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10/09/2012

Changement climatique et prairies : le projet VALIDATE

Le 22 juin 2012 a eu lieu le colloque de restitution des résultats du projet VALIDATE à Clermont-Ferrand : Vulnérabilité des prairies et des élevages au changement climatique et aux événements extrêmes. Ce projet financé de 2008 à 2012 par l'Agence Nationale de la Recherche était coordonné par l'INRA et associait onze laboratoires (INRA, CEA et CNRS).  Il avait pour but d'étudier les impacts de la variabilité future du climat sur la production fourragère et les élevages herbagers, en combinant différentes approches : expérimentation, modélisation biotechnique et modélisation socio-économique.

Les chercheurs ont utilisé des scénarios climatiques régionalisés, comportant une augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur et des épisodes de sécheresse, ainsi qu'une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2. Les résultats indiquent une baisse de productivité de 20% à 30% pour les prairies permanentes de moyenne montagne sous climat 2070. En revanche, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 pourrait limiter les impacts négatifs des vagues de chaleur et sécheresse sur les prairies. En plaine, les variétés de prairies d'origine méditerranéenne apparaissent plus résilientes que les variétés d'origine tempérée.

Des pistes d'adaptation à l'échelle de la parcelle et de l'exploitation agricole ont pu être proposées. Ainsi, l'augmentation du potentiel de production herbagère au printemps et à l'automne pourrait être valorisée à l'avenir et permettre de pallier des risques accrus de déficits estivaux.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : INRA 

16:25 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/09/2012

Le génome du bananier vient d'être séquencé

Après deux ans de travaux, le génome du bananier a été entièrement séquencé par des chercheurs français. Les résultats viennent d'être publiés dans la revue Nature. Les équipes du Cirad et du CEA-Génoscope ont réussi à décrire la séquence de plus de 520 millions de bases, ainsi que la position des plus de 36 000 gènes de la plante sur ses onze chromosomes. Ils ont réalisé ce travail sur l'espèce Musa acuminata, qui entre dans la composition de toutes les variétés comestibles, aussi bien bananes desserts que bananes à cuire.

À côté des céréales, il s'agit de la première plante monocotylédone à être entièrement séquencée. Ce résultat constitue donc une référence importante pour étudier et comparer l'évolution des génomes ainsi que les relations phylogénétiques entre les végétaux. Les chercheurs ont par exemple découvert chez le bananier actuel des séquences non codantes datant d'avant la séparation des monocotylédones et des dicotylédones.

Le séquençage du bananier devrait également faciliter l'identification des gènes responsables des caractères d'intérêt (ex : qualité des fruits, résistance aux maladies, etc.). Ces travaux représentent donc une avancée majeure pour la future amélioration des variétés de bananiers. D'après les auteurs, la création de nouvelles variétés résistantes aux maladies et parasites constitue une nécessité à la fois pour assurer la sécurité alimentaire de nombreux pays du Sud, et pour garantir l'approvisionnement en bananes des pays du Nord. En effet, une seule variété (Cavendish) domine aujourd'hui largement le marché mondial, si bien que la spécialisation des parasites et des maladies représente un danger considérable pour la production de bananes. La séquence du génome du bananier est mise à disposition sur : http://banana-genome.cirad.fr.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Nature


16:04 Publié dans Enseignement et recherche, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/09/2012

Découverte d'un gène du riz lui conférant tolérance au déficit en phosphore

Une équipe de chercheurs philippins a découvert un gène du riz permettant à la plante de tolérer un déficit du sol en phosphore. Cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes puisque, dans le monde, 60% du riz pluvial cultivé en plaine sont produits dans des sols présentant des déficits, notamment en phosphore, et dans lesquels les rendements en riz sont bas. Or le phosphore est un élément non renouvelable et l'accès aux engrais phosphatés, de plus en plus coûteux, est souvent limité pour les riziculteurs.

D'après les travaux publiés dans la revue Nature, la surexpression du gène nommé PSTOL1 pour phosphorus-starvation tolerance 1 entraîne une augmentation significative du rendement en milieu pauvre en phosphore, en comparaison aux variétés ne possédant pas ce gène. Les chercheurs indiquent que PSTOL1 stimule la croissance racinaire aux stades précoces de développement de la plante, ce qui permet une meilleure absorption du phosphore et autres nutriments.

