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16/01/2013

Vers un pic des terres cultivées ?

Dans une étude publiée dans la revue Population and Development, des chercheurs de l’université Rockefeller de New York estiment que nous devrions atteindre, d'ici 2060, un « pic des terres cultivées » (peak farmland), soit une stabilisation des superficies nécessaires pour nourrir l'humanité. Une croissance démographique plus lente, une augmentation modérée de la consommation de viande, des progrès technologiques permettant d'améliorer les rendements à l'hectare seraient à l'origine de cette stabilisation, qui permettrait même à 10% des terres actuellement cultivées de retrouver leur état naturel.

Les auteurs se basent sur une analyse rétrospective de la consommation et de la production en Inde et en Chine, remontant aux années 1960 pour montrer que la croissance démographique et des revenus dans ces pays ne s'est pas accompagnée d'une expansion proportionnelle des terres cultivées (grâce notamment à la « révolution verte »). En combinant ensuite des projections de différents facteurs, ils aboutissent à ce résultat de baisse des terres nécessaires :

 

pic terres graphique.jpg

Les auteurs n'excluent cependant pas des « surprises stratégiques » qui viendraient contrarier leurs projections : forte croissance des biocarburants, impact du changement climatique, comportements alimentaires qui iraient au contraire vers plus de consommation de viande, etc.

Leurs conclusions sont très différentes de celles de la FAO qui, dans un rapport publié en juin 2012, estimait pour sa part que 70 millions d’hectares de terres nets supplémentaires devraient être cultivés en 2050 par rapport au niveau actuel.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Sources : Population and Development , FAO

 

Voir aussi : CEP, 4 pages Analyse n°28

16:44 Publié dans 3. Prévision, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Rabobank prévoit une forte croissance agricole dans l'Est de l'UE

Pour rechercher la croissance agricole dans les prochaines années, les entreprises de l'agroalimentaire devraient se tourner vers les nouveaux États membres de l'UE. C'est la conclusion d'un rapport du centre de recherche de Rabobank, qui voit dans ces pays le marché le plus dynamique de l'UE dans la décennie à venir.

Selon l'étude, la réforme de la PAC et la hausse du prix des facteurs de production (en particulier le prix de la terre) devraient fortement inciter à des augmentations de la production agricole dans ces pays. Ils pourraient également provoquer des restructurations importantes dans le secteur.

Les effets devraient être variables selon les pays et les secteurs. Les plus fortes hausses concernent les pays qui bénéficieraient le plus de la redistribution des aides directes de la PAC (Bulgarie, Roumanie), et de manière plus importante dans le secteur des céréales. Rabobank explique la hausse prévue de la production par les marges importantes de productivité qui existent dans l'agriculture de ces pays.

 

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

 

Source: Rabobank 

16:40 Publié dans 3. Prévision, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/01/2013

Analyse rétrospective et prospective de la dépendance économique de l'agriculture à l'énergie

L'Ademe a publié fin 2012 une étude visant à estimer la dépendance économique du secteur agricole à l'énergie (1990-2020), et en particulier l'importance de l'énergie dans la préservation de la rentabilité économique des exploitations. Les auteurs ont cherché à déterminer à la fois la part des dépenses de fonctionnement liée à l'énergie et la production d'énergie renouvelable pouvant contribuer à réduire la dépendance énergétique.

Les auteurs estiment que « le montant total des charges liées à l'énergie, directe et indirecte, s'élève à 12 300 €/exploitation en moyenne » en 2009. En 2010, l'énergie représentait en moyenne 13% des charges variables de la « ferme France », avec une variabilité importante entre exploitations et entre productions. Les auteurs distinguent d'un côté les exploitations d'horticulture et maraîchage, polyculture et granivores, avec une faible part des consommations d'énergie mais une forte dépendance à l'énergie, et de l'autre les exploitations de grandes cultures, polyculture élevage, bovins et bovins lait, avec une consommation et une dépendance énergétiques élevées.

L'Ademe a également tenté d'évaluer la potentielle réduction de la dépendance grâce à une production d'énergies renouvelables autoconsommées sur les exploitations agricoles. Avec une hypothèse de production globale d'énergie renouvelable de 52 TWh à l'horizon 2020 (contre 27 TWh en 2010), et en se basant sur les prix de vente du kWh de début 2012, la production d'énergies renouvelables du secteur agricole pourrait représenter un équivalent de revenu d'environ 5 milliards d'euros. Cette production pourrait contribuer à réduire la vulnérabilité énergétique des exploitations (méthanisation autonome à la ferme, panneaux photovoltaïques, biomasse pour le chauffage de serres, etc.).

 Malgré les incertitudes liées aux hypothèses réalisées, les auteurs concluent que « cette évaluation démontre le potentiel de contribution important d’un secteur qui ne représente que 2% à 3% de la facture énergétique nationale ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : ADEME 

 

16:11 Publié dans 3. Prévision, Energie | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/11/2012

Changement climatique et production alimentaire mondiale

Le CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) a mobilisé ses quinze centres de recherche afin d'étudier les impacts du changement climatique sur la production alimentaire mondiale.

Ses travaux indiquent que les rendements des trois principales céréales en termes de production calorique, le maïs, le blé et le riz, risquent d'être confrontés à des baisses significatives dans les pays en développement dans les décennies à venir. La pomme de terre, quatrième aliment le plus cultivé au monde, devrait faire face à une recrudescence du mildiou et la production américaine de soja pourrait diminuer de 80% au cours du siècle, d'après les chercheurs.

En revanche, des hivers plus cléments pourraient permettre de cultiver certaines variétés de bananes à une altitude plus élevée. Le mil, l'igname, les lentilles ou certaines variétés de pois et de haricots sont également susceptibles de compenser le déclin des principales céréales. Le manioc et l'orge, surtout, sont plus adaptés aux nouvelles conditions climatiques.

Le changement climatique devrait contraindre les populations concernées à des modifications de régimes alimentaires qui, culturellement, ne seront pas toujours faciles.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : CGIAR

16:45 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/09/2012

FAO/OCDE : Perspectives agricoles 2012-2021

 Les Perspectives agricoles pour 2012-2021 ont été publiées par l'OCDE et la FAO le 11 juillet dernier. Les auteurs de ce rapport indiquent que :

  • les prix agricoles devraient se maintenir à un niveau élevé en raison de la hausse de la demande alimentaire pour l'Homme et le bétail, mais aussi de la demande en biocarburants. Ces derniers devraient absorber une part importante et croissante des productions de canne à sucre (34%), huiles végétales (16%) et céréales (14%) d'ici 2021 et la FAO prévoit un doublement de la production d'éthanol à l'horizon 2021 ;

  • l'inflation des prix alimentaires restera un problème préoccupant, notamment pour les pays en développement. Il en sera de même de la volatilité des prix en raison de la variabilité importante des rendements, elle-même due aux incertitudes météorologiques ;

  • un ralentissement de la croissance de la production est à prévoir : elle passera de plus de 2% par an dans les dernières décennies à 1,7% par an pour la décennie à venir. Ce seront d'ailleurs essentiellement les pays en développement qui contribueront à cette croissance de la production (1,9% par an contre 1,2% par an pour les pays développés) ;

  • les économies émergentes (Brésil, Indonésie, Thaïlande, Russie, Ukraine, etc.) s'arrogeront une part croissante du commerce mondial de produits agricoles, lui-même en augmentation ;

  • la croissance de la consommation alimentaire sera la plus forte pour les produits transformés, les matières grasses et les protéines (la consommation de viande augmentant fortement notamment en Asie, Amérique du Sud et Moyen-Orient) ;

  • les hypothèses sous-jacentes concernant la volatilité des prix et le niveau des prix de l'énergie conditionnent toutefois fortement ces perspectives.

     

À plus long terme, les deux organisations estiment que la production agricole devra augmenter de 60% pour satisfaire la demande alimentaire mondiale, ce qui représente d'après elles un milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de viande en plus par an à l'horizon 2050. Compte tenu du fait que l'augmentation des terres disponibles restera limitée, une amélioration durable de la productivité agricole sera donc indispensable pour répondre à l'accroissement de la demande. Les gains de productivité pourraient provenir en premier lieu d'une réduction du retard des pays en développement, mais les auteurs soulignent un risque d'utilisation de cette production supplémentaire pour la production de biocarburants.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source :OCDE / FAO, Perspectives agricoles pour 2012-2021

 

18/06/2012

Accession de la Russie à l'OMC : de belles perspectives pour les exportateurs agricoles

L'adhésion de la Russie à l'OMC bénéficierait largement à ses exportateurs agricoles. Une récente publication de l'ICTSD ayant évalué les effets possibles de cette adhésion, conclut que les avantages attendus pour les pays exportateurs résulteraient de la réduction des droits de douane, de la facilitation du commerce avec la Fédération et d'une meilleure prévisibilité dans la régulation de son commerce extérieur. La demande agricole et alimentaire domestique en augmentation devrait aboutir à un recours croissant de la Russie aux marchés extérieurs.

En vertu du Système généralisé de préférence de l’Union douanière (Schéma SGP de l’Union douanière), appliqué pour les pays en développement et les pays les moins avancés, la Russie devrait connaître une augmentation substantielle des échanges de plusieurs produits, notamment le sucre et la viande porcine en provenance du Brésil.

Sa production bovine se trouvera par ailleurs concurrencée par une viande provenant de diverses origines : Brésil, Uruguay et Paraguay, avec des prix compétitifs bénéficiant au consommateur russe.
Si les exportateurs de vin comme le Chili, l'Afrique du Sud et l'Argentine pourraient prendre des parts de marché importantes en Russie, ils seront en compétition directe avec les exportateurs traditionnels des pays développés. La suppression des restrictions commerciales permettra en effet d'améliorer les termes des échanges avec les pays hors CEI (y compris les pays en développement), ces derniers trouvant un meilleur accès au marché russe mais aussi à celui de la Biolorussie et du Kazakhstan.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

31/05/2012

L'OCDE revoit ses prévisions sur l'obésité

D'après une nouvelle publication de l'OCDE, au cours des trois dernières années, l’obésité chez les adultes a ralenti ou cessé de croître en Angleterre, Hongrie, Italie, Corée et Suisse, et n’a augmenté que de 2 à 3% en France et en Espagne. Cependant, au Canada, en Irlande et aux États-Unis,  la prévalence a augmenté de 4 à 5%.

 Par ailleurs, les taux d’obésité infantile se sont stabilisés en France, en Angleterre, en Corée et aux États-Unis. Les données montrent aussi que dans la plupart des pays, les femmes ayant un faible niveau de scolarité et/ou un faible revenu sont plus susceptibles d’être en surpoids. Cette disparité est aussi observée chez les enfants mais pas chez les hommes.

 (cliquer pour agrandir)

obésité


En France, où les taux d’obésité sont parmi les plus bas de l’OCDE, ils augmentent tout de même de façon régulière. Environ une personne sur 10 est obèse, et presque 40% de la population sont en surpoids (y compris obèse). Les données les plus récentes montrent que la proportion d’adultes en surpoids est plus ou moins en accord avec les anciennes projections de l’OCDE : celles-ci avaient prédit une croissance du taux de surpoids de 1,3% par an jusqu’en 2020, supposant la poursuite des tendances passées. En considérant les donnés les plus récentes, les nouvelles projections pour 2010-2020 indiquent une croissance de 5% pour le surpoids et de 2% pour l'obésité :

 

obésité


 Les taux d'obésité infantile français, qui n'ont pas augmenté durant les 20 dernières années, devraient, selon l'OCDE, rester faibles. Cependant ces projections montrent un risque d'augmentation du nombre d'enfants en surpoids.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : OCDE

Chapitre sur la France

15:42 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : obésité |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/05/2012

Effets du changement climatique sur les ravageurs

En Suisse, le centre de recherche Agroscope a étudié les effets du changement climatique sur le comportement d'un insecte ravageur des pommiers et poiriers, le carpocapse. En partenariat avec MétéoSuisse, les travaux ont consisté à coupler des projections climatiques régionalisées pour 10 sites en Suisse, avec un modèle permettant de prévoir le développement des ravageurs.

Les résultats montrent que ces insectes seront plus nombreux et présents plus longtemps dans les cultures fruitières : développement plus précoce, apparition de générations supplémentaires, meilleures conditions de reproduction.

D'après les chercheurs, il est crucial de développer des stratégies de lutte durables. En particulier, ils mettent en garde sur l'utilisation accrue de pesticides qui pourrait contribuer à l'émergence de populations résistantes. D'après Jörg Samietz, chef du groupe Zoologie d’Agroscope, «davantage d'exploitations fruitières devront se convertir à la confusion sexuelle et la lutte avec les auxiliaires, les adversaires naturels des ravageurs, va prendre de l’importance.»

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Agroscope

15:50 Publié dans 3. Prévision, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/05/2012

Les projections climatiques pour la France en ligne sur le site du MEE

En 2010, le ministère chargé de l'environnement avait confié pour mission au climatologue Jean Jouzel de rassembler l'expertise de la communauté française des sciences du climat afin de fournir une évaluation scientifique des conditions climatiques de la France au XXIe siècle.

Les différents rapports d'expertise sont dorénavant publics. Ils présentent une série de tableaux donnant les valeurs envisagées, selon les deux scénarios d’émissions de gaz à effet de serre et les horizons 2030, 2050 et 2090, pour des paramètres météorologiques simples comme la température ou les précipitations.

Les résultats sont présentés selon un découpage du territoire en cinq grandes zones géographiques, pour chacune des quatre saisons ainsi que pour l’ensemble de l’année. L'un des rapports fournit également des indications sur les débits des rivières, l’élévation du niveau marin et la situation en Outre-mer. Des présentations cartographiques complètent ce rapport.

 Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie


15:47 Publié dans 3. Prévision, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/05/2012

Impacts du changement climatique sur cinq essences d'arbres en France

Pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur les forêts, un partenariat entre l'université Paris-Sud, l’INRA, le CNRS, le CEA, AgroParisTech et l’université Joseph Fourier (Grenoble) a permis de comparer les résultats de huit modèles de croissance des arbres sur cinq essences forestières dominantes en France.

Les résultats montrent que les arbres des plaines de l'ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d'ici 2050. Le changement climatique compromettra l'avenir de certaines essences en plaine, comme le pin sylvestre.

L'un des intérêts scientifiques de ce type de travail est de mettre au jour les incertitudes, c'est-à-dire les tendances sur lesquelles les modèles divergent. Ainsi, les projections sur les feuillus sont marquées par de fortes incertitudes, liées à l'incapacité des modèles à tenir compte convenablement de l'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère.

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Ecology Letters

15:48 Publié dans 3. Prévision, Climat, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Nouvelles prévisions sur l'obésité en 2030 aux États-Unis

Aujourd'hui, aux États-Unis, 35,7% des adultes et 16,9% des enfants et adolescents sont considérés comme obèses (indice de masse corporelle supérieur à 30). Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a réalisé une actualisation de ses projections de progression de l'obésité dans le pays à l'horizon 2030.

Selon ces nouvelles projections, le taux de progression de la pathologie ralentirait et ne serait plus « que » de 33%, contre 51% dans les précédentes prévisions. Cela signifie tout de même que 42% de la population seraient obèse en 2030. De plus, le nombre de personnes considérées comme « sévèrement obèses » connaîtrait une croissance de 130% sur la période.

Les prévisions prennent en compte des facteurs comme le chômage, les habitudes alimentaires et sportives, et même le prix de l'essence et la densité de restaurants. Le facteur le plus important reste le vieillissement de la population. Le taux d'obésité des femmes ne progresserait pas en revanche.

 

  Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : CDC 

15:39 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/04/2012

Le maïs américain n'augmentera pas les stocks mondiaux de céréales

Une récente étude publiée par Rabobank constate qu'il est peu probable que les rendements du maïs produit aux Etats-Unis soient suffisamment importants pour augmenter de manière significative les niveaux historiquement bas des stocks mondiaux en céréales. Les rendements sont en effet susceptibles de croître à un rythme beaucoup plus lent que par le passé, la ligne de croissance sera ainsi inférieure aux estimations actuelles de l'USDA. Ceci est dû à des changements structurels dans la géographie de la production. Les cultures ont migré vers des régions moins productives, le manque de rotation et la densité des plantations ayant fortement contribué à cette baisse tendancielle des rendements. Il y aurait 50% de chance seulement pour que la production de maïs puisse répondre à la demande mondiale toujours croissante, annonce le rapport.

En conséquence, une zone de production plus vaste serait nécessaire avec, dans les trois à cinq années à venir, une compétition toujours plus rude entre production d'éthanol, exportations et alimentation pour bétail.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

15:30 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Scénarios pour la restauration commerciale en France

La filière de la restauration commerciale en France représente un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros, et constitue le cinquième secteur pourvoyeur d’emplois. Une étude d'Eurogroup Consulting dresse un état des lieux de ce secteur, incluant ses forces, faiblesses et ses enjeux.

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15:29 Publié dans 1. Prospective, 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Le marché des produits biologiques à l’horizon 2015

Le marché du bio en France a doublé de taille en 5 ans pour atteindre 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Le cabinet Xerfi dresse le panorama du secteur et en dessine les perspectives à l'horizon 2015.

La hausse constante de la demande en produits bio transformés incite de plus en plus d'industriels agroalimentaires à se lancer sur le créneau. De son côté, la grande distribution alimentaire continue d’étendre son offre bio, notamment à travers ses MDD (marques de distributeurs) et communique massivement sur ses prix bas. Enfin, les sociétés de restauration collective ont intégré des offres bio plus spécifiquement à destination des écoles, en lien avec l'objectif public de 20% de produits bio dans les menus des établissements publics en 2012. Du côté de la restauration commerciale, les offres bio sont moins représentées, même si quelques chaînes de restauration rapide surfent sur la vague du «fast good ».

Dans un contexte de dégradation de la conjoncture économique et de dépenses alimentaires contraintes, la croissance du marché alimentaire bio en France devrait, selon Xerfi, ralentir, pour plafonner à une augmentation de 5% en 2015, avec un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros.

De plus, les opérateurs devront tenir compte d’autres aspirations de consommation qui se développent, notamment la notion de proximité devenue une valeur incontournable dans la filière alimentaire.Ce «locavorisme» montant est une opportunité pour les acteurs du bio «made in France», mais aussi une menace dans la mesure où il représente «une offre concurrente pour le consommateur souvent infidèle et zappeur».

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

15:04 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Vers un ralentissement des importations de viande en Chine ?

La banque néerlandaise Rabobank prévoit que les importations chinoises de viandes de porc devraient ralentir en 2012, mais rester à un niveau élevé. La Chine a augmenté ses importations de viandes et abats de porc de respectivement plus de 80% et plus de 20% (pour un total respectif de 380 000 tonnes et 850 000 tonnes) en 2011, d’où une hausse globale des prix. Les importations chinoises sont susceptibles de diminuer de 18% à 35% en 2012 par rapport à 2011, la production domestique retrouvant ses bases. Cependant, la situation sanitaire dans les élevages (fièvre aphteuse) continuera de jouer un rôle très important sur l’état du marché. De plus, la levée récente des barrières sanitaires pour le porc brésilien devrait accentuer la compétition entre exportateurs.

14:56 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : viande, chine |  Imprimer | | | | |  Facebook