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13/06/2012

Le ministère allemand de la coopération crée un Institut allemand pour l'évaluation du développement

Le ministère allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) vient d'annoncer la création d'un institut allemand pour l'évaluation du développement. L'institut prend pour modèles l'Agence suédoise d'évaluation du développement (SADEV) et la Commission indépendante sur l'impact de l'aide (ICAI) du Royaume-Uni.

 

Ce nouvel institut a pour missions :

  1. Évaluer et analyser les programmes allemands de coopération pour le développement ;

  2. Expertiser et développer des méthodes et bonnes pratiques d'évaluation ;

  3. Mener et mandater des études d'évaluation et de recherche méthodologique ;

  4. Mener des actions de coopération nationale et internationale ;

  5. Développer les connaissances et pratiques d'évaluation dans les pays en développement.

 

Il sera composé de trois services d'évaluation (biens publics, économie, piliers social et environnemental), d'un service administratif et d'un service entier dédié au développement de méthodes et bonnes pratiques d'évaluation. Les valeurs de travail de ce nouvel institut sont l'indépendance vis-à-vis de l'administration, la transparence, la recherche d'une évaluation de qualité, la participation de tous les acteurs concernés, une orientation « service », et les partenariats.

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

 

16:26 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/06/2012

Évaluation d'une législation contraignante en matière d'obésité

Des chercheurs du Centre des politiques de santé de l’université de l’Illinois à Chicago ont publié dans les Archives of Pediatrics & Adoslescent Medicine un article tentant d’évaluer la législation californienne en matière de lutte contre l’obésité. Celle-ci interdit la vente d'un certain type de nourriture (junk food) en dehors des cantines (stands tenus pas les élèves, distributeurs automatiques, etc.) dans les établissements d’enseignement secondaire depuis 2007.

Ces chercheurs ont comparé les réponses à un questionnaire portant sur l’alimentation des 24 dernières heures de 114 élèves du secondaire en Californie et 566 élèves provenant de 14 États n’ayant pas mis en place de telles législations. Les résultats montrent que les élèves californiens mangent en moyenne 158 calories de moins par jour que les élèves des autres États, sans qu'une relation causale stricte puisse bien sûr être établie.

 

Céline Laisney, centre d'études et de prospective

 

10/06/2012

Vers une identification à l'échelle du génome entier du maïs des segments génomiques impliqués dans la croissance

Une récente étude menée conjointement par des biologistes de l'université de Hohenheim, de l'institut Max Planck et de l'institut Leibniz de génétique végétale et de recherche sur les plantes cultivées (IPK) en Allemagne, explore les liens entre le génome et le métabolisme de la croissance du maïs.

 Les chercheurs ont utilisé près de 300 lignées de maïs différentes afin d'étudier le métabolisme de la croissance et sa diversité génétique. Le génome entier des plantes a été comparé avec la présence de certains composés biochimiques des feuilles prélevés sur les jeunes pousses de maïs ainsi que des traits agronomiques des plantes matures. Les métabolites, ces éléments chimiques fournis par l'alimentation de la plante, impliqués dans différentes synthèses et catalyses, et ayant une fonction spécifique de la croissance (foliaire) ont été repérés par association avec certains allèles (de type « polymorphisme nucléotidique »). Le nombre des métabolites des plantes étant important, cette étude semble apporter des résultats prometteurs pour mieux comprendre la croissance du maïs. C'est en particulier le cas en matière de précurseurs de la lignine qui est par ailleurs un constituant très important pour la rigidité de la structure des végétaux.

 

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

 

 

16:24 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/06/2012

Les prélèvements d'eau liés aux activités humaines (dont l'irrigation) contribueraient à l'élévation du niveau des océans

Une étude japonaise, parue dans la revue Nature Geoscience, tend à démontrer que l'utilisation de l'eau par l'homme affecte le niveau global des océans et pourrait avoir contribué pour 42% à l'élévation observée dans la seconde moitié du XXe siècle.

Jusqu'à présent, les scientifiques expliquaient la hausse du niveau des océans par des facteurs climatiques (expansion thermique, fonte des glaciers et calottes glaciaires, etc.). Mais ces facteurs ne contribuaient que pour 1,1 mm/an au 1,8 mm/an de hausse observée. Cette étude, modélisant les variations des flux et stocks de ressources en eau dues aux activités humaines, montre que ces dernières sont responsables d'une élévation du niveau des océans de 0,77 mm/an entre 1961 et 2003.

Si les réservoirs artificiels et barrages causent une baisse du niveau des océans en retenant une quantité importante d'eau sur les continents, l'utilisation croissante des eaux souterraines, notamment pour l'irrigation des terres agricoles, entraîne à l'inverse une élévation notable du niveau des océans car une grande majorité de cette eau « terrestre » rejoint ensuite les rivières puis les océans.

Les auteurs de l'étude soulignent que des incertitudes demeurent et qu'il serait nécessaire d'améliorer les simulations en approfondissant la représentation dynamique des eaux souterraines. Ils concluent que les pompages d'eau dans les nappes phréatiques, réalisés localement, n'en ont pas moins des conséquences globales, dont il conviendrait de tenir compte pour une gestion durable des ressources en eau.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

16:19 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/05/2012

Des scientifiques internationaux définissent un approche unifiée de lutte contre l'insécurité alimentaire

Composée de douze éminents scientifiques internationaux, la Commission sur l'agriculture durable et le changement climatique propose, dans un récent rapport, une feuille de route pour guider l'action des dirigeants mondiaux en faveur de la création d'un système alimentaire durable. Face aux défis posés par une situation alimentaire mondiale décrite comme alarmante (sous-alimentation, gaspillage des ressources, pertes de terres agricoles, etc.), les auteurs avancent des réponses politiques pour atteindre la sécurité alimentaire dans le cadre du changement climatique.

 Pour « préserver la capacité de la planète à produire suffisamment de nourriture à l'avenir », sept recommandations principales sont formulées :

  • Intégrer la sécurité alimentaire et l’agriculture durable dans les politiques mondiales et nationales ;

  • Accroître sensiblement le niveau de l’investissement mondial dans l’agriculture durable et les systèmes alimentaires ;

  • Intensifier de façon durable la production agricole tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et les autres impacts de l’agriculture nocifs pour l’environnement ;

  • Cibler les populations et les secteurs les plus vulnérables au changement climatique et à l’insécurité alimentaire ;

  • Restructurer l’accès à l’alimentation et les tendances de consommation pour garantir que les besoins nutritionnels de base soient couverts et pour promouvoir des habitudes alimentaires saines et durables ;

  • Réduire les pertes et les gaspillages dues à l’infrastructure, aux pratiques agricoles, au traitement, à la distribution et aux habitudes des ménages ;

  • Créer des systèmes d’information complets, partagés et intégrés qui englobent les dimensions humaines et écologiques.

 

Ce travail, basé sur la compilation des meilleures connaissances scientifiques et des solutions pratiques accumulées encourage finalement la poursuite des progrès déjà accomplis au niveau international, notamment lors des accords du G20 en 2009.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : CCAFS 

16/05/2012

Bilan environnemental des circuits courts alimentaires de proximité

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe) a publié un avis sur les circuits courts alimentaires de proximité. Ces derniers se caractérisent par de la vente directe ou avec un intermédiaire, et par une distance limitée entre le lieu de production et celui de consommation.

 L'Ademe souligne que si l'on considère l'ensemble du cycle de vie du produit, la diversité des circuits courts de proximité ne permet pas « d'affirmer que les circuits courts présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, notamment en matière de consommation d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre (GES) ». Plusieurs facteurs expliquent ces différences :

  • Saisonnalité des produits

Les aliments importés de régions ou pays où ils sont cultivés en plein air peuvent consommer moins d'énergie et rejeter moins de GES que des produits cultivés localement mais hors-saison et dans des serres chauffées (y compris en incluant le transport).

  • Logistique du transport

Même si les produits commercialisés en circuits courts parcourent moins de distance, l'énergie consommée et les émissions de GES, ramenées à la tonne produite, peuvent être plus importantes pour les circuits courts. En effet, les poids lourds et cargos transocéaniques peuvent transporter les produits sur des distances plus longues que des camionnettes individuelles, pour un impact GES équivalent. Cet effet est amplifié lorsque la logistique n'est pas optimisée (camionnettes peu remplies et revenant à vide), ou lorsque les consommateurs doivent se déplacer davantage en cas de dispersion des points de vente.

 En revanche, les circuits courts permettent de réduire les déchets et de recycler/consigner les emballages des produits. En outre, ils recourent moins aux procédés de conservation (stockage au froid, fortement émetteur de GES).

 Ainsi, il apparaît indispensable d'accompagner les acteurs vers de bonnes pratiques : favoriser la production/consommation de produits de saison, et optimiser la logistique (adéquation moyen de transport/volume transporté, optimisation du circuit de livraison, remplissage du camion, etc.).

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : ADEME

15:07 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/05/2012

Comparaison des rendements produits en agricultures biologique et conventionnelle

L'agriculture biologique est parfois critiquée pour avoir de plus faibles rendements par unité de surface et pour renforcer la demande en surfaces agricoles. La comparaison des rendements de l'agriculture biologique et de l'agriculture conventionnelle reste toutefois très controversée.

 Des chercheurs américains et canadiens ont donc analysé la littérature scientifique disponible : 316 comparaisons de rendements conventionnels/biologiques ont été étudiées conjointement pour 34 cultures différentes et sur 62 sites d'étude à travers le monde. Les résultats, publiés en mai 2012 dans la revue Nature, ont montré que les rendements par unité de surface en bio étaient, en moyenne, 25% inférieurs à ceux du conventionnel, avec toutefois de fortes disparités suivant les cultures, les pratiques culturales et les milieux. Ainsi, si les rendements des céréales et des légumes en bio sont effectivement plus faibles qu'en conventionnel (-26% et -33% respectivement), les rendements des fruits et des oléagineux ne sont pas significativement différents (respectivement -3% et -11% en bio). La présence d'irrigation influence également les niveaux de rendements : comparés à ceux en conventionnel, les rendements en bio sont inférieurs de 35% en agriculture irriguée, mais de seulement 17% en agriculture pluviale.

En résumé, les performances des systèmes biologiques, en termes de rendements surfaciques, peuvent être équivalentes à celles des systèmes conventionnels dans certains cas (type de cultures, pratiques culturales, etc.), mais elles ne le sont pas (encore) dans la majorité des cas. Les auteurs considèrent donc qu'il convient de poursuivre les recherches sur les facteurs de limitation des rendements en bio, surtout dans les pays en développement dans lesquels l'augmentation des rendements est la plus cruciale.

Ils prennent soin de rappeler que l'objet n'est pas ici de déterminer qui de l'agriculture biologique ou conventionnelle est « gagnante » quel que soit le contexte, et que les deux types d'agriculture, voire des « hybrides », seront vraisemblablement nécessaires pour relever les défis à venir. Ils précisent enfin que « les rendements agricoles ne sont qu'un des critères parmi un ensemble de facteurs économiques, sociaux et environnementaux », qu'il conviendra d'évaluer pour comparer plus globalement les bénéfices de différents systèmes de production agricole pris dans leurs contextes.

 Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Nature

 

 

15:05 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/05/2012

Bilan énergétique des biocarburants

L'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) a publié en avril un avis sur les biocarburants de première génération.

L'Agence avait réalisé en 2009 une analyse de cycle de vie (ACV) des biocarburants, permettant d'évaluer les gains nets en émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles. Cette étude avait montré que les biodiesels et bioéthanols avaient des bilans énergétiques largement positifs (jusqu'à 82% pour les biodiesels et jusqu'à 85% pour les bioéthanols) et permettaient de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre.

 Une nouvelle étude, réalisée en partenariat avec l'Inra (Institut National de la Recherche Agronomique) en 2010-2011, a toutefois montré que le développement des biocarburants de première génération peut conduire à des changements d'affectation des sols (CAS), ces changements pouvant être directs ou indirects. D'après l'Inra, "dans plus de deux tiers des évaluations, la prise en compte, dans le calcul des émissions de gaz à effet de serre de la filière, des émissions générées par le CAS aboutit à un bilan total d'émissions de gaz à effet de serre qui ne permet pas de respecter le critère de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 35% par rapport aux carburants fossiles de référence, compte tenu des valeurs de référence actuellement retenues par l'Union européenne". Ce bilan remettrait donc en cause la durabilité de la production de biocarburants de première génération.

 Notons toutefois qu'il existe des incertitudes sur les évaluations du changement d'affectation des terres et l'ampleur de son impact, et qu'il existe une grande variabilité de résultats en fonction des filières et des régions de production. Ceci rend donc nécessaire la poursuite de travaux d'évaluation des bilans des biocarburants de première génération, notamment en vue d'atteindre l'objectif européen de 10% d'énergies renouvelables dans les transports en 2020.

Sources :

Avis de l'Ademe sur les biocarburants de première génération

Inra Sciences Sociales, "Les agrocarburants de première génération : un bilan mitigé"

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

15:01 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/04/2012

Nanotechnologies en agriculture et alimentation

Un article de la revue Food Policy analyse l'impact de la croissance du recours aux nanotechnologies dans le domaine agro-alimentaire dans les pays de l'OCDE.

 Selon l'auteur, de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), l'usage des nano-particules est en constante augmentation dans les secteurs de l'agriculture et de l'alimentation depuis 2006. Elles peuvent être un élément soit de l’aliment (complexe vitaminés avec système d'encapsulation des substances actives), soit de l’emballage alimentaire (par exemple nano-traceur qui permet de détecter la présence de germes pathogènes). En agriculture, le recours aux nano-pesticides permet de réduire les intrants.

Les investissements en matière de recherche atteindraient, à l’échelon mondial, plusieurs milliards de dollars. Le nombre de firmes agroalimentaires impliquées est passé de 200 à 400 entre 2006 et 2010, et ce chiffre atteindrait 1000 en 2020.

Face à la montée de l'utilisation de ces produits, l'auteur identifie trois défis principaux : continuer l'investissement en recherche (principalement sur l'évaluation des risques), maîtriser la gestion du risque et prendre en compte l'acceptation du public.

 Il n'y a pas d'obligation d'étiquetage de ces produits et il n'y a donc pas de registre officiel des produits alimentaires contenant des nano-particules. Toutefois, deux registres officieux sont répertoriés :

  • le registre Project of Emerging Nanotechnologies (PEN) sur le territoire des États-Unis, qui répertoriait 89 produits en 2010,

  • Le registre établi par le BEUC (Organisation des consommateurs européens) sur le territoire communautaire, qui répertoriait 27 produits en 2010 (et 10 en 2009).

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Guillaume P. Gruère, « Implication of nanotechnology growth in food and agriculture in OECD countries », Food Policy, avril 2012.


Un nouveau blé sélectionné pour sa tolérance à la salinité

La revue Nature Biotechnology rapporte l’obtention d’une variété inédite de blé dur tolérante au sel, qui se double d’une description d’une fonction de gènes de tolérance au sel (le locus Nax2). Issue d’une collaboration entre plusieurs universités et centres de recherche australiens, cette nouvelle variété a requis l’usage des biotechnologies pour le choix de la variété ayant la propriété de tolérance intéressante, Nax2. Cette variété a par contre été obtenue par croisement « classique » de la variété de blé ancienne résistante à des teneurs élevées en sodium du sol et d’une variété commerciale de blé dur. L’augmentation de rendement testée en champ avoisinerait les 25% de biomasse supplémentaire par rapport aux semences du marché. Ce blé tolérant à la salinité va à présent être évalué par le programme d’amélioration du blé dur australien.

En Australie, le risque de salinité des espaces agricoles est lié à la fois à la remontée de sel des eaux de nappes phréatiques dans les zones arides de vallée où ces eaux seraient plus salées, mais également - phénomène moins visible et plus ponctuel - à une saturation des sols en eau dans des zones de cuvette ou de canaux où la stagnation d’eau fait remonter la salinité des couches du sol plus profonds. Cette salinité de l’environnement est généralement néfaste aux plantes par accumulation dans les feuilles où les ions altèrent alors le métabolisme de la photosynthèse.

Cette nouvelle variété semble d’autant plus intéressante que près de 20% des sols agricoles de ce pays seraient touchés par des problèmes de salinité et que, parmi les variétés actuelles de blé, celles de blé dur semblent plus sensibles à la salinité de leur environnement. Une telle culture pourrait ainsi être envisagée ailleurs qu’en Australie, par exemple là où les vallées fluviales se salinisent suite à différents phénomènes, souvent d’origine anthropique. Cette sélection variétale semble une avancée importante mais ne pourra sans doute pas constituer un remède durable à la salinisation de certains sols.

 

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

 

Sources : « Wheat grain yield on saline soils is improved by an ancestral Na+ transporter gene »,Nature Biotechnology, mise en ligne mars 2012 ; « Création d’un nouveau blé tolérant au sel », Le Figaro, 14 mars 2012 ; « Wheat Breeding for Salt Tolerance », présentation de l’ICARDA, Septembre 2007 ; « World Breakthrough On Salt-Tolerant Wheat », Science Daily, 11 mars 2012.

15:02 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Résultats du programme Grandes cultures économes et publication d'un cahier des charges

Le 13 février 2012 étaient restitués à Paris les résultats du programme Grandes cultures économes, qui ont donné lieu également à la publication d'un cahier technique par le Réseau agriculture durable et les CIVAM.

Les performances économiques et environnementales des 56 fermes engagées dans le programme sont particulièrement intéressantes : réduction de 50% de l'usage des pesticides, réduction de 20% des consommations d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre, respect de la bonne qualité chimique de l'eau tout en maintenant les marges et les revenus. Le programme se distingue également par l'investissement important sur les méthodes d'accompagnement du changement et la co-construction de nouveaux systèmes de production avec les agriculteurs, le conseil agricole et la recherche.

Le principal levier mobilisé dans les études de cas présentées est la rotation des cultures, qui permet de lutter contre les adventices et les ravageurs, d'introduire des légumineuses et des cultures économes ou nettoyantes, de mieux répartir les pointes de travail sur la campagne culturale et de diversifier les revenus pour être plus robuste face aux aléas.

 Ce travail a abouti à la rédaction d'un cahier des charges qui pourrait déboucher sur une mesure agri-environnementale permettant d'accompagner les agriculteurs qui souhaitent faire évoluer leur système de production.

 

Julien Vert, Centre d'études et de prospective

14:45 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Lancement d'un projet européen sur les nouveaux systèmes agricoles

Le projet européen Cantogether (Crops and Animals Together), piloté par l'Inra et réunissant 27 partenaires, a été lancé le 29 février 2012 dans le but de concevoir de nouveaux systèmes agricoles qui associent productions animales et végétales, dans un contexte actuel « de changement climatique, de déclin de la biodiversité, d'épuisement des énergies fossiles et de pénuries d'eau ».

Ce projet s'appuie sur un réseau de 24 fermes expérimentales ou commerciales (réparties dans les différents pays partenaires) afin de prendre en compte la diversité socio-économique, la diversité des sols et des climats de l'Europe.

Dans ces situations sont déjà mis en œuvre de nouveaux systèmes agricoles associant cultures et productions animales avec un objectif d'efficience maximale grâce au recyclage total des effluents d'élevage, grâce à la recherche de l'autonomie alimentaire par le développement des cultures de légumineuses, grâce à la production d'énergie renouvelable par la méthanisation ou la culture de biomasse spécifique, grâce aussi à l'instauration d'échanges entre exploitations à l'échelle du territoire local. Ces études de cas seront ainsi sources d’inspiration pour concevoir des systèmes innovants et lieux de test de leur faisabilité.

Le projet Cantogether, dont le budget atteint 4,1 millions d'euros, est subventionné par le 7e programme-cadre de la Commission européenne à hauteur de 3 millions d'euros. 

14:42 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

Résistance de l’Amaranthe géante aux herbicides et gestion collective de la santé des végétaux aux État-Unis

Y aurait-il une rupture amorcée de la gestion de la santé des végétaux aux États-Unis, suite à l’augmentation de résistances à certains herbicides totaux ? C’est ce que peut laisser penser la tenue en mai 2012 d’un sommet national sur la gestion des plantes adventices résistantes aux herbicides, organisé par le Conseil national de la recherche américain (NRC). Ce sommet est la deuxième étape d’un projet ayant débuté fin 2011 qui vise à avertir les parties prenantes du monde agricole américain des nouveaux enjeux dans la lutte contre les plantes adventices.

Ce sommet regroupe des chercheurs (notamment agronomes et spécialistes de l’écologie), des représentants des institutions publiques de régulation et de recherche (des États fédérés et de l’État fédéral tels que l’USDA), des représentants des industries phytopharmaceutiques et des producteurs agricoles. Il aborde l’évolution des résistances au glyphosate, les pratiques de gestion de ces résistances, et les questions liées aux aspects collectifs de cette gestion : quels sont les coûts pour les producteurs, notamment son coût marginal ? Quel est l’intérêt à agir de concert à une échelle donnée ?

Le Conseil national de la recherche américain poursuit ici des travaux publiés sous la forme d’un rapport (2010) sur les plantes ayant des résistances aux herbicides ou des traits insecticides. Cette forme d’expertise collective américaine avait d’ailleurs recommandé de raisonner l’usage des semences résistantes aux herbicides dans le but d’éviter et de contrôler l'apparition d'adventices résistantes au glyphosate.

Le NRC remplit ainsi son rôle en matière de recherche et d’innovation en répondant à la demande sociale sur le maintien, pour la santé des végétaux, de l’efficacité des herbicides et des technologies de résistances aux herbicides. Pour rappel, les cultures issues des biotechnologies se sont largement développées aux États-Unis depuis leur introduction en 1996. Deux tiers des surfaces américaines consacrées au maïs, soja et coton de 1996 à 2009 ont été cultivés avec de telles variétés, la plupart étant tolérantes à un herbicide, ce qui permettait des pratiques agricoles simples avec un herbicide total éliminant rapidement les mauvaises herbes.

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

Voir aussi : Bilan économique et environnemental des OGM

 

14:37 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/03/2012

Prospective Massif des Landes de Gascogne à l'horizon 2050

La forêt aquitaine est confrontée à de nouveaux défis : changement climatique et invasions de ravageurs, apparition de nouveaux marchés pour la sylviculture, développement de l’urbanisation, etc. Par conséquent, la Région Aquitaine a demandé à l’Inra de mener une étude prospective de grande envergure menée de janvier 2010 à décembre 2011, et qui identifie aujourd’hui quatre scénarios possibles pour 2050, présenté lors d'un colloque en février à Bordeaux :

- une activité sylvicole concentrée autour de grands groupes industriels, une action publique en retrait ;

- une forte croissance des territoires littoraux, un renforcement des dynamiques économiques fondées sur les filières de qualité, un accompagnement par les politiques publiques ;

- une organisation à l’échelle de l’Eurorégion Aquitaine – Euskadi, une forêt de taillis à courte rotation dédiée à la biomasse ;

- une mosaïque de territoires, une forêt mélangée, la diversification de la filière du bois : les orientations économiques de la forêt sont négociées à l’échelle de territoires infra-régionaux.

À partir de ces scénarios, plusieurs enseignements pour la recherche ont été dressés concernant la conception de systèmes productifs durables dans un environnement sous contraintes ; le développement du rôle fonctionnel de la biodiversité dans les itinéraires sylvicoles et l’aménagement des forêts ; les ressorts et les enjeux de la transition énergétique pour la forêt et les territoires ; et la diversification des plateformes collaboratives de recherche pour construire de nouveaux systèmes d’innovations.

Ces scénarios proposent des dynamiques d’évolution des Landes de Gascogne sur les mobilités et urbanisation, la filière bois, le développement économique, les ressources naturelles… Celles-ci constituent autant d’éléments d’analyse pour orienter l’action publique future. Ces éléments recoupent des thèmes réputés d’intérêt général pour la Région : développement des énergies renouvelables, services écosystémiques, innovation… Ils éclairent les synergies potentielles entre le devenir sylvicole et le devenir du territoire en esquissant des leviers d’action pour les stimuler et des enjeux spécifiques à anticiper.

La synthèse de l'étude

15:46 Publié dans 1. Prospective, Enseignement et recherche, Forêts Bois, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/03/2012

Bientôt des robots intelligents dans les champs ?

Un dossier du magazine Réussir Vigne fait le point sur les avancées de la robotique en viticulture. Si les robots se sont généralisés en agro-alimentaire, ils sont loin d'être une réalité dans les champs.

Cependant, plusieurs innovations sont actuellement développées et des projets de recherche sont en cours. Des robots sont désormais en mesure d’effectuer la récolte de fruits aussi fragiles que des fraises : la société espagnole Agrobot a ainsi mis au point un robot capable de différencier une fraise mûre de celle qui ne l’est pas, de la prendre et de la poser, le tout en douceur et sans l’abîmer.

Aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande, des chercheurs planchent sur des robots de taille, qui pourraient être opérationnels d’ici 2014. En France, un robot épampreur, lieur, ébourgeonneur devrait être bientôt commercialisé. Un prototype de robot vendangeur européen devrait quant à lui voir le jour d’ici quatre ans.

Créer un robot vendangeur capable de se mouvoir de façon autonome et de « prendre des décisions » en fonction des images de la végétation qu’il perçoit serait techniquement tout à fait faisable, selon Christophe Guizard, de l’unité de recherche ITAP (information, technologies, analyse environnementale, procédés agricoles) à l’IRSTEA de Montpellier. C’est d’ailleurs l’objet des recherches d’un programme européen baptisé Clever Robots for Crops.

Mais si la technologie progresse, il reste la question de savoir si elle est acceptable socialement et accessible financièrement.

15:12 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche, Production et marchés | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook