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05/04/2012

Nanotechnologies en agriculture et alimentation

Un article de la revue Food Policy analyse l'impact de la croissance du recours aux nanotechnologies dans le domaine agro-alimentaire dans les pays de l'OCDE.

 Selon l'auteur, de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), l'usage des nano-particules est en constante augmentation dans les secteurs de l'agriculture et de l'alimentation depuis 2006. Elles peuvent être un élément soit de l’aliment (complexe vitaminés avec système d'encapsulation des substances actives), soit de l’emballage alimentaire (par exemple nano-traceur qui permet de détecter la présence de germes pathogènes). En agriculture, le recours aux nano-pesticides permet de réduire les intrants.

Les investissements en matière de recherche atteindraient, à l’échelon mondial, plusieurs milliards de dollars. Le nombre de firmes agroalimentaires impliquées est passé de 200 à 400 entre 2006 et 2010, et ce chiffre atteindrait 1000 en 2020.

Face à la montée de l'utilisation de ces produits, l'auteur identifie trois défis principaux : continuer l'investissement en recherche (principalement sur l'évaluation des risques), maîtriser la gestion du risque et prendre en compte l'acceptation du public.

 Il n'y a pas d'obligation d'étiquetage de ces produits et il n'y a donc pas de registre officiel des produits alimentaires contenant des nano-particules. Toutefois, deux registres officieux sont répertoriés :

  • le registre Project of Emerging Nanotechnologies (PEN) sur le territoire des États-Unis, qui répertoriait 89 produits en 2010,

  • Le registre établi par le BEUC (Organisation des consommateurs européens) sur le territoire communautaire, qui répertoriait 27 produits en 2010 (et 10 en 2009).

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Guillaume P. Gruère, « Implication of nanotechnology growth in food and agriculture in OECD countries », Food Policy, avril 2012.


Un nouveau blé sélectionné pour sa tolérance à la salinité

La revue Nature Biotechnology rapporte l’obtention d’une variété inédite de blé dur tolérante au sel, qui se double d’une description d’une fonction de gènes de tolérance au sel (le locus Nax2). Issue d’une collaboration entre plusieurs universités et centres de recherche australiens, cette nouvelle variété a requis l’usage des biotechnologies pour le choix de la variété ayant la propriété de tolérance intéressante, Nax2. Cette variété a par contre été obtenue par croisement « classique » de la variété de blé ancienne résistante à des teneurs élevées en sodium du sol et d’une variété commerciale de blé dur. L’augmentation de rendement testée en champ avoisinerait les 25% de biomasse supplémentaire par rapport aux semences du marché. Ce blé tolérant à la salinité va à présent être évalué par le programme d’amélioration du blé dur australien.

En Australie, le risque de salinité des espaces agricoles est lié à la fois à la remontée de sel des eaux de nappes phréatiques dans les zones arides de vallée où ces eaux seraient plus salées, mais également - phénomène moins visible et plus ponctuel - à une saturation des sols en eau dans des zones de cuvette ou de canaux où la stagnation d’eau fait remonter la salinité des couches du sol plus profonds. Cette salinité de l’environnement est généralement néfaste aux plantes par accumulation dans les feuilles où les ions altèrent alors le métabolisme de la photosynthèse.

Cette nouvelle variété semble d’autant plus intéressante que près de 20% des sols agricoles de ce pays seraient touchés par des problèmes de salinité et que, parmi les variétés actuelles de blé, celles de blé dur semblent plus sensibles à la salinité de leur environnement. Une telle culture pourrait ainsi être envisagée ailleurs qu’en Australie, par exemple là où les vallées fluviales se salinisent suite à différents phénomènes, souvent d’origine anthropique. Cette sélection variétale semble une avancée importante mais ne pourra sans doute pas constituer un remède durable à la salinisation de certains sols.

 

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

 

Sources : « Wheat grain yield on saline soils is improved by an ancestral Na+ transporter gene »,Nature Biotechnology, mise en ligne mars 2012 ; « Création d’un nouveau blé tolérant au sel », Le Figaro, 14 mars 2012 ; « Wheat Breeding for Salt Tolerance », présentation de l’ICARDA, Septembre 2007 ; « World Breakthrough On Salt-Tolerant Wheat », Science Daily, 11 mars 2012.

15:02 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Des plats cuisinés surgelés destinés aux seniors

En Grande-Bretagne, la société On the Menu vient de lancer une gamme de plats cuisinés et de desserts dédiés aux « grands seniors » (personnes âgées de plus de 75 ans), vendus en grandes surfaces. Ils sont conçus avec une forte densité nutritionnelle (les grands seniors manquent d’appétit et sont souvent mal nourris), avec plus de protéines et moins de matières grasses. Les packagings et le mode d’emploi sont également étudiés pour en faciliter l’usage.

Source : The Food & Drink Innovation Network , On the menu

(par Minutes Marketing, TNS Sofres)

14:57 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Résistance de l’Amaranthe géante aux herbicides et gestion collective de la santé des végétaux aux État-Unis

Y aurait-il une rupture amorcée de la gestion de la santé des végétaux aux États-Unis, suite à l’augmentation de résistances à certains herbicides totaux ? C’est ce que peut laisser penser la tenue en mai 2012 d’un sommet national sur la gestion des plantes adventices résistantes aux herbicides, organisé par le Conseil national de la recherche américain (NRC). Ce sommet est la deuxième étape d’un projet ayant débuté fin 2011 qui vise à avertir les parties prenantes du monde agricole américain des nouveaux enjeux dans la lutte contre les plantes adventices.

Ce sommet regroupe des chercheurs (notamment agronomes et spécialistes de l’écologie), des représentants des institutions publiques de régulation et de recherche (des États fédérés et de l’État fédéral tels que l’USDA), des représentants des industries phytopharmaceutiques et des producteurs agricoles. Il aborde l’évolution des résistances au glyphosate, les pratiques de gestion de ces résistances, et les questions liées aux aspects collectifs de cette gestion : quels sont les coûts pour les producteurs, notamment son coût marginal ? Quel est l’intérêt à agir de concert à une échelle donnée ?

Le Conseil national de la recherche américain poursuit ici des travaux publiés sous la forme d’un rapport (2010) sur les plantes ayant des résistances aux herbicides ou des traits insecticides. Cette forme d’expertise collective américaine avait d’ailleurs recommandé de raisonner l’usage des semences résistantes aux herbicides dans le but d’éviter et de contrôler l'apparition d'adventices résistantes au glyphosate.

Le NRC remplit ainsi son rôle en matière de recherche et d’innovation en répondant à la demande sociale sur le maintien, pour la santé des végétaux, de l’efficacité des herbicides et des technologies de résistances aux herbicides. Pour rappel, les cultures issues des biotechnologies se sont largement développées aux États-Unis depuis leur introduction en 1996. Deux tiers des surfaces américaines consacrées au maïs, soja et coton de 1996 à 2009 ont été cultivés avec de telles variétés, la plupart étant tolérantes à un herbicide, ce qui permettait des pratiques agricoles simples avec un herbicide total éliminant rapidement les mauvaises herbes.

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

Voir aussi : Bilan économique et environnemental des OGM

 

14:37 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Nestlé supprime les arômes artificiels en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, Nestlé a décidé de supprimer tout ingrédient artificiel de ses 79 produits de confiserie, comme il l’avait déjà fait pour ses boissons chaudes. Le groupe a utilisé, pour remplacer ces arômes artificiels, des produits à base de carotte, d'hibiscus et de citron notamment, ce qui a nécessité sept années de recherche et développement.

Ces changements ont été faits afin de répondre à la demande des consommateurs, une étude montrant que trois quarts des consommateurs britanniques recherchent des produits sans ingrédient artificiel.

Des initiatives similaires sont prévues au Canada et dans plusieurs pays européens.

14:21 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le célibat des agriculteurs, un mythe ?

Le célibat des agriculteurs, malgré la médiatisation que lui apporte une émission télévisée, serait-il un mythe ?

Selon le recensement de la population de 2008 réalisé par l'Insee, en effet, 75% des hommes agriculteurs de 30 à 59 ans vivaient en couple dans leur logement, soit une proportion plus élevée que pour les ouvriers (71%), les employés (69%) et surtout les personnes sans activité (39%).

 

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Par ailleurs, 10% vivaient seuls contre 16% des ouvriers et 18% des employés. La cohabitation avec d'autres membres de la famille reste en effet plus répandue : elle concernait 15% des hommes agriculteurs de 30 à 59 ans.

Les agricultrices du même âge, quant à elles, sont les championnes de la vie en couple, et seules 4% d'entre elles vivent seules.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:18 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : agriculteurs |  Imprimer | | | | |  Facebook

La « street food » se développe en France

Très populaire aux États-Unis, notamment à New York et Los Angeles, la street food ou cuisine de rue a longtemps été associée en France à la « malbouffe ». Mais depuis quelques mois les quartiers d'affaires voient s'installer, à l'heure du déjeuner, des food trucks (camions-cantines) aux pieds des bureaux, qui proposent des produits de qualité et variés. Les files d'attente s'allongent, comme devant le Camion qui fume, qui propose des hamburgers et frites maison en changeant de quartier tous les jours. Les amateurs le localisent grâce à twitter, comme à New York où plusieurs blogs (tweat.it, thebrooklynnomad.com ou encore midtownlunch.com) centralisent tous les messages twitter envoyés par les camions ambulants pour faire savoir en temps réel où ils sont.

Les grands chefs eux-mêmes explorent le snacking : Guy Martin a créé une sandwicherie de luxe, Jean-François Piège a imaginé trois recettes pour Sushi Shop, Marc Veyrat a crée un concept européen de fast-food bio et Thierry Marx a même créé une école de street food.

Les distributeurs s'en inspirent également : Monoprix envisage de lancer Monop' Street, des camionnettes de rue vendant ses meilleurs produits de restauration rapide.

En France, le marché de la street food est estimé à 32,7 milliards d’euros en 2011, en croissance de 66,5% depuis 2004, selon le cabinet spécialisé Gira Conseil.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:09 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/03/2012

Bientôt des robots intelligents dans les champs ?

Un dossier du magazine Réussir Vigne fait le point sur les avancées de la robotique en viticulture. Si les robots se sont généralisés en agro-alimentaire, ils sont loin d'être une réalité dans les champs.

Cependant, plusieurs innovations sont actuellement développées et des projets de recherche sont en cours. Des robots sont désormais en mesure d’effectuer la récolte de fruits aussi fragiles que des fraises : la société espagnole Agrobot a ainsi mis au point un robot capable de différencier une fraise mûre de celle qui ne l’est pas, de la prendre et de la poser, le tout en douceur et sans l’abîmer.

Aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande, des chercheurs planchent sur des robots de taille, qui pourraient être opérationnels d’ici 2014. En France, un robot épampreur, lieur, ébourgeonneur devrait être bientôt commercialisé. Un prototype de robot vendangeur européen devrait quant à lui voir le jour d’ici quatre ans.

Créer un robot vendangeur capable de se mouvoir de façon autonome et de « prendre des décisions » en fonction des images de la végétation qu’il perçoit serait techniquement tout à fait faisable, selon Christophe Guizard, de l’unité de recherche ITAP (information, technologies, analyse environnementale, procédés agricoles) à l’IRSTEA de Montpellier. C’est d’ailleurs l’objet des recherches d’un programme européen baptisé Clever Robots for Crops.

Mais si la technologie progresse, il reste la question de savoir si elle est acceptable socialement et accessible financièrement.

15:12 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche, Production et marchés | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

10 ans d'évolution de l'agriculture biologique en France

Les 10 ans de l’Agence Bio ont été l’occasion de faire le point sur les 10 dernières années de développement de l’agriculture biologique. Selon les chiffres de l'Agence Bio, le marché des produits bio a quadruplé sur cette période et l’année 2011 devrait se solder par une croissance du marché d’au moins 10% pour approcher les 4 milliards d’euros, alors que les dépenses alimentaires dans leur ensemble sont en baisse.

En dix ans, le nombre d’exploitations bio a doublé, de 10 000 à 20 000 environ. La part des exploitations bio dans l’ensemble des exploitations françaises a presque triplé, passant de 1,6% en 2001 à 4,6% en 2011. Les surfaces exploitées en bio sont quant à elles passées de 420 000 ha environ à 950 000 ha, soit une part de la surface agricole utile (SAU) de 3,5% fin 2011, contre 1,5% en 2001. L’évolution de cette part est positive dans toutes les filières, mais certaines comme la production fruitière ou la viticulture présentent des parts supérieures (9,6% pour les surfaces fruitières fin 2010, 6,1% pour la viticulture).

Par ailleurs, l'ensemble du secteur se développe, avec un nombre d’opérateurs bio (exploitations et opérateurs aval) qui a plus que doublé :

 

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 En 2012, l’agence Bio met l’accent sur la communication, avec l’ouverture d’une page Facebook, d’un blog et le lancement d’une application sur smartphone permettant de localiser les vendeurs proposant des produits bio.

15:10 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/02/2012

Innovation pour l'irrigation dans les zones arides

Un jeune diplômé de l'université de Swinburne en Australie a développé un outil capable, à partir de sources d'énergies renouvelables (éolien, solaire), de liquéfier la vapeur d'eau. Appelé « Airdrop irrigation system », cette innovation repose sur l'aspiration d'air, la condensation à température abaissée de l'eau au niveau du sol, puis l'injection dans un système d'irrigation "au sol". Cette technologie bon marché et à basse consommation d'énergie pourrait être utilisée dans des zones très rurales et dans des conditions quasi-désertiques. Pour l'instant, le prototype a été testé à petite échelle et dans un jardin. Les expérimentations de terrain et à large échelle de cette technologie restent à faire.

 

Sources : le site de Yale Environnement pour une interview video, le site de la radio publique australienne.

 

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

 

15:15 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/02/2012

Une lettre numérique consacrée à l'agriculture en Chine

L'Institut de l'Elevage lance une nouvelle lettre "Idele Chine", consacrée comme son nom l'indique à la Chine. Le GEB - département Économie de l’Institut de l’Élevage - y effectue l'analyse de l'économie de l'élevage en Chine. D'une dizaine de pages, ce bulletin numérique traite de l'agriculture en général, mais consacre aussi de gros plans aux marchés laitiers et viande, à la génétique bovine, ovine ou caprine.

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La ferme urbaine de 2062

L'exposition “2062. Aller-retour vers le futur” à la Gaîté Lyrique (jusqu'au 25 mars 2012) explore l'évolution de la société à travers les innovations technologiques.

Elle accueille notamment une micro-ferme hors-sol, conçue par l’artiste Damien Chivialle, diplômé de l’École nationale supérieure de création industrielle de Paris. Sur un espace aussi réduit qu’une place de parking et grâce à des containers, il fait tenir une serre qui élève poissons et lapins et produit des salades ou herbes en aquaponie, c’est-à-dire en utilisant les déjections des poissons comme engrais. Dans chaque ferme-container, deux mètres cube d’eau circulent en circuit fermé, permettant ainsi d'éviter l'évaporation de l'eau, de ne rejeter aucune eau usée dans l'environnement et de préserver l'énergie de par l'utilisation de l'eau (l'eau étant plus facile à chauffer que l'air).

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Le public est invité à participer à des ateliers de germination ainsi qu'à des dégustations de produits «hors-sol ».

15:28 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Alimentation générale, nouveau magazine

Un nouveau magazine trimestriel, Alimentation générale, est en kiosque depuis le 1er mars.

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Il aborde l'ensemble des sujets relatifs aux nourritures, sous des angles aussi bien économiques, sociétaux, historiques que culturels.

Au sommaire de ce premier numéro figurent un dossier sur l'alimentation des jeunes, une enquête sur le maïs au Mexique, un entretien avec Henri Nallet, ancien ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un portrait d'une vigneronne et une réflexion sur les guides gastronomiques.

 

15:24 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/02/2012

Vers une bouteille 100% végétale

Coca-Cola a signé un accord avec une entreprise de biotech néerlandaise pour développer un polymère entièrement issu de végétaux. Jusqu’ici, le polyéthylène des bouteilles végétales contenait encore une fraction dérivée du pétrole.

Ce que propose la société Avantium est un nouveau polyester (polyéthylène-furanoate ou PEF) obtenu à 100% grâce à des ressources végétales. Il est constitué de monoéthylène glycol issu de la transformation de la canne à sucre, et au lieu de l’acide téréphtalique dérivé du pétrole, d'un acide furanique, le FDCA, synthétisé à partir de plantes alimentaires ou de résidus agricoles.

L’accord signé avec Coca-Cola a permis à Avantium d’inaugurer le 8 décembre 2011 une unité pilote d’une capacité de 40 tonnes par an. La commercialisation de cette « Plantbottle » est prévue dans les prochaines années.

Plusieurs prévisions tablent sur une très forte croissance de la demande de bioplastiques dans les prochaines années.

voir aussi :

http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2012/01/10/premi...

11:24 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche, Filières agricoles, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/02/2012

Essor de l'agromafia

Selon la Commission parlementaire italienne sur la contrefaçon et la piraterie commerciale, le chiffre d'affaires de l'agromafia (terme qui regroupe les falsifications, les imitations illicites de produits ainsi que l'infiltration mafieuse dans les filières alimentaires) s'élève à 12,5 milliards d'euros par an en Italie.

Parallèlement, Europol constate une progression du commerce de pesticides illégaux et contrefaits, un trafic qui rapporterait des milliards d’euros par an au crime organisé. Plus de 25% des pesticides en circulation dans certains Etats membres de l’UE proviendraient ainsi de ce marché illégal. Les produits en question menacent la santé des agriculteurs et des consommateurs et représentent un risque pour l’environnement. Europol a élaboré une série de recommandations, concernant notamment les enquêtes transfrontalières et la réalisation d’une étude sur la traçabilité des matières dangereuses utilisées pour la fabrication illégale de pesticides.

Sources : DG Trésor, Sillons d'Europe, Nº 142 - 25 janvier 2012, Europol

10:49 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook