Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/03/2012

Répartition des aides agricoles aux États-Unis et dispositifs de plafonnement

Le service de recherche de l’USDA (ERS) a publié un rapport sur la répartition des aides aux États-Unis, Changing Farm Structure and the Distribution of Farm Payments and Federal Crop Assurance.

Ce rapport revient sur les dispositifs de plafonnement mis en œuvre aux États-Unis quant aux différents programmes de soutiens, basés sur divers critères tels que les revenus non agricoles. Pour percevoir les aides anti-cycliques, le programme ACRE, les loan deficiency payments et le programme Milk Income Loss Contract, ces revenus ne doivent pas dépasser les 500 000 dollars en moyenne triennale. Pour les aides directes, le seuil est de 750 000 dollars, et il est de 1 000 000 dollars pour les programmes de conservation. Il existe également des critères quant à la part minimale que doit représenter le revenu agricole dans le revenu total pour certains programmes. Par ailleurs, des dispositifs de plafonnement du montant total d’aides perceptibles ont aussi été mis en place par programme. Le plafond a été fixé en 2008 à 40 000 dollars pour les aides directes (80 000 dollars pour les couples mariés), et à 65 000 dollars pour les aides anti-cycliques.

Au-delà des ces mécanismes, si en 2009, le montant global des aides versées aux exploitations agricoles a atteint plus de 13 milliards de dollars, le rapport souligne que la totalité n'a pas bénéficié aux exploitants. Une partie des aides est en effet liée à des programmes d'assurance nécessitant le versement d'une prime par les agriculteurs aux assureurs. Par ailleurs, dans un contexte de forte hausse du prix du foncier, les effets de transferts indirects des bénéfices des soutiens aux propriétaires fonciers, dont une grande partie n'a pas d'activité agricole, sont également présentés.

En tirant le bilan des mécanismes existants et de la répartition des soutiens agricoles, le rapport de l’ERS ouvre ainsi des pistes de réflexion quant aux évolutions de la politique agricole américaine dans le cadre de la préparation du prochain Farm Bill.

 

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

14:52 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/03/2012

Futur budget agricole américain : des coupes dans le soutiens aux assurances privées

Dans un contexte de déficit public et de ressources contraintes, pour 2013, le gouvernement américain a proposé de réduire le budget de l’USDA de 32 milliards de dollars sur la période 2013-2022.

Deux postes sont particulièrement concernés, avec d'une part la proposition de suppression progressive des aides directes versées indépendamment des prix et des rendements, qui rapporterait près de 23 milliards de dollars sur la période 2013-2022. Le gouvernement met en avant à cet effet le contexte de revenus agricoles record. Il propose en revanche de renforcer les filets de sécurité, et de poursuivre les paiements anti-cycliques dont bénéficient les producteurs.

D'autre part, le gouvernement propose de réduire le budget alloué aux programmes d’assurances cultures, pour dégager 7,6 milliards de dollars sur 2013-2022. Le programme de soutien aux assurances s'élève annuellement à 10 milliards de dollars, dont 3 milliards de dollars à destination des assureurs privés, et 7 milliards de dollars de subventions aux producteurs pour le paiement des primes d’assurance.

Le gouvernement souligne que les compagnies d’assurances privées, proposant des contrats d’assurance aux producteurs, affichent des taux de retour sur investissement très élevés, à hauteur de 14 %. Le gouvernement souhaiterait voir ce taux passer à 12 %, ce qui dégagerait 1,2 milliard de dollars annuels.

Par ailleurs, une réduction de l’enveloppe d’aides versées aux assurances pour dédommager les coûts administratifs du dispositif est également proposée, enveloppe actuellement basée sur les coûts historiques très élevés de l’année 2010.

Enfin, le gouvernement souhaiterait réduire le taux de subventionnement des primes d’assurance que doivent verser les agriculteurs aux assureurs, de deux points pour les producteurs dont le soutien dépasse les 50 % du coût de la prime d’assurance. Des taux incitatifs avaient été instaurés en 2000 afin d'encourager la participation des exploitants, aujourd’hui élevée.

Ces propositions ont suscité des réactions de la part des représentants du monde agricole, avec des discussions à suivre dans le cadre de la préparation du prochain Farm Bill.

Source :

Fiscal Year 2013, Cuts, consolidations and savings, budget of the U.S. Governement


 Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 

14:57 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/01/2012

Politique laitière américaine : nouvelles propositions en faveur de la gestion de l'offre

Une nouvelle proposition de loi, le Dairy Security Act, a été déposée en septembre 2011 à la Chambre des représentants par le député Peterson, pour une nouvelle politique laitière aux États-Unis. La proposition s'articule autour de deux programmes phares, avec une adhésion toutefois facultative des producteurs :

  • Soutien des marges des éleveurs laitiers lors de conjonctures défavorables, avec le versement d'aides non plafonnées (contrairement aux aides contra-cycliques actuelles) ;

  • Gestion dynamique des volumes produits avec un mécanisme incitatif en période de baisse des marges pour limiter les volumes produits : diminution des aides versées en cas de dépassement des recommandations d'évolution de la production.

 La gestion dynamique de l'offre fait ainsi son chemin dans le secteur laitier depuis 2009 aux États-Unis. Elle était ressortie cet été comme l'une des recommandations du comité laitier nommé par le gouvernement suite à la crise laitière. Des avancées à suivre pour le prochain Farm Bill...

 

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 

Voir aussi la note de veille du CEP de décembre 2010

 

10:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : etats-unis, lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/06/2011

Croissance du bio américain malgré la crise

 L'Organic Trade Association (OTA) a annoncé que le secteur de l'agriculture biologique américaine avait connu une croissance de presque 8% en 2010, atteignant 28,6 milliards de dollars (alors que les ventes de produits alimentaires dans leur ensemble ont stagné).

Les fruits et légumes bio ont bénéficié de la plus forte progression, près de 12% sur l'année. Ils représentent à présent 12% de l'ensemble des ventes de fruits et légumes aux États-Unis. Les produits laitiers bio totalisent, quant à eux, 6% de parts de marché.

Les ventes de textiles biologiques (notamment le lin) ont augmenté de 16% et atteignent 605 millions de dollars. Les compléments alimentaires bio sont également un marché porteur dans un pays qui en consomme beaucoup.

Le système de certification « organic » américain est différent du système européen, comme l'explique cette présentation de Lashonda McLeod, attachée agricole.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

16:58 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis, tendances, bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/06/2011

Biocarburants aux Etats-Unis : discussions autour de l'assouplissement des mandats d'incorporation

Le 26 mai dernier, une proposition législative visant à assouplir la politique américaine relative aux biocarburants a été déposée au Congrès. Il s'agirait de permettre à chaque État de choisir ou non d'incorporer la part d'éthanol de maïs dans les standards d'incorporation de "carburants renouvelables" (Renewable Fuel Standards), étant donné des conflits que cela entraîne avec les objectifs agricoles, économiques, énergétiques et environnementaux. Par ailleurs, le texte déposé prévoit également d'élargir les sources de carburants renouvelables pouvant être utilisés, en les étendant aux biocarburants de nouvelle génération pour permettre l'utilisation de nouvelles sources non-éthanol.

La proposition a été déposée au Sénat par un sénateur républicain de l'Oklahoma – James Inhofe (soutenu par un autre sénateur républicain). Elle a également été déposée à la Chambre des Représentants au travers du Fuel Feedstock Freedom Act par Brian Bilbray, républicain de Californie (soutenu par 4 autres représentants, dont 2 démocrates). Le texte va être débattu au sein des comités spécifiques concernés du Congrès.

La proposition bénéficie du soutien de représentants d'éleveurs, mettant en avant la nécessité d'avoir un marché libre. En revanche, les acteurs de la filière éthanol mettent en avant les lourds investissements de la filière ; et le secrétaire à l'agriculture Tom Vilsack aurait réaffirmé il y a quelque temps l'importance de l'éthanol de maïs et les risques que représenterait une réduction des mandats d'incorporation de ce biocarburant pour les avancées technologiques de la filière.

Marie-Sophie Dedieu, CEP

Source : Les articles de presse (Beef USA, Ethonal Producer Magazine).

Le texte des propositions au Sénat et à la Chambre des Représentants.

Pour rappel, chaque année sont définis aux États-Unis les volumes de biocarburants à utiliser dans le cadre du Renewable Fuel Standard programe introduit en 2005 avec l'Energy Policy Act. L'objectif est de parvenir en 2022 à un volume fixé à 36 milliards de gallons de biocarburants. En 2011, il s'agit de parvenir à un taux d'incorporation de biocarburants de 8% (US Environmental Protection Agency).

14:45 Publié dans 4. Politiques publiques, 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/05/2011

Food stamps et boissons sucrées

 Le nombre d'Américains qui bénéficient du programme de bons alimentaires (food stamps) SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program) a beaucoup augmenté avec la crise économique : la proportion est maintenant d'un américain sur 7, soit 44 millions de personnes. Or, l'USDA estime que 6% du montant des food stamps sont dépensés en "soft drinks" (boissons sucrées).

Ces bons ne permettent pas d'acheter certains produits comme l'alcool, les suppléments alimentaires et les plats préparés. Le maire de New York, Michael Bloomberg, et le gouverneur David Paterson, proposent d'ajouter en octobre prochain à la liste des articles interdits les boissons sucrées, afin d'enrayer l'augmentation de l'obésité et du diabète. Ils affirment que les boissons sucrées sont « le plus gros contributeur à l'épidémie d'obésité » et demandent une période d'essai de 2 ans pour tester cette mesure.

Cependant l'American Beverage Association, qui représente les intérêts de l'industrie des boissons, s'est élevée contre cette décision, estimant que les bénéficiaires du SNAP avaient le droit de choisir leurs aliments.

Source : New York Times

10 tendances de l'alimentation aux États-Unis

 Le numéro d'avril du magazine Food Technology contient un article sur les 10 tendances de l'alimentation aux États-Unis :

  1. l'importance de la démographie et notamment l'éclatement des modes de consommation selon l'âge et l'origine ethnique, avec l'essor de catégories comme « les riches hispaniques » ou les personnes seules ;

  2. l'engouement pour la cuisine et le « fait maison », avec un niveau jamais atteint de personnes déclarant préparer leurs repas à la maison, y compris parmi les jeunes (influence possible de la crise) ;

  3. l'attrait pour les produits locaux made in USA, la cuisine traditionnelle américaine, les spécialités régionales (qui se développent également dans la restauration rapide), la fréquentation croissante des marchés fermiers ;

  4. la gastronomie comme nouveau hobby, particulièrement chez les jeunes adultes (25-34 ans) : plus de la moitié des Américains regardent des émissions culinaires à la télévision (en moyenne 4 heures par semaine) ; la proportion de ceux qui ont acheté des produits d'épicerie fine est passée de 46% en 2009 à 63% en 2010 ;

  5. la recherche de « naturalité », le rejet des produits chimiques, des additifs et colorants (essor des produits « sans », « artisanaux »)

  6. parmi les « produits santé », l'arrivée de nouveaux nutriments, les vitamines et le calcium étant éclipsés par les protéines et le magnésium ;

  7. malgré ce souci pour la santé, les produits dont les ventes connaissent les plus fortes hausses sont les desserts, les sucreries, les glaces, le chocolat et le vin ;

  8. le passage à trois repas par jour : ce qui est la norme en France ne l'était pas outre-atlantique mais le devient peu à peu. La proportion de personnes faisant trois repas par jour, en hausse, atteint 44% tandis que celle des personnes faisant deux repas et grignottant diminue. Le petit-déjeuner, en particulier, est davantage pris, la restauration hors foyer s'est emparée de cette tendance pour proposer diverses formules.

  9. Les aliments-médicaments prennent de l'importance avec l'incidence croissante du diabète, du cholestérol, et plus généralement le vieillissement de la population ;

  10. le recentrage sur le foyer, où 7 repas sur 10 sont encore pris, et où les Américains reçoivent davantage qu'auparavant (les services de traiteur sont également en hausse).

11:28 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis, tendances |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/05/2011

Etats-Unis : un outil pour localiser les "food deserts"

 Le secrétaire d'Etat à l'agriculture Tom Vilsack a présenté un nouvel outil internet, Food Desert Locator, permettant de localiser les « food deserts » sur le territoire américain. Il s'agit des « census tracts » (plus petite unité territoriale aux Etats-Unis) où une proportion importante des habitants sont en dessous du seuil de pauvreté et ne disposent pas d'un accès aisé à une nourriture fraîche, équilibrée et bon marché (défini par la distance les séparant d'un supermarché ou d'une grande épicerie). Selon ces critères, 10% des census tracts aux États-Unis sont concernées, soit 13,5 millions de personnes, vivant en majorité en ville.

food deserts.jpg


Cet outil, qui se veut un levier pour les chercheurs, les aménageurs et décideurs politiques, fait partie du Food Environment Atlas qui présente une large série d'indicateurs (dépenses en fast foods,  taux d'obésité, niveaux d'activité physique, insécurité alimentaire, etc) à l'échelle du county.

Un rapport du service de recherches économiques de l'USDA évaluait en 2009 les conséquences des food deserts sur les régimes alimentaires et la santé des citoyens américains. Améliorer la disponibilité des aliments sains est une des priorités de l'initiative de Michèle Obama Let's Move ! pour lutter contre l'obésité des enfants.

06/04/2011

23 recommandations pour l'évolution de la politique laitière américaine

 En janvier 2010, le secrétaire américain à l'agriculture, Tom Vilsack constituait le Dairy Industry Advisory Committee afin de mener une réflexion relative à la politique agricole américaine. Ce comité avait à se pencher sur les questions de volatilité du prix du lait à la production et de rentabilité de l'élevage laitier, dans le but de formuler une série de recommandations en matière de politique laitière.

Après plus d'un an de travaux, experts et professionnels de ce comité ont remis leur rapport final au secrétaire à l'agriculture. Ce rapport contient 23 recommandations en matière de politiques laitière. Le DIAC plaide notamment en faveur de  :

  • la mise en œuvre d'un programme de gestion de la croissance de la production, sans que celui-ci n'entrave l'entrée de nouveaux producteurs dans le secteur ;

  • l'évolution des aides contra-cycliques pour la production de lait, avec la prise en compte, pour leur activation, de seuils en matière de revenus et de coût des aliments. Ces aides étant aujourd'hui plafonnées, le comité préconise le développement de systèmes assurantiels au-delà du plafond permettant de couvrir le risque des grandes exploitations.

  • Des paiements plus incitatifs pour l'adoption de pratiques respectueuses de l'environnement,

  • La fin des soutiens à l'éthanol conduisant au renchérissement du coût de l'alimentation des vaches laitières,

  • La garantie d'obtention du statut de résident permanent pour les salariés immigrés employés dans les exploitations laitières 

Au-delà de ces recommandations, ce rapport est riche d'informations relatives aux nombreux outils de la politique laitière américaine.

Marie-Sophie Dedieu, CEP

18:13 Publié dans 4. Politiques publiques, Filières agricoles, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : etats-unis, lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/03/2011

Le Brésil importe de l’éthanol américain

Le Brésil a importé récemment 80 millions de litres d’éthanol anhydre (à incorporer dans l’essence) en provenance des Etats-Unis. Si la quantité est négligeable (la consommation brésilienne est de l’ordre de 22 milliards de litres), cette opération est symbolique dans la mesure où elle constitue la première importation depuis 1994, dans un pays qui veut devenir le fournisseur d’éthanol de la planète et qui demande dans les enceintes bilatérales et multilatérales l’ouverture des marchés de biocarburants. Certains spécialistes estiment que d’autres importations pourraient avoir lieu prochainement, en raison de la difficulté pour approvisionner le marché intérieur avant que la récolte n’atteigne le plein régime, de la compétitivité prix de l’éthanol américain et parce que la production de sucre reste plus attractive pour les producteurs brésiliens compte tenu des prix mondiaux.

Cette situation n’empêche pas les producteurs et de nombreux analystes d’afficher des objectifs d’exportation très ambitieux à moyen terme et de continuer à voir l’ouverture du marché américain comme un objectif prioritaire. Il est vrai également que le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Approvisionnement prévoit une multiplication par 2,5 de la production d’ici 2020, et que les investissements des poids-lourds se multiplient, avec des projets d’expansion de grande ampleur des éthanoliers traditionnels comme des pétroliers nationaux et internationaux.

 

Jean-Guillaume BRETENOUX

Conseiller agricole au Service Economique Régional de Brasilia

10:39 Publié dans 4. Politiques publiques, 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : brésil, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/03/2011

Repas pris à l'extérieur et obésité

Une étude de l'USDA semble vérifier la relation de cause à effet entre la nourriture consommée hors du foyer et la dégradation du régime alimentaire des moins de 18 ans, ainsi que l'augmentation des taux d'obésité aux Etats-Unis.
Comparée à la nourriture préparée à la maison, la nourriture préparée et consommée hors de la maison ("food away from home") est associé à une consommation calorique  excessive et une mauvaise qualité de régime, particulièrement parmi les 13-18 ans : les repas pris hors de la maison sont de 108 calories supérieurs aux repas pris à la maison, et de 145 calories pour les repas pris à la cantine.

Un focus sur les boissons sucrées indique qu'environ 35 % des calories supplémentaires consommées par les moins de 18 mangeant hors de chez eux proviennent des boissons sucrées.

Les adolescents, qui ont plus de liberté pour sortir déjeuner ou boire un verre, sont,  selon cette étude, une population à cibler par les politiques publiques.

Mélanie Gambino, CEP

18:13 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis, obésité |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/02/2011

Prévisions de l'USDA à l'horizon 2020

L'USDA a rendu puliques ses prévisions 2011-2020. Ces prévisions annuelles portent sur les productions, le commerce agricole, les revenus agricoles américains ou encore les prix des aliments. Elles sont basées sur un certain nombre d'hypothèses : absence de chocs climatiques ou autres, retour de la croissance mondiale à 3%-4% par an, poursuite de la production de biocarburants et hausse continue de la demande alimentaire mondiale.

Selon ces projections, le commerce international agricole va connaître une forte croissance dans les années à venir. Les échanges de blé en 2020 seraient ainsi de 24 % supérieurs à ceux de 2010/2011. Les pays d'Afrique et du Moyen-Orient deviendraient notamment des importateurs massifs de viande (ils représenteraient, en 2020, 45% des importations mondiales de poulet et 20% de celles de bœuf).

Leur part dans les importations de céréales serait également croissante :

 

Pages de USDA projections 2001 2020.jpg

Parmi les conclusions, sur le long terme les prix agricoles seraient à un niveau très élevé, et la valeur des exportations américaines, comme le revenu agricole dans ce pays, progresseraient durant la période.

 

17:42 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles, Production et marchés | Lien permanent | Tags : usda, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/01/2011

Les Etats-Unis modifient les menus des cantines

L'USDA, le ministère de l'agriculture américain, propose de nouvelles recommandations alimentaires pour les repas distribués dans les cantines scolaires publiques, réduisant les quantités de sel et de gras, et prévoyant davantage de fruits, de légumes, de pain complet et de lait écrémé. Un déjeuner pour un élève de maternelle qui représentait auparavant 633 calories est ainsi réduit à 550 calories.

C'est la première fois depuis 15 ans que ces recommandations seraient modifées. Il est vrai que 32% des enfants américains âgés de 6 à 19 ans sont en surpoids ou obèses, or, beaucoup d'entre eux consomment près de la moitié de leur ration calorique quotidienne à l'école.

L'USDA met en discussions ces nouvelles recommandations sur le site www.regulations.gov, qui recueillera les commentaires et permettra d'affiner la loi avant son application.

14:26 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/01/2011

La Chine et les Etats-Unis engagés dans un dialogue régulier sur les accords commerciaux agro-alimentaires

La 21eme session de la Commission jointe USA-Chine sur le commerce extérieur réunie en décembre 2010 a permis des avancées entre les deux pays pour permettre un meilleur accès en Chine de produits et services agro-industriels américains : viande de boeuf, soja, collaboration institutionnelle.

Le Département de l'agriculture américain informe que la dernière réunion de la Commission jointe USA-Chine sur le commerce extérieur (JCCT : Joint Commission on Commerce and Trade) a permis de faire avancer des enjeux agro-alimentaires au sein des négociations plus larges sur la protection des droits de propriété intellectuelle en Chine. Les Américains comptent sur le gouvernement chinois pour faire des efforts pour améliorer la lutte contre la contrefaçon et assouplir les règles d'approvisionnement des collectivités publiques chinoises, qui défavorisent actuellement les fournisseurs américains face à leurs concurrents chinois.

L'USDA souligne plus particulièrement que ce forum régulier de discussions commerciales entre les deux gouvernements permet surtout d'intégrer des accords sur les enjeux agro-industriels, afin d'améliorer les débouchés à l'exportation de leurs agriculteurs. C'est ainsi que des discussions pour résoudre un contentieux sur l'accès de la viande bovine américaine en Chine pourraient reprendre en 2011 suite au dernier forum. Sept nouveaux accords ont été signés couvrant la collaboration technique agricole, l'exportation de soja, les statistiques agricoles et la promotion de l'investissement aux Etats-Unis.

Jo Cadilhon, CEP (Centre d'études et de prospective)

11:15 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent | Tags : etats-unis, chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2011

Le Département de l'agriculture américain pourrait réglementer les semis de luzerne OGM

Un rapport de l'USDA daté du 16 décembre 2010 envisage la possibilité de réglementer la production de luzerne OGM aux États-Unis. Si la mesure est effectivement mise en œuvre, elle constituera une première dans ce pays où la production de plantes OGM fait l'objet d'un suivi et d'un contrôle faibles. Or, la luzerne OGM commercialisée par Monsanto n'est pas considérée comme dangereuse pour la santé humaine ou animale. En revanche, c'est le risque de pollinisation croisée avec des luzernes cultivées en agriculture biologique que certains acteurs craignent. Les cahiers des charges du mode de production biologique interdisent explicitement l'utilisation d'OGM. Et tiré par la demande du consommateur américain, l'agriculture biologique se développe de plus en plus aux États-Unis. C'est ainsi que l'USDA propose qu'une distance minimale de 8 km sépare toute parcelle sous luzerne OGM d'une parcelle sous luzerne conventionnelle ou en mode de production biologique. L'objectif de cette réglementation inédite de l'USDA est de mettre en place des règles de cohabitation entre systèmes de culture afin de prévenir une escalade de contentieux juridiques sur le sujet.

Jo Cadilhon, CEP (Centre d'études et de prospective)

Source : The Economist

14:05 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook