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05/04/2012

Le maïs américain n'augmentera pas les stocks mondiaux de céréales

Une récente étude publiée par Rabobank constate qu'il est peu probable que les rendements du maïs produit aux Etats-Unis soient suffisamment importants pour augmenter de manière significative les niveaux historiquement bas des stocks mondiaux en céréales. Les rendements sont en effet susceptibles de croître à un rythme beaucoup plus lent que par le passé, la ligne de croissance sera ainsi inférieure aux estimations actuelles de l'USDA. Ceci est dû à des changements structurels dans la géographie de la production. Les cultures ont migré vers des régions moins productives, le manque de rotation et la densité des plantations ayant fortement contribué à cette baisse tendancielle des rendements. Il y aurait 50% de chance seulement pour que la production de maïs puisse répondre à la demande mondiale toujours croissante, annonce le rapport.

En conséquence, une zone de production plus vaste serait nécessaire avec, dans les trois à cinq années à venir, une compétition toujours plus rude entre production d'éthanol, exportations et alimentation pour bétail.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

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Les échanges mondiaux en oléagineux dépassent les flux en céréales

Pour la première fois en 2010-2011, les volumes échangés de graines oléagineuses dépassent ceux des céréales, avec une croissance record de 65 à 230 millions de tonnes en l'espace de six ans. Ce sont les conclusions du rapport "World Grain & Oilseeds Map 2012" de Rabobank présenté en mars 2012 à la conférence Global Grain Asia à Singapour.

 

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15:26 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Vers un ralentissement des importations de viande en Chine ?

La banque néerlandaise Rabobank prévoit que les importations chinoises de viandes de porc devraient ralentir en 2012, mais rester à un niveau élevé. La Chine a augmenté ses importations de viandes et abats de porc de respectivement plus de 80% et plus de 20% (pour un total respectif de 380 000 tonnes et 850 000 tonnes) en 2011, d’où une hausse globale des prix. Les importations chinoises sont susceptibles de diminuer de 18% à 35% en 2012 par rapport à 2011, la production domestique retrouvant ses bases. Cependant, la situation sanitaire dans les élevages (fièvre aphteuse) continuera de jouer un rôle très important sur l’état du marché. De plus, la levée récente des barrières sanitaires pour le porc brésilien devrait accentuer la compétition entre exportateurs.

14:56 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : viande, chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/03/2012

Climat et cultures : de nouveaux résultats sur le rôle de la biodiversité et les effets du climat sur les adventices et l'orge

Trois études espagnoles apportent de nouvelles connaissances sur l'effet du changement climatique dans les zones arides. La première, s'intéressant aux effets du changement climatique sur les adventices, démontre que le climat joue un rôle secondaire sur leur présence et leur prolifération dans les cultures céréalières. Les principaux facteurs de développement sont plutôt à rechercher du côté des facteurs endogènes propres à l'espèce.

Une autre étude montre le rôle essentiel de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes en zones arides, notamment en cas d'augmentation des températures. Assurer la biodiversité dans les zones arides est donc un moyen efficace pour maintenir la fertilité des sols et éviter ainsi la désertification.

Enfin, des travaux montrent que l'augmentation de la température n'aura pas forcément d'effet négatif sur la culture de l'orge, car l'augmentation du taux de C02 atmosphérique entraînerait une limitation des pertes en eau de la plante, compensant l'effet des sécheresses.

 Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

Source : ADIT

 

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03/03/2012

Consommation de fruits et légumes des Européens insuffisante

Une analyse de l’EUFIC (European Food Information Council) basée sur des études alimentaires nationales montre qu'une majorité d’Européens est loin de consommer autant de fruits et de légumes que ce que recommande l’OMS (au moins 400 g par jour).

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De nombreux facteurs déterminent les habitudes en matière de consommation de fruits et de légumes:

- l’âge, le sexe et le statut socio-économique ;

- les facteurs personnels (valeurs, perception d'avoir déjà une alimentation saine) ;

- l'environnement social (soutien social, signaux sociaux et types de repas, ambiance au moment des repas, etc.).

L’augmentation de la consommation de fruits et de légumes est une priorité pour les organismes internationaux ainsi que pour les gouvernements nationaux qui ont lancé de nombreuses initiatives. Selon l'EUFIC, celles-ci sont efficaces lorsqu'elles impliquent :

- des stratégies multiples visant des facteurs personnels tels que les connaissances et les compétences, ou l'environnement physique et social (par exemple l'augmentation de la disponibilité des fruits et des légumes), ainsi que les attitudes et les pratiques, pas seulement au sein des groupes ciblés mais aussi dans leurs réseaux sociaux ;

- un soutien et l’implication de la part des décideurs et des représentants de la population ciblée, par le biais de conception et d'application de programmes visant à s'investir et à mettre en place des stratégies acceptées par la population en question ;

- des programmes d’une durée d’au moins 12 mois.

 

Source : EUFIC

15:01 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : f&l |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/02/2012

Une lettre numérique consacrée à l'agriculture en Chine

L'Institut de l'Elevage lance une nouvelle lettre "Idele Chine", consacrée comme son nom l'indique à la Chine. Le GEB - département Économie de l’Institut de l’Élevage - y effectue l'analyse de l'économie de l'élevage en Chine. D'une dizaine de pages, ce bulletin numérique traite de l'agriculture en général, mais consacre aussi de gros plans aux marchés laitiers et viande, à la génétique bovine, ovine ou caprine.

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26/02/2012

Vers une bouteille 100% végétale

Coca-Cola a signé un accord avec une entreprise de biotech néerlandaise pour développer un polymère entièrement issu de végétaux. Jusqu’ici, le polyéthylène des bouteilles végétales contenait encore une fraction dérivée du pétrole.

Ce que propose la société Avantium est un nouveau polyester (polyéthylène-furanoate ou PEF) obtenu à 100% grâce à des ressources végétales. Il est constitué de monoéthylène glycol issu de la transformation de la canne à sucre, et au lieu de l’acide téréphtalique dérivé du pétrole, d'un acide furanique, le FDCA, synthétisé à partir de plantes alimentaires ou de résidus agricoles.

L’accord signé avec Coca-Cola a permis à Avantium d’inaugurer le 8 décembre 2011 une unité pilote d’une capacité de 40 tonnes par an. La commercialisation de cette « Plantbottle » est prévue dans les prochaines années.

Plusieurs prévisions tablent sur une très forte croissance de la demande de bioplastiques dans les prochaines années.

voir aussi :

http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2012/01/10/premi...

11:24 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche, Filières agricoles, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/02/2012

Perspectives 2011-2020 de la Commission européenne

La DG Agri de la Commission européenne a publié ses Perspectives 2011-2020. Raisonnant à Politique agricole commune inchangée (sur la base du bilan de santé de la PAC), à commerce international sans nouvel accord et à taux de croissance économique faible puis remontant à 2% par an, le rapport prévoit que les prix des matières premières resteront fermes, stimulés par une forte demande mondiale (notamment des pays émergents) et le développement des biocarburants.

La production céréalière européenne atteindrait 305 millions de tonnes d’ici 2020, avec une part plus importante de maïs et blé tendre. La demande devrait être forte pour les oléagineux. Sur le secteur du sucre, les experts de la DG agri s’attendent à une hausse de la production de betterave à sucre pour l’éthanol et à une montée en puissance de l’isoglucose pour la consommation alimentaire après la fin des quotas en 2015. La production de viande en Europe devrait croître de 2,4% d’ici 2020 (avec une baisse des viandes bovine et ovine et une croissance des viandes de porc et de volaille). Les perspectives pour la production de lait sont favorables, avec une croissance de 7 % pour la période 2009-2020. Mais l'Union européenne risque de perdre des parts de marché à l'export, du fait d’un euro fort. Le revenu agricole moyen dans l’UE-27 connaîtrait une croissance modérée et serait à l'horizon 2020 de 9% supérieur à son niveau moyen de 2007-2011. (cliquer pour agrandir)

previsionscommission20112020.jpg

La deuxième partie du rapport est consacrée aux incertitudes et à des hypothèses macro-économiques alternatives, comme celle d'un ralentissement de la croissance en Chine. De plus, l'impact de changements dans les rendements, sous l'effet de variations climatiques, et les conséquences des coûts de production croissants en Europe sont également examinés.

10:36 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/02/2012

Inde : flambée des exportations de viande

Alors qu'on attendait l'explosion des grands producteurs du Mercosur (Brésil, Argentine), c'est l'Inde qui réalise une percée dans le commerce mondial de viande, selon une étude de l'Institut de l'élevage.

Ce pays est devenu en quelques années le quatrième exportateur mondial de viande bovine, grâce à une compétitivité prix imbattable (le prix de vente moyen se situe à 2,57 dollars US/kg).

L'Inde a un clair potentiel pour faire progresser ses exportations : son cheptel bovin, de loin le plus nombreux du monde, est aujourd'hui très peu utilisé pour produire de la viande, interdit hindouiste oblige. Mais face à la forte demande mondiale, une véritable industrie exportatrice se structure, exclusivement à partir de bufflons. Aujourd'hui interdite dans beaucoup de pays pour des raisons sanitaires (à cause de la fièvre aphteuse en particulier), la viande indienne gagne des parts de marché dans de nombreux pays émergents, notamment les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. L'USDA estime même que l'Inde pourrait ravir aux États-Unis la place de troisième exportateur mondial dès 2012.

11:28 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : viande, inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/01/2012

Identification du gène "nourrisseur" des semences chez le maïs : des perspectives pour l'amélioration des rendements ?

Deux équipes de recherche britanniques ont identifié le gène responsable de l'allocation de nutriments de la plante mère aux semences, dans le cas du maïs. Appelé Meg1, ce gène "nourrisseur" est lié à l'empreinte génomique maternelle, qui se caractérise par une expression différente des gènes hérités de la plante mère pour le développement des semences. Cette empreinte génomique existe par ailleurs chez les mammifères dans le développement du foetus. Cette découverte du gène Meg1 de contrôle maternel du maïs, publiée dans la revue Current Biology et cofinancée par des fonds européens, pourrait permettre d'augmenter la taille des semences et la productivité de certaines céréales (selon les auteurs).

Des opportunités pour l'agriculture et la sécurité alimentaire semblent ainsi s'ouvrir via les techniques d'amélioration génétique des plantes et des semences pour augmenter les rendements des principales céréales.

Sources : http://cordis.europa.eu/http://www.isaaa.org, BBSRC

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

11:04 Publié dans Enseignement et recherche, Filières agricoles, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/01/2012

Vers le démantèlement de la Commission Canadienne du Blé ?

Le gouvernement canadien souhaite instaurer la libre commercialisation des céréales au Canada. Après son adoption à la Chambre des Communes le 28 novembre 2011, le projet de loi mettant fin à 70 ans de mise en marché collective des céréales via la Commission Canadienne du Blé (CCB) a été adopté le 15 décembre au Sénat.

Créé en 1935 par le Canadian Wheat Board Act, la CCB devient l'unique canal de commercialisation des grains en 1943. Les besoins d'approvisionnement du marché international, et en particulier de la Grande-Bretagne, rendaient en effet nécessaire pour plus d'efficacité une organisation centralisée des exportations canadiennes.

Jusqu'ici, la CCB exportait plus de 20 millions de tonnes de céréales de l'Ouest canadien, livrées par 25 000 producteurs, bénéficiant ainsi notamment d'un lissage des fluctuations intra-annuelles de prix grâce au pooling réalisé au sein de la CCB.

En dépit des avancées du projet de loi, les débats se poursuivent et des recours sont engagés afin d'éviter son entrée en vigueur en août 2012.

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

Le Brésil et le marché mondial de maïs

Dans l'hypothèse d'une diminution des exportations américaines de maïs et de l'intensification de la demande chinoise, le Brésil devrait jouer un rôle accru sur le marché mondial de maïs dans les années à venir selon une étude récente publiée par Rabobank.

Toutefois, en dépit des nombreux atouts dont jouit l'agriculture brésilienne, notamment les surfaces disponibles et le savoir-faire agricole, le développement de l'élevage et de l'industrie de la viande pourrait compromettre la place du Brésil sur les marchés internationaux. Ainsi, sans la mise en place de mesures incitatives pour la culture de maïs, le surplus exportable atteindrait un plafond de 2 millions de tonnes seulement à l'horizon 2015, le Brésil étant actuellement le troisième producteur mondial après les États-Unis et la Chine. Cette situation risque de créer des tensions sur le marché international, à l'heure où la croissance de la population mondiale et l'amélioration des niveaux de vie dans les pays émergents font évoluer les régimes alimentaires vers une consommation accrue de viande.
Afin de renforcer les exportations brésiliennes de maïs, la revalorisation des prix dans la région de production, le Paranaguá, serait nécessaire pour compenser les coûts liés à la réallocation des terres (implantation des cultures dans les zones proches des ports), à la logistique (fret et stockage) et aux investissements productifs (augmentation des rendements et des surfaces).

A l'heure actuelle, la culture de soja reste plus compétitive à l'export que le maïs alors que le Brésil se situe parmi les rares pays où plusieurs récoltes de maïs sont possibles par an.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

14:07 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : élevage, brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2012

Le sorgho, un substitut au maïs ?

D’après Arvalis, Institut du végétal, le rendement du sorgho grain progresse de 11 % en 2011 par rapport à la moyenne des 5 années précédentes, atteignant les 63 q/ha au niveau national. Ces bons résultats s’observent dans la plupart des régions de production, avec des différences cependant puisque l'Alsace arrive en tête avec 80 q/ha et que le Poitou-Charentes atteint 52 q/ha.

Ainsi, malgré une baisse des surfaces de près de 13 % en 2011 par rapport à 2010, la production française reste quasi stable. De plus, selon les observations d'Arvalis, la faible teneur en tanin (facteur antinutritionnel pour les monogastriques, qui décourageait l'utilisation du sorgho en alimentation animale) se confirme.

Sur 1,5 million de tonnes consommées en Union européenne, seule la moitié a été produite en Europe. Les débouchés sont donc importants, d'autant que les pouvoirs publics français affichent leur volonté de diminuer l’utilisation de l’eau par le secteur agricole : le plan national d’adaptation au changement climatique prévoit de substituer 14000 hectares de maïs par des cultures plus économes en eau. Le sorgho, qui se trouve dans ce cas, pourrait ainsi être un substitut partiel du maïs dans les rotations, ce qui d’ailleurs permettrait de satisfaire les engagements de diversification des assolements, conformément au « verdissement » annoncé du premier pilier de la PAC.

Sources : Lettre des agriculteurs de France n°467

14:13 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Filières agricoles, PAC, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/01/2012

La demande et l'offre de sucre à l'horizon 2020

La demande mondiale de sucre pourrait croître de 2% par an et atteindre 201 millions de tonnes en 2020, d'après l'International Sugar Organisation (ISO). En 2020, l'Inde serait le premier consommateur mondial avec 33 millions de tonnes, suivie par la Chine avec 22 millions.

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La production devrait donc augmenter de 29 millions de tonnes pour répondre à cette demande. Le Brésil pourrait en fournir 8 millions par an, selon l'ISO, qui observe toutefois que les coûts de production ont considérablement augmenté dans ce pays. L'Inde en fournirait 2,5 millions de tonnes supplémentaires.

09/01/2012

Première bouteille de vin en papier

La société britannique GreenBottle avait déjà lancé une bouteille de lait fabriquée à partir de papier. Elle vient de mettre au point un conditionnement similaire pour du vin. Elles sont fabriquées à partir de papier, moulées ensuite en forme de bouteille, puis entourées d’une mince couche de plastique. Lorsque la bouteille est vide, le consommateur déchire le film plastique, et la bouteille peut ainsi être recyclée et compostée.

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Elle ne pèse que 55g, soit 10 fois moins qu'une bouteille en verre, ce qui permet de réduire le bilan carbone lors du transport et de diminuer de 10% sur les émissions des gaz à effet de serre par rapport au verre. À l’heure actuelle, ces bouteilles sont produites en Turquie mais une usine devrait très prochainement être créée en Cornouailles. Reste à savoir si les consommateurs sont prêts à accepter cette évolution.

Source : TNS Sofres

10:50 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook