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02/04/2010

Croissance de la consommation mondiale de viande

Le FAPRI (Food and Agricultural Policy Research Institute) a publié ses prévisions d'évolution des principaux produits agricoles jusqu'à 2019. En se basant sur l'hypothèse d'une reprise économique en 2010-2011, et sur l'augmentation du revenu par tête dans les pays émergents, il table sur une augmentation de la consommation de viande par personne de près de 6 kg, soit une consommation de 54,5 kg par personne et par an en 2019. La consommation de porc connaîtrait la progression la plus forte, suivie par celle de poulet. En conséquence, la production mondiale de viande progresserait de 17 % entre 2009 et 2019.

FAPRI outlook.jpg

 

 

La production de lait serait également tirée par une forte demande. Celle de beurre augmenterait de 32,5%, l'Inde représentant 90% de cette hausse. La croissance de la production de fromage serait de près de 19%.

D'autres prévisions concernent les céréales, le sucre, le coton ou encore les biocarburants.

 

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18/03/2010

Projections à 2019 des prix agricoles

Selon ces projections réalisées, comme tous les ans, par l'USDA, l'impact de la crise économique et financière devrait progressivement s'effacer et les prix agricoles retrouver un niveau élevé, du fait de la demande alimentaire et énergétique croissante. La croissance de la production américaine de bioéthanol devrait se poursuivre, quoiqu'à un rythme moins soutenu. Les objectifs européens concernant les biocarburants se traduiraient par une forte demande de biodiesel. Tout ceci devrait se traduire par un renchérissement de l'alimentation du bétail, les prix de la viande sont donc appelés à augmenter également.

USDA projections 2019.jpg

 

L'USDA prévient en préambule qu'il ne s'agit pas de prévision de ce qui va advenir, mais d'un scénario dépendant de plusieurs hypothèses d'entrée, dont l'absence de choc externe, des conditions météorologiques normales, des politiques énergétiques et climatiques inchangées. Ce sénario « de référence » doit servir de point de comparaison pour des scénarios faisant varier certaines hypothèses.

Le rapport (106 p.)

 

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26/02/2010

Progression des OGM dans le monde

L'International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA), une organisation en partie financée par les grands semenciers, a publié en février 2010 son bilan annuel sur l'état des cultures biotechnologiques dans le monde.

Selon ses chiffres, 134 millions d'hectares d'OGM étaient cultivés dans le monde en 2009, soit une progression de 7% des surfaces par rapport à 2008. Quatorze ans après le démarrage commercial des OGM, le rythme de leur essor tend toutefois à ralentir : il y a trois ans, il était encore de 13% (cliquer pour voir le graphique en grand).

 

carte OGM.jpg

Les principaux utilisateurs d'OGM sont les États-Unis (64 millions d'hectares), le Brésil (21,4 millions) et l'Argentine (21,3 millions). Viennent ensuite l'Inde (8,4 millions), le Canada (8,2 millions), la Chine (3,7 millions), le Paraguay (2,2 millions) et l'Afrique du Sud (2,1 millions). Tous les autres pays restent en deçà de la barre du million d'hectares.

Les OGM représentent ainsi 9 % des cultures mondiales. Mais ce chiffre cache d'énormes disparités en fonction des cultures et des régions du monde : plus des trois quarts des superficies dédiées au soja sont OGM, le coton transgénique, qui perce en Inde et en Afrique, représente un plant sur deux, et pour le maïs, la proportion est de 26 %.

D'ici à 2015, l'ISAAA considère que la barre des 200 millions d'hectares d'OGM plantés dans le monde pourrait être franchie, grâce notamment à l'arrivée d'un « maïs anti-sécheresse » dans les campagnes des Etats-Unis dès 2012. L'intérêt de la Chine pour le riz et le maïs transgéniques laisse également présager une expansion des superficies dédiées aux cultures biotechnologiques.

Les Amis de la Terre critiquent ces chiffres et mettent l'accent sur la baisse des surfaces en Europe où, compte tenu de l'hostilité des opinions publiques, les surfaces cultivées en OGM ont reculé en moyenne de 12 % l'an dernier.

surface OGM UE 2008-2009.jpg

 

 

 

 

 

 

Sources : ISAAA, Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2009, Executive Summary (44 p.)

Les Amis de la Terre, Who benefits from GM crops? (43 p.)

11:27 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/10/2009

Croissance des cultures OGM et commerce international

Ce rapport issu de l'Institut d'études technologiques prospectives (IPTS) du centre de recherche de la Commission dresse le tableau des récoltes OGM à travers le monde, et comporte des prévisions à l'horizon 2015 : le nombre de variétés OGM commercialisées serait multiplié par 4, passant de 30 aujourd'hui à 120 en 2015.

Cette croissance devrait, selon les auteurs du rapports, faire peser un risque sur le commerce alimentaire mondial du fait des « autorisations asynchrones » selon les pays.

Les problèmes de présence fortuites dans les lots ne peuvent que se multiplier, ce qui interroge sur la capacité des pays de l'Union à maintenir leurs politiques de tolérance zéro.

Le rapport

Le communiqué de presse

 

16:17 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/09/2009

France laitière 2015

À quoi ressemblera la France laitière en 2015? Quelles sont les perspectives à plus long terme? Jusqu'où va se poursuivre la baisse du nombre des exploitations laitières? Comment les régions tireront-elles leur épingle du jeu ? Quelles stratégies d'exploitation se dessinent dans les différentes régions? Autant de questions sur lesquelles se penche une étude réalisée par l'Institut de l'élevage, qui propose un zonage de la France en trois grandes zones laitières : les zones de plaine à forte densité laitière, les zones de polyculture-élevage et les zones de montagne-piémonts.

La baisse des exploitations laitières devrait se poursuivre à l'horizon 2015, selon cette étude, tandis que les contrastes régionaux et la concurrence entre les bassins de production s'accentueraient.

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11:51 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/07/2009

La faim dans le monde : projections à l'horizon 2018

Selon l'USDA, le nombre de personnes sous-alimentées dans les 70 principaux pays en développement à bas revenu (soit 47 % de la population mondiale) augmenterait de 2% entre 2008 et 2018, pour atteindre 834 millions à cette date.

Le déficit alimentaire global des pays concernés devrait donc rester relativement proche de son niveau de 2008, mais la situation évoluerait de manière contrastée selon les régions : alors que la population souffrant de la faim diminuerait de 22 % en Asie, elle croîtrait de 25 % en Afrique subsaharienne et de 8 % en en Amérique latine et dans les Caraïbes (cliquer sur le tableau pour l'aggrandir):

USDAtableau.jpg


Ces projections sont basées sur des hypothèses optimistes, des scénarios alternatifs prévoient quant à eux une augmentation comprise entre 9% et 18% du nombre de personnes sous-alimentées entre 2008 et 2018.

Le rapport

15:47 Publié dans 3. Prévision, Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/06/2009

FAO/OCDE: Perspectives agricoles 2009-2018

Les prix agricoles mondiaux repartiront à la hausse au cours des dix prochaines années sans toutefois atteindre les pics de la crise alimentaire de 2006-2008, indiquent l'OCDE et la FAO dans leur rapport annuel sur les Perspectives agricoles.

La faiblesse persistante de l'économie mondiale freinera les prix des denrées de base au cours des deux ou trois prochaines années, puis ceux-ci devraient se raffermir sous l'effet de la reprise économique", souligne le rapport.

Au cours des dix prochaines années, le prix des productions végétales (céréales, sucre...) devrait ainsi augmenter de 10 à 20%, hors inflation, par rapport à la moyenne de 1997-2006 tandis que celui de la viande se stabilisera, souligne l'étude. D'ici à 2018, le prix des produits laitiers devrait être "légèrement" plus élevé qu'au cours de la période 1997-2006.

Par ailleurs, le rapport pointe un potentiel d'accroissement considérable de la productivité. Une augmentation de 40% de la production agricole mondiale d'ici à 2018 ne semble ainsi pas "irréaliste" à condition de réaliser les investissements nécessaires et de gérer certains risques "importants" notamment concernant les ressources en eau, soulignent les deux organisations.

Le rapport met en garde contre les risques de "stress hydrique" liés au changement climatique (inondations, sécheresse...), alors que le secteur agricole utilise déjà 44% du total de l'eau consommée dans les pays de l'OCDE et plus de 60% dans de nombreux autres pays.

Brossant un tableau "plutôt positif" du marché des denrées agricoles, les deux organisations appellent toutefois à prendre leurs projections avec prudence en raison des bouleversements économiques à venir et d'une possible remontée des cours du brut. Si le baril de pétrole avoisinait les 90-100 dollars, les prix agricoles augmenteraient considérablement et la production serait fortement touchée, relève le rapport, qui a fondé l'essentiel de ses projections sur un baril à 60-70 dollars.

Synthèse en PDF (105 p.)

Site

16:40 Publié dans 3. Prévision, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/06/2009

Exercice d'anticipation des comportements alimentaires des Français

Le CREDOC dispose d'enquêtes historiques depuis 1988 sur l'observation des attitudes et la mesure des comportements réels. L'évolution des comportements alimentaires dans les années à venir est anticipé grâce au suivi dynamique des générations qui, à l'aide de modélisation statistique (modèle Age - Période - Cohorte) sur des données historiques, permet d'établir l'existence des effets d'âge et/ou de génération. Ces effets peuvent être isolés à partir des variables de revenus, de diplôme ou encore de taille ou de nature du ménage. Les projections démographiques permettent ensuite de projeter les comportements et attitudes à l'horizon 2020. Si les nouvelles générations sont plus adeptes d'un certain comportement que leurs aînées, on peut anticiper "toutes choses égales par ailleurs" que ce comportement se développera avec le remplacement des générations. Si le comportement n'est lié qu'à l'âge et s'il augmente avec l'âge, le comportement se développera avec le vieillissement de la population.

Diversification des modes d'approvisionnement, simplification des repas, déstructuration temporelle des repas, vers des produits de plus en plus transformés sont ainsi des tendances qui devraient se renforcer.

Le rapport

 

16:06 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/06/2009

France laitière 2015 suite

L'étude France laitière 2015 menée par l'Institut de l'élevage à la demande du Cniel (l'interprofession laitière) et de FranceAgriMer est basée sur une série d'entretiens collectifs, qui a permis d'enregistrer les attitudes, projets et interrogations des éleveurs au 1er trimestre 2009.

En outre, des analyses statistiques ont permis de brosser un portait des 88 000 exploitations laitières françaises à partir des données 2007 de l'enquête sur la structure des exploitations agricoles (Agreste) enrichie de données sur les quotas laitiers (FranceAgriMer).

Trois grands contextes de production sont identifiés (zones de montagne-piémont, zones de polyculture élevage, zones d'élevage de plaine les plus orientées vers la production laitière), eux-mêmes subdivisés en 7 sous-zones de plaine et une série de massifs montagneux concernés par la production laitière. C'est cette grille de lecture qui est mobilisée pour lister les enjeux auxquels seront confrontés les exploitations laitières et présenter les simulations micro-économiques réalisées par les Réseaux d'élevage pour évaluer l'intérêt de différentes adaptations possibles des systèmes de production.

C'est aussi cette entrée régionale qui est retenue pour produire les résultats des projections à moyen terme (2014) en termes de nombre d'exploitations et de taille moyenne d'atelier en comparant un scénario tendanciel et un autre marqué par un contexte économique défavorable au lait. Ces projections régionales sont précédées d'une analyse démographique rétrospective (depuis 1990) et prospective (jusqu'en 2035). Avec une poursuite tendancielle de la restructuration et en l'absence de toute relance de l'installation, le nombre d'installations laitières françaises ne seraient plus que de 20 000 entre 2015 et 2035. En revanche, s'il l'on maintient au-delà de 2015 le niveau de 1200 installations par an, le nombre d'exploitations tendrait vers 30 000 en 2035. Encore faut-il que les conditions économiques propres à la production laitère ne se dégradent pas trop.

De fait, les différentes analyses confirment que les contrastes régionaux et la concurrence entre bassins de production sont en train de s'exacerber :

Moins contraintes par les quotas (les règles de gestion adoptées au niveau français ont de fait favorisé les croissances les plus importantes dans les zones les moins laitières), les zones de polyculture - élevage ont bâti un modèle économique performant, mais sensible à la conjoncture.

A l'opposé, les zones de plaine spécialisées ont été davantage freinées par les quotas et la pression foncière. Elles ont investi sans pouvoir exprimer totalement leur potentiel et, pour valoriser au mieux leur quota, elles ont optimisé les coûts de production. Elles disposent donc d'une réserve de productivité, avec des coûts marginaux faibles, qu'elles ont d'ailleurs bien exprimée en 2008.

Quant à la montagne, elle est en danger de décrochage structurel, lequel risque d'aggraver le différentiel de productivité et de rémunération du travail. Ceci renforce encore l'impérieuse nécessité de se démarquer davantage des zones de plaine pour éviter la concurrence frontale sur les productions de masse, mais appelle également un renforcement des politiques d'accompagnement spécifiques, initié en France avec le Bilan de santé de la PAC.

L'étude

 

13:50 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/04/2009

FAPRI 2009 U.S. and World Agricultural Outlook

Dans leurs prévisions 2009-2018, les analystes du FAPRI estiment que la période de crise actuelle devrait prendre fin en 2010 et la croissance mondiale revenir à 3.5% en 2011. Les prix de l'énergie repartiraient à la hausse pour atteindre un pic à 86 dollars le baril en 2013.

Les cours du sucre augmenteraient de 15% sur la période considérée, tiré par la production d'éthanol. Les cours des céréales reviendraient à des niveaux élevés du fait de la demande croissante : le prix du blé atteindrait 253 dollars en 2018, celui du maïs 201 dollars.

Les prix du lait rebondiraient après deux ou trois ans de baisse, l'Argentine et le Brésil augmenteraient leurs exportations.

Le commerce mondial de viande devrait augmenter de 24% sur la période,le Brésil et les Etats-Unis gagnant des parts de marché.

Outlook 2009

Le site

 

 

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UE: perspectives marchés et revenus agricoles 2008-2015

Ce rapport de la Commission européenne présente les perspectives du marché des produits agricoles de base (céréales, oléagineux, viande et produits laitiers) dans l'UE, pour la période 2008-2015, sur la base d'hypothèses concernant les politiques agricoles et commerciales, ainsi que l'environnement macroéconomique. Il ne tient pas compte de l'issue potentielle des négociations commerciales multilatérales menées dans le cadre du Cycle de Doha pour le développement. Ce qui suppose que les termes de l'Accord du cycle d'Uruguay sur l'agriculture restent inchangés et que les autres engagements commerciaux existants soient pleinement respectés pour la période 2008-2015.

Le rapport se fonde sur les informations disponibles à fin janvier 2009. Alors que la crise économique et financière en cours devrait lourdement peser sur les perspectives à court terme du secteur agricole dans la plupart des pays de l'UE et du monde, les perspectives à moyen terme pour les marchés des produits agricoles de base seront, elles, soutenues par des facteurs structurels et notamment, une possible reprise économique. Les perspectives à moyen terme pour le revenu agricole de l'UE restent positives, avec en 2015 un revenu cumulé en valeur réelle et par unité de travail supérieur de 7,5% à la très favorable année 2007, malgré le recul significatif engendré par la crise économique.

Le rapport

Le site

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