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18/03/2010

Le lieu de vente est-il un meilleur indicateur de qualité que le label ?

Les premiers résultats de recherches qualitatives effectuées par un consortium de chercheurs asiatiques sous l'égide de la FAO montrent que les consommateurs urbains dans quatre pays limitrophes du fleuve Mékong en Asie du Sud-est utilisent le lieu de vente comme critère principal de différenciation de la qualité des produits alimentaires de base. Les signes officiels de qualité, les labels et les marques demeurent importants mais ne sont pas des éléments assez discriminants pour que le consommateur effectue son choix. Les résultats des études quantitatives du consortium permettront de quantifier la part relative de ces différents attributs de qualité dans le choix des consommateurs urbains en Thaïlande, au Viet Nam, au Laos et dans la province chinoise du Yunnan.

L'objectif du projet et d'aider les producteurs et les agents des administrations de la région à mieux comprendre les attentes des consommateurs, afin de proposer des stratégies d'investissement et de développement répondant mieux à ces attentes.

Lire l'analyse des premiers résultats de ce projet de recherche-développement par Jo Cadilhon (CEP), 2 pages.

 

16/03/2010

Réforme de la PAC : déclaration alimentaire européenne

La Coordination européenne Via Campesina, dont la Confédération paysanne et le Modef sont membres, et des organisations de la société civile européennes, notamment écologistes (Greenpeace, Amis de la terre Europe...) ont lancé une Déclaration alimentaire européenne pour mobiliser citoyens et autorités en vue de refaçonner la Politique Agricole Commune

Selon cette déclaration, depuis près d'un demi-siècle, la PAC a conduit "à un système alimentaire industrialisé, très dépendant de l'énergie fossile, épuisant les ressources naturelles, et a contribué de manière importante aux émissions de carbone et à la perte globale de biodiversité". La PAC a aussi contribué "à des régimes alimentaires néfastes pour la santé et continue de nuire aux systèmes alimentaires des pays en développement".

Pour répondre à ces défis, les organisations signataires de la déclaration estiment que "l'Union européenne doit reconnaître et soutenir le rôle crucial de l'agriculture paysanne dans l'approvisionnement de la population".

Cette déclaration prône une politique commune s'appuyant sur douze principes, qui visent à garantir et protéger un espace citoyen dans l'UE et les pays candidats, avec la possibilité et le droit de définir leurs propres modèles de production, de distribution et de consommation, à gérer plus efficacement les ressources naturelles et à garantir le maintien de la biodiversité.

Près de 200 organisations de 24 pays européens ont signé jusqu'à présent la déclaration, l'opinion publique est également invitée à la signer en ligne sur www.europeanfooddeclaration.org.

 

13:27 Publié dans PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/03/2010

Quelle PAC pour les zones rurales après 2013?

Notre Europe et le Swedish Institute for European Policy Studies (SIEPS) ont invité des spécialistes, responsables politiques, représentants de la Commission et chercheurs à participer à un séminaire à Stockholm le 16 septembre 2009 sur le thème : « Quelle politique commune pour l'agriculture et les zones rurales après 2013 ? ».

Les différentes interventions témoignent d'éléments déjà bien connus. Le débat sur le budget et sur les politiques de l'Union sera décisif pour la PAC. A travers la retranscription des interventions, on cerne combien les démarches - française, suédoises et tchèques en particulier - sont différentes à bien des égards et semblent difficilement compatibles.

Plusieurs interlocuteurs soulignent également la nécessité de mieux comprendre les problèmes spécifiques des nouveaux États Membres. La PAC est présentée comme un cadre commun nécessaire dont l'Union doit disposer pour s'occuper des problèmes spécifiques de ces 12 pays. Ce document a le mérite de diffuser en français une diversité de points de vue. On y trouve donc essentiellement des analyses sur le rôle actuel de la PAC et sur son évolution et de rares éléments sur le deuxième pilier et le développement des zones rurales.

Mélanie Gambino (CEP)

Actes du séminaire (51 p.)

 

16:11 Publié dans PAC, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/03/2010

Inra Priorités scientifiques 2010-2014

L'Inra prépare son document d'orientation pour 2010-2014. Pour cela, il a reçu les propositions de développements scientifiques des départements de recherche de l'Institut, tenu compte des recommandations de son évaluation conduite par l'agence de l'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche, et analysé les prospectives disponibles à travers le monde comme les attentes des pouvoirs publics.

A l'issue d'une première phase de réflexion interne, 7 priorités ont été identifiées :

- Conjuguer les performances économiques, sociales et environnementales de l'agriculture

- Minimiser les risques environnementaux, quantifier et maximiser les services écosystémiques (eau, biodiversité, ...) rendus par les activités agricoles et forestières

- Mieux connaître les transitions alimentaires et leurs effets

- Développer et valoriser le carbone renouvelable pour la chimie et l'énergie

- Adapter l'agriculture au changement climatique et réduire sa contribution à l'effet de serre

- Renforcer les capacités de prédiction en biologie et en écologie

- Rechercher les cohérences systémiques et territoriales pour la sécurité alimentaire mondiale

Ces priorités sont soumises à discussion sur un blog http://www.inra2014.fr/


Les fruits de cette consultation viendront enrichir les réflexions en cours pour l'élaboration des orientations 2010-2014 de l'Institut.

Cette démarche participative ouverte à l'ensemble de ses partenaires, publics et privés, des sphères scientifiques nationales et internationales, socio-économiques, territoriales, associatives... et, plus largement, à tous les citoyens, est innovante.

 

11:51 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Perspectives du marché européen de la viande

Selon une étude de la banque néerlandaise Rabobank, la forte progression de la demande globale en viande qui se profile pour les 20 prochaines années représente un magnifique challenge pour les entreprises européennes. Elle évalue à 90 milliards de tonnes la demande mondiale en viande bovine en 2025, contre 70 milliards en 2005.

Pour les quatre viandes - boeuf, porc, volaille et agneau - la demande passerait de 260 milliards en 2005 à 400 milliards en 2025, soit près de +50 % en vingt ans. Mais cette croissance ne portera que très peu sur le marché européen. Elle se fera à près de 70% en Asie, et 28% en Amérique du Sud et en Afrique.

 

radobank.jpg

 

L'étude montre aussi que sur les 50 dernières années, les événements comme les chocs pétroliers, les crises financières, ont un faible impact à long terme sur la demande en viande. L'impact se fait à court terme seulement. La volaille est la moins vulnérable aux crises économiques.

Pour relever ce défi, l'auteur de l'étude estime que les entreprises européennes ont beaucoup de chemin à faire vers la concentration par rapport aux grandes entreprises américaines et brésiliennes, et que trop de sociétés travaillent sur une seule viande, et sur un seul marché national.

Elles pourraient déjà tirer mieux parti du grand marché européen avec des produits de base à larges volumes à l'international. Les marchés de niche présentent eux aussi, selon cette étude, de belles perspectives. Le prix de l'alimentation animale et les taux de change joueront un rôle clé dans le positionnement des entreprises.

Le PPT de l'étude

 

A lire aussi : Le marché mondial de la viande bovine en 2009 de l'Institut de l'élevage qui confirme la "ruée vers l'Asie" (43 p.)

 

10:43 Publié dans Filières agricoles | Lien permanent | Tags : viande |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/03/2010

Le forum des innovations financières pour le développement

Le forum des innovations financières pour le développement, organisé conjointement par la Banque mondiale, l'Agence française de développement et la Fondation Bill et Melinda Gates, s'est tenu les 4 et 5 mars 2010 à la Cité des sciences et de l'industrie.

L'innovation de ce forum tenait autant à la forme (format des ateliers thématiques parallèles et en libre-accès sur le principe événementiel du « market place ») qu'au fond (la présentation de projets innovants). Une réflexion sur le financement de l'innovation se dégage des débats.

Le compte-rendu par Jo Cadilhon (CEP) (1 p)

15:33 | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/03/2010

Royaume-Uni : développement des jardins ouvriers

En ligne avec la « Food Strategy 2030 » et les initiatives « Growing schools », « Eat seasonably » et « Grow your own », les ministères en charge de l'alimentation (Defra) et des collectivités locales britanniques viennent de mettre en place un nombre de mesures pour aider les autorités locales à développer les cultures horticoles sur des terrains non utilisés.

Ces mesures incluent :

  • l'établissement d'une réserve nationale de terres communautaires, en coordination avec la fédération des fermes urbaines et jardins communautaires (Federation of city farms and community gardens) ;

  • la facilitation de la location temporaire de terrains inutilisés ou en attente de développement, en coopération avec la Development trust association ;

  • la publication d'un nouveau guide « A place to grow » adressé aux autorités locales pour réduire le temps d'attente pour les jardins ouvriers.

Source : Veille agricole au Royaume-Uni réalisée par Cyril Portalez, attaché agricole à Londres

 

16:23 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/03/2010

Réforme de la PAC : positions des Etats

James Clasper et Jack Thurston, fondateur du site farmsubsidy.org, ont publié un document sur les positions respectives des Etats membres face à la réforme de la PAC, en se basant sur les réponses fournies lors d'une consultation de la Commission.

Les Etats ont été placés selon deux axes, en fonction de leur préférence ou non pour une réduction du budget de la PAC, et de leur désir de simplification de cette politique (cliquer pour aggrandir) :

cap fit.jpg

 

Les auteurs ont ensuite créé une typologie :

  • les Chercheurs d'or, heureux de récolter les bénéfices de l'intégration et laisser les autres payer la note (Grèce, Hongrie et Espagne) ;

  • les Avares, avocats de la discipline budgétaire et d'une PAC réduite, ainsi que du principe du « juste retour » (Royaume-Uni, Allemagne) ;

  • les Grands dépensiers, qui veulent un budget ambitieux et sont prêts à en payer le prix (Bulgarie, Irlande, France) ;

  • les Modernisateurs, qui veulent contrôler le budget et simplifier sa structure (Danemark et Suède) ;

  • les Attentistes, qui approuvent l'idée d'une discipline budgétaire mais veulent maintenir le niveau des dépenses (Autriche, Italie, Portugal).

Les auteurs précisent qu'il s'agit de positions officielles, qui ne correspondent pas forcément à ce que les Etats ont en tête, et que certains gardent encore leurs cartes en main.

Does the cap fit, 24 p.

 

16:43 Publié dans PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Food Price Watch, une veille sur les prix des produits alimentaires

La Banque mondiale lance une publication trimestrielle sur l'évolution des prix des produits alimentaires domestiques dans les pays à bas et moyens revenus et sur leurs implications.

La première édition montre que, malgré une détente des prix agricoles sur les marchés internationaux depuis la forte hausse de 2008, les prix domestiques restent élevés.

L'impact sur la sécurité alimentaire est net : selon un document de travail, la crise économique en 2009 aurait ajouté 41 millions d'individus au nombre des personne sous-alimentées.

 

15:08 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/03/2010

Débat sur le rôle de la Chine en Afrique

Le magazine britannique The Economist a organisé au mois de février 2010 un débat sur son site internet, conduit dans la tradition oxfordienne entre un défenseur de la thèse, un avocat de l'antithèse, avec des apports d'invités spéciaux et du grand public, sur le thème : la participation croissante de la Chine dans les affaires de l'Afrique est-elle une bonne chose ?

Au-delà des arguments classiques employés par les deux camps (l'Afrique tire parti des investissements chinois, notamment dans le secteur agricole, qui lui permettent d'améliorer ses infrastructures, sa formation, d'accroître ses débouchés commerciaux / mais d'un autre côté les produits importés chinois entrent en compétition avec l'industrie manufacturière locale, les termes de l'échanges sont inégaux, la corruption subsiste, etc.), c'est l'organisation-même du débat qui est intéressante, la participation qu'il a suscité, et l'idée qu'il est possible de parler de l'Afrique sans tomber dans le « politiquement correct ».

Le compte-rendu du débat par Jo Cadilhon (CEP), 2 p.

 

12:11 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Baisse des protéagineux : quel rôle de la PAC ?

En Europe, les surfaces semées en protéagineux ont baissé de 25% entre 2000-2003 et 2004-2008, ce qui a eu pour effet d'augmenter la dépendance en alimentation animale. Cette diminution est-elle liée à la réforme de la PAC de 2003, qui a changé les conditions du soutien de ces productions ?

Telle est la question au cœur de cette évaluation faite pour la Commission européenne, qui conclut que d'autres facteurs (variation des rapports de prix mondiaux entre cultures, maladies qui ont causé des baisses de rendements, etc.) sont responsables de cette baisse qui devrait se poursuivre si rien n'est fait.

Les auteurs encouragent donc les Etats membres à saisir la possibilité offerte par le nouvel article 68 du bilan de santé pour donner des subventions spécifiques au secteur.

Le compte-rendu du rapport d'évaluation par Bernard Dechambre, CEP (2 p.)

Le rapport (220 p.)

 

11:46 Publié dans 2. Evaluation, Filières agricoles, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/03/2010

Essor de l'élevage

Le secteur de l'élevage contribue à hauteur de 40% de la valeur totale de la production agricole et assure les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de près d'un milliard de personnes, selon ce rapport de la FAO. Au sein de l'économie agricole, c'est un des segments qui connaît la croissance la plus rapide, du fait d'une demande en explosion, stimulée par la hausse des revenus, la croissance démographique et l'urbanisation.

Ainsi, depuis le début des années 1960, la consommation de lait par habitant dans les pays en développement a presque doublé, la consommation de viande a plus que triplé et la consommation d'œufs a quintuplé.

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Cette croissance de la demande devrait se poursuivre, créant des opportunités considérables pour les paysans du monde entier, mais également de fortes pressions sur l'environnement. Le rapport fait le point sur ces questions, avant de dresser, comme chaque année, un état des lieux de la sécurité alimentaire mondiale.

Le compte-rendu (1 page)

Le rapport (202 p.)


 

Impact d'une libéralisation des échanges de fruits et légumes en Méditerranée

Les pays méditerranéens et l'Union européenne sont engagés depuis 1995 dans un partenariat économique, social et politique appelé «processus de Barcelone». Jusqu'à présent, les objectifs de ce processus se sont surtout concrétisés par la conclusion d'accords commerciaux bilatéraux entre l'UE et chaque pays partenaire.

Le renouvellement de ces accords suscite bien des débats, en particulier dans le secteur des fruits et légumes (les pays méditerranéens fournissent, en 2007, 22,4 % des fruits et légumes importés par l'UE). Quel pourrait être l'impact d'une libéralisation accrue des échanges sur ces produits ?

Des travaux des chercheurs du CEPII et de l'INRA suggèrent qu'il devrait, toutes choses égales par ailleurs, être faible. En effet, les pays méditerranéens bénéficient d'ores et déjà d'un accès fortement préférentiel au marché communautaire. En outre, les échanges de fruits et légumes de la zone méditerranéenne vers l'Europe sont caractérisés par d'importants coûts non tarifaires. La libéralisation pourrait cependant avoir un impact important dans le cas d'Israël ou du Maroc.

Le 4 pages INRA Sciences sociales

 

15:20 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/02/2010

Progression des OGM dans le monde

L'International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA), une organisation en partie financée par les grands semenciers, a publié en février 2010 son bilan annuel sur l'état des cultures biotechnologiques dans le monde.

Selon ses chiffres, 134 millions d'hectares d'OGM étaient cultivés dans le monde en 2009, soit une progression de 7% des surfaces par rapport à 2008. Quatorze ans après le démarrage commercial des OGM, le rythme de leur essor tend toutefois à ralentir : il y a trois ans, il était encore de 13% (cliquer pour voir le graphique en grand).

 

carte OGM.jpg

Les principaux utilisateurs d'OGM sont les États-Unis (64 millions d'hectares), le Brésil (21,4 millions) et l'Argentine (21,3 millions). Viennent ensuite l'Inde (8,4 millions), le Canada (8,2 millions), la Chine (3,7 millions), le Paraguay (2,2 millions) et l'Afrique du Sud (2,1 millions). Tous les autres pays restent en deçà de la barre du million d'hectares.

Les OGM représentent ainsi 9 % des cultures mondiales. Mais ce chiffre cache d'énormes disparités en fonction des cultures et des régions du monde : plus des trois quarts des superficies dédiées au soja sont OGM, le coton transgénique, qui perce en Inde et en Afrique, représente un plant sur deux, et pour le maïs, la proportion est de 26 %.

D'ici à 2015, l'ISAAA considère que la barre des 200 millions d'hectares d'OGM plantés dans le monde pourrait être franchie, grâce notamment à l'arrivée d'un « maïs anti-sécheresse » dans les campagnes des Etats-Unis dès 2012. L'intérêt de la Chine pour le riz et le maïs transgéniques laisse également présager une expansion des superficies dédiées aux cultures biotechnologiques.

Les Amis de la Terre critiquent ces chiffres et mettent l'accent sur la baisse des surfaces en Europe où, compte tenu de l'hostilité des opinions publiques, les surfaces cultivées en OGM ont reculé en moyenne de 12 % l'an dernier.

surface OGM UE 2008-2009.jpg

 

 

 

 

 

 

Sources : ISAAA, Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2009, Executive Summary (44 p.)

Les Amis de la Terre, Who benefits from GM crops? (43 p.)

11:27 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/02/2010

Pollution d'origine agricole en Chine

L'état des eaux et sols chinois est plus que préoccupant. C'est ce que montre le premier Recensement national des sources de pollution, communiqués par le ministère chinois de la Protection de l'environnement le 9 février 2010. Cette évaluation a été menée au cours des deux dernières années, et a mobilisé plus de 570000 employés et 737 millions de yuans. Elle comptabilise près de 6 millions de sources de pollution dont la moitié d'origine agricole (essentiellement l'élevage de bétail et de volaille, pratiqués de manière intensive)

Par ailleurs, Wang Shuyi, directeur de l'institut des lois sur l'environnement de l'université de Wuhan, présente également des chiffres inquiétants. Selon lui, la pollution des sols en Chine a déjà affecté la qualité des terres cultivables, la sécurité alimentaire et même la santé humaine. La surface des terres polluées ne cesse de s'étendre, de quelques millions d'hectares il y a 20 ans à une dizaine millions d'hectare aujourd'hui. Les causes sont multiples, mais la pollution par les métaux lourds est une des plus graves. D'après une étude faite par l'institut écologique de l'Académie Chinoise des Sciences, la surface des terres cultivables polluées par les métaux lourds approche 20 millions d'hectares, environ un cinquième de la surface totale de terre cultivable, provoquant une réduction de production céréale d'au moins 10 millions de tonnes chaque année.


Zhang Lijun, vice-ministre de la Protection de l'environnement, a annoncé que la prévention et le contrôle de la pollution d'origine agricole étaient dorénavant des priorités. Il a souligné que des mesures destinées à réduire le rejet de déchets en zones rurales mais aussi à améliorer la qualité des intrants seront prises. Une loi sur la prévention et le traitement contre la pollution de la terre est en cours de préparation et sera prochainement publiée, et la possibilité de la création d'une taxe est à l'étude.

Sources : China.org, ADIT, BE Chine


 

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