste concerne des produits exotiques, notamment le café, et des produits pour lesquelles la France n'a pas d’atout particulier comme les agrumes, le soja, etc).

Les deux tiers des exploitations bio sont concentrés dans 7 régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pays de la Loire et Bretagne.

(cliquer pour agrandir)

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Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

16:33 Publié dans Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : tendances, bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/05/2011

Scénarios sur la production de viande bovine en Bretagne

 La Bretagne est la troisième région française productrice de viande bovine. Mais en 10 ans, elle a perdu près d’un tiers de la production. Dans des conjonctures de plus en plus fluctuantes et face à l’incertitude pesant sur le secteur laitier, quels sont les futurs possibles pour la production de viande dans cette région ?

Pour y répondre, un travail prospectif a été piloté par les chambres d’agriculture de Bretagne avec l’Institut de l’élevage. Un séminaire a réuni 40 représentants professionnels ou responsables administratifs, acteurs de la filière viande bovine bretonne.

Cinq scénarios d’évolution de la production de viande bovine ont été construits, en lien avec la dynamique de la filière laitière et les choix stratégiques de l’industrie de la viande bovine :

- un scénario intitulé «développement des ateliers de transformation et de découpe à la recherche d’une viande au moindre prix» ;

- un scénario dans lequel « les outils d’abattage sécurisent leurs approvisionnements » ;

- un scénario de « développement de la production laitière au détriment de la production allaitante » ;

- un scénario où « la hausse des effectifs des vaches laitières se ferait au détriment de la production de bovins mâles » ;

- enfin, un scénario impulsé par les décisions politiques qui favoriseraient « une production à l’herbe » ;

L’impact potentiel des scénarios a été chiffré grâce à un outil de prévision. Trois scénarios pourraient aboutir à une baisse de la production de viande en Bretagne comprise entre -5% à -13%.

Les répercussions sur la valeur ajoutée ont également été évaluées. Globalement, l’accent a été mis sur la nécessité pour les producteurs de cerner au mieux leurs coûts de production et de réfléchir aux moyens pour les diminuer.

 

Source : Revue Chambres d'agriculture février 2011, n°1000

11:50 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Impact du réchauffement climatique sur la production

 Selon une étude réalisée par des scientifiques des universités de Stanford et de Columbia et publiée dans la revue Science, le réchauffement climatique aurait réduit la production mondiale de maïs et de blé de respectivement 5,5% et 3,8% entre 1980 et 2008. Cette diminution serait responsable d'une augmentation des prix de ces produits de 6% sur la période.

Quant au soja et au riz, les pertes dans certaines régions du monde auraient été compensées par des gains ailleurs.

Les effets du réchauffement sont variables selon les pays, certains étant plus affectés par la diminution de la productivité agricole (comme la Russie, la Turquie et le Mexique) et d'autres un peu moins (l’Inde, la France, le Brésil et la Chine).

L’étude insiste sur l'importance des stratégies d’adaptation, telles que les avancées technologiques, pour faire face à l’impact du réchauffement climatique à venir.

11:24 Publié dans Climat, Enseignement et recherche, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/05/2011

La Banque Populaire veut faciliter la vente en ligne

La Banque Populaire lance un portail internet pour aider ses clients agriculteurs et viticulteurs à vendre sur internet le fruit de leurs productions : directetbon.

L’agriculteur renseigne ses produits, les prix de vente et les modes de retrait possibles pour l’acheteur: retrait à la ferme, sur un lieu relais (type marché ou commerce) ou livraison à domicile avec un conditionnement adapté à la nature du produit (colis, frais, sous vide…). Il a accès à des outils de gestion des stocks, des flux financiers et des statistiques de son site. Un service de maintenance et de référencement lui est proposé. La création d’une e-boutique est réservée aux clients de la Banque populaire en échange d’un forfait mensuel de 50 € HT.

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Le consommateur peut faire une recherche par catégorie de produit, signe de qualité (AB, AOC, Label rouge, etc) et par région. Il peut également trouver sur le site des conseils, par exemple sur les produits de saison. Les paiements sont sécurisés.

3000 « e-boutiques » sont attendues d'ici 2013.