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31/03/2010

Biocarburants: perspectives à l'horizon 2020

FranceAgriMer a mis en place en place en 2009 un Comité "biocarburants et biomasse", composé d'experts de tous horizons et élargi à l'ensemble des filières concernées. Ce comité poursuit les travaux engagés par l'ex-Office national interprofessionnel des grandes cultures depuis 2006. Après avoir publié les conclusions du groupe de travail "concurrence alimentaire-non alimentaire" en novembre 2007, le comité "biomasse et biocarburants" avait livré son expertise sur les perspectives de développement des biocarburants de 1ère et 2ème générations, en septembre 2008.

Cette dernière étude est aujourd'hui affinée, avec quatre scénarios de développement testés.

Selon ces scénarios, quelles que soient les hypothèses de développement des biocarburants de seconde génération, les biocarburants de première génération seront nécessaires pour atteindre l'objectif d'incorporation de la directive EnR. Il existe un écart de maturité important entre les deux générations qui ne sera vraisemblablement pas comblé en 2020; par conséquent, celles-ci doivent être considérées dans une logique de continuité et non de rupture.

Le diaporama présenté par Jean-Luc Gurtler, animateur du Comité biomasse et biocarburants de FranceAgriMer et chef de l'unité "analyses transversales" de la Direction "Marchés, études et prospective", à l'occasion de la conférence organisée par FranceAgriMer le 4 mars 2010.

 

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20/03/2010

Ambitions brésiliennes en biocarburants

Allan Kardec Duailibe, directeur de l'Agence nationale du pétrole du Brésil, a indiqué lors d'une conférence à l'ambassade du Brésil en France le 10 mars 2010, que le pays comptait multiplier sa production de bioélectricité par 7 d'ici 2020. Celle-ci passerait de 1 800 mégawatts en 2009 à 13200 en 2020.

L'essentiel de la bioélectricité produite au Brésil étant un co-produit de la production d'éthanol, sa production montera donc en puissance au même rythme que cette dernière, le pays poursuivant l'expansion de ce secteur. Celui-ci s'internationalise également de plus en plus, comme en témoigne l'implantation de Shell comme distributeur du bio-éthanol de Cosan, ou la création de Tereos Internacional par Tereos (Béghin-Say, La Perruche), deuxième sucrier européen.

Les exportations brésiliennes de biocarburants, notamment vers l'Union européenne, sont donc susceptibles d'augmenter fortement. Selon une étude menée par le Global Biofuels Center (GBC), elles devraient en effet doubler d'ici 2015.

Source : Agra Presse n°3243, 15/03/2010

 

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18/02/2010

Potentiel des biocarburants de 2e génération

La deuxième génération de biocarburants produits à partir de déchets agricoles et forestiers peut jouer un rôle crucial dans le domaine du transport, et cela sans concurrencer la production alimentaire, assure l'Agence Internationale de l'Energie dans une étude intitulée
Sustainable Production of Second-Generation Biofuels - Potential and Perspectives in Major Economies and Developing Countries.

L'étude se focalise en particulier sur les opportunités et risques des biocarburants de deuxième génération pour les pays émergents et en développement. Le potentiel à l'horizon 2030 est considérable, mais il ne faut pas répéter les erreurs faites avec la première génération, préviennent les auteurs.

Deux options possibles ont été retenues pour estimer ce potentiel : une utilisation de 10% ou de 25% des résidus agricoles et forestiers, dont les quantités ont été estimées à partir des chiffres de la FAO.

Dans l'option 10%, les biocarburants de deuxième génération pourrait couvrir entre 4% et 6% de la demande actuelle de carburants pour le transport ; dans celle à 25%, cette part pourrait atteindre 15% - à la condition toutefois qu'une infrastructure de distribution et qu'une flotte de véhicules adaptés soit disponible.

 

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Les deux tiers du potentiel sont situés dans des pays en développement en Asie, Amérique latine et Afrique. Cependant, il s'agit d'un potentiel théorique, et les auteurs précisent que des études de faisabilité économique de la collecte et de la transformation des résidus agricoles et forestiers doivent encore être réalisées.

L'étude

 

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05/02/2010

Eau et biocarburants à l'horizon 2030

Dans cette étude, quatre scénarios contrastés de développement des biocarburants de première ou de deuxième génération à l'horizon 2030 servent à évaluer les pressions induites sur la ressource en eau. L'analyse se place à l'échelle de bassins hydrographiques dans deux bassins considérés, ceux des agences de l'eau Seine-Normandie et Adour-Garonne. Les scénarios sont définis par un niveau de production allant de 5 à 20 Mtep. Dans les paramètres des scénarios, les surfaces mobilisées, actuellement utilisées pour des productions à vocation non alimentaire pour l'Europe, s'étendent de 1,67 Mha à 6,9 Mha (soit ¼ de la SAU).

 

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Plusieurs systèmes de cultures sont considérés : tendanciel, productif, priorité à l'environnement. Les impacts quantitatifs et qualitatifs sur l'état du milieu sont établis sur la base d'indicateurs de prélèvement, de nitrates et de pesticides, en comparaison à l'année de référence 2006. Par rapport à cette année, deux scénarios de tendanciel sur les biocarburants première génération ne permettent pas une amélioration du milieu ; deux scénarios sur les biocaburants deuxième génération premettent d'améliorer les pressions en particulier sur la qualité de l'eau en nitrates et pesticides. Un des scénarios deuxième génération est volontairement environnemental et améliorant pour le milieu.

Le compte-rendu par Thuriane Mahé (3 p.)

Le cahier du CLIP (102 p.)

 

15:05 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

Biomasse du futur


biomasse.gif

L'atelier de réflexion prospective (ARP) VegA « Quels végétaux pour la biomasse du futur ? » financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), a rendu ses conclusions après deux années de travaux.

Pour ces experts, issus des agences de recherche publiques (Inra, CNRS, CEA...) mais aussi des instituts techniques agricoles et du secteur privé, l'essor des bioproduits dans les années à venir tiendra au développement de plantes adaptées.

Les espèces déjà cultivées comme le maïs, les oléagineux (colza, tournesol...) ou les ligneux (peuplier, pin...) restent les meilleures cibles pour développer la production de biomasse. Le potentiel d'espèces sauvages comme le miscanthus ou les micro-algues marines doit encore être confirmé.

Selon des scenarii prospectifs de l'Inra, il faudra mobiliser d'ici quelques dizaines d'années entre 270 millions et 1 milliard d'hectares dans le monde pour la production de carbone renouvelable (biocarburants, bioplastiques...).

Pour Agnès Kammoun, chef de projet ARP VegA à l'Inra, « il faut donc s'attendre à des tensions très fortes sur les surfaces agricoles ».

Les orientations qui sont sorties de ces deux années de travaux devraient servir à lancer des appels à projet pour les années à venir.

La journée de présentation des résultats

PPT de présentation de l'étude prospective

 

 

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12/06/2009

Bioéconomie à l'horizon 2030

La bioéconomie se réfère à un ensemble d’activités économiques liées à l’innovation, au développement, à la production et à l’utilisation de produits et de procédés biologiques. Les progrès dans le domaine de la bioéconomie peuvent contribuer à améliorer la santé, les rendements agricoles, les processus industriels et la protection de l’environnement.

L'ouvrage s'ouvre par une approche factuelle de la technologie, qui met l'accent sur les applications des biotechnologies dans la fabrication de matières premières, dans le domaine de la santé et dans l'industrie.

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L'ouvrage décrit l'état actuel des biotechnologies et, en s'appuyant sur l'étude quantitative des données privées et publiques concernant les innovations en cours et les dépenses de recherche et développement, il établit une analyse perspective des évolutions possibles dans le domaine des biotechnologies d'ici 2015.

Sous un angle institutionnel, l'étude s'intéresse aux rôles que jouent le financement de la recherche et développement, les ressources humaines, la propriété intellectuelle et la réglementation dans la mise en place d'une bioéconomie.

Elle se penche également sur les évolutions futures susceptibles d'influer sur les nouveaux modèles économiques. Des scénarios fictifs à l'horizon 2030 visent à encourager une réflexion sur la façon dont les divers choix de politiques et les avancées technologiques interagissent dans la transition vers une bioéconomie.

Enfin, l'ouvrage passe en revue les différentes options politiques qui permettraient de tirer parti des avantages sociaux, environnementaux et économiques d'une bioéconomie.

 

Résumé détaillé


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14/05/2009

Les Etats-Unis veulent mettre des normes sur les biocarburants

Dans son plan sur les biocarburants annoncé le 5 mai 2009, l'administration Obama évoque pour la première fois des normes de réduction de GES que les producteurs devront respecter pour pouvoir toucher les subventions prévues. L'EPA mènera des analyses du cycle de vie des différents carburants

La Californie a adopté le 23 avril dernier une approche similaire avec le "Low Carbon Fuel Standard", nouveau règlement visant à réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre, ou green-house gaz) provenant des carburants de 10% d'ici 2020.

Ce texte prévoit en effet la mise en place d'un "bilan carbone" détaillé pour chaque type de carburant, comprenant non seulement les gaz échappés des véhicules mais aussi l'intégralité du cycle de vie du combustible, de sa production à sa consommation. Les nouveaux standards s'appliquent à tous les acteurs pétroliers : fournisseurs, raffineurs, importateurs et mélangeurs ainsi qu'à la filière des biocarburants, celle-ci devant comptabiliser les émissions de carbone de la semence des cultures jusqu'à la consommation de biocarburants.

L'industrie productrice d'éthanol est préoccupée par ces nouvelles normes, qui prendraient effet dès 2011, et qui risqueraient de paralyser la demande en biocarburants. En effet, pour les agro-carburants, l'intensité carbone devra tenir compte de l'impact de la déforestation des terres ou du remplacement des cultures de maïs autrefois destinées à l'agriculture et qui sont aujourd'hui consacrées à la production de carburants. Ce texte pourrait alors nuire à l'industrie des agro carburants, le bilan carbone de l'ensemble du cycle de vie de l'éthanol à base de maïs ayant souvent été controversé.


 

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05/05/2009

Les Amis de la Terre critiques sur les agrocarburants

Une nouvelle étude, publiée par Les Amis de la Terre Royaume-Uni et réalisée par un cabinet indépendant, critique le bilan des agrocarburants.
Alors que le gouvernement anglais affirme que les agrocarburants devraient éviter l'émission de 2,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre, l'étude conclut au contraire qu'ils auraient émis 1,3 million de tonnes de plus depuis l'entrée en vigueur de l'obligation d'incorporation au Royaume-Uni. Une différence qui résulte en fait de la prise en compte du changement d'affectation des sols. En effet, au Royaume-Uni les agrocarburants sont principalement issus du soja en provenance du Brésil, d'Argentine et des États-Unis. Cela nécessite la culture de nouvelles terres prises sur les exploitations agricoles existantes ou sur des écosystèmes naturels (forêts tropicales, forêts sèches, tourbières, etc.) qui stockaient d'énormes quantités de carbone. Leur transformation en champs d'agrocarburants libérerait le carbone stocké dans la biomasse ou dans le sol.

Une étude gouvernementale majeure, la Gallagher review, avait déjà identifié cet impact majeur des agrocarburants, pouvant rendre leur bilan climatique négatif. Mais le changement d’affectation des sols n’est toujours pas pris en compte dans les statistiques officielles.

Note méthodologique et résultats

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14/04/2009

A surface agricole égale, la bioélectricité fait mieux que le bioéthanol

Selon J. Elliot Campbell, de l'Université de Californie à Merced, et ses collègues, les deux principales sources d'énergie que l'on peut tirer de la biomasse pour faire déplacer les véhicules sont les batteries électriques qui utiliseraient l'électricité fournie par sa combustion, et l'éthanol qui peut être produit en la traitant par une série de réactions chimiques. La quantité de terres disponibles pour produire cette biomasse est cependant limitée si l'on veut que cela soit sans conséquences pour les prix alimentaires ou les émissions de gaz à effet de serre.

L'équipe de Campbell a estimé ce que coûteraient en terres ces deux approches. Les chercheurs ont déterminé qu'à surfaces agricoles égales utilisées pour produire ces biocarburants, les véhicules alimentés par bioélectricité feraient plus de kilomètres que ceux roulant au bioéthanol. Cette différence persiste après la comparaison de différents types de véhicules, des productions agricoles utilisées et des technologies pour convertir l'énergie, essentiellement en raison de la plus grande efficacité des moteurs électriques par rapport à ceux à combustion interne. La conversion d'une quantité donnée de biomasse en électricité devrait aussi générer moins de dioxyde de carbone que son utilisation pour donner de l'éthanol, rapportent également les chercheurs.

Source : Science

 

 

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19/03/2009

Rapport du ministère de l'écologie sur les biocarburants critique

 

Le rapport en PDF

Le rapport du ministère de l'écologie se demande sur quelles évaluations scientifiques se sont basés les objectifs pris : "L'optimisme technologique n'a-t-il pas pris le dessus sur l'objectivité de l'analyse?" Les finalités qui justifient le recours aux agrocarburants sont la recherche d'un substitut au pétrole pour faire rouler nos voitures et la diminution des gaz à effet de serre émis dans l'air par rapport aux énergies fossiles. Or, il apparaît qu'ils remplissent bien mal ces deux objectifs.

En 2010, il faudra consacrer 2,45 millions d'hectares (Mha) au colza pour les agrocarburants (dont 1,34 Mha à gagner sur les terres utilisées actuellement pour l'alimentation), soit l'équivalent de la surface agricole utilisée en moyenne dans 4,4 départements. Par ailleurs, en raison de la faible efficacité énergétique des agrocarburants, il n'est pas possible d'atteindre les objectifs fixés par la loi sans mobiliser de nouvelles terres. Dans ce cas, les agrocarburants entreraient en concurrence avec les cultures alimentaires. Selon les estimations, ils sont d'ailleurs jugés responsables de 20% à 75% de l'augmentation mondiale des prix des matières premières alimentaires en 2008.
Conclusion du rapport: toute solution qui permettra d'utiliser de l'électricité (solaire, éolienne ou nucléaire) pour faire rouler nos véhicules sera plus efficace que les agrocarburants.

Source:
http://www.alternatives-economiques.fr/et-si-on-changeait...

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17/03/2009

Des biocarburants "made in" Singapour pour l'Europe et l'Amérique du nord

Des carburants fabriqués à partir d'huile de palme, d'huile végétale et de graisse animale à Singapour pourraient bientôt alimenter les flottes automobiles d'Europe et d'Amérique du nord.

Le groupe finlandais spécialisé dans le raffinage de pétrole, Neste Oil, a choisi de construire la plus grande usine de production de biocarburant au monde à Singapour pour un montant de 1,2 milliards SGD (600 millions d'euros). Dès sa mise en service, i.e. à partir de l'année prochaine, l'usine devrait avoir une capacité de production annuelle de 800.000 tonnes. Le groupe Neste Oil produira le 'carburant vert' sous la marque NExBTL. Selon la société, 'le carburant le plus propre au monde' pourra être utilisé pour tous types de moteurs diesel et permettra de réduire de façon notable les émissions de gaz d'échappement comparé aux gazoles traditionnels.

Au début du projet, l'usine devait uniquement produire du carburant pour l'Europe mais selon le directeur général adjoint de Neste Oil, Jarmo Honkamaa, le groupe envisagerait désormais d'exporter une partie de sa production vers l'Amérique du nord et plus particulièrement vers la côte ouest du Canada. La société finlandaise serait aussi en pourparlers avec des compagnies japonaises et sud-coréennes.

Selon le directeur général de la compagnie finlandaise, Matti Lievonen, le choix du site de production s'est arrêté sur Singapour dû à sa proximité avec l'Indonésie et de la Malaisie qui sont les deux plus grands producteurs d'huile de palme. Le carburant vert devrait néanmoins coûter entre 200 et 300 USD de plus par tonne par rapport au diesel traditionnel.

 

Source : ADIT

17:23 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : biocarburants |  Imprimer | | | | |  Facebook