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03/07/2010

Le retour de la question alimentaire en Inde

Le 19 juin 2010, lors d’un discours prononcé à l’occasion du cinquantenaire de l’université d’agriculture et de technologie G. B. Pant, le Premier ministre indien Manmohan Singh a réaffirmé le rôle primordial de l’agriculture pour son pays.

 Selon lui, le taux de croissance actuel de la production agricole indienne, évalué à près de 2%, devrait être doublé. La possibilité d’étendre la superficie des terres cultivées et irriguées ayant atteint ses limites, la solution réside dans l'amélioration des rendements, qui sont encore très inférieurs à ceux de la Chine ou du Vietnam pour le riz.

 Le Premier ministre, qui a souligné que, depuis la révolution verte, les technologies agricoles n’avaient pas connu de percée décisive, a appelé les centres de recherche à relever le défi.

 L’Inde doit nourrir environ 17% de la population mondiale avec 2,3% de la superficie des terres émergées et 4% des ressources en eau douce.

16:56 Publié dans Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/02/2010

L'Inde prudente sur les OGM

Le gouvernement indien a décidé de retarder le lancement d'une aubergine génétiquement modifié. Il souhaite attendre les résultats de nouveaux tests scientifiques sur l'impact des OGM sur la santé et l'environnement.

L'Inde est le premier producteur d'aubergines au monde et en cultive plus de 4 000 variétés différentes.

Cette décision intervient alors que le ministre indien de l'Agriculture, Sharad Pawar, soutient l'introduction de cette aubergine GM dans la production agricole du pays. Elle représente alors une victoire politique pour Jairam Ramesh, ministre de l'environnement,  qui  a sillonné toute l'Inde pour rencontrer la population et l'interroger sur ce projet de commercialisation d'aubergine GM. Dans sa grande majorité, la population était opposée à ce projet.  Si certains jugent que les cultures OGM pourraient permettre d'augmenter les ressources alimentaires des Indiens, Jairam Ramesh évoque "des craintes très sérieuses émises dans certaines régions sur la possibilité que Monsanto contrôle notre chaîne alimentaire si l'aubergine GM est approuvée".

Si l'aubergine transgénique BT Brinjal est la première culture comestible à laquelle la mise sur le marché a été, pour l'heure, interdite, l'Inde a déjà autorisé l'introduction de cultures OGM : en 2002, le BT Cotton a été mis sur le marché et a rencontré un vif succès. Selon certaines études, 85 % du coton indien est désormais issu de cette semence et la production nationale a doublé en sept ans.

 

16:03 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/03/2009

OCDE Politiques agricoles des économies émergentes : Suivi et évaluation 2009

Le rapport en PDF

 

Dans son rapport Politiques agricoles des économies émergentes : Suivi et évaluation 2009, l’OCDE analyse les mesures prises par les gouvernements de l’Afrique du sud, du Brésil, du Chili, de la Chine, de l’Inde, de la Russie et de l’Ukraine pour atténuer la charge qui pèse sur les consommateurs et assurer l’approvisionnement en produits alimentaires dans les conditions de hausse et d’instabilité des prix qui prévalent depuis quelques années.

Les mesures les plus courantes ont consisté à réduire ou à suspendre les droits d’importation sur les produits alimentaires, ou à imposer des obstacles à l’exportation, par exemple sous forme de taxes. Or les obstacles à l’exportation n’aident pas ceux qui ont le plus besoin de sécurité alimentaire, explique le rapport. Ils font du tort aux agriculteurs nationaux et limitent l’incitation à produire. En outre, ils nuisent aux partenaires commerciaux qui dépendent des importations.

Bien que ces mesures puissent accroître les apports alimentaires dans les pays exportateurs à court terme, le renforcement du protectionnisme et l’adoption de politiques d’autosuffisance risquent d’accentuer l’instabilité des prix des produits agricoles sur les marchés mondiaux et de réduire les échanges.

Pour renforcer le secteur agricole à long terme, le rapport recommande de réduire le soutien public accordé à certains produits de base et aux mesures créatrices de distorsions du marché, qui bénéficient actuellement d’un montant disproportionné de subventions, pour le réorienter vers la fourniture de biens publics tels que la recherche, les infrastructures, la formation et la commercialisation.

Les auteurs soulignent la nécessité d’accroître les investissements publics pour mieux faire correspondre l’offre et la demande, développer les cultures à rendement élevé, améliorer la compétitivité à long terme de l’agriculture et assurer des niveaux de revenus plus élevés et durables aux agriculteurs.

11:18 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement | Lien permanent | Tags : ocde, politique agricole, brésil, chine, inde, russie, afrique du sud |  Imprimer | | | | |  Facebook