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26/05/2011

Développement de la biomasse en Slovaquie

Afin de respecter l'objectif de 20% d'énergie renouvelable dans la consommation finale d'énergie de l'Union européenne, la Slovaquie s'est donnée un objectif de 14% au niveau national. Pour ce faire, le gouvernement a entre autres prévu de développer la filière de la biomasse. Une étude réalisée par la société LESY SR et remise au gouvernement récemment, fait le point sur les possibilités de mise en place de cultures énergétiques sur des terrains forestiers, en fonction de la nature des sols, des caractéristiques des espèces d'arbres, et de la réglementation concernant la protection de l'environnement.

Selon cette étude, il serait possible de créer 30.000 ha de culture énergétique sur les zones forestières d'ici à 2020. Selon la nature des sols disponibles, les auteurs du rapport estiment qu'il est possible de planter de 4.000 à 15.000 ha d'acacia avec une période de rotation comprise entre 20 et 50 ans, 6500 ha de peupliers domestiques et de saules avec une période de rotation de 20-40 ans, 4000 ha de peupliers avec une période de rotation de 15-25 ans, et 6.000 ha de peupliers trembles. En faisant l'hypothèse d'une période de rotation de 15 ans en moyenne, les rendements obtenus sur des terrains de fertilité moyenne seraient compris entre 150 t/ha et 225 t/ha suivant les espèces. Même si le rendement de la production dépend essentiellement de la préparation des sols et du climat, les auteurs du rapport évaluent la production annuelle à 250.000 m3 de biomasse, composée à 70% de copeaux de bois et à 30% de fibres. Une telle mise en oeuvre de plantation pourrait créer 350 emplois fixes et 250 emplois saisonniers pour chaque 1000 ha d'exploitation.

Avec une forêt et des terres agricoles recouvrant respectivement 40% et 50% de son territoire, l'énergie tirée de la biomasse (produit de l'agriculture et de l'exploitation forestière et de la transformation du bois) représente l'un des plus grands potentiels de développement des énergies renouvelables en Slovaquie. D'après les estimations du ministère, cette source d'énergie pourrait même représenter 50% de la consommation d'énergie globale en 2050.

Source : ADIT, BE Slovaquie 20, 24 mai 2011

05/05/2011

Les biocarburants représenteraient 27% des besoins mondiaux en 2050, selon l'AIE

 

Les biocarburants pourraient assurer 27% des besoins mondiaux en carburants pour les transports à l'horizon 2050 (contre 2% aujourd’hui), jouant un rôle important dans la réduction des émissions de CO2 et améliorant la sécurité énergétique des pays, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La production pourrait passer de 55 millions de tonnes équivent pétrole (Mtep) à 750 Mtep en 2050. Les biocarburants seront utilisés dans l'aviation, la marine et tous les transports.

Les biocarburants actuels doivent améliorer leur efficacité énergétique, estime l'AIE, et ceux de seconde génération (à partir de déchets, de paille et de bois) devraient arriver sur le marché dans les 10 prochaines années.

Toutefois, d'importants investissements sont nécessaires pour cela, que l'AIE chiffre entre 11 000 et 13 000 milliards de dollars sur les 40 prochaines années, ce qui n'augmenterait que de 1% le coût des carburants tout en engendrant des réduction de coûts encore plus importantes.

Cette Technology Roadmap a été élaborée en concertation avec des représentants de l'industrie, des gouvernements, des universités et des organisations non gouvernementales. Elle présente un état des lieux des technologies actuelles et des dernières recherches et propose un calendrier de l'expansion des biocarburants entre 2011 et 2050 :

roadmap biocarburants.jpg


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14/04/2011

Bio-kérosène

 La compagnie roumaine de transport aérien TAROM et la société Airbus, avec un consortium de partenaires, ont mis en place les bases de l'un des premiers projets européens pour la production et la transformation de bio-kérosène.

Le projet basé en Roumanie vise à fournir des biocarburants extraits de la cameline, plante utilisée actuellement dans l'industrie pour ses graines à forte teneur en huile. Elle représente une alternative renouvelable et durable au carburant traditionnel utilisé dans l’aviation.

