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10/12/2013

IPSIM, un premier outil pour une gestion intégrée des ennemis des cultures

Des chercheurs de l'Inra ont mis au point un outil de simulation permettant de reproduire virtuellement les effets des pratiques des agriculteurs, des conditions de milieux (climat, sol) et de l’environnement de la parcelle sur des communautés de bioagresseurs. IPSIM (Injury Profile SIMulator / simulateur de profils de dégâts) devrait ainsi déboucher sur des recommandations vis-à-vis des pratiques culturales, et ce pour différentes filières (grandes cultures, maraîchage, arboriculture, viticulture, etc.). A terme, le but est de permettre la conception de stratégies de protection intégrée des cultures, combinant contrôle cultural, choix variétal et luttes biologique, physique ou chimique.

Source : INRA

11/11/2013

Les protéines et la chimie du végétal : une voie d'innovation selon le rapport d'Anne Lauvergeon

Le 11 octobre 2013, la commission « Innovations 2030 », présidée par Anne Lauvergeon, remettait son rapport identifiant les domaines-clés de l'innovation, sources potentielles de croissance pour l'économie française dans un avenir proche.

Le rapport identifie « sept ambitions fortes, reposant sur des innovations majeures ». L'ambition n°4 (« les protéines végétales et la chimie du végétal ») concerne directement les secteurs agricoles et agro-alimentaires. Avec une demande alimentaire mondiale en augmentation et « l'occidentalisation » des régimes alimentaires, la demande de protéines pour la consommation humaine devrait fortement augmenter dans les années à venir.

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10:43 Publié dans Agronomie, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/11/2013

Robots de traite et pâturage

L'Institut de l'élevage a organisé le 10 octobre dernier, une journée de réflexion sur le robot de traite et ses impacts sur les systèmes laitiers. Dans quelle mesure robot et pâturage sont-ils compatibles ? Associer une technologie industrielle, "productiviste", qui va dans le sens d'une artificialisation et d'une intensification de l'élevage, et une pratique "extensive" qui trouve habituellement plutôt sa place dans des stratégies d'écologisation de l'agriculture, ne va pas de soi.

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10:40 Publié dans Agriculteurs, Agronomie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/11/2013

Rapport de l'INRA pour le CGSP : Vers des agricultures à hautes performances 

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) a confié à l'INRA une étude sur les possibilités d'évolution de l'agriculture française vers des systèmes de production plus durables. Face aux défis actuels de l'agriculture (demande croissante de matières premières agricoles, réduction des pressions exercées sur l'environnement, défis sociaux, etc.), l'objectif était « d'analyser les marges de progrès offertes par, d'une part, les systèmes de production dits ''biologiques'' et, d'autre part, les systèmes de production dits ''conventionnels'' ». L'étude a été organisée au travers de deux grandes questions : 1) comment rendre l'agriculture biologique plus productive et compétitive ? 2) comment organiser la transition de l'agriculture conventionnelle vers une agriculture plus durable ?

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10:29 Publié dans Agronomie, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/10/2013

Inde : mise en culture d’un millet perle riche en fer

Plus de 30 000 agriculteurs indiens ont planté cette année une variété de millet particulièrement riche en fer. Développée par l’Institut international de recherche sur les cultures des zones semi-arides (ICRISAT), cette variété, dont le nom commercial est Dhanashatki, permet par ailleurs d’obtenir de meilleurs rendements et possède des caractéristiques de résistance au stress hydrique.

Selon l’IFPRI (International Food Policy Research Institute), 100 grammes de farine issue de cette variété suffisent à couvrir le besoin quotidien en fer pour un enfant. L’anémie en fer est très répandue en Inde : elle concerne 70% des enfants de moins de 5 ans. Cette semence pourrait gagner en popularité du fait d’une meilleure valorisation, ce qui contribuerait à relancer la production déclinante de cette céréale secondaire (8,74 Mt en 2012-2013 contre 12,11 Mt en 2003-2004).

Cédric Prévost, conseiller pour les affaires agricoles à l’ambassade de France en Inde

Source : The Hindu Business Line

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13/10/2013

Innovation et agriculture de conservation : le projet PEPITES

Le projet de recherche PEPITES (Processus écologiques et processus d'innovation technique et sociale en agriculture de conservation) a donné lieu à un séminaire de restitution à Montpellier. Les techniques culturales sans labour et l'agriculture de conservation se sont en effet rapidement développées à travers le monde, souvent au sein de réseaux novateurs et bousculant les schémas linéaires de conception et transfert des innovations. De plus, l'agriculture de conservation modifie le fonctionnement de l'agroécosystème, et donc un certain nombre de performances associées à ces systèmes, très diversifiés en fonction des contextes.

Ce projet, mené entre 2009 et 2012 par des chercheurs et des agriculteurs du réseau BASE et du groupe coopératif Vivescia, avait pour objectif de produire des connaissances sur les processus écologiques, les processus d’innovation technique et sociale, et leurs interactions, pour évaluer et concevoir des systèmes techniques et des dispositifs d’accompagnement plus durables. Pour cela il s'est appuyé sur plusieurs terrains d'études, en France, au Brésil et à Madagascar. L'une des tâches du projet visait plus particulièrement à comprendre et simuler la diversité de ces systèmes, et à expérimenter des outils d’aide à la réflexion prospective. Les vidéos du séminaire de restitution seront prochainement disponibles sur le site Internet dédié.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : projet PEPITES

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08/10/2013

Contribution du spatial aux enjeux de l'eau : projet SWOT (Surface Water Ocean Topography)

Les 26 et 27 septembre 2013 s’est tenu un atelier sur les apports du spatial, en termes d'applications et de services, dans le domaine de l'eau. Ces deux journées avaient comme objectif principal la restitution d’une étude portant sur les besoins actuels et attentes vis-à-vis des données satellitaires, vus par leurs utilisateurs finaux. Réalisé par le consortium ARTELIA-CLS-ALCIMED, ce travail repose sur la synthèse et l'analyse d’enquêtes conduites auprès de 60 acteurs-clés.

Les acteurs interrogés énoncent principalement des besoins sur la connaissance quantifiée des réservoirs d'eau (en surface, souterrains, manteau neigeux), la délimitation de zones à enjeux (risque inondation, zones humides) et l'aide à la décision pour l'irrigation. Concernant les limites de l'outil satellite, le coût d'accès à la donnée est évoqué comme un frein. Cependant les acteurs perçoivent plusieurs atouts, comme l'optimisation des ressources humaines (aide au déploiement des mesures de terrain au moment clé), la couverture de zones non équipées et/ou difficiles d'accès, et la possibilité d'avoir un suivi visuel sur plusieurs décennies. Notons qu'actuellement la majorité des mesures dans le domaine de l'eau sont faites in situ et que le recours au satellite est perçu comme un complément. Ce volet a particulièrement été développé lors de la table ronde « Les bases de données d'information sur l'eau », soulignant les forces et faiblesses de ces sources, qu'elles soient régionales, nationales et européennes, au regard de la donnée satellitaire.

Dans le but de mieux répondre aux attentes des utilisateurs, un exercice de synthèse croisait maturité des technologies, potentiel de déploiements de services associés et paramètres hydrologiques. Cette démarche met en évidence que pour la majorité des demandes, les technologies existent et les services sont potentiellement déployables. D’autres technologies sont encore au stade de la recherche, comme le suivi des masses d'eaux souterraines.

Pour conclure, cet atelier montre la volonté des acteurs du spatial de mieux cibler les attentes de leurs utilisateurs finaux, et ainsi de favoriser les échanges en amont des projets de recherche.

Elise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : CNES

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05/10/2013

Exploration de la diversité génétique du sorgho

Le Cirad, en partenariat avec d'autres organismes de recherche internationaux, vient de terminer l'une des plus vastes études entreprises pour explorer la diversité génétique d'une plante cultivée. Une collection de 3 000 sorghos, représentative des ressources génétiques de l'espèce (cinquième culture céréalière au monde), a ainsi été analysée. Cette étude avait pour but d'offrir une vue d'ensemble de la diversité génétique, et de définir une collection de référence, dans la perspective de futures recherches sur les ressources génétiques. Cette dernière pourra ainsi servir à l'analyse d'autres collections de sorghos conservées dans le monde. Les résultats de l'étude ont permis de répartir les sorghos en 13 groupes et ont montré l'existence de flux génétiques intenses entre sorghos cultivés et sauvages. Les données se trouvent sur Genesys, le système mondial d'information sur le matériel génétique.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Cirad

16:24 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/10/2013

Mise au point d'une variété de riz tolérante à la sécheresse grâce à l'élongation du système racinaire

Une équipe de chercheurs japonais a réussi à isoler un gène favorable à la croissance des racines du riz et à mettre au point une nouvelle variété de riz, le DRO1-NIL. Avec un système racinaire plus développé, ce riz est capable de puiser l'eau plus profondément dans le sol. Les résultats des chercheurs, publiés dans la revue Nature Genetics, montrent que ce riz est ainsi moins sensible à la sécheresse : ses rendements ne sont quasiment pas affectés en cas de sécheresse modérée, et en cas de sécheresse sévère, la baisse de rendements est nettement moins significative que pour le riz traditionnel, pour lequel les rendements sont alors proches de zéro.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Nature Genetics

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03/10/2013

Séquençage du génome du palmier à huile et perspectives d'accroissement des rendements

L'agence gouvernementale malaisienne du palmier à huile (Malaysian Palm Oil Board, MPOB) et la société Orion Genomics ont réalisé le séquençage du génome du palmier à huile. Ces travaux, qui ont fait l'objet de deux articles scientifiques dans la revue Nature, ont notamment permis d'identifier le gène SHELL, qui détermine la nature de la coque des fruits (épaisse, absente ou intermédiaire), et de façon liée le niveau de rendement des palmiers. Pour le MPOB, ces travaux devraient permettre d'améliorer les rendements par unité de surface des plantations de palmiers à huile, et donc de préserver des surfaces de forêt tropicale.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : BBC , Articles dans Nature

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05/09/2013

L'auto-construction, levier de la transition agroécologique ?

La revue du réseau Trame, Travaux & innovations, consacre un article stimulant à l'ADAbio-Autoconstruction, un projet associatif lié au développement de l'agriculture biologique en Rhône-Alpes. L'offre commerciale standard ne répond pas toujours de façon satisfaisante aux besoins d'équipement des agriculteurs. « Pour certains travaux du sol ou d'autres étapes clés des itinéraires techniques où la bonne interaction avec les conditions agronomiques locales est cruciale, les cultivateurs trouvent difficilement le matériel qui convient ». Par ailleurs, l'installation ou la conversion en bio requièrent des investissements importants, qui peuvent poser des questions de financement.

Face à ces défis, l'ADAbio-Autoconstruction entend se constituer en plateforme de diffusion des savoirs techniques « paysans », en mettant en place des formations et en diffusant des supports didactiques, tutoriels, guides et autres plans de construction « libres de droits ».

Au-delà du bio, la capacité des agriculteurs à adapter et détourner les équipements (bricolage pour adapter un semoir de blé à telle autre culture "mineure", etc.), voire à les mettre au point ex nihilo (travail de l'acier), a été relevée de longue date par la sociologie rurale. On peut penser que la rencontre entre cette tradition d'autonomie et l'univers technico-idéologique des nouvelles technologies (forums Internet, mouvement peer-to-peer, open source, etc.) amorce un renouvellement des approches de l'innovation en développement agricole.

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Travaux & innovations, Tech&Bio

 

 

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04/09/2013

Des applications et des outils mobiles au service de la santé des plantes

De plus en plus d'applications et d'outils mobiles se développent dans le but d'aider les utilisateurs à gérer la santé des plantes. Le portail INRA e-phytia contient plusieurs bases de données sur les ravageurs, les maladies, les adventices des cultures, etc., et vise à organiser l'accès à diverses applications :

  • Di@gnoPlant doit aider les utilisateurs à identifier par l'image les maladies des cultures. Cet outil est actuellement disponible pour tomate, salade, melon, tabac et vigne. L'utilisateur renseigne la localisation et la nature des symptômes observés sur sa culture, puis il choisit, parmi une série d'images proposées, celle qui présente le ou les symptômes ressemblant le plus à sa situation. L'application permet alors d'établir un diagnostic de la maladie.

  • Vigipl@ntdevrait être lancé prochainement pour les membres des réseaux d'épidémiosurveillance. Il s'agit d'un outil de géolocalisation des bio-agresseurs des cultures : l'utilisateur pourra déclarer leur présence dans des cultures géolocalisées et quelques éléments du contexte parasitaire, et ajouter des images des symptômes.

On peut également citer la plateforme Pl@ntnet, désormais accessible sur support mobile, qui permet « de rechercher le nom d’une plante à déterminer, à partir d’un lot d’images réalisées à partir d’un smartphone. Les photos réalisées sont comparées à plusieurs dizaines de milliers d’autres images identifiées par un réseau humain, afin de proposer les espèces les plus similaires sur le plan visuel ». En ce qui concerne spécifiquement les pays du Sud, on peut citer AFROweeds 1.0, un outil d'aide à l'identification de près de 200 espèces d’adventices d'Afrique de l’Est et de l’Ouest. Il est disponible soit sur CD-Rom pour une version hors-ligne, soit en ligne sous forme d’application pour smartphone et tablette.

 Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Sources : INRA

CIRAD


 

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26/06/2013

Rosphere, le robot des champs

 Les chercheurs de l'université polytechnique de Madrid ont créé Rosphere, un robot sans bras ni jambes capable d’évoluer sur des sols abrupts et inégaux en roulant sur lui-même, par exemple entre les lignes de labour. Le Rosphere a montré son intérêt, par exemple pour la surveillance des cultures ou pour collecter des données environnementales.

rosphere-590x330.jpg

 

Source : université polytechnique de Madrid

 

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03/05/2013

Coûts de production en élevage biologique

Après la parution, en juin 2012 des Résultats nationaux 2010 des exploitations bovins viande, publication annuelle de l'Institut de l'Elevage, les Réseaux d'élevage Pays-de-la-Loire et Deux-Sèvres viennent de publier une analyse détaillée des coûts de production en viande bovine en production biologique. Bilan : les éleveurs en agriculture biologique s'en sortent mieux, du fait d'une bonne valorisation du produit et d'aides supérieures, alors qu'ils supportent des coûts supérieurs.
En effet, les analyses montrent que le coût de production complet de la viande biologique, ramené au kilo produit (100 kg vif), est supérieur à celui de la viande en général. Bien que les postes de charges d'approvisionnement des surfaces, des animaux et les frais d'élevage soient moindre, les charges en mécanisation et en travail sont supérieures en production biologique (cliquer pour agrandir) : 

bio charges.JPG

Réseaux d'élevage, Institut de l'élevage, Chambres d'agriculture

 Au-delà de ce focus régional, les publications régulières de l'Institut de l'élevage quant aux résultats économiques bovins viande – et bovins lait – apportent des éclairages intéressants : les coûts sont distingués par systèmes de production, et il s'agit d'un coût de production complet, tenant compte de la main-d'œuvre familiale (forfait de 1,5 SMIC par UTA), souvent omise dans les calculs. En outre, la méthode utilisée pour affecter les charges fixes est robuste : comme les exploitations sont très rarement spécialisées sur un atelier, l'Institut de l'élevage a développé une méthode permettant d'affecter les coûts fixes des exploitations à leurs différents ateliers, à partir de clés physiques. Certaines méthodes font au contraire usage de clés économiques, en utilisant comme critère le poids relatif des différentes ventes de l'exploitation, ce qui a l'inconvénient d'être sensible aux variations de prix.

 Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 Sources : IDELE

http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommend...

http://idele.fr/linstitut-de-lelevage/publication/ideleso...

 

14:42 Publié dans Agronomie, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2013

Controverses autour des réponses high-tech à l'érosion de la biodiversité

L'accélération du rythme d'extinction des espèces animales et végétales est aujourd'hui un fait largement admis. Les biologistes parlent souvent d'une « sixième extinction », marquant l'ère de l'anthropocène, notion avancée par Paul Josef Crutzen pour caractériser un nouvel âge géologique défini par la capacité de l'homme à transformer l'ensemble du système terre. Ce diagnostic justifierait « les injonctions environnementales » et la mise en place de politiques publiques pour préserver l'environnement : stratégies de réduction des effluents industriels et agricoles, mesures agro-environnementales, sanctuarisation de parcs naturels et autres espaces protégés, etc.

Plusieurs revues de vulgarisation scientifique (Science, National Geographic) viennent de faire écho à une série de conférences TED et TEDx sur la « dé-extinction » ou la « résurrection d'espèces ». Les progrès de la génétique permettront-ils prochainement de manipuler l'ADN d'espèces disparues, conservé dans des musées ou dans la nature (cadavres de mammouths retrouvés dans les terres glacées de Sibérie), pour « ramener à la vie » les espèces que l'homme a contribué à faire disparaître, comme le dodo, la tourte voyageuse ou le loup de Tasmanie ?

En 2003, une équipe scientifique franco-espagnole a déjà cloné un bouquetin des Pyrénées, le bucardo, sous-espèce disparue en 2000, en utilisant la technologie de clonage par transfert nucléique, à partir de tissus vivants prélevés en 1999 (injection des noyaux issus de ces cellules dans des ovules de chèvre débarrassés de leur ADN). Le clone est mort à la naissance. De nombreux problèmes matériels et techniques se posent pour chaque espèce qu'on pourrait envisager de « ressusciter », des questions éthiques sont soulevées (le « devoir » de réparation des dommages causés par l'homme, d'un côté, le délire prométhéen « à la Frankenstein », de l'autre). Mais cette première réussite indique une voie de recherche en biologie de la conservation et en écologie de la restauration que certains entendent explorer.

En France, Alain Dubois, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et Jacques Testart, directeur de recherches honoraire de l’Inserm ont réagi dans une tribune de Médiapart en soulignant le risque politique de ces approches néo-restauratrices : elles pourraient détourner de la vraie urgence, qui est de préserver la biodiversité existante. Ce projet « techniquement fort incertain, repose sur une conception erronée du vivant et envoie un mauvais message à la société et aux décideurs. Plutôt que de tenter sans grand espoir de “ ressusciter ” les espèces éteintes, nous devrions nous préoccuper de réduire les extinctions en cours. Et comme de toutes façons celles-ci continueront, nous devrions tout faire pour inventorier et étudier le plus grand nombre d’entre elles avant qu’elles aient définitivement disparu. »

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Conférences TED et TEDx :

http://www.ted.com/talks/stewart_brand_the_dawn_of_de_extinction_are_you_ready.html

http://tedxdeextinction.org/

 Réactions Françaises :

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210313/la-resurrection-d-espece-bonne-ou-mauvaise-idee

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/04/07/doit-on-ressusciter-les-especes-disparues/

 

14:39 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook