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09/07/2009

L'agriculture dans les négociations climatiques

L'International Food Policy Institute, qui milite pour la prise en compte de l'agriculture dans les négociations climatiques, a préparé pour la conférence de Copenhague un lot de 13 « policy briefs » (fiches de deux pages faisant le point sur les enjeux et comprenant des recommandations pour les négociations à venir), rédigés par des experts internationaux. L'idée principale est que les stratégies de lutte contre le changement climatique ou d'adaptation rejoignent celles qu'il faut mettre en œuvre pour garantir la sécurité alimentaire mondiale, et que lutter contre le réchauffement c'est aussi lutter pour le développement.

Parmi les objectifs qui devraient, selon les auteurs, être inscrits sur l'agenda de Copenhague, figurent :

  • favoriser le stockage du carbone dans les sols,

  • éviter la déforestation grâce à des incitations,

  • comprendre les effets locaux du réchauffement, décliner les modèles de prévisions globaux à l'échelle la plus fine,

  • améliorer la productivité agricole en mettant l'accent sur la recherche,

  • prévoir des actions d'aide d'urgence pour répondre aux catastrophes naturelles liées au changement climatique,

  • engager des budgets de recherche, d'investissements dans la collecte de données, les systèmes d'informations (notamment au Sud),

  • accentuer l'effort de recherche sur l'alimentation animale pour réduire émissions de méthane,

  • développer des plantes résistantes à la chaleur et à la sécheresse,

  • compléter le manque d'information entre les prévisions météorologiques saisonnières et les prévisions à long terme (2050 et au-delà).


De manière générale, les paysans pauvres de pays en développement étant ceux qui ont le plus besoin de s'adapter aux changements induits par le changement climatique, il faudrait allouer des financements à des politiques de développement qui apportent un soutien à l'agriculture durable (infrastructures rurales, accès au marché des petits producteurs..).

Les policy briefs de l'IFPRI


 

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12/06/2009

Climat : les actions possibles

 Des publications très récentes indiquent que les effets du changement climatique pourraient être plus sévères et moins distants que ce que suggèrent les travaux du GIEC. L'idée reçue (notamment par la passé) est que le changement climatique reste une thématique secondaire face aux autres enjeux et priorités à faire dans les pays en voie de développement.

Dans cette intervention à l'IDDRI, Franck Lococq conclut qu'il est nécessaire d'au moins réexaminer les stratégies de développement à l'aune du changement climatique, même dans des secteurs en apparence peu sensibles au climat et peu émetteurs en gaz à effet de serre. Un portefeuille d'actions est nécessaire, comprenant à la fois réduction des émissions (atténuation) et limitation des impacts (adaptation), stratégies qui souvent nécessitent d'être davantage associées de par leur inter-dépendance. L'arbitrage entre entre atténuation, adaptation anticipative (ex ante) et adaptation réactive (ex post) au sein de ce portefeuille dépend notamment du degré de connaissance et de certitude des impacts à venir du changement climatique.

Le compte-rendu par Marie-Aude Even

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11/06/2009

Changement climatique et épizooties

L'incidence du changement climatique sur l'émergence et la réémergence des maladies animales est confirmée par une majorité des Pays et Territoires Membres de l'OIE dans une étude mondiale menée par l'OIE auprès de tous ses Délégués nationaux.

126 des Pays et Territoires Membres de l'OIE interrogés ont participé à l'étude, dont 71% ont déclaré être extrêmement inquiets quant à l'impact attendu du changement climatique sur les maladies animales émergentes et ré-émergentes. 58% ont identifié l'apparition récente d'au moins une maladie émergente ou ré-émergente sur leur territoire comme étant directement liée au changement climatique.

Les trois maladies émergentes le plus souvent citées par les Membres de l'OIE interrogés sont : la fièvre catarrhale ovine (maladie de la langue bleue), la fièvre de la Vallée du Rift et la fièvre du West Nile.

La majorité des pays considèrent aussi que l'action de l'homme sur l'environnement a un impact sur les changements climatiques et donc sur l'émergence et la réémergence des maladies animales.

Source : OIE

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Climat : les agriculteurs apportent des solutions

Le 29 mai 2009, la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA) s'est réunie avec le Danish Agricultural Council pour discuter rôle crucial de l'agriculture dans un accord mondial sur les changements climatiques, puisque non seulement ce secteur est fortement touché par les changements climatiques, mais aussi parce qu'il offre des solutions durables à long terme d'atténuation et d'adaptation.

La conférence a émis une déclaration intitulée Changement climatique : Les agriculteurs apportent des solutions - Propositions d'intégration de l'agriculture dans un accord post-Kyoto.

Les signataires demandent que, dans le protocole post-Kyoto sur le climat, l'agriculture fasse l'objet d'un accord séparé. Pour eux, il est indispensable d’instaurer des systèmes vérifiables pour piéger le carbone et pour que les agriculteurs puissent recevoir des crédits de carbone.

La conférence

La déclaration

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05/05/2009

Les Amis de la Terre critiques sur les agrocarburants

Une nouvelle étude, publiée par Les Amis de la Terre Royaume-Uni et réalisée par un cabinet indépendant, critique le bilan des agrocarburants.
Alors que le gouvernement anglais affirme que les agrocarburants devraient éviter l'émission de 2,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre, l'étude conclut au contraire qu'ils auraient émis 1,3 million de tonnes de plus depuis l'entrée en vigueur de l'obligation d'incorporation au Royaume-Uni. Une différence qui résulte en fait de la prise en compte du changement d'affectation des sols. En effet, au Royaume-Uni les agrocarburants sont principalement issus du soja en provenance du Brésil, d'Argentine et des États-Unis. Cela nécessite la culture de nouvelles terres prises sur les exploitations agricoles existantes ou sur des écosystèmes naturels (forêts tropicales, forêts sèches, tourbières, etc.) qui stockaient d'énormes quantités de carbone. Leur transformation en champs d'agrocarburants libérerait le carbone stocké dans la biomasse ou dans le sol.

Une étude gouvernementale majeure, la Gallagher review, avait déjà identifié cet impact majeur des agrocarburants, pouvant rendre leur bilan climatique négatif. Mais le changement d’affectation des sols n’est toujours pas pris en compte dans les statistiques officielles.

Note méthodologique et résultats

11:01 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Climat | Lien permanent | Tags : uk, ong |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/04/2009

IFPRI : L’agriculture doit être incluse dans les négociations internationales sur le climat

Les objectifs d'adaptation et de lutte contre le changement climatique ne seront pas atteints si l'agriculture ne figure pas au coeur des négociations internationales sur le climat. C'est ce qu'affirme l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), dans une analyse publiée en mars 2009.

Le document souligne que le changement climatique affectera l'agriculture, mais qu'il existe une incertitude considérable quant aux lieux et à l'ampleur des effets. 
Malgré le fait que le secteur de l'agriculture émette 14 % de l'ensemble des gaz à effet de serre, il a également un rôle unique dans l'absorption du carbone émis par les autres secteurs.

Selon l'IFPRI, l'agriculture peut diminuer ses émissions en introduisant des changements dans les technologies agricoles et les pratiques de management. Le choix de plantes plus pérennes avec des racines plus profondes permettrait également de stocker davantage de carbone dans le sol.

Un labour moins important et des modifications en matière de génétique des cultures, d'irrigation, d'utilisation d'engrais, des espèces de bétail et des pratiques d'alimentation peuvent également réduire les émissions.

Agriculture et changements climatiques : un programme pour les négociations de Copenhague. Note d'information de l'IFPRI

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21/04/2009

UE : livre blanc sur le changement climatique

La Commission européenne a publié début avril 2009 un livre blanc sur l'adaptation au changement climatique. Ce document établit un cadre d''action européen dont l'objectif est d'améliorer la résilience de l'Europe au changement climatique, l'accent étant mis sur la nécessité d'intégrer l'adaptation dans l'ensemble des grandes politiques européennes et de renforcer la coopération à tous les niveaux de gouvernance.

Le livre blanc (17 p.)

Venant compléter le livre blanc, le rapport "L'adaptation au changement climatique : le défi pour l'agriculture et les zones rurales" résume les principales conséquences du changement climatique sur l'agriculture dans l'Union européenne, examine les besoins en matière d'adaptation, décrit les implications pour la PAC et explore les orientations qui pourraient être données à l'action future. Il vise à faire davantage participer les États membres et le monde agricole au débat et à l'action à mener en ce qui concerne les besoins d'adaptation résultant des pressions climatiques.

Le rapport (14 p.)

 

09:21 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent | Tags : ue, climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/03/2009

Commission européenne : climat et sols

Un nouveau rapport publié par la Commission souligne le rôle crucial que les sols peuvent jouer dans l'atténuation du changement climatique. Les sols renferment environ deux fois plus de carbone que l'atmosphère, et trois fois plus que la végétation. Les sols européens sont un gigantesque réservoir de carbone, puisqu'ils en contiennent quelque 75 milliards de tonnes, et une mauvaise gestion pourrait avoir des conséquences graves: ainsi, l'absence de protection des tourbières qui subsistent en Europe entraînerait des émissions de carbone équivalentes à celles que causerait la mise en circulation de 40 millions de voitures supplémentaires sur les routes européennes.

L'occupation des sols influe considérablement sur les réserves de carbone de ces derniers. La plupart des sols européens accumulent du carbone: les sols couverts d'herbages et de forêts servent de puits et peuvent piéger jusqu'à 100 millions de tonnes de carbone par an; les sols couverts de champs cultivés, en revanche, sont des émetteurs nets, et dégagent entre 10 et 40 millions de tonnes de carbone chaque année. Les pertes de carbone des sols se produisent lorsque des herbages, des zones forestières gérées ou des écosystèmes autochtones sont mis en culture; ce processus de perte s'inverse, quoique lentement, en cas de retour à l'affectation initiale.

Certaines des conclusions du rapport sont préoccupantes. Du fait de la croissance démographique mondiale, les superficies d'herbages et de forêts mises en cultures augmentent constamment, et les sols qui sont actuellement des puits de carbone deviendront des émetteurs nets. La stratégie la plus efficace pour prévenir les pertes de carbone du sol au niveau mondial consisterait à mettre un terme à ces conversions - cette mesure risque cependant d'être incompatible avec la satisfaction de la demande mondiale de denrées alimentaires, qui ne cesse de croître.

Le rapport indique comment améliorer les pratiques agricoles de manière à réduire au minimum les pertes de carbone, non seulement au niveau des cultures et des résidus de culture, mais aussi en veillant à ce que les sols soient protégés contre l'eau et la pluie par une couverture végétale permanente, en adoptant des techniques de labour moins agressives et en limitant le recours aux engins agricoles. Ces pratiques pourraient permettre de retenir entre 50 et 100 millions de tonnes de carbone par an dans les sols européens.

Le communiqué de presse

Le rapport en PDF

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20/03/2009

Climat : des prévisions encore trop optimistes

Depuis 2007, de plus en plus nombreux sont les scientifiques qui suggèrent que les prévisions sur le réchauffement du prochain siècle sont trop optimistes.

« Nous avons à présent des données montrant que de 2000 à 2007, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté beaucoup plus vite que prévu », a résumé Chris Field, l'un des auteurs principaux du 4e rapport du GIEC (celui de 2007) lors du congrès annuel de l'AAAS (American Association for the Advancement of Science).

Les différences entre les derniers scénarios du GIEC et les observations résultent :

- des données qui n’avaient pas encore été obtenues en 2007, ou dont on avait sous-estimé la complexité : entre autres, les émissions naturelles de méthane;

- des croissances économiques dont on ne tenait pas encore compte, ou qui avaient été sous-estimées, en particulier celles de l’Inde et de la Chine, grandes constructrices de centrales au charbon.

« Les projections sont maintenant dépassées », a-t-il dit dans le cadre d’un atelier intitulé Quoi de neuf et de surprenant depuis le dernier rapport du GIEC (Groupe des Nations Unies sur les changements climatiques).

Mais les nouvelles données ne seront prises en compte que dans le prochain rapport du consensus en 2014.

Source : AAAS

 

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