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18/03/2013

Impact du changement climatique aux États-Unis

Le Comité consultatif national pour l'évaluation du changement climatique (National Climate Assessment and Development Advisory Committee - NCADAC) a publié une version provisoire de son troisième rapport sur le changement climatique et ses conséquences. Plus de 240 chercheurs et scientifiques ont contribué à la rédaction de ce document, qui recense de nombreux impacts déjà constatés, comme les changements inhabituels du climat apparus sur les côtes allant de la Floride au Maine.

Selon les prévisions, aux États-Unis, les étés seront plus longs et plus chauds (15 jours de chaleurs extrêmes en moyenne par an de plus d'ici le milieu du XXIe siècle par rapport aux années 1970-1980), et les hivers plus courts et plus chauds.

Si les périodes de croissance plus longues pour les cultures et l'élévation du niveau de dioxyde de carbone sont susceptibles d'augmenter les rendements de certaines cultures au cours des prochaines décennies, ces gains risquent d'être contrebalancés par l'apparition plus fréquente de vagues de chaleur, de sécheresses et d'inondations. À long terme, les contraintes combinées liées au changement climatique devraient ainsi diminuer la productivité agricole dans le Midwest.

Ce document est ouvert à un débat public pendant une période de trois mois et sera revu par les Académies nationales des sciences avant que sa version définitive ne soit publiée.

 Sources : ADIT ; NCADAC

 


 

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17/03/2013

À Madagascar, le changement climatique pourrait favoriser la production de riz pluvial

Des chercheurs du Cirad et de l'Institut agronomique malgache (le Fofifa) ont étudié les impacts possibles du changement climatique sur la productivité du riz pluvial des Hautes-Terres de Madagascar. Dans cette région montagneuse, ce sont en effet des variétés de riz adaptées aux basses températures qui sont cultivées, et aucune étude sur les effets du changement climatique n'existait jusqu'alors sur ces variétés.

Des données expérimentales recueillies pendant six ans et le modèle informatique Cerès-Riz ont permis de simuler les rendements du riz sur une période de 90 ans, de 2010 à 2099. Deux types de travail du sol, deux niveaux de fertilisation azotée et deux scénarios climatiques ont été testés. Dans le scénario optimiste, la croissance du riz pourrait être favorisée par une faible hausse des températures tandis que dans le scénario pessimiste, la forte hausse des températures et la réduction des précipitations pourraient engendrent un stress hydrique et pénaliser la production de riz.

Les résultats montrent d'une part qu'il n'y a pas de différence de rendement en fonction du travail du sol (labour manuel ou semis direct), l'efficacité d'utilisation de l'eau ou d'absorption de l'azote n'étant pas améliorée par le semis direct dans cette région à basses températures. D'autre part, la fertilisation azotée permet d'améliorer significativement les rendements car la disponibilité en azote est une contrainte majeure dans les sols des Hautes-Terres. Concernant le changement climatique, l'étude révèle un résultat surprenant : les rendements du riz sont nettement supérieurs dans le scénario climatique pessimiste. Ceci s'explique par une accélération de la floraison et de la maturation des grains due à la hausse des températures.

Malgré les limites de l'étude (non prise en compte des événements météorologiques violents, etc.), les chercheurs concluent que dans cette région froide où le riz est cultivé à la limite inférieure de sa tolérance à la température, une forte hausse des températures pourrait accroître sa production. Le processus inverse (chute des rendements) risque de se produire en Asie du Sud où le riz est cultivé à la limite supérieure de sa tolérance à la température.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : CIRAD 

Article : http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs13593-011-004...

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15/03/2013

L'IFP et l'INRA vont collaborer sur la bioéconomie

L'Institut français du pétrole (IFP), Énergies nouvelles (IFPEN) et l'INRA viennent de signer un accord cadre de collaboration scientifique et technologique dans le domaine de la bioéconomie, comme l'indique un communiqué de presse publié par l'INRA. Le développement de celle-ci, qui désigne l'ensemble des activités économiques liées au développement de procédés et produits d'origine biologique, nécessite en effet des efforts accrus de recherche et d'innovation dans le domaine des biosciences.

Pour répondre à ces enjeux, IFPEN et l'INRA préconisent une nouvelle approche systémique prenant en compte, dans une même dynamique, l'ensemble des problématiques interdépendantes impliquant les parties prenantes, chercheurs, pouvoirs publics, industriels, société civile et consommateurs, depuis les questions d'approvisionnement en ressources et de concurrence entre usages de la biomasse jusqu'aux modes de consommation, en passant par la pertinence des technologies de rupture et les synergies entre les territoires, les systèmes de production agricoles et forestiers et les bioraffineries.

La collaboration entre les deux organismes de recherche vise à répondre aux enjeux nationaux d'orientation et de programmation de la recherche. Elle conduira à l'élaboration d'une feuille de route vers la bioéconomie. Cet agenda conjoint s'articulera autour de quelques axes : l’identification des domaines scientifiques et technologiques clés, des acteurs et des parties prenantes, en vue de propositions communes au niveau européen ; la définition des nouvelles chaînes de valeur et l’appréhension des processus d’innovation d’une manière transparente dans l’évaluation de leurs effets ; la proposition de programmes de recherche ou de démonstrations et d'actions de déploiement industriel à l'échelle des territoires.

En février dernier, la Commission européenne a elle-même adopté une stratégie d'innovation, assortie d'un plan d'action en faveur d'une bioéconomie à l’horizon 2020. « Horizon 2020 », le futur programme-cadre de recherche de la Commission, pourrait allouer 4,5 milliards d'euros aux actions de soutien dans ce domaine.

Source : INRA

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14/03/2013

Vers une agence nationale de la biodiversité ?

Un rapport de préfiguration d'une agence nationale de la biodiversité a été remis à la ministre de l'Écologie. La création de cette agence devrait être stipulée dans la future loi cadre biodiversité qui sera promulguée en 2013.

Si l'idée d'une agence de ce type n'est pas nouvelle, puisqu'un rapport de 2010 proposait la création d'une agence de la nature, le présent rapport propose de s'appuyer sur les nombreuses structures déjà existantes afin de créer un lieu permanent de concertation sur le thème de la biodiversité entre les différents opérateurs concernés.

Les rapporteurs proposent de confier à cette agence des missions de veille et de prospective plutôt que d'expertise, ce qui, pour ce qui concerne le fonctionnement, la rapprocherait plus de l'Institut de veille sanitaire que des agences sanitaires ANSES et ANSM. Elle devrait également jouer un rôle important en termes de communication auprès du grand public. Un autre objectif phare proposé est de passer du principe de sites dédiés au maintien de la biodiversité à la gestion sur le territoire national dans son ensemble.

Le rapport signale également la tenue des premiers États généraux pour la modernisation du droit de l'environnement en mai prochain.

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : Ministère de l'écologie


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12/03/2013

Recherche pour lutter contre le feu bactérien dans les vergers

Le feu bactérien provoqué par la bactérie erwinia amylarova est une menace pour la production de pommes et de poires aux États-Unis, d'après un article publié dans la revue scientifique The New Phytologist. Un traitement préventif à base d'antibiotique streptomycine est effectué dans ce pays, par pulvérisation sur les arbres en fleur au printemps (période de croissance rapide), de manière à inhiber la croissance du pathogène avant l'infection qui, elle, est irréversible.

Des études sont actuellement en cours au Julius Kuhn Institute (institut allemand de recherche sur les plantes cultivées), en collaboration avec l'université du Michigan, sur les bases génétiques de la résistance innée d'une variété de pomme sauvage à la bactérie erwinia amylarova. L'objectif de ces recherches est la mise en marché de pommes cultivées résistantes à la maladie.

En Europe, la Suisse, particulièrement touchée par cette contamination, a également recours aux antibiotiques pour contrôler cette maladie végétale et a mis en place un projet de recherche axé sur la sélection de variétés fruitières tolérant le feu bactérien.

Le feu bactérien a également été constaté en France, notamment dans le nord, en Aquitaine et dans les régions de la moitié ouest du pays. Il affecte davantage les poiriers. Le traitement antibiotique n'est pas autorisé mais d'autres mesures, essentiellement sanitaires, ont été mises en place afin de réduire les foyers et d'éviter leur extension.

La diminution progressive du recours aux antibiotiques pour traiter cette maladie végétale, qui n'a aucun impact sur la santé du consommateur, irait dans le sens de la lutte contre le risque mondial d'antibiorésistances.

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : The New Phytologist


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01/02/2013

Grandes cultures : quelles compétences pour les chefs d’entreprise en 2020 ?

 Vivéa, fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant, a lancé, avec l'aide de Futuribles, une démarche prospective sur l'évolution des compétences nécessaires des chefs d'exploitations en grandes cultures à l'horizon 2020. Une publication en résume les principaux points.

 Les chefs d’entreprise en grandes cultures estiment que leur environnement a changé, qu’ils ont des difficultés à avoir de la lisibilité sur le devenir de leur exploitation, compte tenu de la forte volatilité des prix et du contexte d’incertitude de plus en plus prégnant. Un travail descriptif de ce métier a d'abord été réalisé sur la base d'entretiens individuels. Il ressort de cette photographie qu'il s'agit d'un métier de réseaux, qui suppose d'accepter un fort degré d'incertitude et qui regroupe une multitude d'activités faisant appel à des savoirs très variés (suivi administratif, management, etc).

 Un groupe de travail a ensuite construit des scénarios exploratoires sur l'évolution des chefs d'exploitation en grandes cultures et de leur environnement à l'horizon 2020. Le premier scénario, « L’agriculture sous forte contrainte » prolonge les tendances actuelles. Le second, « L’agriculture moteur d’une nouvelle croissance » est un scénario optimiste, qui fait de l'agriculture (et notamment des grandes cultures) l'un des principaux secteurs de dynamisme économique pour la France. Le troisième, « Le règne des entreprises » généralise le profil de chef d’entreprise uniquement investisseur. Enfin, le quatrième est un scénario de crise.

 Lors d'une journée de travail réunissant des chefs d'exploitation grandes cultures et des professionnels du monde agricole, les compétences prioritaires (utiles quel que soit le scénario) ont été identifiées : il s'agit notamment de toutes les compétences liées à l’analyse de l’information, à la prise de décision. La nécessité de disposer d’une culture économique générale est également pointée. Par ailleurs, un certain nombre de compétences liées à la commercialisation ont été signalées : savoir détecter les attentes des consommateurs et des transformateurs, savoir identifier les niches et choisir son mode de commercialisation.

 Les compétences liées au management sont aussi de plus en plus nécessaires, avec le développement de l'externalisation : savoir déléguer, savoir gérer les conflits, savoir travailler en équipe, savoir organiser le travail sur l’exploitation, etc.

 Enfin, il semble incontournable de préparer les chefs d’entreprise en grandes cultures à intégrer la notion de biodiversité et le concept « Produisons autrement ». Sur le plan des compétences, cela se traduit par la mise en œuvre d’itinéraires techniques adaptés au milieu de chacun et par la recherche de solutions innovantes locales.

 L'objectif de VIVEA est à présent de disposer, sur les territoires de grandes cultures, d’une offre de formation cohérente au regard des compétences que les chefs d’entreprise en grandes cultures seront amenés à maîtriser pour développer et/ou pérenniser leur exploitation à l’horizon 2020.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Vivéa

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28/01/2013

La recherche en matière de santé et d'alimentation en Europe

Un article de Food Policy, à paraitre en avril 2013, fait le point sur la recherche en matière d'alimentation et de santé, suite aux conclusions de l'étude FAHRE (Food and Health Research in Europe), conduite ces deux dernières années. Cette recherche peut porter sur la production, le marketing, le choix, la réglementation alimentaire, jusqu'au contrôle des maladies liées à la nutrition. L'étude FAHRE a décrit les structures impliquées et identifié les lacunes et besoins en matière de recherche et d'alimentation en Europe.

Plusieurs initiatives importantes ont été identifiées en Europe, comme le Programme cadre de recherche et développement « Horizon 2020 » dont un volet s'intitule « un secteur agro alimentaire durable et compétitif pour une alimentation sure et saine ». D'autres projets sont en cours, comme l'initiative de programmation conjointe « une alimentation saine pour une vie saine ».

