Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/09/2010

Les déchets agricoles, source potentielle d'énergie

Récolter les résidus issus de l’agriculture qui sont habituellement laissés dans les champs, et les transformer en une nouvelle génération de biocarburants pourrait générer jusqu’à 31 milliards d’euros par an et créer jusqu’à un million d’emplois en Europe d’ici 2020, selon une étude publiée par Bloomberg New Energy Finance.

L’étude, soutenue par le géant biotechnologique danois Novozymes, estime que les 27 Etats membres auront entre 250 et 300 millions de tonnes de résidus agricoles disponibles annuellement d’ici 2020, à convertir en bio-produits. Le plus grand potentiel d'approvisionnement de biomasse se trouve en France et en Allemagne, là où se trouvent les grandes centrales électriques.

La paille de blé, les résidus de betterave à sucre, la paille d'orge seront les principaux contributeurs agricoles au potentiel de biomasse de l'UE. L'agriculture fournirait 80% de ces résidus, complétés par l'exploitation des forêts et les déchets solides municipaux.

 Si la plupart des résidus étaient rassemblés plutôt que d'être laissés à pourrir dans les champs, ils pourraient produire entre 75 et 90 milliards de litres pour la prochaine génération d'éthanol, estime Bloomberg, qui suppose que seulement 25 % de la biomasse est actuellement récupérée.

 L’étude appelle l’UE à mettre en oeuvre un plan ambitieux à l’échelle européenne pour les biocarburants de la prochaine génération, des incitations à la collecte des résidus agricoles, ainsi que des allégements fiscaux pour les investissements.

16:07 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/09/2010

Biocarburants pour les transports en Europe

Selon le dernier baromètre réalisé par EurObserv'ER, durant l’année 2009, la consommation de biocarburants dédiés aux transports de l’Union européenne a atteint 12 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Ce résultat marque une diminution du rythme de croissance de la filière, + 18,7 % seulement entre 2008 et 2009, qui n’ajoute que 1,9 Mtep à la consommation de 2009 par rapport à celle de 2008. Le taux d’incorporation des biocarburants dans le contenu énergétique de l’ensemble des carburants utilisés dans les transports de l’UE ne devrait pas dépasser les 4% en 2009. On est encore loin de l’objectif de 5,75% en 2010 de la directive européenne sur les biocarburants de 2003, qui nécessiterait une consommation de biocarburants de l’ordre de 18 Mtep.

biocarb.jpg

La répartition de la consommation européenne des biocarburants dédiés aux transports reste largement à l'avantage de la consommation de biodiesel qui représente, en contenu énergétique, 79,5% du total, contre 19,3% de bioéthanol. La part de l'huile végétale carburant tend à se marginaliser (0,9 %) et celle du biogaz carburant reste pour l'instant spécifique à un seul pays, la Suède (0,3 %).

10:15 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/09/2010

Les cours des matières premières agricoles seraient de plus en plus liés aux prix de l'énergie et à la spéculation

Une étude de la Banque Mondiale revient sur les raisons de la hausse des prix des matières premières qui a abouti au pic des prix agricoles en 2006-08. Elle relativise tout d'abord l'importance de deux facteurs qui ont souvent été mis en avant ; biocarburants et demande des pays émergents. A l'inverse, trois facteurs sont mis en avant : le prix du pétrole, la spéculation et l'intégration des marchés agricoles.

Selon l'étude, l'augmentation de la demande des pays émergent n'aurait pas eu d'effet significatif. L'impact de l'essor des biocarburants serait moindre qu'initialement pressenti. Les auteurs soulignent par contre l'importance de l'influence des prix des énergies fossiles sur la formation des prix agricoles internationaux. Cette influence a été forte sur toute la deuxième moitié du XXè siècle, et elle a cru lors de la dernière crise. L'étude insiste aussi sur la forte intégration des différents marchés des matières premières : ainsi la hausse des prix du pétrole s'est d'abord répercutée sur les prix du maïs (sollicité pour la production d'éthanol), puis sur celui du blé. Enfin, l'étude insiste sur le rôle de la spéculation liée à la financiarisation croissante des marchés agricoles et du marché de l'énergie. Ainsi, il semble que la formation des prix agricole soit de plus en plus déconnectée de l'évolution de l'offre et de la demande agricole.

Le rapport conclue sur la forte incertitude qui pèse sur l'évolution des prix futurs. En effet, il est impossible actuellement de tracer de réelles tendances de prix, la volatilité est ce qui caractérise le mieux l'évolution des prix des matières premières.

Enfin, le rapport met en garde les décideurs politiques : avant toute tentative de mesure politique visant à résorber l'impact de la hausse des prix agricoles pour les pays émergents, il faut tout d'abord s'attacher à mieux connaître les facteurs qui altèrent les prix sur le long terme.

Marie-Aude Even, Fabienne Portet (CEP)

L'étude (42 p.)

11/08/2010

Avenir des biotechnologies

L'association des industries de la biotechnologie a tenu son congrès mondial sur les biotechnologies et la biotransformation à l'échelle industrielle à Washington, du 27 au 30 juin 2010. Selon les intervenants, les débouchés industriels pour les produits agricoles seraient amenés à s'étendre de façon significative car les procédés biotechnologiques sont enfin prêts à sortir des laboratoires pour prendre une dimension industrielle. De plus, de nombreuses entreprises seraient intéressées par les produits biotechnologiques : emballages bioplastiques pour Frito-Lay et Wal-Mart ; ingrédients biotechnologiques pour des produits de consommation courante pour Procter & Gamble ; biocarburants.

Le cabinet McKinsey estime que le marché pour les produits issus de la biotechnologie pourraient augmenter de 116 milliards d'euros en 2008 pour atteindre 450 milliards d'euros d'ici 2020.


Source : The Economist

Programme du congrès

Jo Cadilhon

Centre d'études et de prospective

12:33 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2010

Biomasse :potentiel à l'horizon 2020

Les résultats de deux études indiquent que la ressource forestière peut contribuer à hauteur de 4 Mtep à la production d’énergie aux conditions techniques et économiques actuelles du marché.

Selon ces études remises le 14 avril 2010 au ministre, les volumes supplémentaires mobilisables en forêt chaque année jusqu’en 2020, s’élèvent, pour le bois d’œuvre ou bois de construction, à 14 millions de m3, pour le bois d’industrie et bois d’énergie à 28 millions de m3, et pour le menu bois (cimes et petites branches), à 8 millions de m3. Ces quantités viendraient en plus du volume mobilisé chaque année actuellement, aux alentours de 36 millions de m3.

Si on tient compte des volumes auto consommés, on ne mobilise actuellement que 60 % du potentiel.

La première étude, « Évaluation des volumes de bois mobilisables à partir des données de l’IFN "nouvelle méthode" », a été réalisée par le Cemagref et l’Ifn. Elle tient compte des contraintes techniques de mobilisation du bois et ne concerne que le bois issu de la forêt.

La seconde, « Biomasse forestière, populicole et bocagère disponible pour l’énergie à l’horizon 2020 », a été réalisée pour le compte de l’ADEME par l’Inventaire Forestier National (IFN), avec l’Institut Technique Forêt Cellulose Bois Ameublement (FCBA) et l’association SOLAGRO. Elle aborde la ressource-bois sous un angle très large : forêt mais aussi « bois cultivé » (peupliers), bocage, arbre en ville, bois de taille de vigne et d’arbres fruitiers... Elle comporte un volet socio-économique sur la faisabilité.

Les deux études sont complémentaires et visent à évaluer en termes de quantité et de qualité les gisements en biomasse ligneuse disponibles en France à l’horizon 2020.

A l’occasion de la publication de ces études, le ministère met en place un Observatoire de la biomasse pour permettre une évaluation continue de la ressource.

11:13 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/04/2010

Durabilité des biocarburants

En décembre 2008, les dirigeants européens ont conclu un accord sur une nouvelle Directive énergie renouvelable, qui requiert de chaque Etat membre que 10% de ses besoin en carburants de transports proviennent de sources d'énergie renouvelables, notamment les biocarburants, l'hydrogène et l'électricité verte, d'ici 2020.

La directive établit également des critères de durabilité pour les biocarburants. Elle oblige les Etats membres à s'assurer qu'ils offrent au moins 35 % d'économies d'émission de carbone par rapport aux énergies fossiles. Ce chiffre devrait se monter à 50 % en 2017 et 60 % en 2018

Toutefois, des inquiétudes sont apparues selon lesquelles accroître la production de biocarburants résulterait en une déforestation massive et aurait un impact grave sur la sécurité alimentaire, car les cultures énergétiques remplaceraient les autres utilisations des terres (ce qu'on appelle le « changement indirect d'utilisation des sols »).

Un rapport, élaboré pour la Commission européenne par l'IFPRI, a conclu que le changement indirect d'utilisation des sols a un effet important sur la durabilité environnementale des biocarburants. Néanmoins, il affirme que les objectifs d'énergie renouvelable de l'UE actuels sont assez faibles pour assurer la durabilité environnementale des biocarburants.

Ce rapport est le premier d'une série de quatre études que la Commission a commandé sur le sujet.

Le rapport de l'IFPRI (125 p.)

09:59 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/04/2010

Bilan ACV des biocarburants

Une étude sur les analyses de cycle de vie des biocarburants de première génération vient d'être remise aux ministères du développement durable et de l'agriculture, à l'Ademe et à FranceAgriMer. Réalisée par BioIs sous l'égide d'un comité technique associant les professionnels des filières agricoles et industrielles ainsi que des associations environnementales, elle présente une situation contrastée selon les types de biocarburants.

Les biodiesels et les bioéthanols incorporés directement permettent de réduire fortement la consommation d'énergie non renouvelable par rapport aux carburants fossiles :

- entre 65 et 80% pour les biodiesels issus d'oléagineux,

- autour de 80% pour les biodiesels issus de déchets (huiles alimentaires usagées, graisses animales),

- entre 50 et 85% pour les éthanols incorporés directement dans l'essence,

- entre 30 et 55% pour les éthanols incorporés sous forme d'ETBE

 

Sur ces bases, l'utilisation actuelle de biocarburants en France permet de remplacer chaque année l'utilisation de 2 400 000 tep.

Concernant les émissions de gaz à effet de serre, les réductions sont de l'ordre de :

- entre 60 et moins de 80% pour les biodiesels issus d'oléagineux,

- autour de 90% pour les biodiesels issus de déchets

- entre 50% et légèrement plus de 70% pour les éthanols incorporés directement dans l'essence, -

- entre 25 et moins de 50% pour les éthanols incorporés sous forme d'ETBE.

 

ademebiocarb.jpg

 

L'étude souligne cependant l'impact des "changements d'affectations des sols" qui peut être discriminant. Ainsi, lorsque le développement de cultures utilisées pour la production de biocarburants aboutit, directement ou indirectement, à la disparition de prairies, de zones humides, ou de forêts primaires, le bilan de gaz à effet de serre des biocarburants peut s'avérer négatif. L'étude préconise des travaux complémentaires afin de définir la méthodologie adéquate.

Voir aussi l'étude de l'IFPRI sur l'impact des changements d'affectations des sols

12:31 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

31/03/2010

Biocarburants: perspectives à l'horizon 2020

FranceAgriMer a mis en place en place en 2009 un Comité "biocarburants et biomasse", composé d'experts de tous horizons et élargi à l'ensemble des filières concernées. Ce comité poursuit les travaux engagés par l'ex-Office national interprofessionnel des grandes cultures depuis 2006. Après avoir publié les conclusions du groupe de travail "concurrence alimentaire-non alimentaire" en novembre 2007, le comité "biomasse et biocarburants" avait livré son expertise sur les perspectives de développement des biocarburants de 1ère et 2ème générations, en septembre 2008.

Cette dernière étude est aujourd'hui affinée, avec quatre scénarios de développement testés.

Selon ces scénarios, quelles que soient les hypothèses de développement des biocarburants de seconde génération, les biocarburants de première génération seront nécessaires pour atteindre l'objectif d'incorporation de la directive EnR. Il existe un écart de maturité important entre les deux générations qui ne sera vraisemblablement pas comblé en 2020; par conséquent, celles-ci doivent être considérées dans une logique de continuité et non de rupture.

Le diaporama présenté par Jean-Luc Gurtler, animateur du Comité biomasse et biocarburants de FranceAgriMer et chef de l'unité "analyses transversales" de la Direction "Marchés, études et prospective", à l'occasion de la conférence organisée par FranceAgriMer le 4 mars 2010.

 

11:10 Publié dans 1. Prospective, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/03/2010

Ambitions brésiliennes en biocarburants

Allan Kardec Duailibe, directeur de l'Agence nationale du pétrole du Brésil, a indiqué lors d'une conférence à l'ambassade du Brésil en France le 10 mars 2010, que le pays comptait multiplier sa production de bioélectricité par 7 d'ici 2020. Celle-ci passerait de 1 800 mégawatts en 2009 à 13200 en 2020.

L'essentiel de la bioélectricité produite au Brésil étant un co-produit de la production d'éthanol, sa production montera donc en puissance au même rythme que cette dernière, le pays poursuivant l'expansion de ce secteur. Celui-ci s'internationalise également de plus en plus, comme en témoigne l'implantation de Shell comme distributeur du bio-éthanol de Cosan, ou la création de Tereos Internacional par Tereos (Béghin-Say, La Perruche), deuxième sucrier européen.

Les exportations brésiliennes de biocarburants, notamment vers l'Union européenne, sont donc susceptibles d'augmenter fortement. Selon une étude menée par le Global Biofuels Center (GBC), elles devraient en effet doubler d'ici 2015.

Source : Agra Presse n°3243, 15/03/2010

 

11:50 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/02/2010

Potentiel des biocarburants de 2e génération

La deuxième génération de biocarburants produits à partir de déchets agricoles et forestiers peut jouer un rôle crucial dans le domaine du transport, et cela sans concurrencer la production alimentaire, assure l'Agence Internationale de l'Energie dans une étude intitulée
Sustainable Production of Second-Generation Biofuels - Potential and Perspectives in Major Economies and Developing Countries.

L'étude se focalise en particulier sur les opportunités et risques des biocarburants de deuxième génération pour les pays émergents et en développement. Le potentiel à l'horizon 2030 est considérable, mais il ne faut pas répéter les erreurs faites avec la première génération, préviennent les auteurs.

Deux options possibles ont été retenues pour estimer ce potentiel : une utilisation de 10% ou de 25% des résidus agricoles et forestiers, dont les quantités ont été estimées à partir des chiffres de la FAO.

Dans l'option 10%, les biocarburants de deuxième génération pourrait couvrir entre 4% et 6% de la demande actuelle de carburants pour le transport ; dans celle à 25%, cette part pourrait atteindre 15% - à la condition toutefois qu'une infrastructure de distribution et qu'une flotte de véhicules adaptés soit disponible.

 

AIE biocarb 2nd generation.jpg

 

Les deux tiers du potentiel sont situés dans des pays en développement en Asie, Amérique latine et Afrique. Cependant, il s'agit d'un potentiel théorique, et les auteurs précisent que des études de faisabilité économique de la collecte et de la transformation des résidus agricoles et forestiers doivent encore être réalisées.

L'étude

 

13:49 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : biocarburants |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/02/2010

Eau et biocarburants à l'horizon 2030

Dans cette étude, quatre scénarios contrastés de développement des biocarburants de première ou de deuxième génération à l'horizon 2030 servent à évaluer les pressions induites sur la ressource en eau. L'analyse se place à l'échelle de bassins hydrographiques dans deux bassins considérés, ceux des agences de l'eau Seine-Normandie et Adour-Garonne. Les scénarios sont définis par un niveau de production allant de 5 à 20 Mtep. Dans les paramètres des scénarios, les surfaces mobilisées, actuellement utilisées pour des productions à vocation non alimentaire pour l'Europe, s'étendent de 1,67 Mha à 6,9 Mha (soit ¼ de la SAU).

 

biocarb&eau.jpg

Plusieurs systèmes de cultures sont considérés : tendanciel, productif, priorité à l'environnement. Les impacts quantitatifs et qualitatifs sur l'état du milieu sont établis sur la base d'indicateurs de prélèvement, de nitrates et de pesticides, en comparaison à l'année de référence 2006. Par rapport à cette année, deux scénarios de tendanciel sur les biocarburants première génération ne permettent pas une amélioration du milieu ; deux scénarios sur les biocaburants deuxième génération premettent d'améliorer les pressions en particulier sur la qualité de l'eau en nitrates et pesticides. Un des scénarios deuxième génération est volontairement environnemental et améliorant pour le milieu.

Le compte-rendu par Thuriane Mahé (3 p.)

Le cahier du CLIP (102 p.)

 

15:05 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

Biomasse du futur


biomasse.gif

L'atelier de réflexion prospective (ARP) VegA « Quels végétaux pour la biomasse du futur ? » financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), a rendu ses conclusions après deux années de travaux.

Pour ces experts, issus des agences de recherche publiques (Inra, CNRS, CEA...) mais aussi des instituts techniques agricoles et du secteur privé, l'essor des bioproduits dans les années à venir tiendra au développement de plantes adaptées.

Les espèces déjà cultivées comme le maïs, les oléagineux (colza, tournesol...) ou les ligneux (peuplier, pin...) restent les meilleures cibles pour développer la production de biomasse. Le potentiel d'espèces sauvages comme le miscanthus ou les micro-algues marines doit encore être confirmé.

Selon des scenarii prospectifs de l'Inra, il faudra mobiliser d'ici quelques dizaines d'années entre 270 millions et 1 milliard d'hectares dans le monde pour la production de carbone renouvelable (biocarburants, bioplastiques...).

Pour Agnès Kammoun, chef de projet ARP VegA à l'Inra, « il faut donc s'attendre à des tensions très fortes sur les surfaces agricoles ».

Les orientations qui sont sorties de ces deux années de travaux devraient servir à lancer des appels à projet pour les années à venir.

La journée de présentation des résultats

PPT de présentation de l'étude prospective

 

 

11:31 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/06/2009

Bioéconomie à l'horizon 2030

La bioéconomie se réfère à un ensemble d’activités économiques liées à l’innovation, au développement, à la production et à l’utilisation de produits et de procédés biologiques. Les progrès dans le domaine de la bioéconomie peuvent contribuer à améliorer la santé, les rendements agricoles, les processus industriels et la protection de l’environnement.

L'ouvrage s'ouvre par une approche factuelle de la technologie, qui met l'accent sur les applications des biotechnologies dans la fabrication de matières premières, dans le domaine de la santé et dans l'industrie.

bioeconomy.jpg

L'ouvrage décrit l'état actuel des biotechnologies et, en s'appuyant sur l'étude quantitative des données privées et publiques concernant les innovations en cours et les dépenses de recherche et développement, il établit une analyse perspective des évolutions possibles dans le domaine des biotechnologies d'ici 2015.

Sous un angle institutionnel, l'étude s'intéresse aux rôles que jouent le financement de la recherche et développement, les ressources humaines, la propriété intellectuelle et la réglementation dans la mise en place d'une bioéconomie.

Elle se penche également sur les évolutions futures susceptibles d'influer sur les nouveaux modèles économiques. Des scénarios fictifs à l'horizon 2030 visent à encourager une réflexion sur la façon dont les divers choix de politiques et les avancées technologiques interagissent dans la transition vers une bioéconomie.

Enfin, l'ouvrage passe en revue les différentes options politiques qui permettraient de tirer parti des avantages sociaux, environnementaux et économiques d'une bioéconomie.

 

Résumé détaillé


15:16 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2009

Les Etats-Unis veulent mettre des normes sur les biocarburants

Dans son plan sur les biocarburants annoncé le 5 mai 2009, l'administration Obama évoque pour la première fois des normes de réduction de GES que les producteurs devront respecter pour pouvoir toucher les subventions prévues. L'EPA mènera des analyses du cycle de vie des différents carburants

La Californie a adopté le 23 avril dernier une approche similaire avec le "Low Carbon Fuel Standard", nouveau règlement visant à réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre, ou green-house gaz) provenant des carburants de 10% d'ici 2020.

Ce texte prévoit en effet la mise en place d'un "bilan carbone" détaillé pour chaque type de carburant, comprenant non seulement les gaz échappés des véhicules mais aussi l'intégralité du cycle de vie du combustible, de sa production à sa consommation. Les nouveaux standards s'appliquent à tous les acteurs pétroliers : fournisseurs, raffineurs, importateurs et mélangeurs ainsi qu'à la filière des biocarburants, celle-ci devant comptabiliser les émissions de carbone de la semence des cultures jusqu'à la consommation de biocarburants.

L'industrie productrice d'éthanol est préoccupée par ces nouvelles normes, qui prendraient effet dès 2011, et qui risqueraient de paralyser la demande en biocarburants. En effet, pour les agro-carburants, l'intensité carbone devra tenir compte de l'impact de la déforestation des terres ou du remplacement des cultures de maïs autrefois destinées à l'agriculture et qui sont aujourd'hui consacrées à la production de carburants. Ce texte pourrait alors nuire à l'industrie des agro carburants, le bilan carbone de l'ensemble du cycle de vie de l'éthanol à base de maïs ayant souvent été controversé.


 

11:24 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/05/2009

Les Amis de la Terre critiques sur les agrocarburants

Une nouvelle étude, publiée par Les Amis de la Terre Royaume-Uni et réalisée par un cabinet indépendant, critique le bilan des agrocarburants.
Alors que le gouvernement anglais affirme que les agrocarburants devraient éviter l'émission de 2,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre, l'étude conclut au contraire qu'ils auraient émis 1,3 million de tonnes de plus depuis l'entrée en vigueur de l'obligation d'incorporation au Royaume-Uni. Une différence qui résulte en fait de la prise en compte du changement d'affectation des sols. En effet, au Royaume-Uni les agrocarburants sont principalement issus du soja en provenance du Brésil, d'Argentine et des États-Unis. Cela nécessite la culture de nouvelles terres prises sur les exploitations agricoles existantes ou sur des écosystèmes naturels (forêts tropicales, forêts sèches, tourbières, etc.) qui stockaient d'énormes quantités de carbone. Leur transformation en champs d'agrocarburants libérerait le carbone stocké dans la biomasse ou dans le sol.

Une étude gouvernementale majeure, la Gallagher review, avait déjà identifié cet impact majeur des agrocarburants, pouvant rendre leur bilan climatique négatif. Mais le changement d’affectation des sols n’est toujours pas pris en compte dans les statistiques officielles.

Note méthodologique et résultats

11:01 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Climat | Lien permanent | Tags : uk, ong |  Imprimer | | | | |  Facebook