Les chercheurs soulignent enfin l'intérêt cruciale de conserver et d'étudier les variétés anciennes des plantes, puisque le gène PSTOL1 a été identifié chez la variété traditionnelle Kasalath.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : Nature

11:40 Publié dans Agronomie, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/09/2012

Une première variété de lin pour la fabrication de matériaux composites

La coopérative Terre de lin a déposé à l'inscription au catalogue européen des semences, une première variété de lin pour la fabrication de matériaux composites (fibres et matières thermoplastiques). Terre de lin, la plus grande coopérative européenne spécialisée en lin textile, voit en effet dans le marché des matériaux composites un marché prometteur.

Grâce à leurs propriétés de légèreté, solidité et souplesse, les mélanges de fibres et de matières thermoplastiques pourraient en effet être incorporés dans divers objets de la vie quotidienne (ex : tableaux de bord des voitures).

La conduite agronomique de ce nouveau type de variétés devra néanmoins être adaptée : densité de semis, date de récolte et temps de rouissage notamment.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : AgraPresse n°3356, semaine du 25 juin 2012

11:31 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/09/2012

Valorex souhaite remplacer l'importation de tourteaux de soja par une production française de protéines végétales

Valorex, fabricant d'aliments du bétail et spécialiste de la thermo-extrusion des graines oléo-protéagineuses, souhaite totalement supprimer les importations de soja, et les remplacer par des protéines végétales produites en France. Pour cette entreprise basée en Bretagne, il s'agirait, à l'horizon 2022, de renoncer à 14 600 tonnes de tourteaux de soja importés et de produire l'équivalent des 6 716 tonnes de protéines via des cultures protéagineuses telles que le lupin et la féverole. Pour cela, il sera nécessaire de multiplier par 2,6 le tonnage en protéines issues de ces cultures, ce qui revient à multiplier par 3,3 les surfaces de cultures protéagineuses en 10 ans, d'après le directeur général de Valorex.

Pour inciter les agriculteurs à accroître leurs surfaces en lupin et en féverole, Valorex envisage d'étendre la logique contractuelle qu'elle a déjà mise en place pour la culture de lin riche en omégas 3. Elle souhaite proposer des contrats de 2 ans aux agriculteurs, avec un prix minimum garanti pour le producteur, le prix de vente étant « indexé aux prix du colza et du pois, pour les prémunir de la volatilité des cours et les inciter à s'engager dans ces productions » précise le responsable des achats pour Valorex.

Ce projet correspond à la volonté de l'entreprise de contribuer à l'amélioration de l'autonomie protéique de la France (aujourd'hui la France importe 4,7 millions de tonnes de soja, soit 2,19 millions de tonnes de protéines). Valorex affiche aussi la volonté de promouvoir les légumineuses et les cultures de diversification à bas niveaux d'intrants, et d'améliorer son bilan carbone. L'approvisionnement en protéines produites localement pourrait en effet engendrer une économie estimée par Valorex à 2 352 tonnes d'équivalent carbone.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : Valorex

11:18 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/09/2012

« Vinbovin », le bovin français élevé au vin rouge

Le Conseil général de l'Hérault, la FDSEA et une association de défense du vin se sont lancés dans une expérimentation consistant à nourrir des bovins avec du vin rouge. L'initiative française s'inspire du bœuf de Kobé (Japon) nourri à la bière, et à plusieurs expérimentations au Canada et en Espagne.

 Trois bovins ont donc été nourris en 2011 pendant quatre mois avec du foin, de l'orge aplatie et du marc de raisin, puis du vin languedocien. « L'alcool ingéré doit représenter l'équivalent de la consommation recommandée par les autorités de santé pour un homme », précisent les responsables de l'opération. Pour un bovin, cela représente environ 1,5 litre de vin par jour.

 Les bovins ont été « dégustés » et la viande s'est révélée « à la texture très spéciale, belle, persillée, fondante » d'après M. Pourcel, chef étoilé au Michelin. Cette viande serait en effet destinée aux tables de luxe, d'autant que le coût de l'alimentation est multiplié par trois par le surcoût dû au vin rouge. Une seconde expérimentation devrait démarrer à la fin de l'année 2012.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Conseil général de l'Hérault

 

 

11:11 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/07/2012

La culture de viande in vitro à partir de cellules souche : défis et perspectives

Un article du Meat Science journal fait la synthèse de différentes alternatives à la viande, en mettant l'accent sur la viande in vitro, également nommée « steak artificiel ». La production de muscle artificiel à partir de cellules souches de bovins est possible depuis environ 15 ans, mais n'a encore jamais été utilisée aux fins de production de viande.

Le recours à de la viande in vitro est considéré par certains comme une alternative susceptible de pallier les inconvénients liés à l'impact environnemental, de prendre en compte le bien-être animal ou certains risques de santé publique pouvant être associés à la consommation de viande. L'équipe du Dr Post (université de Maastricht) effectue des travaux visant à synthétiser, pour le mois d'octobre 2012, un steak artificiel. Un investisseur privé a financé ces recherches à hauteur de 250 000 euros.

Toutefois, l’INRA estime aujourd’hui qu’il est possible, tout au plus, de produire en faible quantité un agglomérat de cellules musculaires qui ne ressemble ni tout à fait à du muscle ni à un steak. En plus des handicaps financiers et techniques de cette synthèse, il faudra également, pour envisager un jour la commercialisation de ce produit, pallier son absence de qualité gustative et améliorer son image auprès des consommateurs. Il conviendra aussi d'évaluer les aspects environnementaux et le bilan énergétique de la production in vitro par rapport à la production naturelle.

 Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : Post, M.J., « Cultured meat from stem cells: Challenges and prospects », Meat Science (2012) « Viande in vitro : entre faux espoirs et vraies solutions, comment gérer les pénuries
alimentaires ? »,  Atlantico, 8 mars 2012

16:45 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : viande |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/06/2012

Décomposition de « l'euro alimentaire »

L'observatoire des prix et des marges de FranceAgriMer vient de publier un document de travail rédigé par Philippe Boyer, de l'Observatoire, et Jean-Pierre Butault, de l'INRA, sur la décomposition de l'euro alimentaire en revenus des différents facteurs de production en France pour l'année 2005.

Ces travaux s'inspirent d'une méthode de calcul de décomposition du dollar alimentaire développée par le Service de recherche économique du Département de l'agriculture américain (USDA/ERS), à partir des tableaux entrée-sortie de la comptabilité nationale. Les premiers résultats montrent qu'en 2005, 65% de chaque euro dépensé en alimentation dans les lieux de vente de détail (ne comprenant donc pas la restauration hors domicile) contribuaient à créer de la valeur au sein des filières agro-alimentaires françaises. Le reste de la dépense alimentaire de détail rémunérait les importations de produits agricoles bruts et de produits intermédiaires ou était constitué de taxes sur les produits.

Cette méthode permet également de répartir la valeur ajoutée créée par chaque maillon de la filière agro-alimentaire française et de calculer le nombre d'emplois induits dans les IAA par nos dépenses alimentaires. Ces calculs sont destinés à être actualisés pour couvrir des années plus récentes.

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

 Source : Observatoire des prix et des marges

14:59 Publié dans Alimentation et consommation, Filières agricoles, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/06/2012

Le cacao en voie de disparition ?

L’Alliance des pays producteurs de cacao (COPAL) a tiré la sonnette d’alarme à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette alliance regroupant des pays comme le Ghana, le Nigeria, le Brésil, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Malaisie, craint que la culture de cacao ne soit en danger d'extinction dans le monde. Le vieillissement des cacaoyers, les effets du changement climatique et les attaques des parasites expliquent cette crainte.

« S’il n’y a pas une réaction rigoureuse aux menaces, il va sans dire que (. . . ) dans 50 ans ou un siècle on ne pourra plus avoir du cacao », selon M. Coulibaly, secrétaire général de la COPAL, qui a plaidé en particulier pour une aide financière accrue à la recherche, en vue de renouveler les vergers avec de nouvelles variétés végétales résistantes aux parasites. Selon lui, cette aide devrait venir des chocolatiers et des gouvernements des pays producteurs. Ces questions sont mises à l'ordre du jour de la 17e conférence internationale de la recherche sur le cacao qui se tiendra en octobre 2012.

 Source : COPAL

14:47 Publié dans Climat, Développement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/06/2012

Vers un retour du cheval de trait en viticulture ?

Depuis quelques années, de plus en plus de viticulteurs font le choix de réintroduire le cheval comme outil de travail dans leur exploitation. On ne peut pas quantifier précisément le phénomène mais il prend de l'ampleur et concerne des surfaces non négligeables. Certains lycées agricoles commencent même à proposer des formations en attelage de chevaux. En Bourgogne, plus d'une dizaine de prestataires en traction animale sont installés au service des viticulteurs et plus de 200 ha y sont labourés à cheval. Plusieurs vignobles prestigieux ont fait le choix du cheval, sans pour autant communiquer sur cette pratique.

Le cheval peut être utilisé pour une diversité d'opérations (labour, désherbage, binage, épandage du fumier) ou encore pour transporter le raisin lors des vendanges. D'après ses partisans, il évite le tassement des sols. Dans les exploitations en agriculture biologique en particulier, où les passages sont très nombreux, la traction animale améliore l'aération du sol et l'accès à l'eau par les racines de la vigne. Elle offre également la possibilité d'accéder à des parcelles très pentues ou plantées en rangs très serrées, où le passage du tracteur est difficile. Elle peut aussi réduire le bilan carbone de l'exploitation.

En termes de performances économiques, les coûts de production en traction animale semblent légèrement supérieurs, en raison du besoin accru en main-d'œuvre et d'une vitesse de travail inférieure. En Bourgogne, les viticulteurs ont estimé que le surcoût dû à la traction animale correspondait « au prix d'un bouchon supplémentaire par bouteille de vin ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Aujourd'hui en France, 13 juin 2012, La Nouvelle République, 20 janvier 2012

14:31 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/06/2012

La filière équine française à l'horizon 2030

Afin d’aider les professionnels de la filière équine à se préparer aux évolutions à venir, mais aussi pour améliorer l’offre de services, de connaissances et d’innovations, l’INRA et l’IFCE (Institut français du cheval et de l'équitation) se sont associés pour travailler sur les perspectives d’évolution à l'horizon 2030 de la filière équine.

L’équitation de loisir connait un engouement croissant et le secteur des courses bénéficie d’un fort intérêt de la population pour les paris hippiques. Dans ce contexte dynamique, l’ouverture des paris en ligne, le relèvement de la TVA, la diminution des subventions de l’État, mais aussi le développement de la concurrence internationale sur les marchés du cheval de sport font peser des incertitudes sur l’avenir et sur la poursuite des tendances actuelles. Ces interrogations sur l’avenir s’ajoutent aux nombreux enjeux auxquels la filière française est déjà confrontée tels que la pérennisation des emplois, la production de chevaux en adéquation avec la demande, mais aussi le maintien de la diversité des races et de leur présence dans certains territoires, la préservation du bien-être animal, la pérennité de la contribution du cheval au maintien de l’agriculture et du tissu social et culturel, etc.

Un article en présente les premières réflexions prospectives du groupe, tandis qu’un colloque de restitution en présentera, le 2 octobre 2012 à Paris, les conclusions.

 

16:40 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : cheval |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/06/2012

Accession de la Russie à l'OMC : de belles perspectives pour les exportateurs agricoles

L'adhésion de la Russie à l'OMC bénéficierait largement à ses exportateurs agricoles. Une récente publication de l'ICTSD ayant évalué les effets possibles de cette adhésion, conclut que les avantages attendus pour les pays exportateurs résulteraient de la réduction des droits de douane, de la facilitation du commerce avec la Fédération et d'une meilleure prévisibilité dans la régulation de son commerce extérieur. La demande agricole et alimentaire domestique en augmentation devrait aboutir à un recours croissant de la Russie aux marchés extérieurs.

En vertu du Système généralisé de préférence de l’Union douanière (Schéma SGP de l’Union douanière), appliqué pour les pays en développement et les pays les moins avancés, la Russie devrait connaître une augmentation substantielle des échanges de plusieurs produits, notamment le sucre et la viande porcine en provenance du Brésil.

Sa production bovine se trouvera par ailleurs concurrencée par une viande provenant de diverses origines : Brésil, Uruguay et Paraguay, avec des prix compétitifs bénéficiant au consommateur russe.
Si les exportateurs de vin comme le Chili, l'Afrique du Sud et l'Argentine pourraient prendre des parts de marché importantes en Russie, ils seront en compétition directe avec les exportateurs traditionnels des pays développés. La suppression des restrictions commerciales permettra en effet d'améliorer les termes des échanges avec les pays hors CEI (y compris les pays en développement), ces derniers trouvant un meilleur accès au marché russe mais aussi à celui de la Biolorussie et du Kazakhstan.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

30/05/2012

Effets du changement climatique sur les ravageurs

En Suisse, le centre de recherche Agroscope a étudié les effets du changement climatique sur le comportement d'un insecte ravageur des pommiers et poiriers, le carpocapse. En partenariat avec MétéoSuisse, les travaux ont consisté à coupler des projections climatiques régionalisées pour 10 sites en Suisse, avec un modèle permettant de prévoir le développement des ravageurs.

Les résultats montrent que ces insectes seront plus nombreux et présents plus longtemps dans les cultures fruitières : développement plus précoce, apparition de générations supplémentaires, meilleures conditions de reproduction.

D'après les chercheurs, il est crucial de développer des stratégies de lutte durables. En particulier, ils mettent en garde sur l'utilisation accrue de pesticides qui pourrait contribuer à l'émergence de populations résistantes. D'après Jörg Samietz, chef du groupe Zoologie d’Agroscope, «davantage d'exploitations fruitières devront se convertir à la confusion sexuelle et la lutte avec les auxiliaires, les adversaires naturels des ravageurs, va prendre de l’importance.»

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Agroscope

15:50 Publié dans 3. Prévision, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/05/2012

Futur Farm Bill : les propositions de gestion de l'offre pour le secteur laitier progressent

 Les propositions en faveur de la mise en place d'une gestion flexible des volumes dans le secteur laitier progressent aux États-Unis. C'est ce qui ressort du projet de future loi cadre agricole, Farm Bill 2013-2017, voté au comité agricole du Sénat le 26 avril dernier. Le contenu de la proposition relative au secteur laitier s'articule autour de deux grands volets :

 

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15:38 Publié dans 4. Politiques publiques, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2012

Vers de très grandes exploitations laitières en Europe ?

Les débats se poursuivent autour du projet de création d'une exploitation de 1000 vaches laitières dans la Somme, projet porté par une société civile d'exploitation agricole (SCEA), dont le troupeau est actuellement de près de 200 vaches laitières.

Il s'agirait d'augmenter progressivement la taille du troupeau, et de développer la production d'énergie via le traitement des effluents d'élevage par méthanisation. Le plan d'épandage serait réalisé sur un ensemble de parcelles d'un total de 1200 hectares.

Après l'avis favorable du CODERST (conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) rendu fin avril 2012, c'est à présent la décision préfectorale qui est attendue pour connaître le devenir du projet.

Ce projet de la SCEA n'est pas sans faire écho au projet « Nocton Dairies » de création d'une exploitation de plus de 8000 vaches laitières initialement, au Royaume-Uni dans un contexte de disponibilités de droits à produire. Ce projet a toutefois finalement avorté suite à la décision de l'Agence de l'environnement britannique.

 Ces types de projets sont liés aux évolutions de la politique laitière communautaire. L'augmentation progressive des quotas laitiers jusqu'à leur suppression en avril 2015 lève en effet l'un des principaux freins à l'établissement de très grandes structures laitières en Europe.

 Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 


15:04 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : lait |  Imprimer | | | | |  Facebook