Les études de faisabilité en termes de potentiel de développement pour l'agriculture, et de technologies spécifiques pour l'industrie aéronautique, sont en cours. La cameline est la matière de base choisie en raison de son potentiel énergétique, ses qualités en termes de rotation de cultures, son potentiel en termes de réduction de gaz à effet de serre et ses faibles exigences hydriques.

C’est une plante autochtone en Roumanie qui peut être plantée et récoltée dans le cadre des exploitations agricoles familiales. Le consortium travaille avec l'Université de Sciences agronomiques de Bucarest ainsi qu’avec le Centre de médecine vétérinaire et de biotechnologie (BIOTEHGEN).

Le bio-kérosène est dans la dernière étape d'approbation par l'International Association for Testing Materials (ASTM) aux États-Unis pour être mélangé jusqu'à 50 % avec du carburéacteur normal pour une utilisation dans les vols commerciaux.

Source : Sillons d'Europe n°131, 31 mars 2011

 

16:10 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/03/2011

Le Brésil importe de l’éthanol américain

Le Brésil a importé récemment 80 millions de litres d’éthanol anhydre (à incorporer dans l’essence) en provenance des Etats-Unis. Si la quantité est négligeable (la consommation brésilienne est de l’ordre de 22 milliards de litres), cette opération est symbolique dans la mesure où elle constitue la première importation depuis 1994, dans un pays qui veut devenir le fournisseur d’éthanol de la planète et qui demande dans les enceintes bilatérales et multilatérales l’ouverture des marchés de biocarburants. Certains spécialistes estiment que d’autres importations pourraient avoir lieu prochainement, en raison de la difficulté pour approvisionner le marché intérieur avant que la récolte n’atteigne le plein régime, de la compétitivité prix de l’éthanol américain et parce que la production de sucre reste plus attractive pour les producteurs brésiliens compte tenu des prix mondiaux.

Cette situation n’empêche pas les producteurs et de nombreux analystes d’afficher des objectifs d’exportation très ambitieux à moyen terme et de continuer à voir l’ouverture du marché américain comme un objectif prioritaire. Il est vrai également que le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Approvisionnement prévoit une multiplication par 2,5 de la production d’ici 2020, et que les investissements des poids-lourds se multiplient, avec des projets d’expansion de grande ampleur des éthanoliers traditionnels comme des pétroliers nationaux et internationaux.

 

Jean-Guillaume BRETENOUX

Conseiller agricole au Service Economique Régional de Brasilia

10:39 Publié dans 4. Politiques publiques, 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : brésil, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/02/2011

Panorama sur les systèmes agricoles combinant production d'alimentation et d'énergie

Ce Panorama de la FAO sur les systèmes agricoles combinant production d'alimentation et d'énergie (IFES : Integrated Food Energy Systems) rassemble les retours d'expérience et les résultats des principales recherches menés dans différents pays sur ces systèmes innovants. Les auteurs présentent ces systèmes comme des réponses adaptées aux défis de l' "agriculture intelligente face au climat" récemment prônée par la FAO (voir cette note), tant pour les pays en développement que pour les pays développés.

Deux types de systèmes sont décrits : dans IFES1, la production intégrée est pensée à l'échelle d'une parcelle de cultures végétales (rotations diversifiées, agroforesterie). Les systèmes IFES2 sont plus complexes et fonctionnent davantage à l'échelle agro-industrielle car ils nécessitent des investissements matériels importants ; les complémentarités reposent sur les échanges et le recyclage des co-produits entre élevages, pisciculture et plantes. Dans tous les cas, la production d'énergie renouvelable repose sur des technologies de 2ème génération. Les auteurs insistent sur le fait que ces systèmes sont à adapter aux contextes locaux. Notamment, l'utilisation des résidus de cultures pour la production d'énergie n'est possible que si les résidus sont disponibles en excédents. Dans certains cas, il convient de les réserver pour l'alimentation animale ou pour améliorer la fertilité des sols.

Le déploiement de tels systèmes requière la mise en place de structures adaptées pour partager les coûts et la charge de travail induits. Le rapport préconise des organisations collectives par lesquelles les agriculteurs se concentrent sur les tâches agricoles et les activités de production d'énergie sont prises en charge par d'autres acteurs. De plus, la configuration de ces organisations doit impliquer les agriculteurs dans les systèmes de développement et d'accompagnement technique. En effet, les auteurs soulignent que l'intégration verticale des services d'accompagnement ne convient pas à la complexité des systèmes IFES.

Le déploiement de systèmes IFES nécessite des politiques tant agricoles qu'énergétiques. Le rapport souligne certaines défaillances des politiques agricoles et de R&D actuelles pour soutenir ces systèmes : priorité donnée aux commodités et manque de soutiens aux systèmes bas carbone et gérés de manière écosystémique, subventions aux fertilisants chimiques, etc. En termes de politiques énergétiques, le rapport cite deux principaux outils (tarifs d'achat et subventions) en précisant que leur efficacité dépend des contextes locaux (concentrations des acteurs, accès aux capitaux, etc.) et que leur mise en œuvre doit être définie en fonction de ces contextes. Dans tous les cas, ces soutiens doivent faire l'objet de prise en charge publique et assurer des soutiens stables et de long terme.

Fabienne Portet, CEP (Centre d'études et de prospective)

12:00 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/01/2011

Les carburants alternatifs à l'horizon 2050

Le groupe d'experts sur les carburants du futur pour les transports a présenté un rapport à la Commission européenne dans lequel il indique que les carburants alternatifs disposent du potentiel nécessaire pour remplacer progressivement les sources d'énergie fossiles et rendre le transport durable d'ici à 2050.

Le groupe a élaboré une stratégie globale couvrant l'ensemble du secteur des transports. Il serait possible de répondre à la demande escomptée de tous les modes de transport par une combinaison d'électricité (batteries et hydrogène/piles à combustible) et de biocarburants comme solutions principales, complétées par des carburants de synthèse (issus de sources renouvelables dans une proportion croissante) comme solution intermédiaire, de méthane (gaz naturel et biométhane) comme carburant complémentaire et de GPL comme carburant d'appoint.

Concernant les biocarburants, les experts estiment que leur utilisation est limitée du fait de la disponibilité des matières premières, de la nécessité de maintenir une production alimentaire suffisante et la disponibilité des sols et de l'eau. Les biocarburants issus des déchets et résidus ont également, selon eux, une production limitée liée à la disponibilité de ces matériaux.

Il faudrait donc, dans les années à venir, améliorer le potentiel des matières premières ainsi que les processus de production. Il faudrait également harmoniser les mesures européennes en matière de biocarburants afin d'en assurer la durabilité.

Le rapport présenté sera pris en compte dans l'"initiative stratégique pour des systèmes de transport propres" qui sera lancée cette année par la Commission européenne.

16:27 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/01/2011

Coproduits des biocarburants en France : perspectives et conséquences

Le développement de la production de biocarburants se traduit par un afflux de coproduits qui sont des matières premières valorisables par la nutrition animale. Ces nouvelles disponibilités vont jouer sur les équilibres de marchés et vont notamment peser sur le prix des matières premières riches en fibres comme les sons, selon une nouvelle étude de FranceAgriMer (ou page des publications).

À partir d'un scénario de référence, des hypothèses ont été ajoutées afin de faire une projection à 2012. Plusieurs contextes de marché ont été testés présentant des niveaux de prix de l’énergie et de la protéine différents avec des rapports prix tourteaux de soja/blé particulièrement différenciés.

Dans le scénario (E-P++) (coût de l’énergie faible et coût de la protéine élevé), la valorisation des coproduits des biocarburants entraîne une réduction des utilisations des céréales (orge et blé) mais une progression du maïs. Par ailleurs, les tourteaux de colza et drêches issus des biocarburants se substituent partiellement aux tourteaux de soja et induisent une réduction des importations. Le déficit chronique de la balance commerciale du tourteau de soja français pourrait s’en trouver réduit considérablement (jusqu’à - 25 % du déficit de la campagne 2009/10).

Selon FAM, le développement des surfaces destinées aux biocarburants ne se traduit pas par une réduction équivalente des surfaces destinées aux productions alimentaires. Les coproduits des biocarburants – drêches et tourteaux – représentent donc des sources énergétiques et protéiques de choix pour l’alimentation animale.

14:02 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/12/2010

Stratégie allemande de recherche sur la bio-économie d'ici à 2030

Le 10 novembre 2010 a été présenté à Berlin la stratégie nationale allemande de recherche sur la bio-économie d'ici à 2030, la "Nationale Forschungsstrategie BioOkonomie 2030", qui pour la première fois regroupe quatre ministères. La biotechnologie est à l'honneur dans ce programme interministériel dont la première mesure concrète sera une initiative de 100 millions d'euros dans les biotechnologies industrielles.

La somme totale allouée à la bio-économie, comprend des financements du Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF), du Ministère fédéral de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection du consommateur (BMELV), du Ministère fédéral de l'environnement (BMU) et du Ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ) ainsi que des organismes de recherche appartenant aux sociétés Max Planck (MPG) et Fraunhofer (FhG) et aux communautés Leibniz (WGL) et Helmholtz (HGF).

A l'aide de cette stratégie nationale de recherche sur la bio-économie, le Gouvernement fédéral veut poser les jalons d'un développement vers une économie plus durable axée sur les sciences du vivant et plus orientée sur le cycle de vie naturel des matériaux. Pour cela, le gouvernement fédéral a identifié cinq domaines d'action. Ses objectifs seront de garantir l'alimentation mondiale, de développer les chaînes de valorisation pour des procédés et des produits biologiques plus efficaces, de renforcer la production agricole durable, de produire une source d'énergie basée sur la biomasse et de progresser dans l'usage industriel des matières premières renouvelables.

Source : ADIT

01/12/2010

Première usine de "plastique vert" au Brésil

La première usine de plastique sans pétrole a été inaugurée à Triunfo au Brésil. Le polyéthylène «vert» est obtenu à partir d’un composant obtenu lors de la distillation de la canne à sucre pour produire de l’alcool-carburant. Ce plastique a les mêmes caractéristiques que celui obtenu à partir de dérivés de pétrole et peut être utilisé sans adaptation particulière.
Sa production, à partir de matières premières 100% renouvelables, est économe en émissions de CO2, puisque la canne à sucre, en poussant, absorbe ce qui est émis lors de la fabrication.  En revanche, il n'est pas biodégradable, sa destruction pouvant s'étaler sur des siècles.

braskem.jpg


Braskem a investi  500 millions de dollars dans sa fabrique de Triunfo pour implanter cette ligne de production. La capacité est de 200 000 tonnes par an. La première année de production a été commercialisée avant même l'achèvement de l'usine.

4 pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique viennent de signer un accord avec cette entreprise afin d’utiliser cette technologie, ils vont de plus importer de l’éthanol brésilien pour produire leur propre plastique « vert ». Le président du groupe Braskem estime que dans 20 à 25 ans le "plastique vert" aura totalement remplacé le plastique traditionnel.

15:30 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/10/2010

Triplement prévu de la production brésilienne d'éthanol

Selon une étude réalisée pour le compte du Ministère des Mines et de l´Energie (MME) brésilien, la production brésilienne d´éthanol devrait presque tripler d’ici 2019, pour atteindre les 64 milliards de litres. Une seconde étude prospective jusqu’en 2030 devra permettre ensuite d´établir une stratégie d´expansion de l´offre en énergie durable par le gouvernement.

Le directeur du Département des biocarburants renouvelables du MME estime qu’environ 5 milliards de dollars USD devrait être investis dans le secteur éthanol au cours des cinq prochaines années, entre la production, la distribution etla recherche. Les pétroliers qui sont récemment entrés de plain-pied dans la production au Brésil (notamment Petrobras en partenariat avec Tereos, Shell en partenariat avec l’éthanolier brésilien Cosan et BP) seraient les principaux responsables de ces investissements.

Tout en annonçant ces grandes perspectives de production, le Brésil ne néglige pas son image sociale et environnementale. Deux usines productrices de sucre et d´éthanol viennent d’obtenir un label vert («selo verde»), décerné par le réseau brésilien de l´Agriculture Durable (affilié à l’ONG Rainforest Alliance), label qui atteste des bonnes pratiques environnementales et sociales sur les parcelles de canne-à-sucre exploitées par les entreprises.

Source : Le B de BRIC, Service économique Brésil, DG Trésor

16:47 Publié dans 3. Prévision, Biomasse/Biocarburants, Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/09/2010

Les déchets agricoles, source potentielle d'énergie

Récolter les résidus issus de l’agriculture qui sont habituellement laissés dans les champs, et les transformer en une nouvelle génération de biocarburants pourrait générer jusqu’à 31 milliards d’euros par an et créer jusqu’à un million d’emplois en Europe d’ici 2020, selon une étude publiée par Bloomberg New Energy Finance.

L’étude, soutenue par le géant biotechnologique danois Novozymes, estime que les 27 Etats membres auront entre 250 et 300 millions de tonnes de résidus agricoles disponibles annuellement d’ici 2020, à convertir en bio-produits. Le plus grand potentiel d'approvisionnement de biomasse se trouve en France et en Allemagne, là où se trouvent les grandes centrales électriques.

La paille de blé, les résidus de betterave à sucre, la paille d'orge seront les principaux contributeurs agricoles au potentiel de biomasse de l'UE. L'agriculture fournirait 80% de ces résidus, complétés par l'exploitation des forêts et les déchets solides municipaux.

 Si la plupart des résidus étaient rassemblés plutôt que d'être laissés à pourrir dans les champs, ils pourraient produire entre 75 et 90 milliards de litres pour la prochaine génération d'éthanol, estime Bloomberg, qui suppose que seulement 25 % de la biomasse est actuellement récupérée.

 L’étude appelle l’UE à mettre en oeuvre un plan ambitieux à l’échelle européenne pour les biocarburants de la prochaine génération, des incitations à la collecte des résidus agricoles, ainsi que des allégements fiscaux pour les investissements.

16:07 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/09/2010

Biocarburants pour les transports en Europe

Selon le dernier baromètre réalisé par EurObserv'ER, durant l’année 2009, la consommation de biocarburants dédiés aux transports de l’Union européenne a atteint 12 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Ce résultat marque une diminution du rythme de croissance de la filière, + 18,7 % seulement entre 2008 et 2009, qui n’ajoute que 1,9 Mtep à la consommation de 2009 par rapport à celle de 2008. Le taux d’incorporation des biocarburants dans le contenu énergétique de l’ensemble des carburants utilisés dans les transports de l’UE ne devrait pas dépasser les 4% en 2009. On est encore loin de l’objectif de 5,75% en 2010 de la directive européenne sur les biocarburants de 2003, qui nécessiterait une consommation de biocarburants de l’ordre de 18 Mtep.

biocarb.jpg

La répartition de la consommation européenne des biocarburants dédiés aux transports reste largement à l'avantage de la consommation de biodiesel qui représente, en contenu énergétique, 79,5% du total, contre 19,3% de bioéthanol. La part de l'huile végétale carburant tend à se marginaliser (0,9 %) et celle du biogaz carburant reste pour l'instant spécifique à un seul pays, la Suède (0,3 %).

10:15 Publié dans Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/09/2010

Les cours des matières premières agricoles seraient de plus en plus liés aux prix de l'énergie et à la spéculation

Une étude de la Banque Mondiale revient sur les raisons de la hausse des prix des matières premières qui a abouti au pic des prix agricoles en 2006-08. Elle relativise tout d'abord l'importance de deux facteurs qui ont souvent été mis en avant ; biocarburants et demande des pays émergents. A l'inverse, trois facteurs sont mis en avant : le prix du pétrole, la spéculation et l'intégration des marchés agricoles.

Selon l'étude, l'augmentation de la demande des pays émergent n'aurait pas eu d'effet significatif. L'impact de l'essor des biocarburants serait moindre qu'initialement pressenti. Les auteurs soulignent par contre l'importance de l'influence des prix des énergies fossiles sur la formation des prix agricoles internationaux. Cette influence a été forte sur toute la deuxième moitié du XXè siècle, et elle a cru lors de la dernière crise. L'étude insiste aussi sur la forte intégration des différents marchés des matières premières : ainsi la hausse des prix du pétrole s'est d'abord répercutée sur les prix du maïs (sollicité pour la production d'éthanol), puis sur celui du blé. Enfin, l'étude insiste sur le rôle de la spéculation liée à la financiarisation croissante des marchés agricoles et du marché de l'énergie. Ainsi, il semble que la formation des prix agricole soit de plus en plus déconnectée de l'évolution de l'offre et de la demande agricole.

Le rapport conclue sur la forte incertitude qui pèse sur l'évolution des prix futurs. En effet, il est impossible actuellement de tracer de réelles tendances de prix, la volatilité est ce qui caractérise le mieux l'évolution des prix des matières premières.

Enfin, le rapport met en garde les décideurs politiques : avant toute tentative de mesure politique visant à résorber l'impact de la hausse des prix agricoles pour les pays émergents, il faut tout d'abord s'attacher à mieux connaître les facteurs qui altèrent les prix sur le long terme.

Marie-Aude Even, Fabienne Portet (CEP)

L'étude (42 p.)

11/08/2010

Avenir des biotechnologies

L'association des industries de la biotechnologie a tenu son congrès mondial sur les biotechnologies et la biotransformation à l'échelle industrielle à Washington, du 27 au 30 juin 2010. Selon les intervenants, les débouchés industriels pour les produits agricoles seraient amenés à s'étendre de façon significative car les procédés biotechnologiques sont enfin prêts à sortir des laboratoires pour prendre une dimension industrielle. De plus, de nombreuses entreprises seraient intéressées par les produits biotechnologiques : emballages bioplastiques pour Frito-Lay et Wal-Mart ; ingrédients biotechnologiques pour des produits de consommation courante pour Procter & Gamble ; biocarburants.

Le cabinet McKinsey estime que le marché pour les produits issus de la biotechnologie pourraient augmenter de 116 milliards d'euros en 2008 pour atteindre 450 milliards d'euros d'ici 2020.


Source : The Economist

Programme du congrès

Jo Cadilhon

Centre d'études et de prospective

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01/07/2010

Biomasse :potentiel à l'horizon 2020

Les résultats de deux études indiquent que la ressource forestière peut contribuer à hauteur de 4 Mtep à la production d’énergie aux conditions techniques et économiques actuelles du marché.

Selon ces études remises le 14 avril 2010 au ministre, les volumes supplémentaires mobilisables en forêt chaque année jusqu’en 2020, s’élèvent, pour le bois d’œuvre ou bois de construction, à 14 millions de m3, pour le bois d’industrie et bois d’énergie à 28 millions de m3, et pour le menu bois (cimes et petites branches), à 8 millions de m3. Ces quantités viendraient en plus du volume mobilisé chaque année actuellement, aux alentours de 36 millions de m3.

Si on tient compte des volumes auto consommés, on ne mobilise actuellement que 60 % du potentiel.

La première étude, « Évaluation des volumes de bois mobilisables à partir des données de l’IFN "nouvelle méthode" », a été réalisée par le Cemagref et l’Ifn. Elle tient compte des contraintes techniques de mobilisation du bois et ne concerne que le bois issu de la forêt.

La seconde, « Biomasse forestière, populicole et bocagère disponible pour l’énergie à l’horizon 2020 », a été réalisée pour le compte de l’ADEME par l’Inventaire Forestier National (IFN), avec l’Institut Technique Forêt Cellulose Bois Ameublement (FCBA) et l’association SOLAGRO. Elle aborde la ressource-bois sous un angle très large : forêt mais aussi « bois cultivé » (peupliers), bocage, arbre en ville, bois de taille de vigne et d’arbres fruitiers... Elle comporte un volet socio-économique sur la faisabilité.

Les deux études sont complémentaires et visent à évaluer en termes de quantité et de qualité les gisements en biomasse ligneuse disponibles en France à l’horizon 2020.

A l’occasion de la publication de ces études, le ministère met en place un Observatoire de la biomasse pour permettre une évaluation continue de la ressource.

11:13 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook