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05/02/2010

Eau et biocarburants à l'horizon 2030

Dans cette étude, quatre scénarios contrastés de développement des biocarburants de première ou de deuxième génération à l'horizon 2030 servent à évaluer les pressions induites sur la ressource en eau. L'analyse se place à l'échelle de bassins hydrographiques dans deux bassins considérés, ceux des agences de l'eau Seine-Normandie et Adour-Garonne. Les scénarios sont définis par un niveau de production allant de 5 à 20 Mtep. Dans les paramètres des scénarios, les surfaces mobilisées, actuellement utilisées pour des productions à vocation non alimentaire pour l'Europe, s'étendent de 1,67 Mha à 6,9 Mha (soit ¼ de la SAU).

 

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Plusieurs systèmes de cultures sont considérés : tendanciel, productif, priorité à l'environnement. Les impacts quantitatifs et qualitatifs sur l'état du milieu sont établis sur la base d'indicateurs de prélèvement, de nitrates et de pesticides, en comparaison à l'année de référence 2006. Par rapport à cette année, deux scénarios de tendanciel sur les biocarburants première génération ne permettent pas une amélioration du milieu ; deux scénarios sur les biocaburants deuxième génération premettent d'améliorer les pressions en particulier sur la qualité de l'eau en nitrates et pesticides. Un des scénarios deuxième génération est volontairement environnemental et améliorant pour le milieu.

Le compte-rendu par Thuriane Mahé (3 p.)

Le cahier du CLIP (102 p.)

 

15:05 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/09/2009

L'eau, talon d'Achille de l'agriculture asiatique

Selon une nouvelle étude de l'Institut International de Gestion de l'Eau (IWMI), sans des réformes majeures sur la façon dont l'eau est utilisée pour l'agriculture, de nombreux pays asiatiques se trouveront face à la perspective politiquement risquée d'avoir à importer plus d'un quart du riz, du blé et du maïs dont ils auront besoin d'ici 2050.

Pour répondre à la croissance de la demande en céréales d'ici 2050, les projections de l'IWMI montrent en effet que, avec les tendances actuelles de croissance des rendements, il faudrait accroître de 30% la quantité de terres agricoles irriguées en Asie du Sud et de 47% en Asie de l'Est. Sans gains de productivité par rapport à l'eau utilisée, l'Asie du Sud aurait besoin de 57% d'eau en plus pour l'agriculture irriguée et l'Asie de l'Est 70% en plus. En tenant compte de la rareté actuelle de terres et d'eau, et du besoin grandissant en eau dans les villes, un tel scénario est intenable.

Les chercheurs de l'IWMI ont utilisé un modèle informatique appelé WATERSIM, qui aide à examiner les compromis difficiles entre sécurité alimentaire et protection de l'environnement, en particulier sur le plan des ressources en eau.

L'étude de l'IWMI, réalisée avec le financement de la Banque de Développement Asiatique (ADB), dégage trois options pour répondre aux besoins alimentaires de la population asiatique, qui augmentera de 2,5 milliards de personnes dans les 40 années à venir. La première est l'importation d'importantes quantités de céréales d'autres régions ; la deuxième est d'améliorer et d'étendre l'agriculture arrosée par la pluie ; et la troisième de se focaliser sur des terres agricoles irriguées.

Les projections présentées par le rapport de l'IWMI ne prennent pas en compte le changement climatique, qui devrait probablement rendre plus erratiques les précipitations et augmenter les contraintes sur des systèmes d'irrigation qui ont déjà atteint leurs limites. En conséquence, les constatations pessimistes de l'étude pourraient finalement se révéler trop optimistes.

 

17:41 Publié dans Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook