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11/06/2009

Avenir des élevages laitiers en Bretagne

La revue Cap élevage de mai 2009 présente les résultats d'un débat sur l'"avenir des élevages laitiers d'ici 2015" en Bretagne selon la vision qu'en ont les éleveurs. L'étude, commanditée par le CNIEL, est menée au niveau national par l'Institut de l'élevage et les Chambres d'agriculture.

 Les conditions favorables à la production sont non négligeables en Bretagne et la levée des  quotas laitiers est attendue par certains éleveurs pour enfin pouvoir augmenter leur production. Toutefois, pression foncière, environnementale et renouvellement des actifs - conditions de travail difficiles et augmentation du capital à engager pour la reprise d'exploitations de taille croissante - apparaissent comme les principaux facteurs qui limiteront la hausse de la production.

 Les avis des éleveurs divergent quant aux conséquences de l'augmentation probable de la taille des troupeaux sur les systèmes d'alimentation des animaux. Ils dépendront des disponibilités en temps de travail mais les avantages économiques et écologiques de l'herbe sont reconnus.

 Des incertitudes fortes sur l'évolution de la régulation du marché sont soulevées en Ille-et-Vilaine. Les producteurs craignent une chute du prix du lait et peinent à imaginer la contractualisation. Attributs, parties et rapports de force sont autant d'incertitudes qui pèsent sur les éleveurs quant aux futurs contrats.

L'étude devrait déboucher sur une prospective nationale dans un contexte "de bouleversements intenses qui s'accompagnent de fluctuations importantes du prix du lait".

Marie-Sophie Dedieu

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01/06/2009

France laitière 2015 suite

L'étude France laitière 2015 menée par l'Institut de l'élevage à la demande du Cniel (l'interprofession laitière) et de FranceAgriMer est basée sur une série d'entretiens collectifs, qui a permis d'enregistrer les attitudes, projets et interrogations des éleveurs au 1er trimestre 2009.

En outre, des analyses statistiques ont permis de brosser un portait des 88 000 exploitations laitières françaises à partir des données 2007 de l'enquête sur la structure des exploitations agricoles (Agreste) enrichie de données sur les quotas laitiers (FranceAgriMer).

Trois grands contextes de production sont identifiés (zones de montagne-piémont, zones de polyculture élevage, zones d'élevage de plaine les plus orientées vers la production laitière), eux-mêmes subdivisés en 7 sous-zones de plaine et une série de massifs montagneux concernés par la production laitière. C'est cette grille de lecture qui est mobilisée pour lister les enjeux auxquels seront confrontés les exploitations laitières et présenter les simulations micro-économiques réalisées par les Réseaux d'élevage pour évaluer l'intérêt de différentes adaptations possibles des systèmes de production.

C'est aussi cette entrée régionale qui est retenue pour produire les résultats des projections à moyen terme (2014) en termes de nombre d'exploitations et de taille moyenne d'atelier en comparant un scénario tendanciel et un autre marqué par un contexte économique défavorable au lait. Ces projections régionales sont précédées d'une analyse démographique rétrospective (depuis 1990) et prospective (jusqu'en 2035). Avec une poursuite tendancielle de la restructuration et en l'absence de toute relance de l'installation, le nombre d'installations laitières françaises ne seraient plus que de 20 000 entre 2015 et 2035. En revanche, s'il l'on maintient au-delà de 2015 le niveau de 1200 installations par an, le nombre d'exploitations tendrait vers 30 000 en 2035. Encore faut-il que les conditions économiques propres à la production laitère ne se dégradent pas trop.

De fait, les différentes analyses confirment que les contrastes régionaux et la concurrence entre bassins de production sont en train de s'exacerber :

Moins contraintes par les quotas (les règles de gestion adoptées au niveau français ont de fait favorisé les croissances les plus importantes dans les zones les moins laitières), les zones de polyculture - élevage ont bâti un modèle économique performant, mais sensible à la conjoncture.

A l'opposé, les zones de plaine spécialisées ont été davantage freinées par les quotas et la pression foncière. Elles ont investi sans pouvoir exprimer totalement leur potentiel et, pour valoriser au mieux leur quota, elles ont optimisé les coûts de production. Elles disposent donc d'une réserve de productivité, avec des coûts marginaux faibles, qu'elles ont d'ailleurs bien exprimée en 2008.

Quant à la montagne, elle est en danger de décrochage structurel, lequel risque d'aggraver le différentiel de productivité et de rémunération du travail. Ceci renforce encore l'impérieuse nécessité de se démarquer davantage des zones de plaine pour éviter la concurrence frontale sur les productions de masse, mais appelle également un renforcement des politiques d'accompagnement spécifiques, initié en France avec le Bilan de santé de la PAC.

L'étude

 

13:50 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/04/2009

Avenir de l'élevage en Champagne-Ardenne

La Chambre Régionale d'Agriculture de Champagne-Ardenne, avec le soutien du Conseil régional, a lancé une réflexion prospective sur les enjeux relatifs à l'avenir de l'élevage ruminant (bovins lait, bovins viande, ovins).

Après avoir présenté la situation actuelle, cinq scénarios ont été élaborés à partir des moteurs et figures à long terme retenus par les professionnels pendant un séminaire animé par Lucien Bourgeois.

Les cinq scénarios :

- L'élevage résiduel.

- Le lait fait de la résistance.

- Les filières pilotent les productions de masse.

- La valeur ajoutée par l'origine géographique.

- Les systèmes autonomes ou la complémentarité entre les productions.

L'évolution de l'ensemble des systèmes d'exploitation a été analysé pour chaque scénario, de même que les leviers pour y parvenir.

Le rapport

17:06 Publié dans Filières agricoles | Lien permanent | Tags : prospective, élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/04/2009

Bilan de santé de la PAC, simulations INRA

L'INRA a réalisé des simulations à partir des données du RICA sur l'application française du bilan de santé, avec 3 scénarios correspondant à des hypothèses quant à l'utilisation du solde non encore affecté :

  • Scénario Barnier 1 : le solde est affecté suivant les références historiques. Dans ce cas on ne mesure que l'effet des décisions déjà prises.

  • Scénario Barnier 2 : le solde est considéré comme gelé, de façon à montrer l'enjeu que représentent les décisions qui restent à prendre sur les critères d'attribution.

  • Scénario Barnier 3 : le solde est redistribué favorablement aux plus petites structures : revalorisation des DPU pour les 50 premiers ha de cultures à partir du solde d'aides SCOP, et pour les 25 premières UGB bovines à partir du solde de PMTVA.

L'impact s'échelonne entre -11 200 € et + 15 300 €, et entre - 20 % et + 88 % des aides perçues, selon les régions et types de production.

Sophie Leenhardt présente la synthèse de cette étude du point de vue de l'évaluation.

Synthèse

Etude

 

 

13:55 Publié dans Filières agricoles, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Bilan de santé de la PAC vue par l'élevage

Dans la série des travaux d'analyse du bilan de santé, le dossier de l'Institut de l'Elevage (mars 2009) se positionne en gros sur le même champ que l'étude de l'INRA, avec une approche pareillement centrée sur l'élevage. Mais le niveau d'analyse est beaucoup plus approfondi.

D'une part, l'Institut va plus loin sur la comptabilité des gains et pertes de soutien par secteurs de production, régions, types de systèmes, etc, approche moyennement intéressante pour nous.

Mais d'autre part, l'Institut est aussi plus analytique. Il apprécie les effets potentiels sur les choix de production des éleveurs, et apporte un jugement (aussi partial soit-il) sur la cohérence du bilan de santé avec un certain nombre d'objectifs affichés.

Le bilan de santé est ainsi plutôt plébiscité. Il est jugé comme cohérent avec l'objectif de rééquilibrage des soutiens (en faveur de l'herbe, de la montagne et des ovins caprins), et avec celui de mieux répondre aux enjeux sociaux et environnementaux. Ces objectifs ne sont en revanche pas discutés (notamment celui d'égalisation des soutiens).

Les critiques portent sur le caractère peu incitatif du soutien à l'herbe basé sur références historiques. Ce soutien est à même de conforter les systèmes herbagers existants, mais sans susciter de nouvelles vocations. Les systèmes de polyculture élevage, en outre, sont globalement pénalisés par les transferts de soutien, alors qu'ils présentent des intérêts économiques et agronomiques. L'Institut mentionne toutefois qu'en dépit d'une pénalisation globale de ces exploitations, la nouvelle répartition des soutiens est susceptibles de revaloriser l'atelier élevage au sein de ces systèmes, sans conclure sur le fait que ce soit suffisant ou non pour un maintien de l'herbe.

En conclusion, l'Institut de l'Elevage qualifie les changements induits par le bilan de santé d'à la fois "modestes et significatifs" : modeste quant à l'impact global sur les soutiens à l'élevage, mais significatif pour certains secteurs : ovins et caprins, lait de montagne, bio.

Le caractère éphémère des décisions prises est également souligné, avec la perspective proche de 2013. Dans cette perspective, l'accent est mis au final sur l'importance des enjeux relatifs aux régulations de marché. L'Institut écrit en effet que "cette future politique ne fera pas l'économie du débat autour des questions des mécanismes de régulation des marchés et de certaines formes de protections douanières".

Cette étude comporte en outre l'intérêt de présenter une "check list" assez claire des modalités qui restent à définir (p. 13).

Elle propose également une mise en perspective des évolutions de la PAC, qui peut être intéressante sur le plan pédagogique (pages 5-6).

Sophie Leenhardt

Le dossier en PDF

 

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24/03/2009

Vins et spiritueux : prévisions à l'horizon 2012

Pour la septième année, le cabinet britannique IWSR a été mandaté par Vinexpo pour produire un rapport détaillé sur la consommation globale, la production et les échanges internationaux dans le domaine des vins et spiritueux, avec des prévisions à l'horizon 2012.

L'étude a été conduite dans 28 pays producteurs de vins et sur 114 marchés de consommation de vins et spiritueux. La période d'analyse s'échelonne de 2003 à 2012.

Selon cette étude, à l'horizon 2012, la consommation mondiale de vin devrait augmenter de plus de 6% sur cinq ans, pour atteindre 2,816 milliards de caisses. En 10 ans, la consommation mondiale de vin augmenterait donc de 14,07 %, soit 4,16 milliards de bouteilles, ce qui correspond à une année de production aux Etats-Unis.

En valeur à l'horizon 2012, le marché mondial du vin devrait représenter 166,117 milliards de dollars, soit une hausse de 8,92 % entre 2008 et 2012.

L'étude (à paraître)

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