 En sus de ces programmes majeurs, FAHRE a recensé 470 organisations impliquées dans la recherche alimentation-santé et 363 programmes de recherche, et ce à partir d'études menées dans 32 pays. FAHRE craint que la coordination entre ces différentes études ne soit pas suffisamment assurée, et recommande la création d'un groupe centré sur l'alimentation-santé au sein de la Commission européenne, qui regrouperait les responsables des Directions générales en charge de l'agriculture, de la santé des consommateurs et de la recherche et innovation, les représentants des États-membres ainsi que d'autres intervenants, représentant notamment les professionnels et les consommateurs.

 La recherche en matière d'alimentation-santé gagnerait à évoluer du concept d'aliment sain, axé sur le produit, vers celui de mode de consommation sain, qui comprend la prise alimentaire.

 Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : Food Policy

10:59 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/10/2012

Vers une meilleure adaptation à la sécheresse du sorgho fourrager ?

Des chercheurs danois et australiens ont découvert une variété de sorgho incapable de produire de la dhurrine (à la base de composés cyanurés toxiques), même en période de sécheresse prolongée. L'étude, publiée dans la revue Plant Biotechnology Journal, a en effet permis de détecter des plants de sorgho portant une mutation inactivant l'enzyme permettant à la plante de synthétiser la dhurrine et donc de produire des composés à base de cyanure.

 Les chercheurs expliquent que cette découverte pourrait être très importante pour les éleveurs des régions arides et semi-arides, dans lesquelles les périodes de sécheresse prolongées accroissent le risque de production de dhurrine et empêchent les éleveurs de nourrir leurs troupeaux avec ce sorgho potentiellement toxique. Cette nouvelle variété de sorgho permettrait d'éviter des pertes de fourrages dans des régions où les éleveurs n'ont souvent pas les moyens d'en acheter à l'extérieur.

 Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Université de Copenhague

 

14:46 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/09/2012

De nouvelles menaces pour la santé liées à l'usage d'antibiotiques chez le bétail

L'usage des antibiotiques en élevage fait face à des contrôles de plus en plus stricts liés aux risques de développement de résistances à des antibiotiques majeurs en médecine humaine. Mais une nouvelle étude, menée par des chercheurs des université de Copenhague (Danemark) et de Cork (Irlande), donne à penser que même en respectant les limites imposées par les règlements des États-Unis et de l'Union européenne, l'usage d'antibiotiques chez le bétail peut compromettre la salubrité de produits de charcuterie fermentée tels que salami et pepperonni.

 La fabrication de ces charcuteries implique l'inoculation de la chair à saucisse avec des bactéries productrices d'acide lactique, afin de sécuriser la fermentation en neutralisant les bactéries pathogènes susceptibles d'être présentes dans la viande crue. En rajoutant à l'inoculat de bactéries lactiques des antibiotiques (oxytetracycline ou eryhtromycine) ainsi que des bactéries pathogènes (E.coli O157 H7 et Salmonella enterica), les chercheurs ont constaté que les germes lactiques ne se développaient pas, contrairement aux germes pathogènes.

 Les équipes souhaitent pouvoir travailler avec les industriels afin de développer des cultures de bactéries productrices d'acide lactique capables de résister à de faibles concentration d'antibiotiques. Les antibiotiques sont interdits en tant qu'additifs dans l'alimentation animale sur le territoire communautaire mais sont autorisés en tant que médicaments vétérinaires. Aux États-Unis, leur usage en alimentation animale reste autorisé, mais la FDA a établi en 2012 des recommandations incitant les éleveurs à le limiter.

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Sources : Revue mBio , ADIT 

15:20 Publié dans Enseignement et recherche, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/09/2012

Le génome du bananier vient d'être séquencé

Après deux ans de travaux, le génome du bananier a été entièrement séquencé par des chercheurs français. Les résultats viennent d'être publiés dans la revue Nature. Les équipes du Cirad et du CEA-Génoscope ont réussi à décrire la séquence de plus de 520 millions de bases, ainsi que la position des plus de 36 000 gènes de la plante sur ses onze chromosomes. Ils ont réalisé ce travail sur l'espèce Musa acuminata, qui entre dans la composition de toutes les variétés comestibles, aussi bien bananes desserts que bananes à cuire.

À côté des céréales, il s'agit de la première plante monocotylédone à être entièrement séquencée. Ce résultat constitue donc une référence importante pour étudier et comparer l'évolution des génomes ainsi que les relations phylogénétiques entre les végétaux. Les chercheurs ont par exemple découvert chez le bananier actuel des séquences non codantes datant d'avant la séparation des monocotylédones et des dicotylédones.

Le séquençage du bananier devrait également faciliter l'identification des gènes responsables des caractères d'intérêt (ex : qualité des fruits, résistance aux maladies, etc.). Ces travaux représentent donc une avancée majeure pour la future amélioration des variétés de bananiers. D'après les auteurs, la création de nouvelles variétés résistantes aux maladies et parasites constitue une nécessité à la fois pour assurer la sécurité alimentaire de nombreux pays du Sud, et pour garantir l'approvisionnement en bananes des pays du Nord. En effet, une seule variété (Cavendish) domine aujourd'hui largement le marché mondial, si bien que la spécialisation des parasites et des maladies représente un danger considérable pour la production de bananes. La séquence du génome du bananier est mise à disposition sur : http://banana-genome.cirad.fr.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Nature


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29/06/2012

Expertise scientifique collective sur les flux d'azote liés aux élevages

 

 

Les ministères en charge de l'Agriculture et de l'Écologie ont demandé en 2010 une expertise scientifique collective (ESCO) à l'INRA pour « faire un bilan de l'état des connaissances scientifiques sur les flux d'azote en élevage et leur devenir, afin de mieux comprendre le rôle de l'élevage dans les pollutions liées à l'azote et d'identifier les leviers permettant de réduire les pressions de l'azote sur l'environnement ». Cette expertise, appuyée sur un corpus bibliographique de 1330 références biotechniques, économiques et sociales, vient de faire l'objet d'un rapport final.

 

Il en ressort notamment que la contribution de l'élevage aux émissions d'azote est importante et que la concentration des élevages favorise fortement les excédents d'azote. Pour améliorer l'efficience de l'azote au niveau de l'exploitation, les chercheurs soulignent l'importance des modalités de gestion des effluents d'élevage (bâtiment, stockage, épandage), et l'importance des prairies, du pâturage, des légumineuses et des CIPAN (cultures intermédiaires pièges à nitrate) qui recyclent efficacement l'azote.

 

Le traitement technologique des effluents d'élevage pourrait faciliter l'exportation de l'azote vers des régions non excédentaires et donc une meilleure répartition spatiale des apports en azote organique. Cette piste est toutefois insuffisamment étudiée aujourd'hui. Une autre piste pourrait être une relocalisation partielle des activités d'élevage, une approche toutefois difficile à mettre en œuvre et qui ne pourrait s'envisager qu'au cas par cas.

 

Concernant la mise en œuvre d'outils économiques, une politique de quotas (i.e. fixer un niveau maximal de surplus d'azote) présente le double avantage d'être efficace au niveau environnemental (si les quotas sont respectés) et de pouvoir être différenciée en fonction de la sensibilité des territoires. Mais elle pose le problème des coûts de transaction et de contrôle qui peuvent être très élevés.

 

 

Les auteurs mettent également en évidence quatre priorités de recherche, à savoir : la dynamique de l'azote au sein des systèmes de production ; le développement d'outils d'aide à la décision pour les éleveurs et leurs conseillers ; l'insertion territoriale des élevages et de leurs filières ; l'efficacité des politiques environnementales.

 

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

 

 

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13/06/2012

Le ministère allemand de la coopération crée un Institut allemand pour l'évaluation du développement

Le ministère allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) vient d'annoncer la création d'un institut allemand pour l'évaluation du développement. L'institut prend pour modèles l'Agence suédoise d'évaluation du développement (SADEV) et la Commission indépendante sur l'impact de l'aide (ICAI) du Royaume-Uni.

 

Ce nouvel institut a pour missions :

  1. Évaluer et analyser les programmes allemands de coopération pour le développement ;

  2. Expertiser et développer des méthodes et bonnes pratiques d'évaluation ;

  3. Mener et mandater des études d'évaluation et de recherche méthodologique ;

  4. Mener des actions de coopération nationale et internationale ;

  5. Développer les connaissances et pratiques d'évaluation dans les pays en développement.

 

Il sera composé de trois services d'évaluation (biens publics, économie, piliers social et environnemental), d'un service administratif et d'un service entier dédié au développement de méthodes et bonnes pratiques d'évaluation. Les valeurs de travail de ce nouvel institut sont l'indépendance vis-à-vis de l'administration, la transparence, la recherche d'une évaluation de qualité, la participation de tous les acteurs concernés, une orientation « service », et les partenariats.

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

 

16:26 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/06/2012

Évaluation d'une législation contraignante en matière d'obésité

Des chercheurs du Centre des politiques de santé de l’université de l’Illinois à Chicago ont publié dans les Archives of Pediatrics & Adoslescent Medicine un article tentant d’évaluer la législation californienne en matière de lutte contre l’obésité. Celle-ci interdit la vente d'un certain type de nourriture (junk food) en dehors des cantines (stands tenus pas les élèves, distributeurs automatiques, etc.) dans les établissements d’enseignement secondaire depuis 2007.

Ces chercheurs ont comparé les réponses à un questionnaire portant sur l’alimentation des 24 dernières heures de 114 élèves du secondaire en Californie et 566 élèves provenant de 14 États n’ayant pas mis en place de telles législations. Les résultats montrent que les élèves californiens mangent en moyenne 158 calories de moins par jour que les élèves des autres États, sans qu'une relation causale stricte puisse bien sûr être établie.

 

Céline Laisney, centre d'études et de prospective

 

10/06/2012

Vers une identification à l'échelle du génome entier du maïs des segments génomiques impliqués dans la croissance

Une récente étude menée conjointement par des biologistes de l'université de Hohenheim, de l'institut Max Planck et de l'institut Leibniz de génétique végétale et de recherche sur les plantes cultivées (IPK) en Allemagne, explore les liens entre le génome et le métabolisme de la croissance du maïs.

 Les chercheurs ont utilisé près de 300 lignées de maïs différentes afin d'étudier le métabolisme de la croissance et sa diversité génétique. Le génome entier des plantes a été comparé avec la présence de certains composés biochimiques des feuilles prélevés sur les jeunes pousses de maïs ainsi que des traits agronomiques des plantes matures. Les métabolites, ces éléments chimiques fournis par l'alimentation de la plante, impliqués dans différentes synthèses et catalyses, et ayant une fonction spécifique de la croissance (foliaire) ont été repérés par association avec certains allèles (de type « polymorphisme nucléotidique »). Le nombre des métabolites des plantes étant important, cette étude semble apporter des résultats prometteurs pour mieux comprendre la croissance du maïs. C'est en particulier le cas en matière de précurseurs de la lignine qui est par ailleurs un constituant très important pour la rigidité de la structure des végétaux.

 

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

 

 

16:24 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/06/2012

Les prélèvements d'eau liés aux activités humaines (dont l'irrigation) contribueraient à l'élévation du niveau des océans

Une étude japonaise, parue dans la revue Nature Geoscience, tend à démontrer que l'utilisation de l'eau par l'homme affecte le niveau global des océans et pourrait avoir contribué pour 42% à l'élévation observée dans la seconde moitié du XXe siècle.

Jusqu'à présent, les scientifiques expliquaient la hausse du niveau des océans par des facteurs climatiques (expansion thermique, fonte des glaciers et calottes glaciaires, etc.). Mais ces facteurs ne contribuaient que pour 1,1 mm/an au 1,8 mm/an de hausse observée. Cette étude, modélisant les variations des flux et stocks de ressources en eau dues aux activités humaines, montre que ces dernières sont responsables d'une élévation du niveau des océans de 0,77 mm/an entre 1961 et 2003.

Si les réservoirs artificiels et barrages causent une baisse du niveau des océans en retenant une quantité importante d'eau sur les continents, l'utilisation croissante des eaux souterraines, notamment pour l'irrigation des terres agricoles, entraîne à l'inverse une élévation notable du niveau des océans car une grande majorité de cette eau « terrestre » rejoint ensuite les rivières puis les océans.

Les auteurs de l'étude soulignent que des incertitudes demeurent et qu'il serait nécessaire d'améliorer les simulations en approfondissant la représentation dynamique des eaux souterraines. Ils concluent que les pompages d'eau dans les nappes phréatiques, réalisés localement, n'en ont pas moins des conséquences globales, dont il conviendrait de tenir compte pour une gestion durable des ressources en eau.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

16:19 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook