02/10/2013
Les États-Unis interdisent les additifs à base d'arsenic dans l'alimentation des porcs et des poulets de chair
La Food and Drug Administration (FDA) américaine a décidé de retirer l'autorisation de mise sur le marché de trois additifs alimentaires, à base d'arsenic, utilisés dans l'alimentation des porcins et poulets de chair. Il s'agit de la roxarsone, de la carbasone et de l'acide arsalinique. Cette décision, attendue depuis longtemps, fait suite à une demande formelle du Centre pour la sécurité alimentaire (CFS), de l'Institut de l'agriculture et de la politique commerciale (Institute for agriculture and trade policy, IATP) et d'associations de consommateurs, qui avaient lancé une pétition en ce sens en 2009.
L'IATP estime que cette interdiction est une grande victoire pour les consommateurs, mais souhaite cependant que l'on n'en reste pas là et que la réflexion sur l'évaluation des risques soit élargie à l'ensemble des additifs de l'alimentation animale.
Les additifs à base d'arsenic étaient utilisés à titre préventif contre les coccidioses intestinales, ce qui avait également un effet promoteur de croissance. De plus, ces additifs rendaient la viande de poulet plus rose et plus appétissante. Les additifs arsenicaux ont été interdits en Union européenne en 1999. Auparavant, la roxarsone était assez couramment utilisée dans les élevages porcins et aviaires.
Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective
Source : IATP
16:17 Publié dans Mondialisation et international, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Imprimer | |
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Une mesure inédite pour lutter contre l'érosion des sols en Uruguay
Le gouvernement uruguayen a mis en place une mesure pour lutter contre les risques d'érosion des sols : les exploitations agricoles de plus de 100 hectares doivent dorénavant présenter un plan de culture établi par un agronome indépendant, après diagnostic des sols et du risque d'érosion hydrique. Ce plan de culture doit être élaboré de façon à assurer la conservation des sols, et une pénalité est prévue en cas de non-respect du plan annoncé. D'après les autorités uruguayennes, c'est la première fois en Amérique du Sud qu'un État impose des pratiques agro-environnementales à long terme.
Source : Ministère de l'agriculture et de la pêche d'Uruguay
16:16 Publié dans Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Imprimer | |
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01/10/2013
Premier vol européen avec du biocarburant à base de sucre
Pour la première fois en Europe, un vol d'essai entre Toulouse et Le Bourget a été réalisé le 20 juin 2013 avec 10% de biocarburant issu de canne à sucre. Ce biocarburant, mis au point par Total et la start-up américaine Amyris, est élaboré à partir de la transformation du sucre en farnésène puis en farnésane. Total produit actuellement ce biocarburant à partir de canne à sucre brésilienne. Il espère une certification du farnésane en 2014, ce qui lui permettrait de développer ses capacités de production en Europe et plus particulièrement en France, à partir de betterave sucrière. Dans les années à venir, Total souhaite également élaborer des biokérosènes à partir des parties non comestibles des plantes.
Source : Total
16:14 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants, Energie | Lien permanent | Imprimer | |
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30/09/2013
Première banque de semences locales en Indonésie
Après 12 années de recensement des meilleures variétés des principales cultures paysannes (riz, maïs, soja, légumes et fruits), la première banque de semences locales a été créée en Indonésie : Asosiasi Bank Benih Tani Indonesia (AB2TI). 139 variétés ont été inscrites au catalogue ; leur aire de présence et leur mode de culture ont été renseignés. Les semences sont vendues à prix coûtant aux paysans, afin de favoriser le renouveau des semences paysannes. En Indonésie, de nombreux paysans ont été emprisonnés au cours des années 2000 pour avoir croisé des variétés en vue de les améliorer ; c'est pourquoi AB2TI craint une offensive des firmes semencières et souhaite un soutien des pouvoirs publics.
Source : Politis n°1258, juin 2013
16:13 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Imprimer | |
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28/09/2013
Lancement d'un blé éthique sur le modèle du commerce équitable en Vendée
Le groupe CAVAC a lancé en Vendée le premier blé éthique, sur le modèle du commerce équitable. Le pacte Agri-Ethique est mis en place entre agriculteurs, coopérative, meunier et boulanger ou industriel. Les prix sont fixés à l'avance pour trois ans dans le but de contrer la volatilité des prix des céréales. Ce pacte ne porte pour l'instant que sur 30% du blé collecté par CAVAC, mais les responsables ont l'intention d'étendre progressivement la démarche à d'autres partenaires et d'autres régions.
Source : Pacte Agriéthique
16:12 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, IAA, Territoires | Lien permanent | Imprimer | |
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26/09/2013
Lait équitable français : FaireFrance
La coopérative Fairecoop a lancé une marque française de lait équitable : FaireFrance. Les 800 agriculteurs adhérents récupèrent 10 centimes de plus sur chaque bouteille de lait vendue par la coopérative à la grande distribution. La coopérative souhaite étendre la marque à d'autres types de produits, comme les fromages.
Source : FaireFrance
16:10 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent | Imprimer | |
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Terrena veut doubler sa surface en lupin d'ici 2015
Le groupe coopératif Terrena, engagé dans l'agriculture écologiquement intensive, souhaite doubler la surface de cette légumineuse d'ici 2015, et ainsi passer à 5 000 hectares. Depuis la semence certifiée jusqu'à la transformation en ingrédients alimentaires, la filière intégrée de lupin développée par Terrena repose sur la contractualisation et offre aux producteurs des rémunérations attractives (400 € la tonne). Malgré cela, la demande, que ce soit pour l'agroalimentaire, la nutrition animale ou la cosmétique, est toujours supérieure à l'offre, d'où cette volonté du groupe de développer les surfaces via l'adhésion de nouveaux cultivateurs.
Source : Terrena
16:10 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Imprimer | |
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25/09/2013
Inauguration d'une chaudière à biomasse couplée à la plus grande unité européenne de décorticage de tournesol
Le groupe Sofiprotéol a inauguré en Gironde un système qui, d'une part, décortique les coques de tournesol et, d'autre part, brûle ces coques pour produire de la chaleur. La séparation de l'amande des graines de tournesol de leur coque permet d'accroître la teneur en protéines des tourteaux de tournesol (de 29 à 36%) et de diminuer leur teneur en cellulose, non digestible pour le bétail (de 25 à 19%). Ces tourteaux peuvent se substituer aux tourteaux de soja importés dans les filières d'élevage du Sud-Ouest. La chaleur produite est réutilisée dans les différents ateliers de production, et permet d'éviter l’émission de près de 40 000 tonnes équivalent CO2 par an. Les cendres issues de la chaudière sont quant à elles valorisées sous forme d'amendement en agriculture. Ce projet, qui a nécessité un investissement de 32 millions d'euros, doit permettre la transformation de 650 000 tonnes de graines oléagineuses chaque année.
Source : Sofiprotéol
16:08 Publié dans Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Imprimer | |
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23/09/2013
Inauguration d'une usine de trituration de soja bio du Sud-Ouest : Sojapress
Sojapress, usine de trituration de soja bio commune aux coopératives Maïsadour et Terres du Sud, a été inaugurée dans le Lot-et-Garonne. Ce projet, soutenu par la région Aquitaine et le Conseil général, vise à encourager le développement de la filière de soja bio dans le Sud-Ouest en créant un nouveau débouché local. Il doit notamment contribuer à approvisionner en tourteaux de soja bio les filières animales de la zone.
Source : Coop de France
16:07 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Filières agricoles, Territoires | Lien permanent | Tags : bio | Imprimer | |
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22/09/2013
Émergence des biomatériaux dans les bâtiments publics
Si le bois reste privilégié parmi les matériaux bio-sourcés utilisés pour la construction de bâtiments publics, de nouveaux matériaux d'origine agricole (paille et chanvre notamment) prennent peu à peu leur place. Ces matériaux présentent en effet des qualités isolantes qui permettent aux bâtiments d'atteindre les exigences des normes « bâtiment basse consommation », voire « bâtiment à énergie positive ». La première école publique avec ossature bois et isolation en paille a été inaugurée à la rentrée 2013 à Issy-les-Moulineaux. Son coût a été d'environ 15% supérieur à celui d'un bâtiment classique mais un retour sur investissement est attendu sous 15 à 20 ans grâce aux économies d'énergie. Cette valorisation de la paille dans les bâtiments publics pourrait ainsi offrir de nouveaux débouchés agricoles. La région PACA est par exemple intéressée pour valoriser les pailles de riz et de lavande produites sur son territoire.
Source : Localtis
16:05 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants, Energie | Lien permanent | Imprimer | |
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20/09/2013
Une Milk Valley dans le Grand Ouest de la France ?
Les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire, des industriels et des chercheurs ont l'ambition de faire du Grand Ouest de la France une Milk Valley, qui serait une référence mondiale en matière de recherche sur les protéines de lait. À l'occasion du Space 2013, ils ont lancé un projet de recherche visant à trouver de nouvelles propriétés aux protéines de lait : émulsifiantes, structurantes, antifongiques, etc. Ce projet, nommé Profil (pour « Protéines Fonctionnalisées pour l'Industrie Laitière »), est doté de 18,4 millions d'euros sur six ans. L'ambition de Milk Valley pourrait ainsi renforcer la concentration de l'industrie laitière dans le Grand Ouest.
Source : AFP
16:04 Publié dans Enseignement et recherche, Filières agricoles | Lien permanent | Imprimer | |
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19/09/2013
PAC: un think tank allemand tente d'estimer le coût d'absence de PAC
Grâce à la PAC, les États membres de l'Union européenne économisent près de 23 milliards d'euros par rapport aux dépenses qu'ils engageraient dans des politiques agricoles nationales en l'absence d'une politique commune. C'est le résultat d'un rapport publié par la fondation allemande Bertelsmann, et salué par la Commission européenne.
Le rapport conclut également que la PAC évite des « courses à la subvention » entre États membres, et permet ainsi de limiter les dépenses et les distorsions de concurrence. Ainsi, pour la France, les auteurs calculent qu'en l'absence de PAC, l'agriculture aurait dû être deux fois plus subventionnée en 2009.
Pour arriver à ces résultats, l'étude compare le budget de la PAC à des estimations de ce que seraient les dépenses en politique agricole de chaque pays en l'absence de PAC. Cependant, plusieurs limites peuvent être relevées dans la méthodologie. En particulier, l'étude compare des politiques nationales estimées au budget de la PAC, sans prendre en compte le fait qu'une part des dépenses agricoles actuelles est nationale. Ainsi en France, en 2009 (année de référence dans l'étude), parmi les 16,1 milliards d'euros de concours publics à l'agriculture, seuls 60% provenaient de l'Union européenne.
Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective
Sources : Bertelsmann Stiftung
Les soutiens publics à l'agriculture, ministère de l'Agriculture
15:06 Publié dans PAC | Lien permanent | Imprimer | |
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13/09/2013
Investissements fonciers internationaux : nouvelles estimations
La base de données Land Matrix, qui enregistre les transactions foncières internationales (ventes, baux, concessions, etc.) d'une superficie minimale de 200 hectares, a été créée en avril 2012 par l'International Land Coalition (ILC), avec quatre organismes de recherche : CIRAD, CDE (Centre for Development and Environment), GIGA (German Institute of Global and Area Studies), GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH). Conçue comme un outil ouvert, cette base dispose de données provenant de sources variées (rapports d'organisations internationales, d'ONG, documents universitaires, articles de presse). Elle est également alimentée par le public, via une interface utilisateur. En contribuant à la visualisation de projets d'acquisitions foncières à grande échelle, cet observatoire a pour objectif la prise en compte de l'accès au foncier et aux ressources dans les débats internationaux et nationaux.
Lors de son lancement, Land Matrix avait suscité de nombreuses réactions et certaines controverses soulignant les difficultés de la promotion des données ouvertes relatives à des investissements fonciers souvent passés sous silence. Tenant compte de ces critiques, la plateforme comporte aujourd'hui une nouvelle interface plus dynamique et trois évolutions ont été apportées :
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le statut de la négociation apparaît et permet de différencier les transactions prévues, conclues et abandonnées ;
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le degré de mise en œuvre du projet a été ajouté ;
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la source de données est désormais directement indiquée.
L'ensemble des données ayant étant révisé, les estimations sur les transactions foncières ont été revues à la baisse : 756 transactions foncières conclues à ce jour (32,3 millions d'ha) contre 1217 transactions foncières selon les estimations antérieures (83,2 millions ha). La mise en place d'un réseau d'observatoires nationaux reliés à Land Matrix devrait permettre d'affiner l'analyse.
Céline Fabre, Centre d'études et de prospective
Source : Land Matrix
15:03 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent | Imprimer | |
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Rapport OMC : les facteurs qui influenceront la mondialisation dans le futur
Dans son Rapport annuel sur le commerce mondial, l'OMC examine les facteurs économiques, politiques et sociaux qui influenceront le commerce mondial dans les années à venir et feront émerger de nouveaux défis pour la gouvernance multilatérale du commerce.
Les transformations qu'a connues le commerce mondial ces dernières années se sont principalement manifestées par l'entrée en jeu des pays émergents, l'essor de la production dans le cadre des chaînes d'approvisionnement globales, la montée de nouvelles formes de régionalisme et la croissance du commerce des services. Ces tendances devraient se poursuivre, mais plusieurs facteurs pourraient venir les bousculer.
15:01 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Imprimer | |
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12/09/2013
L'écart de prix entre produits biologiques et conventionnels se réduit
Selon une étude de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) portant sur quatre produits (carotte, pomme golden, concombre et tomate ronde) sur la période 2008-2011, si l'écart de prix entre les fruits et légumes conventionnels et leurs équivalents biologiques reste important (environ le double), il tend à se réduire. L'étude porte sur les prix observés dans les GMS rayon bio, GMS rayon conventionnel et magasins spécialisés.
Ce différentiel s'explique notamment par des rendements des cultures souvent plus faibles en agriculture biologique, un recours à la main-d'œuvre plus important, des réseaux de collecte et de distribution de taille plus modeste et par le coût du contrôle et de la certification (à la charge des opérateurs).
Par ailleurs, l'étude montre une volatilité des prix des produits biologiques plus faible que celle des prix des produits conventionnels, du fait, selon les auteurs, de la fidélisation des consommateurs de bio et de la structure des coûts propre à ces produits.
D'après le Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques de l’Agence Bio, le prix des produits biologiques est encore aujourd’hui le principal obstacle à l’achat : 77% des consommateurs interrogés en 2012 citent cette raison pour expliquer le fait qu’ils n’achètent pas de produits biologiques.
Céline Laisney, Centre d'études et de prospective
Source : DGCCRF
15:00 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : bio | Imprimer | |
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