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24/01/2012

Projet pilote de réserve régionale alimentaire et humanitaire d'urgence en Afrique de l'Ouest

Lors de la conférence FARM sur le « G20 agricole : quelles suites ? » du 20 décembre 2011, Claude Jibidar, directeur adjoint du bureau Afrique de l'Ouest du Programme alimentaire mondial (PAM) a présenté les modalités pour un projet régional pilote du PAM de réserve régionale alimentaire et humanitaire d'urgence en Afrique de l'Ouest.

Ce projet en faveur de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), soutenu par le G20, propose de mettre en place des stocks physiques placés dans quatre villes de la région. Ces stocks seront constitués à 40% en stock physique et à 60% en stock virtuel (devises pour acheter des céréales sur les marchés). La réserve couvrira le mil, le maïs, le riz et le sorgho : les céréales les plus consommées par les populations locales. Les critères de déclenchement d'utilisation des réserves sont basés sur la volatilité des prix sur les marchés internationaux et sur un système d'alerte au niveau national. Les pays qui emprunteront de la nourriture pourront la remplacer plus tard en nature ou bien payer pour permettre de reconstituer les stocks virtuels de la réserve.

Ce système repose sur l'hypothèse qu'il ne sera pas utilisé par tous les pays en même temps car il n'a vocation à répondre qu'à l'insécurité alimentaire transitoire dans des zones géographiques limitées. En plus de la réserve, des filets de sécurité seront mis en place pour assurer l'alimentation des populations pauvres. Les acteurs privés des filières font partie d'un comité consultatif pour mieux gérer les stocks et prendre les décisions. Le coût initial est estimé à 44,3 millions de dollars et les coûts récurrents annuels à 16 millions de dollars seront à partager par les différents États membres. Le projet sera proposé aux chefs d' États de la CEDEAO en juin 2012.

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

10/01/2012

Inde : une loi pour augmenter les subventions à l'alimentation des plus pauvres

La Food Security Bill ou loi pour la sécurité alimentaire, qui a reçu le feu vert du gouvernement indien en décembre 2011, devrait fournir des provisions mensuelles de blé, de millet et de riz bon marché à 64% des 1,2 milliard d’Indiens, soit environ 770 millions de personnes. Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Parlement lors de sa session de mars 2012, va augmenter les subventions gouvernementales annuelles pour l’alimentation de près de 4,1 milliards d’euros pour les porter à 14 milliards d’euros, pesant ainsi sur les finances publiques. Des fonds supplémentaires seront également nécessaires pour augmenter la production de céréales.

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Coûts de l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement

Une étude récente de l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED) a pour objectif d'estimer le coût de l'adaptation au changement climatique (CC) des agricultures des pays en développement (principalement les petits producteurs et l'agriculture de subsistance). Elle s'appuie sur 5 études de cas au Bangladesh, Malawi, Népal, Rwanda et Tanzanie, correspondant à divers systèmes de production et à différentes échelles (village, district, pays).

Ce choix se démarque des méthodes utilisées dans de précédentes études, dans lesquelles les coûts du CC ou de l'adaptation sont chiffrés au niveau global. La limite de cette approche bottom up est qu'elle ne permet pas de comparaison des 5 cas sur la base de critères communs, ni d'extrapolation. L'intérêt est de mettre en évidence la diversité des objectifs de l'adaptation en agriculture : en fonction des systèmes de production, des localités, etc. , les objectifs sont tantôt directement liés à la production agricole, tantôt orientés vers le lien aux marchés. Par conséquent les stratégies varient, ainsi que leurs coûts (voir le tableau, cliquer pour agrandir).

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Ces résultats permettent d'observer que les coûts de l'adaptation augmentent d'autant plus que l'échelle d'application des actions est large (du village au pays). D'autre part, ils permettent de faire le lien avec les montants disponibles via les fonds internationaux pour l'adaptation (50 milliards de dollars par an d'ici 2020, que l'agriculture devra partager avec les autres secteurs).

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

10:38 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/01/2012

Commerce agricole et changement climatique

Cette note du Centre du commerce international (CCI, organe hybride entre l'OMC et l'ONU) aborde la question du changement climatique (CC) en agriculture sous un angle original : celui du commerce international des produits agricoles. En réponse aux enjeux posés dans les pays en développement (PED), le CCI prône la libéralisation des échanges : "déployer des efforts concertés pour libéraliser les échanges dans le cadre de règles contribuerait non seulement à réduire les émissions d’origine agricole, mais améliorerait aussi la sécurité alimentaire en lissant les disparités régionales en matière d’accès à l’alimentation".

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02/12/2011

Investissements étrangers au Mali : effets sur la population locale

Un rapport publié par l'Oakland Institute met en lumière les effets des investissements agricoles étrangers sur la population locale du Mali et ses moyens de subsistance.

Les investissements étrangers couvrent la majorité des grands projets agricoles au Mali, et le rapport souligne qu'en seulement un an, entre 2009 et 2010, la zone contrôlée par des intérêts étrangers a augmenté de deux tiers. A la fin 2010, près de 550 000 ha de terres fertiles étaient acquis ou en cours d'acquisition dans le pays, essentiellement dans le delta du Niger.

 L'étude souligne qu'en dépit d'une disponibilité limitée de terres arables au Mali et du nombre important de personnes souffrant de la faim, plus de 40% des accords d'investissements fonciers visaient la production d'agrocarburants. Ces acquisitions seraient par ailleurs accompagnées de graves violations des Droits de l'homme, confisquant les terres aux populations de petits exploitants dont les droits coutumiers et informels ne sont ni protégés par la loi ni reconnus par l'administration. L'impact de ces investissements sur l'environnement et sur les ressources hydriques est également pointé du doigt par l'étude.

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10:41 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/11/2011

Un jeu pour apprendre à mieux gérer le risque

Un jeu développé par les partenaires du développement permet de mieux comprendre les sources de risques encourus par les petits agriculteurs des pays pauvres. C'est un outil de développement et de recherche que l'ONG bangladeshie BRAC vient de mettre en application avec l'appui de l'IFPRI et de l'Université d'Oxford.

(cliquer pour agrandir)

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Le jeu consiste à proposer à l'agriculteur de placer des jetons correspondant à son pécule sur un plan de jeu représentant les différents types d'instruments financiers à sa disposition : assurances récolte, assurances contre d'autres risques, placement en épargne de groupe. Le jeu permet ainsi à un petit agriculteur peu instruit dans les instruments financiers de déclarer son choix de couverture contre les risques et son degré de participation à une épargne mutuelle. Pour les partenaires du développement, le jeu permet également de mesurer l'importance que les plus démunis attribuent aux différents types de risque par le degré de couverture qu'ils demandent.

Source : IFPRI

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

11/10/2011

L’agriculture dans le XIIe Plan quinquennal indien (2012-17)

La Commission indienne du plan vient de publier, après un vaste processus de consultation, un document de travail : « Faster, sustainable and more inclusive growth : an approach to the 12th five year Plan » dans le cadre de la préparation du XIIe Plan (2012-17).

Ce document présente le cadre macroéconomique, les objectifs et les orientations stratégiques pour les grands secteurs, dont l'agriculture. Après avoir fait un bilan des faiblesses de ce secteur, il fixe des objectifs visant à maintenir l'autosuffisance alimentaire du pays.

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10:00 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/09/2011

Achats de terres à l'étanger

Oxfam a sorti un nouveau bilan sur les investissements fonciers internationaux où il avance que dans les pays en développement, 227 millions d’hectares, soit la superficie de l’Europe de l’Ouest, ont été vendus ou loués depuis 2001, principalement à des investisseurs internationaux. La majeure partie de ces opérations ont eu lieu ces deux dernières années, selon une étude menée actuellement par le Land Matrix Partnership.

Le rapport présente une analyse d’ensemble avant de présenter des cas précis dans 5 pays (Ouganda Sud Soudan, Indonésie, Guatemala et Honduras).

10:31 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/09/2011

Rapport d'évaluation sur l'efficacité de l'aide au développement

La Déclaration de Paris a été signée en 2005 par des pays receveurs et bailleurs de l'aide au développement (dont la France) afin d'en améliorer l'efficacité. Cinq années après, une équipe d'évaluateurs indépendants a rendu son rapport visant à mesurer la contribution de la Déclaration à rendre l'aide au développement plus efficace.

L'évaluation visait à répondre aux trois questions évaluatives suivantes :

  1. Quels sont les facteurs qui ont façonné et limité la mise en œuvre des réformes préconisées par la déclaration et quels en ont été les effets ? (le contexte de la mise en œuvre de la déclaration de Paris)

  2. Est-ce que la mise en œuvre de la déclaration a permis d'améliorer l'efficacité de l'aide, la gestion et l'utilisation de l'aide ainsi que les partenariats ? Et de quelle manière ? (résultats relatifs à l'efficacité de l'aide)

  3. Est-ce que la mise en œuvre de la déclaration a contribué à obtenir des résultats durables en matière de développement ? (contribution aux résultats sur le développement)

 Le très volumineux rapport est constitué de 22 études de cas nationales dans des pays en développement et des pays bailleurs ayant signé la Déclaration de Paris. D'autres études transversales viennent compléter l'analyse, y compris un focus dans tous les pays participants sur le secteur de la santé. Si le résumé exécutif du rapport d'évaluation donne un résultat d'ensemble plutôt mitigé sur l'impact de la déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement, l'analyse des études de cas nationales devrait pouvoir mettre au jour des leçons et bonnes pratiques utiles pour la communauté du développement.

 A noter également que cette évaluation a fait l'objet d'une vérification indépendante par un évaluateur qui ne faisait pas partie de l'équipe d'évaluation ni du comité de pilotage de l'évaluation afin d'en asseoir l'indépendance. La méthode participative de ce chantier a permis aux partenaires du développement de s'approprier une méthode rigoureuse afin d'analyser leurs actions et décisions qui restent avant tout d'ordre politique.

 Jo Cadilhon

Centre d'études et de prospective

11:04 Publié dans 2. Evaluation, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/06/2011

L'Afrique à l'aube d'une révolution verte ?

 Un article de la revue McKinsey Quarterly décrit l'agriculture africaine comme étant à un tournant. La révolution verte paraît enfin accessible à ce continent, à l'instar du continent asiatique, les pays donateurs augmentant leur aide consacrée à l'agriculture et les investissements privés (notamment de Chine et du Brésil) étant en forte progression.

L'Afrique pourrait, selon les estimations de McKinsey, faire passer sa production agricole de 280 milliards de dollars par an aujourd'hui à environ 500 milliards en 2020 et 880 milliards en 2030.

Mais pour cela, il lui faut surmonter un certain nombre de défis dont la corruption, les problèmes politiques, les infrastructures inadaptées...

McKinsey, qui est impliqué dans des projets dans une dizaine de pays africains, estime que les plans de développement doivent être « moins ambitieux et davantage ciblés ». Les différentes régions d'Afrique devraient se concentrer sur leurs forces respectives et l'accent devrait être mis autant sur le marketing, les infrastructures, la commercialisation et la logistique que sur la croissance de la productivité.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

14:59 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : afrique |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/05/2011

Potentiel agricole du Ghana

 Depuis deux décennies, le Ghana connaît une croissance économique de 5% par an et bénéficie d' un Etat de droit stable. Le pays est sur le point d'atteindre deux des objectifs du millénaire pour le développement (réduire la pauvreté et atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire). L'agriculture représente 35% du PIB et emploie 60% de la main-d'oeuvre. Elle peut, selon cette cette étude de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), jouer un rôle majeur dans la transformation économique du Ghana.

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Les auteurs étudient le potentiel agricole du Ghana en se basant sur un modèle d'équilibre général et proposent 5 « scénarios » de développement. Ils montrent que, dans le meilleur des cas, le pays pourrait atteindre une croissance agricole annuelle de 6% sur les 15 prochaines années et doubler le revenu par tête par rapport à 2007. Mais ceci n'est possible qu'à certaines conditions détaillées à la fin de l'étude.

12:12 Publié dans 3. Prévision, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/03/2011

Femmes en agriculture

Selon le rapport de la FAO "La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2010-2011" qui porte cette année sur "Le rôle des femmes en agriculture", si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources productives, la production des femmes pourrait augmenter de 20 à 30% dans les pays en voie de développement, ce qui, selon le rapport, permettrait de réduire de 12 à 17% le pourcentage de personnes souffrant de la famine, soit 100 à 150 millions de personnes.

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16:27 Publié dans Développement, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/02/2011

L'Afrique attire les industriels et les distributeurs

L’Afrique est considérée comme un marché prometteur pour le groupe Nestlé, qui lui consacre un programme d’investissements de près de 1 milliard d’euros sur trois ans, anticipant l'émergence des classes moyennes.

Aujourd’hui, Nestlé Afrique pèse 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en progression de 15%, pour des ventes mondiales de plus de 80 milliards d’euros en 2009. Comptant 26 usines sur le continent, le groupe y emploie directement 14 000 personnes, et de moins en moins d’expatriés.

Le groupe s'approvisionne de plus en plus localement, alors que jusqu’ici il importait la majorité de ses produits et de ses matières premières. Ainsi, le Nescafé Plan prévoit la distribution de 13 millions de plants de café sur toute l’Afrique, une assistance technique et une certification standard. Nestlé, qui achète 50 000 t de café par an sur le continent (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya…), devrait en acheter 23000 t directement aux coopératives ivoiriennes d’ici à 2015.

L'objectif est de se prémunir contre la volatilité des cours du marché mondial, et de maîtriser les coûts de production.

Nestlé prévoit de développer les aliments répondant aux problèmes nutritionnels (35 % de la population manque d’iode et 30 % manque de fer), l'eau en bouteilles ainsi que l'offre halal.

De son côté, Wal-Mart a également des ambitions en Afrique : le groupe est en train de racheter le groupe sud-africain Massmart, 3e plus gros distributeur du continent.

Sources : Jeune Afrique, Afriquinfos

14:52 Publié dans Alimentation et consommation, Développement, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/01/2011

Global Food and Farming Futures : rapport final

Le rapport final du programme Global Food and Farming Future du Foresight britannique vient d'être publié. Il a été réalisée avec la participation de 400 experts de 35 pays et de disciplines diverses. L'horizon de la prospective a été fixé délibérément à long terme (2030 et 2050).

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Il s'agit essentiellement d'un état de la science sur de nombreux sujets, notamment les biotechnologies (dans les céréales, l'élevage, l'aquaculture), l'impact du changement climatique, mais aussi la valorisation financière des écosystèmes ou encore les mécanismes pour réduire la volatilité des prix.

Des focus par régions ou pays ont été réalisés (Chine, Afrique, Inde, Brésil, Europe de l'Est).

Dans sa synthèse, le rapport identifie cinq défis principaux pour l'avenir :

  1. équilibrer l'offre et la demande alimentaires futures de manière durable ;

  2. assurer une stabilité de l'offre et protéger les plus vulnérables de la volatilité ;

  3. permettre un accès généralisé à la nourriture et lutter contre la faim ;

  4. faire participer le système alimentaire à l'atténuation du changement climatique ;

  5. maintenir la biodiversité et les écosystèmes.

Parmi les messages principaux, les auteurs insistent sur l'importance de prendre en compte l'interconnexion des politiques : l'alimentation doit être considérée dans ses relations à l'énergie, les ressources en eau, l'usage des sols, la biodiversité... et comme un système, de la fourche à la fourchette.

L'augmentation de la production devra se faire, selon eux, sans mettre en culture beaucoup de nouvelles terres (afin d'éviter les changements d'affectation des sols qui génèrent des émissions de gaz à effet de serre). Ils estiment en outre que la productivité agricole peut encore être améliorée grâce aux technologies existantes, mais qu'il ne faut pas se priver des nouvelles technologies.

Ils recommandent par ailleurs d'investir de nouveau dans la recherche agronomique, de développer des infrastructures dans les pays en développement (routes, ports, irrigation, capacités de stockage, technologies de l'information et de la communication), de réduire le gaspillage ou encore d'orienter les comportements alimentaires.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

 

Voir aussi les notes plus anciennes : lancement de l'exercice article de Science

05/01/2011

La pauvreté rurale persiste dans les pays en développement

Le Fonds international pour le développement de l´agriculture (Fida) a publié son Rapport sur la pauvreté rurale 2011.

Malgré les progrès de ces dix dernières années, qui ont permis de tirer plus de 350 millions de ruraux de l'extrême pauvreté, les auteurs soulignent que la pauvreté mondiale reste un phénomène de grande ampleur et essentiellement rural. Sur 1,4 milliard de personnes qui vivent dans les pays en développement et souffrent d'extrême pauvreté, 70% résident en zone rurale.

Le Fida fait état d'une hausse alarmante du nombre de personnes extrêmement pauvres vivant dans les zones rurales de l'Afrique subsaharienne. Il met également en évidence la persistance de la pauvreté rurale sur le sous-continent sud-asiatique estimée à 1 milliard de personnes.

La pauvreté rurale est ainsi issue essentiellement du manque de capitaux, d'opportunités économiques limitées et d'un manque de "capacités" au sens d'Amartya Sen (capital humain et éducation). Elle est également fondamentalement liée aux inégalités et frappe ainsi davantage les femmes, les jeunes et les minorités. Il existe une certaine mobilité de la pauvreté, les gens en sortent et y entrent, le plus souvent suite à un choc (santé, mauvaise récolte, conflit...).

Ainsi, la première série de recommandation insiste sur l'appui à la prévention et la gestion du risque. En effet, les plus pauvres sont souvent moins résilients aux chocs qui augmentent encore plus leur vulnérabilité et diminuent leur chance de s'en sortir. Or, les risques sont multiples et tendent à augmenter avec le changement climatique, la pression sur les ressources naturelles et la volatilité des prix.
Deux autres pistes visent à améliorer le secteur agricole, qui reste essentiel et une des premières sources de réduction de la pauvreté et de croissance. Il s'agit notamment d'aider la petite agriculture familiale à s'intégrer aux marchés et à pratiquer une intensification durable qui utilise une approche systémique, adaptée au contexte, liant intensification traditionnelle et agro-écologie, savoirs paysans et formels. Pour cela, il est indispensable d'améliorer l'environnement rural (infrastructures), diminuer l'exposition au risque (prévention et mitigation), améliorer l'accès à l'éducation et favoriser l'organisation collective.
Enfin, il est également indispensable d'appuyer également les opportunités rurales non agricoles.

Marie-Aude Even, CEP (Centre d'études et de prospective)

14:27 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook