Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/07/2019

Structure et évolution du réseau mondial d'échanges de céréales

Des chercheurs décrivent, dans un article de mai 2019, la façon dont se sont organisés les échanges internationaux de céréales de 1986 à 2013. Pour ce faire, ils s'appuient sur la théorie des graphes, un graphe étant un ensemble de nœuds et de liens représentant respectivement les pays et leurs échanges de céréales : si un pays vend des céréales à un autre l'année n, un lien les relie dans le graphe représentant cette année-là.

La structure du réseau a évolué au cours du temps, passant d'une organisation centrée sur des hubs, principalement les pays d'Europe de l'Ouest et les États-Unis, à un accroissement des échanges entre États historiquement moins centraux, notamment, depuis les années 1990, les pays émergents asiatiques et sud-américains. Cette diversification des voies d'échanges et des approvisionnements pourrait se traduire par une meilleure résistance aux perturbations.

Source : PLOS One

11/06/2019

Un quart des émissions liées au secteur bois-papier est échangé

Le recours aux bois et papiers d'importation permet aux pays développés de limiter les émissions de leurs propres secteurs forêt-bois, selon une étude récente publiée dans Forest Science. Si ce secteur industriel reste l'un des moins émetteurs de gaz à effet de serre (GES), il est l'un de ceux, en revanche, pour lesquels les échanges mondiaux brouillent le plus les inventaires nationaux. En effet, sur la base de la consommation finale de produits (bois, liège, pâte à papier et papier), plus du quart des émissions est importé.

Les auteurs ont utilisé un modèle multi-régional input-output, qui présente l'avantage de différencier les technologies à l’œuvre dans les différents pays (plus ou moins émettrices de GES). Ils se sont appuyés sur une base de données internationale de tableaux entrées-sorties couvrant 41 pays et 35 secteurs d'activité, fournissant une comptabilité environnementale sectorielle sur la période 1995-2009. Distinguant les huit pays les plus importants en matière i) d'émissions basées sur la consommation et ii) d'intensité d'émission (volume de GES par tonne consommée ou produite), ils ont montré l'importance des échanges dans l'empreinte carbone du secteur, selon le profil des pays (importateur ou exportateur, développé ou non). Enfin, si l'intensité d'émission du secteur étudié tend à diminuer sur la période en raison des progrès technologiques, la baisse des émissions du secteur forêt-bois dans les pays développés a été permise par le recours aux importations en provenance de pays moins développés.

Source : Forest Science

09:16 Publié dans Climat, Forêts Bois, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : bois, papier, secteur forêt-bois, ges, échanges |  Imprimer | | | | |  Facebook