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08/01/2014

Représenter les agriculteurs : de l'unité symbolique à l'éclatement ?

Dans sa dernière livraison, la revue Politix consacre un dossier aux agriculteurs comme groupe social. Jusqu'aux années 1980, la cogestion des questions agricoles entre l'État et le syndicalisme majoritaire est allée de pair avec une impression d'unité socioprofessionnelle, les représentants parvenant à formuler ou à imposer l'intérêt commun du « monde agricole », au-delà des différences entre orientations techniques, régions de production et familles politiques.

Selon Ivan Bruneau, qui propose une synthèse historique très utile, on assisterait depuis à une érosion de ce « pouvoir de représentation ». Les articles du dossier entendent le démontrer à partir d'enquêtes dans différents « lieux de production des intérêts agricoles » : espaces médiatiques (Ivan Chupin et Pierre Mayance sur l'autonomie relative des journalistes de la presse agricole à l'égard de la contrainte syndicale ; Édouard Lynch sur les grèves du lait en France en 1964, 1972 et 2009), syndicats généralistes (Élise Roullaud sur les « experts » de la PAC au sein de la Confédération paysanne ; Alexandre Holbeika sur la FDSEA de l'Orne), mais aussi espaces « spécialisés », engagés dans une dynamique de reconnaissance institutionnelle (Madlyne Samak sur l'agriculture biologique dans les Alpes-Maritimes, Juliette Rogers sur les AOC fromagères en Basse-Normandie et en Bourgogne).

Au-delà du secteur agricole, sont ainsi posées à nouveaux frais des questions classiques de la science politique : « quelles sont les logiques sociales et politiques qui structurent aujourd’hui la formation des groupes militants ? Comment sont sélectionnés les porte-paroles et les responsables ? Comment s’articulent les différents niveaux de production et de diffusion des discours et revendications ? ».

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : http://www.cairn.info/revue-politix-2013-3.htm

15:34 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche, Société | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/01/2014

Découverte d'un gène du riz qui pourrait accroître les rendements jusqu'à 36 %

 

Une équipe de chercheurs a découvert un gène du riz, le gène SPIKE, qui d'après les premiers tests sur une variété long grain, pourrait accroître la productivité de 13 à 36 %. Ce gène était issu d'une variété tropicale indonésienne, actuellement peu cultivée. Le transfert du gène SPIKE vers les variétés de riz les plus répandues pourrait ainsi ouvrir des perspectives d'accroissement significatif des rendements mondiaux.

Source : IRRI

 

15:12 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : riz |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/01/2014

Lancement du nouveau programme européen de recherche et innovation « Horizon 2020 »

La Commission européenne a lancé le programme Horizon 2020, nouveau programme de recherche et innovation qui sera doté d'un budget de 80 milliards d'euros pour les sept ans à venir. Les premiers appels à projet au titre du budget 2014 (7,8 milliards d'euros) sont axés sur l'excellence scientifique, la primauté industrielle (nanotechnologies, biotechnologies), et les enjeux de société. Plusieurs enjeux concernent directement l'agriculture, en particulier le numéro 2, autour de sécurité alimentaire, agriculture et forêt durable, et bio-économie, et le numéro 5 autour de climat, environnement, ressources et biomasse.

Source : Commission européenne

16/12/2013

Les régimes alimentaires révèlent la place de l'Homme dans la chaîne trophique

Les chaînes alimentaires ont été décrites pour de nombreuses espèces et au sein de divers écosystèmes. Pour la première fois, c'est la place de l'Homme au sein de la chaîne trophique qui a été calculée dans une étude originale de chercheurs français de l'IRD, de l'Ifremer et d'AgroCampus Ouest. Ces derniers ont utilisé des données de la FAO sur la consommation humaine (type et quantité de nourriture) pour la période 1961-2009 et dans 176 pays. Ils ont ensuite calculé un « indice trophique humain », sachant que ce type d'indice est compris entre 1 (celui des plantes ou du plancton) et 5 (celui d'un requin ou d'un ours polaire par exemple). Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, l'étude montre que du point de vue de l'alimentation, l'Homme n'est pas un super-prédateur : son indice trophique global est de 2,21 (soit un chiffre semblable à celui du porc ou de l'anchois).

Indice trophique humain à travers le monde

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Source : Proceedings of the National Academy of Sciences

Lecture : Plus l'indice est élevé, plus la consommation de viande et poisson est élevée.

Les auteurs ont également analysé les différences de régimes alimentaires dans le temps et dans l'espace. Ils ont montré que l'indice trophique humain s'est accru au cours du temps (+3% depuis 1961), en lien avec des régimes alimentaires de plus en plus carnés. Par ailleurs, les indices trophiques humains varient selon les pays, entre 2,04 pour le Burundi et 2,57 pour l'Islande, ce qui reflète d'importantes différences dans les régimes alimentaires, notamment dans la part de viande et de poisson. Malgré cette diversité, les chercheurs ont pu dégager cinq grands groupes de pays ayant des tendances alimentaires similaires. Enfin, ils ont trouvé un lien significatif entre l'indice trophique humain et certains indicateurs de développement de la Banque mondiale.

Les auteurs souhaitent maintenant prolonger cette étude en mesurant l'impact des régimes alimentaires humains sur les écosystèmes, en convertissant la consommation humaine en production primaire nécessaire, et tout en rappelant que l'impact de l'Homme sur les écosystèmes ne se limite pas à la dimension alimentaire (pollutions, destruction d'habitats, etc.).

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : PNAS, Le Monde


11:44 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Plaisir alimentaire : un axe de lutte contre la dénutrition chez les personnes âgées

Le vieillissement entraîne des changements dans les comportements alimentaires. Les apports peuvent alors ne plus être en cohérence avec les besoins de l'organisme, conduisant à une dénutrition. Entre 15 et 40 % des personnes âgées vivant en institution et 50 à 70 % dans les hôpitaux seraient touchés par cette pathologie.

Le CHU de Dijon, en partenariat avec l'INRA de Dijon et l'ESA d'Angers, a donc exploré les leviers pour prévenir et lutter contre la dénutrition via le programme Aupalesens. Manger ne se résume pas à la satisfaction de besoins physiologiques, c'est aussi un moment de plaisir qui fait appel à nos sens : cette distinction entre aspects nutritionnels et sensoriels constitue l'originalité d'Aupalesens.

Le colloque du 26 novembre « Quels leviers sensoriels pour prévenir et lutter contre la dénutrition chez les personnes âgées ? », visait à présenter des résultats issus de ce programme. Il a mis l'accent sur le risque accru de dénutrition lié à la perte d'autonomie alimentaire. Ce résultat est issu d'une enquête menée auprès de 559 personnes de plus de 65 ans, ayant différents degrés de dépendance. Les travaux ont aussi mis en évidence des leviers de lutte contre la dénutrition, à savoir l'amélioration de la qualité sensorielle des aliments proposés et le contexte du repas.

Ces travaux de recherche contribuent à un des neuf objectifs de santé publique du Plan National Nutrition Santé (« diminuer la dénutrition chez les personnes âgées ») et impliquent aussi les industriels via l'élaboration de produits alimentaires adaptés aux seniors.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

 

 

Une alimentation saine engendre un surcoût de 1,1 euro par jour et par personne

Une récente revue de la littérature scientifique évalue la différence de coût entre une alimentation « saine » et une alimentation « moins saine ». Après avoir analysé 27 études réalisées dans 10 pays et ramené les résultats en dollars de 2011, les chercheurs britanniques ont trouvé un surcoût global de 1,48 $ par jour et de 1,54 $ par portion de 2 000 kcal (soit environ 1,10 euro par jour) pour une alimentation saine.

L'étude précise également ces surcoûts par catégories d'aliments. Ce sont la viande et les aliments riches en protéines qui engendrent le surcoût le plus important entre un produit sain et un produit moins bénéfique pour la santé : +0,47 $ par portion de 200 kcal. Le surcoût le plus important est observé pour la volaille. Les différences sont moins marquées pour d'autres catégories d'aliments telles que les sucreries et les snacks (+0,12 $ par portion), les céréales (+0,03 $ par portion), et les huiles et graisses (+0,02 $ par portion). La différence est non significative pour les jus de fruits et les sodas, et elle est même très légèrement négative en ce qui concerne les produits laitiers (-0,004 $ par portion).

Bien que les conduites alimentaires ne soient pas guidées uniquement par des critères économiques (mais aussi par des considérations liées à l'éducation, au milieu social, aux représentations, etc.), cette étude pourrait contribuer à élaborer des recommandations pour faciliter l'accès à une alimentation saine en dépit de certaines barrières économiques.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : British Medical Journal

12/12/2013

La stratégie de lutte contre la résistance des insectes aux OGM remise en cause

L'accroissement de la résistance des insectes ravageurs face aux cultures OGM dites « Bt » a déjà été démontré (cf. veille CEP mai 2013). Jusqu'à présent, la stratégie pour lutter contre l'apparition de résistances consistait à conserver des zones refuges à proximité des cultures OGM, pour favoriser l'accouplement entre insectes sensibles et insectes résistants, de façon à maintenir des populations d'insectes sensibles à la toxine Bt. Cette stratégie peut demeurer efficace tant que la transmission de la résistance à la toxine est récessive.

Or, contrairement à ce mécanisme classique, des scientifiques de l'IRD et d'instituts de recherche d'Afrique du Sud et du Kenya ont démontré pour la première fois qu'un papillon de nuit (Busseola fusca) pouvait transmettre une résistance au maïs Bt de façon dominante. Pour ce faire, ils ont croisé des papillons sud-africains résistants avec des papillons kenyans sensibles : la première génération de chenilles était alors résistante à la toxine Bt. D'après les chercheurs, « la chenille de B. fusca pourrait être capable de désactiver la toxine avant qu'elle ne s'attaque aux parois intestinales ». Ce résultat explique pour partie la prolifération très rapide de chenilles résistantes, six ans à peine après l'introduction du maïs Bt en Afrique du Sud.

Cette découverte, publiée dans la revue PLoS ONE, « ébranle le fondement de la stratégie anti-résistance qui accompagne généralement l’utilisation des OGM ». Il s'agit maintenant pour les chercheurs de confirmer les mécanismes physiologiques en jeu, et d'élaborer d'autres stratégies de lutte contre les ravageurs du maïs en Afrique, parmi lesquelles la lutte biologique.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : IRD

Un plant de tabac résistant à la sécheresse

C'est en travaillant sur la longévité du tabac qu'une équipe du Technion-Israel Institute of Technology, dirigée par le professeur Shimon Gepstein, a découvert des propriétés inattendues de la cytokinine, hormone jouant un rôle dans la croissance des végétaux. En effet, laissés à l'abandon dans une serre à la fin d'une expérimentation, les plants de tabac génétiquement modifiés ont résisté à l'absence d'apports en eau pendant un mois. Un taux plus élevé en cytokinine leur permettrait de répondre au stress hydrique en entrant dans un état d'hibernation, puis de reprendre leur croissance une fois la ressource en eau à nouveau disponible. À ce premier résultat s'ajoutent des besoins en eau trois fois inférieurs à ceux d'une plante ayant un taux de cytokinine normal. Cette découverte datant du mois d'août, plus largement diffusée au cours du mois de novembre, ouvre de nouvelles perspectives de recherche, en particulier sur les mécanismes de résistance des plantes à divers stress.

Elise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : ADIT

11:19 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/12/2013

Colloque « Nouvelles formes d'agriculture : pratiques ordinaires, débats publics et critique sociale »

Le département SAD (Sciences pour l'action et le développement) de l'INRA a organisé, les 20 et 21 novembre derniers, à Dijon, un riche colloque réunissant sociologues, géographes et agronomes sur le thème des nouvelles formes d'agriculture. Structuré autour de sujets très divers (rapports entre pratiques de production et mise en forme de l'image des agriculteurs, agriculture dans la ville, recompositions entre échelles locales et globales, etc.), il s'est signalé par une forte ouverture aux chercheurs des États-Unis.

L'ambition était d'interroger les « nouvelles formes d’agriculture » (agriculture durable, agroécologie, etc.) à partir de leurs dimensions morales et politiques. Partout dans le monde, le modèle de développement des « révolutions vertes » est aujourd'hui remis en question. Il n'est certes pas épuisé, comme en témoigne par exemple le dynamisme des fronts pionniers étudiés en Indonésie par Nancy Peluso. Mais les limites sociales et environnementales de ce modèle sont de plus en plus visibles, y compris quand le secteur « conventionnel » en vient à intégrer les innovations apportées par les marges (Julie Guthman sur la conventionnalisation du bio).

De nombreux sujets ont été abordés, sans qu'il soit possible ici de les citer tous. Ces « nouvelles formes d'agriculture » ne sont sans doute pas si nouvelles, si l'on pense à l'exposé de Yuna Chiffoleau sur la confiance dans l'origine des produits ou à l'intervention de Philippe Fleury sur les « circuits de proximité » en Rhône-Alpes. Il s'agit souvent de réinventions, de déplacements par rapport à des schémas existants, l'enjeu étant le passage à des échelles supérieures (Sandrine Baudry sur l'agriculture urbaine), l'adaptation des agriculteurs à des pressions de l'environnement (Lucie Dupré) ou la manière de répondre au déclin des appareils d'encadrement (Grégoire Berche sur les effets de la réforme de la filière vitivinicole de 2008 en Bergeracois).

Ce colloque avait pour principal intérêt de mobiliser de nombreuses enquêtes de terrain, et donc de varier les regards portés sur les trajectoires de modernisation. L'image du monde agricole qui en ressort est très diverse et fragmentée. Plusieurs publications sont annoncées pour faire suite au colloque dans les mois à venir.

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

11:15 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Des projections à haute résolution sur le climat du XXIe siècle en Europe

Une équipe de recherche internationale impliquant le CNRS, Météo-France, le CEA, l'université de Versailles Saint-Quentin et l'INERIS a réalisé un ensemble de projections climatiques d'une précision inégalée (maille de 12 km) sur toute l'Europe, affinant ainsi les simulations globales du 5ème rapport du GIEC.

Ces nouvelles simulations précisent les impacts du changement climatique en Europe au cours du XXIe siècle : une hausse de 1°C à 5°C est attendue d'ici 2100, avec des différences notables entre régions et d'une saison à l'autre. Le réchauffement serait par exemple plus important au Sud de l'Europe qu'au Nord en été, tandis qu'en hiver il serait plus rapide dans le Nord et l'Est. Ces nouveaux travaux représentent également mieux des phénomènes locaux tels que les précipitations intenses, dont la fréquence devrait augmenter, en particulier sur les massifs montagneux. En France, la situation serait contrastée entre une augmentation marquée et généralisée des précipitations en hiver et une recrudescence des périodes sèches, particulièrement dans sa partie méridionale.

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© Augustin Colette, INERIS

Ces travaux ont été réalisées dans le cadre du projet Euro-Cordex, lui-même inscrit dans l'exercice international Cordex (pour Coordinated Regional Climate Downscaling Experiment), visant à produire des simulations régionales à haute résolution. Lancé en 2010, ce travail est coordonné par le Programme mondial de la recherche sur le climat (ou World Climate Research Programme, WCRP) et se concentre sur treize régions du globe, dont l'Europe.

Au total, une centaine de simulations ont été réalisées à partir de trois des quatre scénarios du 5ème rapport du GIEC. L'ensemble de ces données a été rendu public le 1erdécembre 2013 et pourra ainsi être disponible pour de futures études sur l'adaptation au changement climatique en Europe. L'agriculture fait d'ores et déjà partie des secteurs qu'il est envisagé d'étudier. Ces travaux bénéficieront à la communauté scientifique et à des services dont l'objectif est de fournir de l'information climatique aux acteurs économiques, industriels et politiques. Ces informations alimenteront également le portail national DRIAS qui rassemble des données sur les prévisions et l'évolution du climat en France.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : CNRS


11:08 Publié dans 3. Prévision, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/12/2013

La question des animaux génétiquement modifiés évoquée lors d'un colloque sur le thème one health aux entretiens Jacques Cartier de 2013

Lors du colloque « De la santé animale et végétale à la santé humaine, problématiques scientifiques et actions publiques », qui s'est tenu les 25 et 26 novembre 2013 à VetAgroSup Lyon, des intervenants de différentes nationalités se sont exprimés et ont apporté des éclairages sur le concept de one health. L'une des interventions, sur les animaux génétiquement modifiés, a suscité une attention particulière.

Le professeur Daniel Desmecht, de la faculté vétérinaire de Liège, a présenté les bénéfices que la sélection d'animaux génétiquement modifiés pouvait apporter à l'Homme. Tout d'abord, il peut s'agir d'une plus grande efficacité de la production animale, grâce à une croissance pondérale plus rapide, ou à une meilleure résistance aux maladies. Cette dernière pourrait être un atout majeur pour certains pays en voie de développement, où 20% des veaux meurent pendant leur première année. Ensuite, la sélection d'animaux produisant moins d'effluents permettrait un impact moindre sur l'environnement. Ainsi au Canada, le porc porteur d'un gène spécifique à l'enzyme phytase est capable de digérer, au moins partiellement, le phosphore, ce qui réduit les rejets. Enfin, la sélection d'animaux destinés à fournir des organes pour xenogreffes pourrait s'avérer un atout thérapeutique, et sera probablement de plus en plus utilisée compte tenu de l'augmentation attendue de ce type d'actes chirurgicaux.

Daniel Desmecht a toutefois insisté sur un certain nombre de risques associés aux animaux génétiquement modifiés, parmi lesquels la dépendance à une firme privée et les menaces sur le maintien de la diversité génétique, le respect environnemental et le bien-être animal. Avant toute décision, ces risques doivent être mis en balance avec le bénéfice attendu.

Compte tenu des nombreuses incertitudes, en particulier celles liées à la diffusion dans l'environnement de gènes modifiés, la Commission européenne a confié à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) l'élaboration d'un document d'orientation sur l'évaluation des risques environnementaux associés aux animaux génétiquement modifiés.

En tout état de cause, et comme l'a signalé D. Desmecht, le regard du consommateur est un élément majeur. Ainsi, le saumon transgénique Aquadvantage, sélectionné par une firme du Massachusetts aux États-Unis, afin de permettre une croissance pondérale deux fois plus rapide, ne déchaîne pas, loin s'en faut, l'enthousiasme chez les consommateurs américains.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : VetAgroSup

11:01 Publié dans Enseignement et recherche, OGM, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : one health |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le programme Aker betterave 2020

Le programme « Aker betterave 2020 », d'une durée de huit ans, vise à doubler le rythme de croissance annuelle du rendement en sucre de la betterave d'ici 2020, et à améliorer la compétitivité de la betterave en France dans un contexte d'augmentation de la demande mondiale en sucre et de prédominance de la canne à sucre. Porté par onze partenaires publics (dont l'Inra et l'Irstea) et privés, et soutenu par le programme d'investissements d'avenir, ce projet est doté de 18,5 millions d'euros. Il consiste dans un premier temps à collecter des ressources génétiques du monde entier pour élargir la variabilité génétique de la betterave, et dans un deuxième temps à produire de nouvelles variétés à haut potentiel au service de la filière.

Source : Programme Aker

10:54 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

IPSIM, un premier outil pour une gestion intégrée des ennemis des cultures

Des chercheurs de l'Inra ont mis au point un outil de simulation permettant de reproduire virtuellement les effets des pratiques des agriculteurs, des conditions de milieux (climat, sol) et de l’environnement de la parcelle sur des communautés de bioagresseurs. IPSIM (Injury Profile SIMulator / simulateur de profils de dégâts) devrait ainsi déboucher sur des recommandations vis-à-vis des pratiques culturales, et ce pour différentes filières (grandes cultures, maraîchage, arboriculture, viticulture, etc.). A terme, le but est de permettre la conception de stratégies de protection intégrée des cultures, combinant contrôle cultural, choix variétal et luttes biologique, physique ou chimique.

Source : INRA

09/12/2013

Projet culturel en lycée agricole : l'avenir du monde rural en 2040

Le lycée agricole Beaulieu-Lavacant, près de Auch, se lance dans un projet culturel en partenariat avec la maison des écritures de Lombez et le collectif toulousain de dessinateurs de bandes dessinées « les indélébiles ». Il s'agit de faire imaginer à 140 lycéens l'avenir du monde rural français en 2040. Pour cela, les organisateurs du projet ont préparé un vaste programme culturel et artistique de 250 heures, jusqu'au mois de mai, avec ateliers créatifs, expositions, théâtre, etc. Les lycéens travailleront, entre autres, sur les nouvelles filières créées autour des services et de l'animation des territoires ruraux. Le coût du projet s'élève à 25 000 euros.

Source : Lycée agricole Beaulieu-Lavacant

10:39 Publié dans 1. Prospective, Enseignement et recherche, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/12/2013

Lancement de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement

Le 22 novembre, l'Institut montpelliérain de l'eau et de l'environnement (IM2E) a été inauguré sur le site d'Agropolis International. Ce nouvel institut rassemble notamment sept organismes de recherche (dont l'Inra, le Cirad, l'Irstea) et onze établissements d'enseignement supérieur. Réunis sous forme d'un groupement d'intérêt scientifique (GIS), ces acteurs ont pour objectif de promouvoir recherche, formation, innovation et attractivité économique dans le domaine de l'eau. Les principaux objectifs de l'IM2E sont de : « impulser et coordonner des projets interdisciplinaires impliquant les scientifiques des pays du Nord et du Sud, conforter la reconnaissance internationale des formations sur l’eau en région et valoriser son potentiel d’innovation et de transfert technologique ».

Source : Cirad

10:35 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook